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Test blu-ray

Coffret Les Aventures d'Antoine Doinel

BLU-RAY - Région All
Carlotta Films
Parution : 1 / 12 / 2021

Image

Les cinq films du cycle cinématographique consacré au personnage autobiographique Antoine Doinel ont été restaurés en 4K/HDR par MK2 sous la supervision du directeur de la photographie Guillaume Schiffman et de son assistant Eric Vallée. Ces derniers garantissant une certaine unité artistique entre les cinq oeuvres, tout en respectant les caractéristiques techniques du support film utilisé au moment du tournage, niveau de grain et sensibilité de la pellicule variant d'un opus à l'autre et d'un chef opérateur à l'autre (Henri Decae pour Les Quatre cents coups, Raoul Coutard pour Antoine et Colette, Denys Clerval pour Baisers volés, et Nestor Almendros pour Domicile conjugal et L'Amour en fuite). Pour le test que nous allons développer ci-dessous, nous évoquerons principalement le coffret UHD/HDR/Dolby Vision. Mais nous traiterons également le coffret HD/SDR au travers de comparatifs image.

Les QUATRE CENTS coups

Le premier long métrage de François Truffaut a été tourné en scope anamorphique avec un procédé répondant au doux nom de Dyaliscope. Son négatif a été restauré en 4K par le laboratoire Eclair sous la supervision de Guillaume Schiffman. Le film avait été exploité précédemment sur support Blu-ray, à partir d'un scan HD réalisé chez VDM avec un scanner hybride Spirit Dataciné. Le nouveau scan 4K apporte logiquement une plus grande finesse de grain (voir les comparatifs ci-dessous) et une meilleure stabilité de l'image malgré les limites imposées par les procédés Cinémascope 2.35 et leur lentille anamorphique, au piqué d'image parfois insuffisant. Ce n'est pas une faiblesse spécifique à ce film particulier, mais un constat récurrent pour tous les films réalisés avec ce procédé, d'où la préférence pour le 70mm sur les films à très gros budget. Logiquement les plans diurnes tournés en extérieurs bénéficient de la meilleure définition, les plans nocturnes ou ceux tournés dans l'appartement exigu des Doinel, éclairés dans un style néoréaliste avec peu de lumière, sont moins probants. D'une manière générale, la gestion des basses lumières n'est pas optimale sur cette restauration, les noirs donnant l'impression d'être clipés avec perte d'information (comparatif 7). C'est moindre sur la version HDR 10 (comparatif UHD 4) : précisons qu'une conversion HDR 10 vers SDR permet d'ajuster la courbe de la fonction de transfert selon ses propres conditions de visionnage, ce qui permet de récupérer plus ou moins de détails dans les hautes et basses lumières. Néanmoins, nous avons constaté que la passe HDR/Dolby Vision ne permettait pas de récupérer toutes les informations disponibles dans les hautes lumières en HDR 10. Il semblerait que certaines informations se trouvent dans la couche résiduelle Dolby Vision, ce que nous ne pouvons affirmer complètement car nous ne sommes pas en mesure d'exploiter le Dolby Vision. Ci-dessous, un exemple de perte d'informations dans les hautes lumières en HDR 10 :

Il nous semble que cette passe HDR a été optimisée pour le Dolby Vision mais pas vraiment pour la compatibilité HDR 10. Toujours dans cette configuration, nous avons identifié quelques artefacts d'encodage HEVC dans les basses lumières. Si l'on en croit les crédits, celui-ci aurait été réalisé par Hiventy. C'est correct, mais peut mieux faire. Nous avons ajouté des comparaisons avec les disques édités par Artificial Eye en Grande-Bretagne, il s'agit des mêmes masters que ceux exploités en France précédemment.

LES 400 COUPS
Blu-ray MK2/Carlotta (2020) vs. Blu-ray Carlotta (2021) : 1 2 3 4 5 6 7

