Le Western américain : Parcours chronologique I 1930-1949

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Link Jones
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Link Jones » 21 avr. 10, 09:04

Jeremy Fox a écrit :
Alléchant tout ça surtout concernant le Curtiz :) ; par quel biais as-tu pu les voir ?



Le Curtiz a été diffusé sur TCM, dans une copie de qualité très moyenne (un peu floue). Le second est édité chez Bach Film.

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Jeremy Fox
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Destry Rides Again

Messagepar Jeremy Fox » 22 avr. 10, 13:38

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Femme ou Démon (Destry Rides Again, 1939) de George Marshall UNIVERSAL

Sortie USA : 30 novembre 1939

Voilà une faste année qui se terminait en beauté avec, certes non pas un chef-d’œuvre, mais un film éminemment agréable. Face à La Chevauchée Fantastique et Sur La Piste des Mohawks de John Ford, Pacific Express de Cecil B. DeMille, Le Brigand bien aimé d'Henry King ou Les Conquérants de Michael Curtiz, Femme ou démon est pourtant resté injustement en retrait, abusivement taxé de "comédie westernienne sympathique mais sans prétention", alors qu’il n’avait pas tant que ça à rougir de la proximité de ses autres illustres titres. Destry Rides Again (de son vrai titre d’après le roman de Max Brand adapté à de multiples reprises) raconte l’histoire d’une ville régentée par le propriétaire d’une maison de jeu (Brian Donlevy) et dont les habitants vont faire appel au fils d’un impitoyable homme de loi, Tom Destry (James Stewart), et le nommer shérif avec l’espoir qu’il réussisse à faire cesser cette "dictature". Mais ce dernier se révèle être un "Tenderfoot" peu crédible en homme de loi, qui va d’abord faire l’objet de sarcasmes et de quolibets en tous genres sans qu’il ne s’en offusque outre mesure. Son passe-temps est de tailler des ronds de serviette dans des morceaux de bois ; il n’arrête pas de raconter des fables et anecdotes moralisatrices et refuse de porter des armes pour ne pas s’attirer des ennuis. Il va pourtant mener à bien sa mission sans coups de feu ni violence, tout au moins au départ, aidé en cela par la maîtresse de son pire ennemi, l’entraîneuse French (Marlene Dietrich)...


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Tout d’abord, mettons les choses au point car beaucoup craignent les comédies westerniennes : il s’agit plus d’un western avec beaucoup d’humour que d’une farce ou d’une parodie ; à ce propos, pour s’en convaincre, il suffit de voir le final dramatique et poignant qui n’aurait jamais eu sa place à l’intérieur d’une comédie. En fait, George Marshall, prolifique artisan dont Femme ou démon pourrait être l’un des meilleurs films, réussit le tour de force de changer de ton d’une séquence à l’autre en gardant une certaine fluidité et sans que l’unité en soit chahutée, passant avec maestria de la comédie au drame, de la romance au western sans que jamais cela nous gêne, sans que ce ne soit lourd ou indigeste une seule seconde. De plus, il a merveilleursement réussi à saisir l'effervescence de cette petite ville ; son film respire la vitalité.

Un petit joyau superbement dialogué, finement et intelligemment écrit, et qui voit en James Stewart le parfait interprète de ce personnage à la fois honnête et roublard, tout droit sorti d’un film de Frank Capra avec qui l’acteur commençait à l’époque une collaboration fructueuse et inoubliable. Le personnage de Tom Destry a beaucoup de point commun avec le Jefferson Smith de Capra qu’il joua la même année, comme si ce dernier après être sorti du Sénat s’était rendu dans cette petite ville y appliquer ses principes démocratiques pour y faire place nette. Doux et innocent mais la seconde suivante capable d’autorité et de colère ; son visage décomposé et inquiétant après la mort de son ami, sa façon de boucler son ceinturon avec une étonnante violence rentrée préfigure les rôles qu’il aura à tenir dans les westerns d’Anthony Mann.


