Sans
mauvais jeu de mot, The Front Page a mauvaise presse.
De manière générale, parmi les films de Billy
Wilder - et cela ne lui est pas spécifique - à l’exception
notable de Some Like It Hot, la critique a toujours
préféré les films graves aux comédies.
Puis parmi ses comédies, ses satires sociales trouvent bien
plus de grâce aux yeux de ses juges que des films qui ne sont
souvent considérés que comme des véhicules
pour le duo Matthau / Lemmon. Et enfin, parmi les comédies
réunissant ces deux acteurs, The
Fortune Cookie - qui ne croule déjà pas
sous les louanges - s’en sort en général avec
plus d’indulgence que ce film... A titre d’exemple,
The New York Times, l’un des moins sévères,
décrivait à sa sortie le film comme « bien
peu consistant » ; Variety accueillit le film d’un
« le projet est bon sur le papier, mais c’est bien
le seul endroit où il est bon » ; Newsweek prétendit
que Wilder était « déconnecté de
l’humeur du temps » ; tandis que Time parlait d’un
« film réalisé avec désintérêt
et indifférence » dans lequel Wilder faisait «
sa thérapie du métier ». Même
Ed Sikov, le biographe souvent élogieux de Wilder, parle
de son travail « le plus faible. » On sait
que la critique fut parfois dure avec Wilder (notamment à
partir de Kiss Me, Stupid) et que l’incompréhension
mutuelle provoqua le rejet parfois démesuré d’œuvres
par la suite réévaluées. Ce n’est pas
encore le cas pour The Front Page, et même
si l’on apprécie le film, il est permis de douter que
cela arrive (1), tant
certaines de ces critiques, si elles témoignent d’une
incompréhension du film, mettent sans le vouloir le doigt
même sur l’essentiel. Tâchons pour nous expliquer
de resituer le contexte général bien particulier dans
lequel ce film trouva sa genèse.
Tout d’abord, Billy Wilder n’a, à cette période,
plus connu de succès (critique comme public) depuis plus
de dix ans, et l’échec en particulier de ses deux derniers
films, La
Vie Privée de Sherlock Holmes et Avanti
!, lui fut d’autant plus douloureux qu’il
s’agissait de projets personnels et anciens. La critique avait
été particulièrement - et de manière
inattendue après des previews encourageantes - dure sur ce
dernier, et Esquire avait joint à une critique assassine
du film des attaques personnelles sur Wilder qu’il avait fort
mal reçues, d’autant que Wilder, allant sur ses 70
ans, n’était de fait plus le danseur mondain ou le
fougueux étalon de ses premières années hollywoodiennes.
Ed Sikov révèle que, lors d’un entretien avec
Kenneth Geist en Avril 1972, soit la semaine de la sortie d’Avanti
!, Wilder confessa au journaliste une grande lassitude,
l’impression de se
sentir
minuscule face à la carrière d’Ernst Lubitsch,
l’incompréhension de son époque, et le sentiment
de ne plus bien savoir pourquoi il travaillait… Geist l’interrogeant
alors sur la suite de sa carrière, Wilder avoua être
plus vigilant que jamais sur les projets sur lesquels il travaillait,
maintenant qu’il « n’avait plus beaucoup de
munitions dans son vieux pistolet. » Ainsi, en Juin 1973,
il hérita d’un projet au départ voué
à Joseph Mankiewicz, la ré-adaptation de la pièce
classique de Ben Hecht, The Front Page, déjà
adaptée deux fois au cinéma, en 1931 par Lewis Milestone,
et en 1940 par Howard Hawks, sous le titre His
Girl Friday (La
Dame du Vendredi). Wilder et son fidèle co-auteur
Izzie Diamond furent immédiatement emballés par ce
défi, d’autant que le scandale du Watergate donnait
une résonance particulière à ce portrait décapant
du milieu journalistique.
