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Test blu-ray

Ultime violence

BLU-RAY - Région B
Artus Films
Parution : 1 / 3 / 2022

Image

Après les Blu-ray anglais (en 2016 chez 88 Films) et allemand (en 2018), Artus intègre Ultime violence dans sa collection de polars italiens avec une restauration de qualité, effectuée en 4K (et non 2K comme indiqué sur la jaquette), dont l'élaboration n'a pas été une partie de plaisir vu l'état problématique du matériel qui fut utilisé, en état de dégradation avancé, avec problèmes d'émulsion de pellicule, syndrome du vinaigre ou apparitions d'importantes taches de couleurs.. Les travaux se sont d'abord basés sur le négatif original Techniscope (avec titrages anglais sous le nom Ferocious) dont l'état s'est considérablement détérioré suite à un bain chimique non nettoyé, effectué dans les années 2000 pour la fabrication d'un télécinéma. Deux bobines sont complètement inutilisables aujourd'hui. Il a donc fallu le compléter par un internégatif (élément de 2e génération) dont on s'est aperçu qu'il avait été mal tiré à l'époque, avec entre autres conséquences plusieurs segments flous ou des parties issues d'une copie positive (élément de 3e génération).

Malgré les différences de qualité des éléments utilisés, le laboratoire en charge de la restauration a réussi une sorte de tour de force puisque le rendu général se montre miraculeusement solide et finalement assez constant sur la durée, les écarts se faisant assez peu sentir. On remarquera éventuellement quelques petites différences durant certaines montées de grain, lorsque le piqué peut se montrer inégal et, plus fréquemment, pour les infimes fluctuations de colorimétrie, plus ou moins nuancée, plus ou moins rougeâtre selon qu'on passe d'une génération de pellicule à une autre. Précisons, justement, que cet étalonnage nous apparaît satisfaisant, très cohérent quand il conserve le naturel des teintes argentiques sans tomber dans une révision plus moderne et cosmétique. Les couleurs sont peu vives et modérément boostées, sans dérives magenta suspectes. L'un des conforts notables de ce master est sa copie d'une grande stabilité et très correctement nettoyée : il reste très peu de poussières, la plus grande partie des taches de couleurs et des irrégularités du syndrome du vinaigre ont été ôtées, seules subsistent vraiment quelques lignes verticales de décoloration résultant de ce fameux problème de tirage. Curiosité : les yeux vraiment aguerris pourront peut-être remarquer une petite forme circulaire au centre de l'image, à peine visible, éventuellement sur quelques rares aplats furtifs : là aussi un  défaut de tirage ou de prise de vues. Côté définition, à l'exception de mises au point imparfaites au tournage, la précision est régulièrement de mise, le trait est assez fin, les gros plans réussis. On ne sent pas vraiment l'accentuation de détail des plans mal tirés pour compenser le faible piqué de certains passages. Le niveau de détail est souvent perceptible tandis que le grain se montre présent. L'encodage du disque, comme sur pas mal de disques Artus, se distingue là encore par son optimisation limitée, mais à un degré moindre qu'à l'habitude et pas sur la totalité du film. Le problème se pose lorsque la numérisation rogne sur le rendu des hautes fréquences, altérant légèrement les détails fins et l'aspect du grain. Le master étant de bonne qualité, ce grain est suffisamment organique et abondant pour tenir le coup face à un débit vidéo juste moyen, l'éditeur s'étant contenté d'un Blu-ray simple couche. Malgré tout, c'est un disque très convenable qui permet de (re)découvrir le film dans des conditions très confortables.

Son

Restauration récente oblige, le mixage italien est soigneusement restitué, avec ses qualités et ses défauts, des ambiances parfois peu expansives mais un son clair, totalement nettoyé, sans sifflantes, sans saturation ou souffle disgracieux. L'ouverture du spectre est palpable, avec une présence honnête des basses fréquences et une bonne retranscription de la musique. La version française est tirée d'un master TV ou d'un ancien DVD, avec une tonalité légèrement plus aigüe. Le doublage semble avoir été effectué dans les années 80 (les voix typiques de cette époque sont facilement reconnaissables). La VF possède des mediums plus affirmés, au détriment des basses fréquences. Les voix sont bien claires mais la piste internationale (musique+ambiance) qui a été utilisée est un peu trop couverte et moins subtile.

Suppléments

Aucune bête aussi féroce (33 min - HD)
Retour de Curd Ridel, dessinateur de BD à la grande culture "bis", qui évoque le parcours prolifique du réalisateur Sergio Grieco dans tous les genres populaires, et revient sur les têtes d'affiche du film : la carrière d'Helmut Berger, "gloire et décadence" d'un acteur dont la vie basculera après la rencontre avec Luchino Visconti ; Richard Harrison qui fut l'un des premiers acteurs américains à saisir l'opportunité des tournages en Italie - et qui suggéra même à Sergio Leone le nom... de Clint Eastwood ; ou Marisa Mell, "une des plus jolies femmes du cinéma de genre italien des années 60 et 70" qui frôla la mort dans un terrible accident de voiture. Un module un peu "wikipediesque" mais toujours intéressant, agrémenté des avis "bisseux" de Curd Ridel. Dommage, cependant, de n'avoir rien dit sur la longue carrière de Claudio Gora et surtout du compositeur Umberto Smaila dont le travail a beaucoup apporté à Ultime violence...

Galerie d'affiches et de photos d'exploitation (1 min - HD)

Bande-annonce originale (2 min 56 s - SD - non sous-titrée) captée sur le net et non anamorphosée.

On trouve également les bandes-annonce de Exécutions (3 min 30 s - HD) et Flic en jeans (3 min 27 s - SD), toutes deux non sous-titrées.

En savoir plus

Taille du Film : 26 263 084 652 bytes
Taille du Film : 18 148 362 240 bytes
Durée : 1:34:58.958
Total Bitrate: 25,48 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 20,79 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 20799 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Audio: Italian / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Subtitle: French / 11,431 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 5 mai 2022