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Un régal qui voit aussi Marlène Dietrich dans un de ses rôles les plus attachants (dévolu au départ à Paulette Goddard), celui d’une "Saloon Gal", tiraillée entre l’amour que lui porte son patron, le tyrannique Brian Donlevy (grand habitué des personnages de ce genre, surtout en cette année 1939 où on le voit quasiment dans chaque western important), et ses sentiments envers ce "héros" d’un nouveau genre que se trouve être Destry. Ils forment tous deux un duo inoubliable. Il faut la voir, agonisant dans les bras de James Stewart, s’essuyer d’un revers de main le rouge à lèvres pour que ce dernier garde d’elle un souvenir ému en l’embrassant ; il lui avait fait auparavant la remarque comme quoi elle devrait enlever ce maquillage outrancier afin d’être encore plus belle. Un très beau moment parmi tant d’autres délectables dont la première ‘prise de bec’ de Frenchy et Destry, l’entraîneuse jetant à la figure du nouveau shérif adjoint tout ce qui lui tombe sous la main ou encore les trois chansons que Marlene interprète, écrites par les duettistes habituels Frank Loesser et Friedrich Hollander.


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Avec sa tripotée de savoureux seconds rôles, Femme ou démon finit de convaincre et d’emporter l’adhésion. Alors qu’on les prend tous au départ uniquement pour des faire-valoir comiques, ils s’humanisent tous au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. Que ce soient Charles Winninger (l’ivrogne du village retrouvant l’estime de soi en étant nommé shérif alors qu’au départ cette ‘élection’ avait été montée de toute pièce par les escrocs de la ville afin que ce représentant de la loi ne leur fasse pas d’ombre et soit à leur botte), Mischa Auer, Una Merkel, Irene Hervey ou Jack Carson, ils se révèlent tous au final bien plus intéressant qu’on aurait pu le croire au départ, chacun d’eux évoluant et gagnant notre sympathie. D’ailleurs, les ‘gags’ récurrents de cet attachant western ne servent d’ailleurs eux non plus pas uniquement à nous faire sourire mais se révèlent parfois le point de départ de très belles idées dramatiques ; voire l’exemple de celui voyant James Stewart remettre la chemise correctement dans le pantalon du shérif à chaque fois qu’il se trouve en face de lui qui sera l’occasion d’un joli moment d’émotion à la mort de ce dernier. Appréciant énormément l’histoire, George Marshall tournera lui-même un des remakes de son film en 1954, Le Nettoyeur (Destry), avec Audie Murphy dans le rôle titre. Mais nous n’en sommes pas encore là ; en tout cas ce remake devrait sortir cette année chez Sidonis sous le titre Les Forbans

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Le Western Américain : Année 1939 en DVD

Messagepar Jeremy Fox » 22 avr. 10, 21:54

Le Western de 1939 en DVD

Pour éventuellement donner des idées aux éditeurs (on a quand même le droit de rêver pouvoir les influencer), je ferais ce petit récapitulatif à la fin de chaque année évoquée. Je préviens une nouvelle fois que, sauf exception notable, je n'évoquerais pas consciemment les innombrables films 'de série' dont la durée n'excède pas l'heure, les serials ou les nombreux films de la "Poverty Row", même s'il existe probablement de petites pépites dans le lot ; j'avoue ne rien connaître à cette production et même carrément m'en désintéresser. Ceci étant dit, il reste assez de westerns de séries A et B pour être rassasié ; je me restreindrais donc aux films produits majoritairement par les Majors hollywoodiennes.


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Pour cette année 1939, tous les westerns d'importance sont sortis en DVD et de plus ils possèdent tous des sous titres français. A noter (et ce sera le cas année après année) que le test de chacun des DVD (pour ceux qui ne sont pas encore sur le site) sera mis en ligne un jour ou l'autre puisque ils sont tous d'ors et déjà prêts.

Les Westerns les plus importants de cette année :

* Le Brigand bien Aimé (Jesse James) : Henry King :arrow: Page 5
* La Chevauchée Fantastique (Stagecoach) : John Ford :arrow: Page 6
* Les Conquérants (Dodge City) : Michael Curtiz :arrow: Page 8
* Pacific Express (Union Pacific) : Cecil B. DeMille :arrow: Page 8
* Sur la Piste des Mohawks (Drums along the Mohawk) : John Ford :arrow: Page 10
* Femme ou Démon (Destry Rides Again) : George Marshall :arrow: Page 11


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Pour les amoureux du genre uniquement, il manquerait encore néanmoins :

* Pour la MGM : Stand up and Fight de W.S. Van Dyke avec Wallace Beery et Robert Taylor.