Blu-ray Carlotta (2021) vs. Blu-ray Artificial Eye (2014) :  1 2 3 4

Blu-ray 2021 UHD vs. Blu-ray 2021 HD : UHD 1 UHD 2 UHD 3 UHD 4

Antoine et Colette

Antoine et Colette est un moyen métrage, segment du film à sketches L'Amour à 20 ans, on y retrouve le personnage d'Antoine Doinel à l'âge de 17 ans. Il a lui aussi bénéficié d'une restauration 4K, réalisée par le laboratoire Eclair. Tourné également en 2.35 anamorphique, les limitations sont de nouveau visibles, et là encore, les plans diurnes montrent une amélioration de la définition générale assez probante. Au contraire, les plans en très basse lumière sont difficilement lisibles. Ici encore, le HDR 10 n'est pas d'un très grand secours pour améliorer cet aspect, mais il est probable que l'élément d'origine, qui paraît voilé, ne possédait guère plus à offrir. On appréciera malgré tout de découvrir ou redécouvrir ce moyen métrage en UHD car l'amélioration en termes de définition est limitée mais réelle. Le film est intégré dans les suppléments de Baisers volés, le disque est un triple couche 100 GB.

 ANTOINE ET COLETTE
Blu-ray MK2/TF1 (2015) vs. Blu-ray Carlotta (2021) : 1 2 3 4 5 6 7    

Blu-ray Carlotta (2021) vs. Blu-ray Artificial Eye (2014) : 1 2 3 4

Blu-ray 2021 UHD vs. Blu-ray 2021 HD : UHD 1 UHD 2 UHD 3 UHD 4

Baisers volés

On abandonne le Cinémascope noir et blanc des deux premiers films pour la couleur et le format 1.66. Changement de laboratoire également puisque le scan 4K, la restauration et l'étalonnage sont réalisés par Hiventy - et toujours sous la supervision de Guillaume Schiffman. Contrairement aux deux films en couleurs qui suivront, l'action de Baisers volés se déroule presque exclusivement en hiver, les extérieurs sont peu ensoleillés et l'image est naturellement légèrement plus froide. Les intérieurs sont plus chauds de par les éclairages artificiels utilisés, et donc d'une température de couleur plus basse. Cette notion de saisonnalité de la lumière était moins perceptible sur les précédents transferts (comme vous pouvez le constater sur nos comparatifs ci-dessous), l'image y était beaucoup moins nuancée en termes de colorimétrie, comme en termes de gamma et de contraste. D'une manière générale, les éclairages de Denys Clerval  paraissent un peu plus durs sur ce titre que sur les deux autres films couleurs éclairés par Nestor Almendros. La pellicule apparaît légèrement plus granuleuse également. Si nous sommes capables d'identifier ces nuances d'un film à l'autre, c'est que le travail de restauration a été bien fait. L'encodage HEVC n'est pas parfait mais il y a moins d'artefacts que sur Les Quatre cent coups. Cependant il semblerait aussi, pour ce transfert, que des informations résiduelles de haute lumière se retrouvent dans le layer additionnel Dolby Vision, ce que nous ne sommes pas capables de montrer sur captures. L'apport de définition de la version UHD comparée à la version HD restaurée se traduit par une meilleure gestion du grain, plus dense et plus homogène. La comparaison avec le BR anglais donne une différence d'image abyssale en termes de piqué et de modelé.

BAISERS VOLES
Blu-ray MK2/TF1 (2015) vs. Blu-ray Carlotta (2021) : 1 2 3 4 5 6 7

Blu-ray Carlotta (2021) vs. Blu-ray Artificial Eye (2014) : 1 2 3 4

Blu-ray 2021 UHD vs. Blu-ray 2021 HD : UHD 1 UHD 2 UHD 3 UHD 4

DOMICILE CONJUGAL

Tourné deux ans après Baisers volés, Domicile conjugal est cette fois-ci éclairé par Nestor Almendros, un chef opérateur travaillant beaucoup les contrastes chromatiques et préférant les éclairages doux et plus chauds que Denys Clerval. L'utilisation du HDR permet de mieux identifier ces nuances de contraste et de mieux appréhender la manière dont une scène a été éclairée. La définition reste d'un niveau élevé sur le BR UHD, le grain est présent sans être envahissant, avec un piqué général plutôt agréable. Mais même constat que pour les précédents encodages : la compatibilité HDR 10 ne semble pas optimale, avec pour conséquence des informations dans les hautes lumières qui semblent disparaître (le grain, par exemple, dans le comparatif UHD1).

