Rudolph Maté (1898-1964)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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phylute
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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar phylute » 2 mai 13, 06:47

Chronique aujourd'hui d'Horizons Lointains et test du DVD Paramount Z1.
Les films sont à notre civilisation ce que les rêves sont à nos vies individuelles : ils en expriment le mystère et aident à définir la nature de ce que nous sommes et de ce que nous devenons. (Frank Pierson)

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Jeremy Fox
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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 21 mai 13, 06:49

Aujourd'hui sur le site, Le Siège de la rivière rouge ainsi que son DVD sorti chez Sidonis

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 11 juin 13, 06:44


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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 27 sept. 13, 06:35


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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar feb » 2 févr. 14, 11:28

Jeremy Fox a écrit :Chronique de Les années sauvages et test du DVD sidonis

Je valide dans sa globalité la critique du Sieur Fox même si mon faible intérêt pour Tony Curtis m'a un peu fait sortir du film. Heureusement que c'est court, dynamique et que Colleen Miller est agréable à l'oeil parce que c'est un western à classer dans la section "aussitôt vu, aussitôt oublié". D'ailleurs je pense qu'un Randolph Scott à la place de Curtis aurait donné quelque chose de plus accrocheur.
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 2 févr. 14, 15:41

feb a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Chronique de Les années sauvages et test du DVD sidonis

Je valide dans sa globalité la critique du Sieur Fox même si mon faible intérêt pour Tony Curtis m'a un peu fait sortir du film. Heureusement que c'est court, dynamique et que Colleen Miller est agréable à l'oeil parce que c'est un western à classer dans la section "aussitôt vu, aussitôt oublié". D'ailleurs je pense qu'un Randolph Scott à la place de Curtis aurait donné quelque chose de plus accrocheur.


Et c'est pourtant selon moi l'un des meilleurs films de Maté. Et Arthur Kennedy, pas fan non plus ?

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar feb » 2 févr. 14, 16:16

Pas spécialement non plus...désolé pas taper :oops: Le film n'est pas désagréable mais le duo d'acteurs n'a pas collé avec moi.
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Federico » 11 mars 14, 23:29

Je viens de voir Terre sans pardon qui est tout sauf un joyau du western mais par moment assez curieux. Disons qu'il contient plein de bonnes idées mal exploitées. Le frangin manchot (même si le costaud Tom Tryon a du mal à cacher son bras derrière sa chemise :P ), le pote de 30 ans mexicain et ses cinq fils (parmi lesquels Robert Blake encore crédité en Bobby Blake et Jamie Farr* qui s'appelait encore Jameel Farah), quelques audaces politiquement peu correctes avec le personnage joué par Ann Baxter (ex-fille de saloon qui se fait passer pour une Southern Belle et est prête à abandonner son enfant à peine né), de la neige en plein Texas et un flacon d'alcool qui servira de sablier pour le duel fratricide (flacon qui n'en finit d'ailleurs pas de s'écouler à grands "glou glou" mais l'idée était sympa et vaut bien celles de certains spaghettis des décennies suivantes)...

Charlton Heston fait son numéro classique de type tout d'un bloc, pas super marrant (ni super subtil non plus) et au final, tout rentre à peu près dans l'ordre, aussi rapidement qu'il a épousé Baxter. Autre grosse faiblesse : les méchants (carpetbaggers) ne sont pas à la hauteur. Je suis d'accord avec Erick Maurel : les promesses du début s'évanouissent peu à peu.

(*) Qui sera bien plus tard le caporal travesti Klinger de la série M*A*S*H.
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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar manuma » 2 avr. 14, 20:21

Le moins ambitieux des westerns de Maté que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour mais néanmoins le meilleur, et d’assez loin (me reste toutefois à découvrir son Far horizons pour valider ce jugement). De la part du réalisateur des mollassons Three violent people et The Violent men, je ne m’attendais pas à une œuvre aussi décontractée et enlevée. Après, il est clair que l’intrigue, assez rocambolesque, s’avère largement dépourvue d’enjeux « de fond » (hormis peut-être une discrète dénonciation de la justice expéditive, « de foule ») et que la réalisation n’a rien d’exceptionnel, ne tapant pas au-delà du pieusement illustratif. Mais bon, ça trace, c’est coloré, plein de rebondissements. Très agréable, en résumé, et plutôt inattendu au sein de la filmo pas toujours réjouissante de Maté.