Au-delà de cette incidence temporelle, on peut facilement
comprendre ce qui motiva les deux hommes, qui voyaient dans ce projet
l’occasion de faire renaître, en empruntant une fameuse
image à Wilder lui-même, « cette bonne vieille
gavotte, au temps du twist ou du frug. » Par ailleurs,
le choix même de la pièce semblait pour Wilder un merveilleux
signe du destin : Howard Hawks avait été dans ses
premières années un modèle pour Wilder (leur
collaboration sur Ball of Fire demeurait pour lui
un excellent souvenir), et celui-ci fera référence
plus tard de manière appuyée à Scarface,
lui empruntant même George Raft, dans Some Like It
Hot ; Ben Hecht lui-même était pour Wilder
l’une de ses plus absolues références, puisque
l’auteur avait à la fois collaboré au scénario
de Scarface, avec Lubitsch sur The
Shop Around The Corner, ou en de multiples occasions
avec Alfred Hitchcock (dont sur The Paradine Case,
qu’on compara souvent à Witness
For the Prosecution). Ainsi, à l’automne
1973, Diamond et Wilder se mirent à réécrire
intégralement l’une des pièces les plus populaires
du patrimoine américain, tâchant à la fois d’en
restituer l’esprit des années 30 (Diamond : «
Personne ne fait plus ce type de films aujourd’hui !
») et d’y insuffler leur esprit propre (Wilder insista
pour adapter les dialogues à la vulgarité urbaine
des années 70).

Vu sous cet angle, The Front Page est une curieuse
réussite, un film bâtard, qui ne s’inscrit ni
dans le registre screwball comedy originel à la pièce
ou aux premières adaptations, ni encore moins dans ce que
le cinéma américain pouvait proposer en 1974 (entre
autres, Airport 75, Tremblement de terre,
Le Parrain II, Conversation
secrète, Chinatown, Frankenstein
Junior, Massacre
à la tronçonneuse, A
cause d'un assassinat…). En effet, s’il
en respecte scrupuleusement l’intrigue, le film s’affranchit
essentiellement de la pièce par la gestion de son rythme
: composante fondamentale du screwball, l’overlapping (c’est
à dire la simultanéité de
dialogues
distincts, créant un foisonnement des situations dans un
échafaudage de conversations) était insupportable
à Wilder, pour qui tout dialogue écrit devait être
audible. Ainsi, The Front Page déroule un
tempo fort différent du film de Hawks, dans lequel Rosalind
Russell et Cary Grant montent littéralement leurs lignes
de dialogues les unes sur les autres. Le Hildy interprété
par Jack Lemmon apparaît ainsi régulièrement
débonnaire, prenant le temps de fredonner un air jovial,
quand la dame du Vendredi était une inarrêtable tornade.
Pour autant, le film n’est pas lent : grâce à
la complicité du duo Matthau / Lemmon, et au dynamisme de
leur interprétation, toutes leurs scènes communes
sont emblématiques d’une écriture "à-la-Wilder",
pourvue d’un rythme de comédie propre, que l’on
ne retrouve guère en fait que dans ses films à lui,
La Garçonnière
ou Avanti !
étant les plus emblématiques (et magistrales) réussites
du genre. En fait, en c’en est une conséquence, ce
qui différencie foncièrement The Front Page
des autres adaptations de la pièce, et qui a dû considérablement
dérouter les spectateurs s’attendant à une heure
et demie de rigolade, c’est ce ton, désabusé,
cynique, amer, en un mot wilderien, et dont on ne trouve que ponctuellement
trace dans la prose de Ben Hecht (bien que l’auteur fût
lui-même un esprit fort caustique, dont la réelle amertume
peut se lire dans Je hais les acteurs). Révélant
sa personnalité dans ses différences avec les matériaux
d’origine, le film contient ainsi quelques séquences
d’une réelle cruauté : la tentative de suicide
de Molly Malloy (2),
par exemple, est traitée avec dédain et une ironie
condescendante par des journalistes désabusés qui
se damneraient pour un scoop, surtout si celui-ci a été
pompé sur le voisin…
Ancien journaliste lui-même, Billy Wilder avait déjà
établi un impitoyable portrait du journaliste dans l’un
de ses plus cruels films : Ace in the Hole (Le
Gouffre aux chimères). En extrapolant et en imaginant
que Hildy Johnson soit un équivalent wilderien de Chuck Tatum
(Kirk Douglas) quelque vingt ans plus tard, on voit une même