DOMICILE CONJUGAL
Blu-ray MK2/TF1 (2015) vs. Blu-ray Carlotta (2021) : 1 2 3 4 5 6 7

Blu-ray Carlotta (2021) vs. Blu-ray Artificial Eye (2014) : 1 2 3 4 5

Blu-ray 2021 UHD vs. Blu-ray 2021 HD : UHD 1 UHD 2 UHD 3 UHD 4

L'amour en fuite

Le dernier film du cycle possède la particularité d'être construit en flash-back, par l'insertion de scènes des quatre films précédents. Ainsi, ceux tournés au format 2.35 ont été recadrés en 1.66. Techniquement, au cinéma, il est impossible de mélanger des images anamorphosées avec des images qui ne le sont pas. Ce choix de recadrer les plans était, semble-t-il, parfaitement assumé par François Truffaut. D'une manière générale, les plans en flash-back s'insèrent parfaitement dans les nouvelles scènes, tout en gardant leurs caractéristiques d'origine. Il n'y pas de tentative d'uniformiser le grain où de modifier la colorimétrie, bien que les nouvelles scènes soient éclairées de manière différente et utilisent une pellicule moins granuleuse. La comparaison avec le précédent transfert 2K de L'Amour en fuite est assez intéressante, celui-ci était trop clair et délivrait des images assez plates, au gamma peu cinégénique. La scène dans le train, hommage évident à La Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, est magnifiquement éclairée par Nestor Almendros alors au sommet de son art. Les gros plans de Marie-France Pisier y sont d'une extrême douceur (en HDR les brillances sur son visage ne dépassent pas 15 nits). Du bel ouvrage.

L'AMOUR EN FUITE
DVD MK2 (2001) vs. Blu-ray Carlotta (2021) : 1 2 3 4 5 6 7

Blu-ray Carlotta (2021) vs. Blu-ray Artificial Eye (2014) : 1 2 3 4 5 6

Blu-ray 2021 UHD vs. Blu-ray 2021 HD : UHD 1 UHD 2 UHD 3 UHD 4

Son

Les Quatre cents coups
Le mixage monophonique original ne présente pas de différences notables avec la précédente restauration. On constatera simplement des aigus un peu plus retenus et un bas médium légèrement plus expressif. En termes de distorsion et de souffle, les différences ne sont guère importantes. La précédente édition proposait un mixage 5.1 qui n'est pas repris ici. Son intérêt était assez limité pour ce film.

Baisers volés
Cette nouvelle restauration du mixage monophonique d'origine paraît légèrement sous-modulée : il ne faut pas hésiter à augmenter le volume sonore de son installation pour que certains dialogues en extérieurs soient bien perceptibles (dans la scène où Antoine Doinel croise son ami emprunteur, le dialogue semble noyé dans les bruits d'ambiance). Le fait d'augmenter le volume n'apporte pas de désagrément particulier, l'ensemble étant assez bien nettoyé, sans souffle résiduel ni saturation.

DOMICILE CONJUGAL
C'est sans doute avec ce film que la différence de qualité de restitution sonore se fait le plus sentir lorsque l'on compare avec le mixage de la précédente restauration, celle-ci sature légèrement et manque de précision dans le haut du spectre surtout lorsque la belle musique composée par Antoine Duhamel se fait entendre. Le nouveau mixage se révèle plus précis dans la restitution des instruments à cordes sans jamais saturer.

L'amour en fuite
Même constat que sur les précédents films, la nouvelle restauration du mixage monophonique propose des voix plus en rondeur, avec un peu plus de basses et de bas medium. C'est flagrant lors de la chanson du générique interprétée par Alain Souchon, avec des percutions plus marquées.

Suppléments

Chacun des quatre disques UHD apporte son lot de suppléments dont la plupart sont repris des éditions MK2 précédentes, mais avec de nombreuses archives de l'INA nouvellement dénichées par Jérôme Wybon et l'équipe de Carlotta, comme sur le coffret Truffaut sorti il y a un an chez Arte.

Les QUATRE Cent coups

Les Mistons (19 min - HD)
Proposé en son temps sur le DVD MK2, ce court-métrage avait disparu de l'édition Blu-ray suivante pour finalement réapparaître ici dans une très belle restauration 2K. On peut y voir certaines obsessions critiques du cinéaste, comme avec cette scène où les enfants déchirent une affiche du film Chiens perdus sans collier de Jean Delannoy. On y découvre également une toute jeune Bernadette Lafont (17 ans au moment du tournage) ainsi que Gérard Blain, futur interprète du Beau Serge de Claude Chabrol. Présentation de Serge Toubiana (5 min) sur le même modèle que pour le long-métrage, plus un commentaire audio véritablement passionnant de Claude de Givray, ami, collaborateur, monteur et producteur de Truffaut sur Les Mistons.