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 2 avr. 14, 20:38

manuma a écrit :Le moins ambitieux des westerns de Maté que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour mais néanmoins le meilleur, et d’assez loin (me reste toutefois à découvrir son Far horizons pour valider ce jugement). De la part du réalisateur des mollassons Three violent people et The Violent men, je ne m’attendais pas à une œuvre aussi décontractée et enlevée. Après, il est clair que l’intrigue, assez rocambolesque, s’avère largement dépourvue d’enjeux « de fond » (hormis peut-être une discrète dénonciation de la justice expéditive, « de foule ») et que la réalisation n’a rien d’exceptionnel, ne tapant pas au-delà du pieusement illustratif. Mais bon, ça trace, c’est coloré, plein de rebondissements. Très agréable, en résumé, et plutôt inattendu au sein de la filmo pas toujours réjouissante de Maté.



Tu parles de quel film ? J'imagine sans peine que c'est celui avec Tony Curtis et Arthur Kennedy, Les années sauvages ? Si oui, pour moi aussi son plus agréable. Bien meilleur que le mollasson Far Horizons, peut être son moins bon western.

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manuma
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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar manuma » 2 avr. 14, 20:47

Jeremy Fox a écrit :
manuma a écrit :Le moins ambitieux des westerns de Maté que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour mais néanmoins le meilleur, et d’assez loin (me reste toutefois à découvrir son Far horizons pour valider ce jugement). De la part du réalisateur des mollassons Three violent people et The Violent men, je ne m’attendais pas à une œuvre aussi décontractée et enlevée. Après, il est clair que l’intrigue, assez rocambolesque, s’avère largement dépourvue d’enjeux « de fond » (hormis peut-être une discrète dénonciation de la justice expéditive, « de foule ») et que la réalisation n’a rien d’exceptionnel, ne tapant pas au-delà du pieusement illustratif. Mais bon, ça trace, c’est coloré, plein de rebondissements. Très agréable, en résumé, et plutôt inattendu au sein de la filmo pas toujours réjouissante de Maté.



Tu parles de quel film ? J'imagine sans peine que c'est celui avec Tony Curtis et Arthur Kennedy, Les années sauvages ? Si oui, pour moi aussi son plus agréable. Bien meilleur que le mollasson Far Horizons, peut être son moins bon western.


Effectivement, j'aurais peut-être pu préciser le titre :mrgreen:

Je parlais bien sûr des Années sauvages. Une bonne surprise, après les 3 relatives déceptions qu'avaient été pour moi Branded, Three violent people et The Violent men, en dépit de sujets plus attirants que celui des Années... sur le papier.

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 8 nov. 14, 21:35

Le Gentilhomme de la Louisiane (The Mississippi Gambler) 1953

Deux actrices rivalisant de beauté (Piper Laurie & Julia Adams), deux bons comédiens principaux, des costumes chatoyants, un Technicolor magnifique. Malgré tout, on s'ennuie ferme car ni le scénariste ni le réalisateur ne font d'efforts pour nous rendre leur film captivant ou émouvant. Dans le même registre (mais avec beaucoup plus d'humour et de vitalité), on préfèrera de loin du même réalisateur, Les Années Sauvages (The Rawhide Years) avec Tony Curtis.

A signaler que même si le film est présent dans la collection westerns de Sidonis, il ne s'agit absolument pas d'un film du genre. Copie vraiment belle sinon.

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Supfiction » 9 nov. 14, 01:59

Jeremy Fox a écrit :Le Gentilhomme de la Louisiane (The Mississippi Gambler) 1953

Deux actrices rivalisant de beauté (Piper Laurie & Julia Adams), deux bons comédiens principaux, des costumes chatoyants, un Technicolor magnifique. Malgré tout, on s'ennuie ferme car ni le scénariste ni le réalisateur ne font d'efforts pour nous rendre leur film captivant ou émouvant. Dans le même registre (mais avec beaucoup plus d'humour et de vitalité), on préfèrera de loin du même réalisateur, Les Années Sauvages (The Rawhide Years) avec Tony Curtis.