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar someone1600 » 26 avr. 10, 17:46

Il ne me manque que le Brigant bien aimé pour cette année-la... :D

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Jeremy Fox
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 26 avr. 10, 21:05

someone1600 a écrit :Il ne me manque que le Brigant bien aimé pour cette année-la... :D


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A mon avis et au vu du test de Beaver, l'image du zone 1 écrase la copie médiocre du zone 2. Et puis je pense qu'il te plairait beaucoup

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Jeremy Fox
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Northwest Passage

Messagepar Jeremy Fox » 27 avr. 10, 19:59

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Le Grand Passage (Northwest Passage, 1940) de King Vidor
MGM


Sortie USA : 20 Février 1940

Le Western prestigieux qui 'ouvre' cette année 1940 a marqué de très nombreux spectateurs l’ayant découvert en deuxième partie de soirée lors de sa diffusion en VOST dans l’émission d’Eddy Mitchell, La Dernière Séance. Pour ma part, depuis ce jour, il s’était fait une place bien au chaud parmi les films les plus mémorables de mon adolescence. Je fais malheureusement partie des rares ayant déchantés lors de sa redécouverte récente, et ce malgré trois tentatives infructueuses ! Non qu’il soit mauvais mais très éloigné de mon souvenir enchanteur de film d’aventure ultime. Comme Drums Along the Mohawk, il s’agit d’un ‘pré-western’ basé sur des faits historiques réels qui débute également au milieu du 18ème siècle. Comme le film de John Ford, son prologue se déroule dans l’État de New York, les protagonistes se rendant ensuite en Nouvelle-Angleterre, vers la frontière canadienne où les indiens massacrent les colons avec le soutien de l’armée française. Mais alors que John Ford se penche sur la vie quotidienne des pionniers, King Vidor fait évoluer 15 ans plus tôt (l’année à laquelle se déroule déjà Allegheny Uprising avec John Wayne) une troupe de Rangers et nous livre par la même occasion le prototype des films de ‘commandos’ mettant en scène des groupes de soldats qui, en se rendant sur le terrain de leur mission, devront affronter dangers divers et variés au prix d’efforts quasi surhumains dont les fleurons les plus célèbres seront Aventures en Birmanie (Objective Burma) ou Les Aventures du Capitaine Wyatt (Distant Drums) de Raoul Walsh, Les Maraudeurs Attaquent (Merril’s Marauders) de Samuel Fuller…


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En cette année 1759, Langdon Towne (Robert Young) revient à Portsmouth après qu’il se soit fait rejeter par l’université d’Harvard pour avoir caricaturé ses professeurs. Sa passion pour le dessin le fait désormais rêver de pouvoir aller peindre les Indiens dans les contrées sauvages. Tombant sur lui dans une taverne et apprenant qu’il est aussi cartographe, le Major Rogers (Spencer Tracy), chef des Rangers, le fait boire plus que de coutume ; Langdon se réveille le lendemain avec la gueule de bois, étonné de se retrouver engagé dans la troupe de Rogers aux côtés d’un de ses compagnons de beuverie, Hunk Marriner (Walter Brennan). Ils partent en canot dès le lendemain vers la frontière canadienne à Saint Francis où ils ont pour objectif de décimer la tribu des Indiens Abenaqi, responsable des massacres de plusieurs colonies de pionniers. Le commando progresse péniblement à travers des montagnes qu’ils doivent franchir avec leurs embarcations sur le dos afin d’éviter les troupes françaises, des marais infestés de moustiques, des fleuves tumultueux qu’il faut pourtant traverser à pied…Leur mission terminée, l’expédition punitive s’étant soldée par l’extermination du village indien, le retour s’avère encore plus difficile car les vivres se font rares, les marches forcées épuisent le bataillon et le moral des hommes est au plus bas.


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Le spectateur est donc aux premières loges et assiste à ces multiples épreuves et aventures mais avec un certain détachement, se sentant assez peu concerné par cette épopée, faute aux scénaristes Talbot Jennings et Laurence Stallings n’ayant pas pensé à développer l’écriture des personnages composant les Rogers’s Rangers, s’étant concentrés avant tout sur leurs innombrables péripéties. Il faut dire qu’avec les dizaines de contributeurs ayant participé au scénario qui a subi de multiples remaniements, il fallait s’attendre à un résultat pas forcément harmonieux et plutôt inégal. Le fait que la production du film et son tournage aient été également des plus chaotiques peut expliquer voire même excuser certains défauts voire quelques dérives belliqueuses qui ont pas mal dérangées à l’époque. King Vidor raconte dans La Grande Parade (sa passionnante autobiographie) les difficultés qu’il eut à surmonter ayant pris le train en cours de route (attiré par le fait de pouvoir enfin tourner un film en Technicolor), W.S. Van Dyke ayant été d’abord pressenti pour réaliser Northwest Passage dont le titre devait d’ailleurs s’appliquer à une seconde partie qui n’a finalement jamais vue le jour, les producteurs ayant eu peur que le public n’accepte pas un Spencer Tracy se décomposant et devenant presque fou. Dommage car c’eut enrichi ce personnage ici un peu monolithique, certes rude et bourru mais paternaliste et cachant un fond débonnaire. Spencer Tracy en explorateur présomptueux, meneur d’hommes à la volonté infaillible, galvanisant son escouade afin qu’ils ne craquent pas physiquement et moralement est néanmoins assez convaincant. C’est d’ailleurs le seul qui sorte un peu du lot, tous les autres se fondant un peu trop dans la masse, même Robert Young et Walter Brennan (remplaçant au pied levé Robert Taylor et Wallace Beery) n’arrivant pas à tirer grand-chose de leurs personnages taillés à la hache... On ressent un certain manque d’enthousiasme dans la description de ce microcosme itinérant ; King Vidor n’était peut-être pas le cinéaste de la situation, du portrait de groupe.