Cliquez sur les images pour les voir en pleine résolution.
 
 

Présentation du film par Serge Toubiana (4 min - SD)
Une introduction précise et bourrée d’anecdotes par l’ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, et ancien directeur de la collection MK2. Sur une succession de photogrammes, le propos de Toubiana est divisé en quelques thèmes majeurs qui viennent s’inscrire à l’écran. Instructif.

L'Invité du dimanche (2 min - SD)
Cette émission de l'ORTF a été diffusée en 1969, il s'agit d'une interview de François Truffaut par Pierre Dumayet. Le cinéaste y explique la part autobiographique importante que contient le film, bien que le personnage soit également un reflet de la personnalité de Jean-Pierre Léaud.

Bande-annonce (4 min - SD)

Bouts d’essai des comédiens (6 min - SD)
Le casting des enfants Jean-Pierre Léaud, 14 ans, "gouailleur" et joyeux ; Patrick Auffay son futur camarade à l'écran ; Richard Kanayan fait une imitation d'Aznavour et chante du Louis Armstrong. On arrive à sentir en quelques secondes les tempéraments de ces jeunes garçons, pas toujours à l'aise devant la caméra. Jean-Pierre Léaud, lui, gagne vite en confiance...

Baisers volés

Ce Blu-ray reprend le contenu des DVD MK2 sortis depuis 2001, agrémentés de documents d'archive inédits, avec pour commencer une présentation de Serge Toubiana (4 min - SD - 4/3) qui revient en quelques minutes sur les conditions de production, d'écriture et de tournage - lequel eut lieu pendant "l'affaire Langlois" (d'où la dédicace de Truffaut à la Cinémathèque au début du film). Le film est accompagné d'un commentaire audio de Claude Jade et du co-scénariste Claude de Givray, interrogés par Serge Toubiana, qui nous font partager des anecdotes cocasses (comme l'obsession de Truffaut pour la Tour Eiffel), les aspects autobiographiques du scénario (sur la vie militaire du réalisateur, par exemple) ou ce qui est resté des investigations auprès des détectives privé pour enrichir l'histoire.

Le Carrousel aux images (8 min - HD)
Interviewé en 1968 pour la télévision belge par le journaliste Sélim Sasson, François Truffaut revient d'abord sur les états généraux du cinéma  français qui se sont tenus du 17 mai au 5 juin 1968. Il évoque ensuite son dernier long-métrage, Baisers volés, dont le titre est tiré de la chanson de Charles Trenet, Que reste-t-il de nos amours ?, et parle de son refus de faire des films à la mode. Malgré un démarrage un peu décevant, Baisers volés a fini par conquérir le public et François Truffaut explique qu'il a très envie de tourner une suite aux aventures d'Antoine Doinel. (NDLR : ce texte descriptif est celui qui s'affiche au moment du démarrage de cette archive dénichée par Jérôme Wybon, qui nous propose toujours des transferts HD de ces archives lorsque cela est possible).

Cinéastes de notre temps, 10 ans 10 films (9 min - SD)
Dans le cadre de l'émission Cinéastes de notre temps (tourné en couleur pour l'ORTF en 1970), dirigée par Janine Bazin et André S. Labarthe, François Truffaut raconte qu'il a choisi de poursuivre le cycle Antoine Doinel pour travailler à nouveau avec Jean-Pierre Léaud. En alternance avec des extraits du film, le cinéaste évoque l'apprentissage professionnel et amoureux du personnage puis explique comment il a construit le film, en s'inspirant du cinéma d'Ernst Lubitsch. (NDLR : texte introductif figurant au début du document, nous ajouterons qu'il s'agit d'un très bon document où Truffaut parle de sa mise en scène comme il le ferait sur un commentaire audio et c'est vraiment très intéressant).

Cinéastes de notre temps, rushes (8 min - SD)
Dans ces rushes de l'émission Cinéastes de notre temps, François Truffaut fait part de son désaccord lorsqu'il s'agit de faire la distinction entre ses films issus d'adaptations et ceux provenant de scénarios originaux. Puis il parle de la création de Baisers volés, de l'écriture, du choix des scènes et des différents personnages, notamment celui de Georges Tabard. (NDLR : texte introductif figurant au début du document, encore une pépite trouvée par Jérôme Wybon).