figure du journaliste manipulateur et déshumanisé
se dresser, un type froid prêt à laisser mourir (Leo
dans Ace in the Hole, Molly dans The Front
Page) pour la postérité de son article, tiraillé
qui plus est par des relations contradictoires avec sa profession
: dans Ace in the Hole, Tatum vient
supplier
un poste dans un journal avant de démissionner (puis de revenir
quémander), et à ses collègues qui lui demandent
de partager ses infos (« We’re in the same boat
! »), il répond un implacable « I’m
in the boat, you’re in the water. » Quand plus
tard le rapport de force se sera inversé, ces mêmes
collègues viendront narguer Tatum et le railler avec une
grande cruauté. On retrouve - avec toutefois moins de dureté,
tant à cause du ton du film que du personnage plus désinvolte
d’Hildy - cette relation du groupe contre l’individu
dans The Front Page, puisque si Hildy vient fêter
son départ avec ses collègues, il se garde bien de
partager la moindre information avec eux, et au contraire, leur
cache Williams une fois qu’il a mis la main dessus. Quand
le shérif viendra appréhender Walter et Hildy, ils
se garderont bien de défendre ceux-ci et privilégieront
leur propre place. En somme, ce que semble dire Wilder au travers
de ces deux films, c’est que si le « bon » journaliste
est nécessairement une ordure égoïste, le «
meilleur » journaliste est celui qui, débarrassé
de ses chimériques rêves de gloire, arrive - à
l’instar du cinéaste - à quitter le monde corrompu
de la presse (ce que Bensinger, Hildy ou son jeune remplaçant
font, mais ce que Tatum, rongé par son ambition, ne pourra
jamais faire).
De même, le portrait de policiers, juges ou politiques corrompus,
traité comme arrière-plan de la pièce, est
appuyé lors de la fin du film par une séquence qui
montre le maire de la ville comme un maquereau arriviste, hypocrite
irrécupérable (et donc… intouchable). Ajoutons
à cela des dialogues qui détonnent donc parfois dans
cette reconstitution des années 30 (un « Listen
you lousy baboon ! You better start wearing cast-iron shorts because
the next time I see you I’m going to bury my shoe up your
ass » remplace le « Listen to me, you great
big bubble-headed baboon ! » de His
Girl Friday), et l’on conviendra aisément
de la non typicité du film, à la fois relecture modernisée
et film rétro à la mode d’antan…
Mais il est enfin un autre aspect qui rend The Front Page
fort intéressant dans la filmographie de Billy Wilder, c’est
son traitement de la question de l’homosexualité. On
sait que la métamorphose des corps (et en particulier le
transformisme) est l’une des plus récurrentes figures
wilderiennes, et que certains de ses films (Some Like It
Hot ou
La Vie privée de Sherlock Holmes) abordaient
déjà à mots couverts le sujet de l’ambivalence
sexuelle. On peut également rappeler que Wilder a, après
coup, affirmé que le secret du père de Wendell Armbruster
dans Avanti !
aurait été plus percutant s’il s’était
avéré être l’homosexualité plutôt
qu’une liaison extraconjugale. A la lumière de cela,
il paraît légitime de chercher à déceler
dans The Front Page les différentes approches
d’une question qui intéressait l’auteur, en particulier
à cette époque, et on peut en dénombrer aisément
trois, plus ou moins manifestes, plus ou moins dignes d’intérêts.
La première, assez anecdotique, consiste pour les différents
personnages du film, dans un milieu du journalisme criminel très
viril et au langage fleuri, à s’insulter par ce biais
: Walter lance ainsi à Hildy un « You’re
a newspaperman, not some faggot writing poetry » tandis
qu’un peu plus tard, on entend l’un des journalistes
affirmer que « Nobody but fairies go into advertising.
» Pour expliquer cela, on peut rappeler que Wilder avait bon
nombre d’amis homosexuels, au premier rang desquels Charles
Laughton, et qu’il s’agissait avec eux de l’un
de ses sujets humoristiques de prédilection.
(3) La seconde, bien plus intéressante, repose
sur un second rôle, le journaliste Bensinger, que l’on
peut en fait considérer comme le premier personnage de la
filmographie de Billy Wilder caractérisé par son homosexualité.