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Dommage aussi que les magnifiques paysages naturels ne soient pas plus mis en valeur et que la mise en scène manque un peu d’ampleur ; nous sommes loin du King Vidor baroque et plastiquement impressionnant, celui de La Foule ou de Duel au Soleil. Ceci dit, ses séquences spectaculaires ne manquent pas de grandeur même si on se prend à rêver de ce qu’en auraient fait Raoul Walsh. On se souviendra quand même longtemps de ce franchissement de la rivière à l’aide d’une chaîne humaine improvisée ou de cette fameuse séquence de l’extermination du village indien au petit matin. Sans accompagnement musical, Vidor réussit à nous la rendre très puissante par sa brutalité et par la virtuosité des mouvements de caméra et des cadrages. Souvent critiqué pour sa violence, sa férocité et son racisme, il est néanmoins difficile de porter un jugement définitif sur Northwest Passage sans sa seconde partie qui devait faire bifurquer le film vers toute autre chose. En l’état, c’est vrai qu’on ressent un certain malaise à voir la joie que semblent prendre les personnages à décimer les Indiens sans aucune pitié. Mais les épreuves qu’ils doivent endurer par la suite (massacres en retour, folie, suicides, faim…) font presqu’office de punition.

Avec un aussi fort potentiel de départ, on aurait pu s’attendre à un grand film épique. Je ne trouve pas que le film tienne ses promesses ; le divertissement s’avère néanmoins solide et plaisant à regarder d’autant que le Technicolor fait superbement ressortir les uniformes verts des Rangers de Spencer Tracy. Peut-être le DVD prévu chez Wild Side dans quelques temps me fera retrouver la magie que j'avais trouvé au film lors que je l'ai découvert. Pour en savoir plus sur le tournage épique du film, Brion en parle assez longuement dans son bouquin sur le western et reprend beaucoup d'informations tirées d'un article de Rudy Behlmer dans American Cinematographer de novembre 1987

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Julien Léonard
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 27 avr. 10, 20:31

Je ne connais pas du tout ce Vidor là. Il me semble que Patrick Brion en parle dans son livre sur le western, il faudra que je jette un coup d'œil. Comme d'habitude, ta chronique éveille ma curiosité. :)
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar homerwell » 27 avr. 10, 21:44

Julien Léonard a écrit :Je ne connais pas du tout ce Vidor là. Il me semble que Patrick Brion en parle dans son livre sur le western, il faudra que je jette un coup d'œil.


Je n'ai pas le livre mais je confirme... voici ma source :arrow:

Jeremy Fox a écrit :Pour en savoir plus sur le tournage épique du film, Brion en parle assez longuement dans son bouquin sur le western et reprend beaucoup d'informations tirées d'un article de Rudy Behlmer dans American Cinematographer de novembre 1987

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Julien Léonard
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 27 avr. 10, 22:22

homerwell a écrit :
Julien Léonard a écrit :Je ne connais pas du tout ce Vidor là. Il me semble que Patrick Brion en parle dans son livre sur le western, il faudra que je jette un coup d'œil.


Je n'ai pas le livre mais je confirme... voici ma source :arrow:

Jeremy Fox a écrit :Pour en savoir plus sur le tournage épique du film, Brion en parle assez longuement dans son bouquin sur le western et reprend beaucoup d'informations tirées d'un article de Rudy Behlmer dans American Cinematographer de novembre 1987


Mince, je n'avais pas lu le nom de Brion, ça m'apprendra à lire trop vite.