Journal, télévisé FR3 Auvergne (3 min - SD)
Alors en plein tournage de L'Argent de poche à Thiers, en 1975, François Truffaut est interviewé par la télévision régionale. Il revient sur son film Baisers volés, diffusé le soir même sur FR3, parle du scénario et de son intention d'entourer Antoine Doinel de nombreux personnages. Après avoir évoqué l'incertitude du devenir d'un film, le cinéaste définit le personnage d'Antoine Doinel comme une synthèse entre Jean-Pierre Léaud et lui-même.

Spot de soutien à Henri Langlois (1 min - SD)
Suite à la mise à l'écart d'Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française, les réalisateurs Jean-Luc Godard et François Truffaut tournent au début de l'année 1968 ce spot de soutien, diffusé dans certaines salles d'art et d'essai pour inciter les spectateurs à adhérer au comité de défense de la Cinémathèque française.

Bande-annonce originale (4 min - SD)

DOMICILE CONJUGAL

Présentation de Serge Toubiana (4 min - SD - 4/3)
Elle résume en quelques minutes le film, son écriture (toujours à base d'enquêtes) et les diverses références que l'on peut y croiser (Le Crime de Monsieur Lange, Lubitsch ou Jacques Tati).


Le film est accompagné d'un commentaire audio de Claude Jade et du co-scénariste Claude de Givray. Toujours animée par Serge Toubiana, cette conversation apparaît parfois plus laborieuse, les intervenants ayant beaucoup tendance à regarder et paraphraser le film. Mais, entre des silences plus ou moins appuyés, on en apprend heureusement beaucoup sur l'écriture "plus chaotique" du film, les exigences de Truffaut ("Je ne veux pas d'informations directes") ou les détails sur sa mise en scène (par exemple, les personnalités apparaissant dans le film).

Cinéastes de notre temps, dix ans, dix films (5 min - SD)
Dans le cadre de l'émission dirigée par Jeanine Bazin et André S. Labarthe, François Truffaut et son co-scénariste Bernard Revon échangent leurs idées lors de la phase d'écriture du scénario de Domicile conjugal. On découvre également les deux hommes en repérage dans un appartement parisien, et François Truffaut nous explique pourquoi il préfère tourner en décors réels plutôt qu'en studio. (NDLR : texte introductif figurant au début de ce document tourné en janvier 1970.)

Variances (6 min - SD)
Sur le tournage de son nouveau film Domicile conjugal, François Truffaut parle du bonheur sans cesse renouvelé de tourner avec Jean-Pierre Léaud. Il insiste sur l'importance de ses souvenirs personnels qui viennent nourrir ses scénarios, puis exprime l'embarras à l'idée de mêler la politique à ses films. Tourné pour l'ORTF en février 1970.

Midi Magazine (4 min - SD)
A nouveau sur le tournage de Domicile conjugal, Jean-Pierre Léaud donne la réplique à l'acteur Jacques Jouanneau. François Truffaut et son actrice Claude Jade sont ensuite interviewés, le premier confie que le film sera sans doute le dernier du cycle Antoine Doinel, car son héros est enfin arrivé à maturité, tandis que la seconde explique que sa carrière est définitivement lancée. (Réalisé pour l'ORTF le 23 mars 1970.)

Première Magazine (10 min - SD)
François Truffaut est interviewé par la télévision flamande sur le tournage du film, toujours en mars 1970. Après avoir passé en revue l'évolution du personnage d'Antoine Doinel, le cinéaste explique qu'il est impossible de savoir à l'avance si le public va aimer un film ou non et déclare vouloir se mettre en retrait du cinéma pendant un an pour publier des livres. Cette interview est complétée par des séquences de tournage dans les rues de Paris en compagnie de Jean-Pierre Léaud et de l'actrice japonaise Mademoiselle Hiroko.

Biennale du Salon de la Radio et TV (3 min - SD)
Le journaliste Bernard Frangin interviewe en plateau l'actrice Claude Jade à l'occasion de la sortie de Domicile conjugal dans lequel elle incarne le personnage de Christine Darbon Doinel. Elle parle de la complémentarité du couple Doinel, de la difficulté à jouer une femme trompée et de la grande amitié qui la lie à François Truffaut et Jean-Pierre Léaud. (ORTF, septembre 1970.)