Conséquence de la première approche, Bensinger subit
les incessantes railleries de ses collègues (il est d’ailleurs
le seul journaliste à ne pas être défini comme
un membre du groupe qu’ils forment au sein de la salle de
presse), et lorsqu’un petit nouveau, censé remplacer
Hildy, débarque, le premier conseil qu’on lui donne
est de ne « jamais, jamais se retrouver tout seul avec
Bensinger. » Mais le personnage est, tout bien considéré,
probablement le seul journaliste déontologique du groupe,
et bien qu’il paraisse naïf voire incompétent,
il dégage une touchante sincérité au moment
de déclamer à Walter Burns les quelques vers du poème
qu’il vient d’écrire. Dans l’amusant épilogue
écrit qui clôt le film, on apprend d’ailleurs
que Bensinger et la jeune recrue auront quitté le monde pourri
du journalisme pour ouvrir ensemble un magasin d’antiquités.
Reste enfin un troisième niveau de lecture, plus tiré
par les cheveux, mais qui possède incontestablement sa légitimité.
Rappelons avant cela que His
Girl Friday offrait une révolution considérable
par rapport au texte original de Ben Hecht ou au film de Lewis Milestone,
c’est que Hildy Johnson était une femme, qui plus est
l’ex-femme de Walter Burns, son rédacteur en chef,
et que celui-ci voulait absolument la reconquérir. Posons
dès lors une simple question : quel intérêt
pour Wilder et Diamond de revenir au texte original si c’était
pour appauvrir la relation entre Hildy et Walter, la ramener sur
le strict plan professionnel ? On
peut
rétorquer qu’il s’agissait avant tout de réunir
Jack Lemmon et Walter Matthau après
The Fortune Cookie, ce qui est incontestable,
et leur complicité conflictuelle attire irrésistiblement
l’expression consacrée de « vieux couple ».
Mais la vision du film offre un éclairage tout aussi incontestable
sur la teneur de la relation Hildy / Walter, ou plus précisément
sur l’affection de Walter pour Hildy. L’acharnement
que met Walter Burns a empêcher le départ de Hildy
ne réside pas seulement dans sa volonté de le voir
traiter l’exécution de Williams ; il s’agit surtout
de le voir rester à ses côtés, et cela passe
donc impérativement par l’élimination de l’encombrante
promise (Susan Sarandon, dans l’un de ses rares rôles
au cinéma pré The Rocky Horror Picture Show).
Les stratagèmes de Walter ne visent donc pas tant à
retarder Hildy qu’à briser son couple, car Hildy est
à lui ! (4)
Dans His
Girl Friday, Walter Burns bloquait le fiancé
de Hildy à coup de faux-billets ; dans The Front
Page, il cherche à démontrer à la
fiancée de Peggy, pour la faire fuir, et dans le dos de Hildy,
que celui-ci est un maniaque exhibitionniste ou qu’il a une
autre femme. Une scène en particulier est révélatrice
sur les intentions de Walter : alors que Hildy a retrouvé
le goût du métier, et qu'il est lancé, sur sa
machine à écrire, dans la rédaction de son
article, Peggy et Walter attendent derrière lui. (5)
Le « triangle amoureux » est ici matérialisé,
et Walter se rapproche alors de Hildy pour lire sa prose, lui glisse
négligemment une cigarette dans la bouche et pose sa main
sur son épaule. Le montage matérialise alors la coupure
qui se produit, en proposant des plans de Peggy seule en
alternance
avec des plans des deux journalistes, en contact, unis même.
