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Personnalités

Michael Powell

Michael Powell

Biographie

Pur produit de l’Angleterre du Sud (Il est né dans le Kent, près de Canterbury), Powell a découvert le cinéma par hasard : son père possédant un hôtel à Nice, le jeune Michael a été engagé par Rex Ingram qui y tournait alors le film Mare Nostrum. Il y a effectué tous les petits boulots possibles et imaginables, et rappellera toute sa vie sa dette à Ingram, dont il reprit en le développant le penchant pour les drames flamboyants et l’explosion des passions. Ayant appris l’essentiel du métier au près du réalisateur Américano-Irlandais, il revint en Grande Bretagne en 1928 pour y poursuivre son apprentissage et devint très vite réalisateur de courts métrages, puis à partir de 1930 de longs métrages de remplissage, les quota quickies, ces films vite faits, conçus pour garder la production Britannique à flot. Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui perdus.

Cette situation lui a permis de parfaire son métier, et il a attendu patiemment son heure, jusqu’en 1937. Le producteur Américain Joe Rock lui a alors proposé un partenariat pour un film semi-documentaire, The Edge of the world (A l’angle du monde), qui lui permit d’affirmer sa sensibilité artistique et son sens distinctif du drame. Il a continué sa carrière de plus en plus à l’avant-plan, et est engagé par Alexander Korda pour participer au film spectaculaire et forcément collectif The Thief of Bagdad.

Powell s’associa en 1941 à Emeric Pressburger partageant désormais et jusqu’à1957 les crédits d’auteur, de metteur en scène et de producteur. Sur la collaboration avec Emeric Pressburger, il est généralement établi que le travail apparemment partagé entre les deux hommes, tous deux crédités à parts égales, était en fait très compartimenté. Tous les acteurs l’ont dit, si Emeric Pressburger était souvent présent sur le plateau, l’autorité absolue de Powell était évidente. L’unité, l’amitié fusionnelle entre les deux « archers » était telle qu’ils ont choisi, de 1942 à 1957, de brouiller les cartes…

Le duo des ‘archers’ a tourné Durant les années 40 et 50 ses classiques, des films flamboyants, extravagants et uniques, qui rencontrèrent souvent le succès. Mais les années 60 ont été une période de crise, suite à la sortie d’un film dur qui provoque un gros scandale; Peeping Tom (Le Voyeur) fut taxé d’immoralité, provoqua des remous dans le milieu du cinéma, a été certifié X en Angleterre et aux Etats-Unis, et le film a signé virtuellement la fin de la carrière Anglaise de son auteur, qui après un ou deux exercices anodins et des réalisations pour la télévision (La série Espionage) trouva asile en Australie où il ne tourna toutefois que deux films.

Revenu en Grande Bretagne, et malgré des tentatives isolées (deux moyens métrages pour la télévision, The Boy who Turned Yellow et le documentaire Return to the Edge of the World censé accompagner la diffusion de son classique de 1937), Powell tenta de revenir à la réalisation mais en vain. Le soutien enthousiaste et inconditionnel de Coppola et Scorsese durant les années 80 n’y fit rien : Powell était un réalisateur fini. Au moins put-il grâce à ces amis influents assister au début de reconnaissance de son génie, avec la restauration et la diffusion de ses chefs d’œuvre. The Red Shoes, The Life and Death of Colonel Blimp, Black Narcissus et tant d’autres sont ressortis et ont pu rappeler la place qui était celle de Powell dans le cinéma Anglais : au sommet. Il se remarie, au terme d’une longue et tumultueuse vie privée, en 1984 avec Thelma Schoonmaker, la monteuse attitrée de Martin Scorsese, Powell succombera à un cancer en 1990.

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Le Top Michael Powell de la rédac

La fiche IMDb
Par François Massarelli - le 21 mars 2014

Informations

Naissance : 30 septembre 1905
Décès : 19 février 1990
Pays : Royaume-Uni
Métiers : réalisateur, producteur, scénariste

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