Nord Actualités (4 min - SD)
Interviewé sur le plateau de Nord Actualités, à l'occasion de la sortie à Lille de son nouveau long métrage, François Truffaut revient sur les films qui composent le cycle Antoine Doinel, discute de ce personnage rêveur, à cheval entre la comédie et la tristesse, puis évoque sa propre carrière d'acteur. (ORTF, 10 octobre 1970.)

Bulletin d'information (11 min - HD)
Venu à Bruxelles pour présenter son nouveau film et son livre Les aventures d'Antoine Doinel, François Truffaut explique vouloir une période de transition et passer à l'écriture, son autre passion. Ses livres s'adresseront aux personnes qui aiment le septième art et ont envie d'écrire des scénarios. Il évoque ensuite la Nouvelle Vague et le cinéma américain actuel, et ne tarit pas d'éloges sur la cassette vidéo qui, selon lui, entraînera une certaine évolution dans la pratique culturelle des spectateurs mais ne nuira pas au cinéma. (RTBF, octobre 1970.)

Travailler avec François Truffaut (45 min - SD)
Cette interview des co-scénaristes Claude de Givray et Bernard Revon, réalisée en avril 1986 à Paris, a été filmée pour un documentaire sur François Truffaut, produit pour la télévision allemande. Seules quelques minutes seulement y ont été utilisées. Les rushes n'ont été conservés que sur des bandes vidéo de mauvaise qualité et vites oubliées. Sauvé et réédité en 2003, ce matériel était à l'origine de la version qui est proposée ici. Les deux hommes y dressent un portrait du cinéaste tout en nuances, un personnage très sensible et très modeste qui cachait la maladie qui allait l'emporter. Il détestait la vanité, et le personnage interprété par Michael Lonsdale dans Baisers volés est justement un personnage vaniteux qui était en fait inspiré d'une connaissance de François Truffaut. Le dernier chapitre de l'entretien évoque avec émotion les dernières heures du cinéaste alors qu'il finit le tournage de Vivement dimanche !. L'un des meilleurs moments de ce coffret.

Bande-annonce originale (3 min - SD)

L'amour en fuite

Présentation de Serge Toubiana (4 min - SD - 4/3)
Serge Toubiana nous explique ici que c'est après avoir tourné La Chambre verte, un film grave et austère, que François Truffaut décida de revenir à la légèreté avec une comédie. Puis il évoque l'écriture du scénario confiée à plusieurs personnes, dont Jean Aurel et Marie-France Pisier, qui sera un ultime volet consacré à Antoine Doinel. Le film est construit comme un puzzle à l'aide de nombreux flash-back et se veut mélancolique tout en restant drôle. Avec L'Amour en fuite, François Truffaut comme Antoine Doinel se trouvent à l'heure du bilan. Citant le cinéaste lui-même, Serge Toubiana nous apprend que la fin de ce tournage se révéla éprouvante pour tout le monde.

Ciné-regard, le film de la semaine (4 min - SD)
L'actrice Marie Dubois présente le film de la semaine pour l'émission Ciné-regards. Elle insiste sur le montage remarquable du film, parle des débuts très prometteurs de l'animatrice de télévision Dorothée, et salue le regard toujours empreint de tendresse que François Truffaut porte sur son personnage.

Salle des fêtes : cinéma (4 min - SD)
Ce document, diffusé sur Antenne 2 en février 1979, propose une interview des trois principales interprètes féminines de L'Amour en fuite, entrecoupée d'extraits du film. Marie-France Pisier, Claude Jade et Dorothée présentent leur rôle respectif dans la saga puis racontent comment François Truffaut les a chacune découvertes.

Spécial cinéma (21 min - SD)
Interviewés en février 1979, dans le cadre de l'émission suisse Spécial Cinéma, la co-scénariste et assistante réalisatrice Suzanne Schiffman revient sur la série Antoine Doinel qui ponctue la filmographie de François Truffaut. L'actrice et co-scénariste Marie-France Pisier parle de son désir de construire des personnages féminins forts face à Doinel, tandis que Jean-Pierre Léaud aborde le sentiment étrange de se sentir vieillir devant la caméra, et sa proximité émotive avec François Truffaut.