Peggy lance alors un ultimatum à Hildy, en le suppliant de
partir sur le champ, ce à quoi il répond un très
équivoque « Honey, not now ! » Le regard
de Walter toisant alors triomphalement Peggy est probablement l’un
des plus beaux moments du film, et le vainqueur (temporaire) pousse
le vice jusqu’à venir ouvrir la porte pour laisser
s’éclipser la vaincue. Et alors que celle-ci lui glisse
avec rancœur que Hildy pourra garder ses alliances, Walter
lui répond dans un sourire qu’ « ils s’en
feront de jolis boutons de manchettes. » Le génie
subversif de Wilder, capable de multiplier les grilles de lecture
tout en maintenant des enjeux dramatiques forts, réside tout
entier dans cette séquence, qui peut paraître simplement
amusante lors d’une vision littérale, mais est résolument
jouissive une fois considérée sous cet angle. Elle
repose évidemment en grande partie sur le jeu de Walter Matthau,
d’une grande subtilité sous son apparente rustrerie
: autant Cary Grant composait dans His
Girl Friday un Walter Burns gentiment manipulateur
mais surtout tellement charmeur, auquel on passait tout (y compris
sa légèreté devant l’accident de la belle-mère
de Hildy), autant Walter Matthau ne recule devant rien pour faire
de son personnage une ordure satisfaite de fouille-merde, menteur,
fuyant, hypocrite… et néanmoins sympathique pour tout
cela ! Les derniers instants du film, nouvelle modification de Wilder
et Diamond à la pièce originale, donnent à
Burns l’occasion de montrer jusqu’où sa rancœur
d’amant finalement éconduit peut le mener, dans un
dernier rebondissement formidable d’amoralité.
On l’a dit, ne serait-ce que pour avoir su extraire d’une
pièce aussi imposante certaines essences propres à
leur écriture, et d’en avoir aussi bien translaté
l’humour d’une screwball comedy originelle à
leur univers, Diamond et Wilder avaient de quoi être fiers
de leur comédie. Malgré cela, en plus des critiques
assassines mentionnées plus tôt, et à cause
probablement d’une temporalité difficile à saisir,
le public ne suivit pas. Billy Wilder en ressentit deux sentiments
contradictoires : d’une part, une colère vis-à-vis
du public (6) et d’autre
part, cette culpabilité grandissante d’avoir toute
sa vie été « à vendre », un gigolo
au service d’Hollywood, sentiment qui lui fit juger avec sévérité
toutes ses dernières œuvres.
(7) D’autant que, parmi les sorties
de 1974, il y eut malgré tout un film qui attira son attention
et suscita son admiration : un road movie mêlant la comédie
et le drame, l’aventure et l’émotion, proposant
de l’action et de l’âme… Ce film, une première
œuvre de cinéma qui ne rencontra pourtant guère
le succès, s’appelait The Sugarland Express.
L’histoire raconte qu’en voyant l’énergie,
le talent et la liberté déployés par ce jeune
auteur capable de transcender les genres, Billy Wilder confessa
dans un sanglot : « I was Steven Spielberg… once…
»

(1) Cela étant dit, mentionnons que
dans son ouvrage consacré en février 2008 au cinéaste
en supplément du Monde, Noël Simsolo parle d’un
film « jubilatoire », « formellement
parfait. »
(2) Une anecdote assez difficile rapporte que Carol Burnett, interprète
du rôle de la prostituée, assistant à une projection
du film dans le cadre d’un trajet en avion, vint présenter
ses excuses aux autres passagers pour sa piteuse performance une
fois le film fini.
(3) Alors qu’on l’interrogeait en une occasion sur l’éventuelle
homosexualité de l’un de ses comédiens, Wilder
prétendit qu’il n’en savait rien, mais que le
fait que cette personne n’ait jamais essayé de le draguer
n’était absolument pas une preuve d’hétérosexualité.
Il pouvait s’agir « d’un homosexuel ayant
très bon goût. »
(4) Lorsque les journalistes apprennent que Hildy est sur le point
de se marier, l’un d’eux lâche : « Je
croyais qu’il était marié à Walter Burns.
»
(5) Juste auparavant, Walter a déchiré une première
version de l’article de Hildy, comme pour attiser sa frustration.
Celui-ci le menaçant d’un très ambigu «
Someday you’re gonna do that, and I’m gonna suck
you in the shnoze », Walter lui répond : «
You’re beautiful when you’re angry. »
(6) « La comédie la plus subtile que l’on
puisse voir de nos jours est M*A*S*H ! Ils ne veulent plus voir
un film à moins que Peter Fonda n’y écrase une
douzaine de piétons, ou que Clint Eastwood y ait une mitraillette
de la taille de 140 pénis ! »
(7) « Je pense aujourd’hui qu’il a été
stupide de ma part de faire un remake de The Front Page »
confie-t-il par exemple à Helmuth Karasek dans son autobiographie.