Par contre, vraisemblablement, il n'y a pas moyen de se procurer le film actuellement. Le DVD Wild Side est-il prévu pour bientôt ? Quant à Spencer Tracy, je n'ai jusqu'ici vu qu'un seul western avec lui : La lance brisée. Je n'ai pas été convaincu jusqu'au-bout. Ici, il a l'air convaincant, pour reprendre les mots de Jeremy, mais j'avoue avoir un peu de mal à appréhender cet acteur dans le genre western.
Dernière édition par Julien Léonard le 27 avr. 10, 22:27, édité 2 fois.
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 27 avr. 10, 22:26

Julien Léonard a écrit :Le DVD Wild Side est-il prévu pour bientôt ?


A priori pour 2011

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 27 avr. 10, 22:36

Jeremy Fox a écrit :
Julien Léonard a écrit :Le DVD Wild Side est-il prévu pour bientôt ?


A priori pour 2011


D'accord. Sinon, visiblement, mis à part Sur la piste des Mohawks, il semble difficile d'avoir un vrai grand film sur cette période western là. Le premier rebelle n'est pas terrible, et celui-ci n'a pas l'air totalement abouti. Et puis, ne parlons même pas du Bagarreur du Kentucky quelques années plus tard...
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 27 avr. 10, 22:49

Julien Léonard a écrit : Sinon, visiblement, mis à part Sur la piste des Mohawks, il semble difficile d'avoir un vrai grand film sur cette période western là. Le premier rebelle n'est pas terrible, et celui-ci n'a pas l'air totalement abouti. Et puis, ne parlons même pas du Bagarreur du Kentucky quelques années plus tard...


En même temps, on peut presque compter sur les doigts de deux mains les films abordant cette période de l'histoire des USA. Mais le film de Ford me semble effectivement la plus belle réussite la concernant. Par contre, Le Grand passage demeure un film culte pour beaucoup ; alors encore une fois, je préfère te laisser juge à propos de ce titre :wink:

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Bugsy Siegel » 27 avr. 10, 22:56

Jeremy Fox a écrit :Le Western prestigieux qui 'ouvre' cette année 1940 a marqué de très nombreux spectateurs l’ayant découvert en deuxième partie de soirée lors de sa diffusion en VOST dans l’émission d’Eddy Mitchell, La Dernière Séance.


Un souvenir mémorable en ce qui me concerne...parce que je n'ai pas pu en voir la fin à cause d'un orage d'été (non pas que j'en ressente une frustration particulière d'ailleurs). :mrgreen: En tout cas, j'ai vérifié dans la programmation de "La Dernière Séance" : il est passé en juillet 82 après "La Flèche Et Le Flambeau" (dont je n'ai aucun souvenir), cela concorde.
on faisait queue devant la porte des WC comme au ciné lors du passage de l'Atlantide à l'écran. Jean Ray, Hôtel de Famille, 1922

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 27 avr. 10, 22:59

Bugsy Siegel a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Le Western prestigieux qui 'ouvre' cette année 1940 a marqué de très nombreux spectateurs l’ayant découvert en deuxième partie de soirée lors de sa diffusion en VOST dans l’émission d’Eddy Mitchell, La Dernière Séance.


Un souvenir mémorable en ce qui me concerne...parce que je n'ai pas pu en voir la fin à cause d'un orage d'été (non pas que j'en ressente une frustration particulière d'ailleurs). :mrgreen: En tout cas, j'ai vérifié dans la programmation de "La Dernière Séance" : il est passé en juillet 82 après "La Flèche Et Le Flambeau" (dont je n'ai aucun souvenir), cela concorde.


J'avais donc 15 ans et La Flèche et le Flambeau m'avait ennuyé ; aujourd'hui je le porte aux nues ! Donc celà concorde aussi ; il n'y a pas plus instable que mes goûts cinématographiques :mrgreen: :oops:

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 27 avr. 10, 23:10

Jeremy Fox a écrit :Northwest Passage[/b] dont le titre devait d’ailleurs s’appliquer à une seconde partie qui n’a finalement jamais vue le jour, les producteurs ayant eu peur que le public n’accepte pas un Spencer Tracy se décomposant et devenant presque fou.


On peut d'ailleurs constater dans la capture du générique faite plus haut que le sous titre du film était Book 1 - Rogers' Rangers. King Vidor a tourné quasiment l'intégralité de son film en pensant qu'il allait enchainer avec une suite. Ce n'est d'ailleurs pas lui qui a mis en scène l'épilogue.