Bande-annonce originale (3 min-SD)

Bande-annonce de la saga "Les aventures d'Antoine Doinel" (2 min - HD)

Commentaire audio de Marie-France Pisier et Serge Toubiana
Pour conclure la longue énumération des suppléments de ce coffret, nous sommes heureux que l'éditeur ait conservé ce commentaire audio d'un couple très complémentaire, au-delà du fait que Serge Toubiana soit un cinéphile brillant dont l'érudition et une vision du cinéma très accessible bénéficient grandement à la réussite de la discussion. Le destin tragique de cette sublime femme de cinéma qu'est Marie-France Pisier, comédienne et co-scénariste de L'Amour en fuite, et femme très impliquée dans la cause féministe, fait de ce commentaire un document de grande importance à posséder et à écouter absolument.  A noter, à partir de la huitième minute et pendant 30 secondes, un bruit de quantification audio assez désagréable. C'est heureusement assez court.

Les visuels de ce coffret ont été créés par Tom Haugomat.
Les films sont également disponibles en coffret Blu-ray HD.

En savoir plus

Les 4OO Coups

Disc Size: 63,202,610,951 bytes
Movie Size: 48.8 GB
Length: 1:39:44.791
Video: MPEG-H HEVC Video / 70.0 Mb/s / 2160p / 24 fps / 16:9/10 Bits/4:2:0/BT2020/PQ
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz/ 24 bit
BitRate:1 023 kb/s
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Subtitle: French
Métadonnées:
Dolby Vision Version 1.0, dvhe.07.06, BL+EL+RPU, Blu-ray compatible / SMPTE ST 2086, HDR10 compatible
Mastering Display Luminance: min: 0.0001 cd/m2, max: 1000 cd/m2
MaxCLL : 911 cd/m2
MaxFALL : 106 cd/m2

Baisers volés

Disc Size: 81,287,390,229 bytes
Movie Size: 47,8 Gb
Length: 1:31:32.208
Video: MPEG-H HEVC Video / 74.7 Mb/s / 2160p / 24 fps / 16:9/10 Bits/4:2:0/BT2020/PQ
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz
BitRate:1 028 kb/s
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Subtitle: French 
Métadonnées:
Dolby Vision Version 1.0, dvhe.07.06, BL+EL+RPU, Blu-ray compatible / SMPTE ST 2086, HDR10 compatible
Mastering Display Luminance: min: 0.0001 cd/m2, max: 1000 cd/m2
MaxCLL : 963 cd/m2
MaxFALL : 68 cd/m2

Antoine et Colette

Movie Size: 17,4 Gb
Length: 0:30:23.333
Video: MPEG-H HEVC Video / 80 Mb/s / 2160p / 24 fps / 16:9/10 Bits/4:2:0/BT2020/PQ
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz
BitRate:1 033 kb/s
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Subtitle: French 
Métadonnées:
Dolby Vision Version 1.0, dvhe.07.06, BL+EL+RPU, Blu-ray compatible / SMPTE ST 2086, HDR10 compatible
Mastering Display Luminance: min: 0.0001 cd/m2, max: 1000 cd/m2
MaxCLL : 820 cd/m2
MaxFALL : 122 cd/m2

DOMICILE CONJUGAL

Disc Size: 65,813,950,859 bytes
Movie Size: 43,9 GB
Length: 1:37:40.000
Video: MPEG-H HEVC Video / 64,3 Mb/s / 2160p / 24 fps / 16:9/10 Bits/4:2:0/BT2020/PQ
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz
BitRate:1 032 kb/s

Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Subtitle: French 

Métadonnées:
Dolby Vision Version 1.0, dvhe.07.06, BL+EL+RPU, Blu-ray compatible / SMPTE ST 2086, HDR10 compatible
Mastering Display Luminance: min: 0.0001 cd/m2, max: 1000 cd/m2
MaxCLL : 756 cd/m2
MaxFALL : 95 cd/m2

L'amour en fuite

Disc Size: 56,379,251,806 bytes
Movie Size: 44 Gb
Length: 1:35:18.958
Video: MPEG-H HEVC Video / 64,6 Mb/s / 2160p / 24 fps / 16:9/10 Bits/4:2:0/BT2020/PQ
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz
BitRate:1 035 kb/s
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz
Subtitle: French 

Métadonnées:
Dolby Vision Version 1.0, dvhe.07.06, BL+EL+RPU, Blu-ray compatible / SMPTE ST 2086, HDR10 compatible
Mastering Display Luminance: min: 0.0001 cd/m2, max: 1000 cd/m2
MaxCLL : 773 cd/m2
MaxFALL : 232 cd/m2

Par Jean-Marc Oudry - le 30 décembre 2021