A signaler que même si le film est présent dans la collection westerns de Sidonis, il ne s'agit absolument pas d'un film du genre. Copie vraiment belle sinon.


Image


Moi je l'aime bien ce film de Rudolph Maté à la très belle direction artistique. Typiquement le genre de films qui faisait une grande et belle soirée cinéma à l'époque de la dernière séance. Ni western, ni film de cape et d'épée, il y a un petit côté entre Scaramouche et The Iron Mistress dans son ambiance romantique et ses décors luxueux, ses duels à l'épée et au pistolet, son beau technicolor, son sens de l'honneur et de la famille et même dans le trio amoureux contrarié. Autour d'un excellent Tyrone Power tiré à quatre épingles, Piper Laurie ( :oops: ) et Julia Adams sont parfaites (robes et coiffures aidant).
Et John McIntire (habitué des westerns) et Paul Cavanagh sont de très bons seconds rôles charismatiques. On n'entrevoit même Guy Williams (le Zorro de la télé, ce qui fait du coup deux zorros dans ce film!).
Il n'y a que John Baer que je trouve bien faible.
Il manque certes une intrigue solide (étrangement absente hormis les péripéties du joueur de poker) pour rivaliser avec les films cités plus haut et du coup le romanesque prend le pas sur l'aventure. Il n'y a d'ailleurs pas vraiment de méchant comme c'est d'usage dans ce genre de film. C'est le seul défaut. Mais à aucun moment on ne s'y ennuie pour ma part.

Pour l'anecdote, Tyrone aurait eu une liaison avec Anita Ekberg sur le tournage (et divorça d'ailleurs peu de temps après).

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Jeremy Fox » 9 nov. 14, 07:28

Supfiction a écrit :
à la très belle direction artistique.



C'est clair que durant la première moitié des années 50, peu de films Universal n'étaient pas gâtés à ce niveau. Un régal pour les yeux. Mais le manque d'intrigue m'a quand même gêné pour le coup : je ne suis arrivé à m'attacher à aucun des personnages. Mais je retenterais un jour.

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Re: Rudolph Maté (1898-1964)

Messagepar Max Schreck » 12 oct. 16, 10:56

When worlds collide (Le Choc des mondes), Rudolph Maté, 1951
Film catastrophe assez inofensif, empêtré qu'il est dans une intrigue qui à mon sens passe à côté de son sujet. Le premier acte n'est qu'une suite de discussions sur l'imminence d'une catastrophe qui laisse incompréhensiblement les personnages concernés sans réaction de peur. C'est produit par George Pal et je m'attendais à ce que cette exposition s'assume vite comme un pur prétexte pour mieux laisser la place à de spectaculaires destructions de masse promises par ce titre accrocheur. Or le film est de ce point de vue-là cruellement chiche, limité à quelques plans certes réussis des effets d'un tsunami déboulant au milieu du récit. Des effets et incrustations correctes, mais sans réel impact, débarassés qu'ils sont de toute présence humaine (pour le coup, j'aurais même apprécié quelques stock shots). Après ça, on revient à des scènes de parlottes, aux enjeux dramatiques misérables. On est quand même censés avoir assisté à la quasi destruction de la civilisation humaine, et ça n'inspirera aucune émotion particulière aux personnages. Je veux bien qu'on ne sombre pas dans le pathos, mais il y aurait tellement de conséquences intéressantes à exploiter. D'inspiration clairement biblique (transposition explicite de l'Arche de Noé), le film nous épargne même tout jugement moral sur une société qui aurait mérité un tel cataclysme. Le seul personnage vraiment mauvais, un milliardaire égoïste, étant trop caricatural pour qu'on lui accorde du poids.

Le film n'a pas davantage de saveur nanaresque, quand bien même on pourra sourire de son absence totale de crédibilité scientifique (le voyage en fusée où tout le monde est gentiment assis, et l'arrivée sur Zyra on on se fout clairement de savoir si l'atmosphère est respirable). Finalement, la seule chose qui m'a un peu amusé, et c'est sans doute involontaire, c'est la caractérisation du héros, un pilote franchement benêt qui est systématiquement à la masse pendant tout le film, se laissant manipuler par les uns et les autres en protestant mollement.
« Vouloir le bonheur, c'est déjà un peu le bonheur. » (Roland Cassard)
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