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Réalisé par Franklin
J. Schaffner
Avec Charlton Heston, Roddy McDowall,
Kim Hunter, Maurice Evans
Scenario : Pierre Boulle, Michael Wilson,
Rod Serling
Musique : Jerry Goldsmith
Photographie : Leon Shamroy
Un film 20th Century Fox
USA - 107' - 1968
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Format
cinéma : 2.35 : 1
Format vidéo : 16/9 compatible
4/3
Langues : anglais en Dolby Digital 5.1/français
en Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1
Sous-titres : français, anglais,
grec, hollandais.
Chapitrage fixe
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Chroniqués
par DvdClassik :
Pas d'autre film à ce jour
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Une expédition scientifique américaine atterrit
sur une planète inconnue, plus de 2000 ans après
son décollage, au bout de 18 mois d'un voyage effectué
à une vitesse proche de la lumière. Le vaisseau
s'écrase dans un lac, au milieu d'une région
désertique. Les 3 hommes rescapés, Taylor, Landon
et Dodge commencent une longue marche pour trouver de la vie.
Au bout de plusieurs jours, ils découvrent des hommes
à l'état sauvage, semblant muets, et ils deviennent
bientôt traqués par des chasseurs montés
à cheval, qui ne sont rien d'autres que des gorilles
! Tandis que Dodge est tué, Taylor est capturé
(tout comme Landon) et placé sous la responsabilité
de la psychologue pour animaux Docteur Zira, chimpanzé
aux idées novatrices sur les hommes. Taylor essaie
de convaincre les singes que les hommes peuvent réfléchir,
mais les orangs-outans, qui dirigent la planète, ne
l'entendent pas de cette oreille.
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Relativement fidèle au roman
de Pierre Boulle dont il est adapté, le film est
devenu un grand classique de la science-fiction. Il est
vrai que malgré certains aspects datés dus
à son âge, plus de trente ans, cette fable
anti-militariste, portée par Charlton Heston le défenseur
du port d'armes aux Etats-Unis (quel paradoxe !), garde
sa force de conviction toujours intacte.
La première partie est parfaitement
maîtrisée. Bien inspiré par les grands
espaces offerts à lui, Schaffner use de tous ses
talents pour nous restituer le calvaire de ces 3 hommes
traversant la "Zone Interdite". Il lui a souvent
été reproché d'illustrer avec platitude
les bons scénarios qu'on lui fournit, mais ici il
déploie toute une panoplie d'effets fort à-propos,
et parfois étonnants pour un film de science-fiction
grand public : caméra à l'épaule, cadrage
osé (à l'envers par exemple), utilisation
de la lumière du soleil (couchant, au zénith)
et surtout des paysages magnifiques (les canyons de l'ouest
américain !). Soutenue par la musique angoissante
et envoûtante de Jerry Goldsmith (couronné
d’un Oscar), cette séquence d'ouverture est
toujours aussi impressionnante.
A partir du moment où Taylor est capturé,
on revient à une facture plus classique, pour mieux
appuyer le discours sur la tolérance et le pacifisme.
Les décors sont toujours aussi bien exploités
: l'atmosphère poussiéreuse, les maisons troglodytes
dédaléennes donnent lieu à des scènes
haletantes comme, par exemple, la poursuite dans la ville
puis dans le musée de l'homme. Les maquillages sont
tout aussi réussis, rendant très bien les
expressions sur les visages simiesques, et même si
les costumes un peu ridicules des singes et les peaux de
bêtes des hommes donnent cet aspect kitsch que certains
reprochent au film, ils apportent aussi un charme désuet
de science-fiction à l'ancienne !…
Mais le plus important dans le film n'est pas dans la forme
mais dans le message de tolérance qui rend le film
encore plus attachant. Pierre Boulle voulait dans son roman
dénoncer la bêtise humaine, et notamment les
guerres à répétition, la course à
l'armement, la perversion par l'homme de toute avancée
technologique. L'inversion des rôles donne une grande
force à la dénonciation tout en évitant
l'écueil du sentimentalisme ou du discours moralisateur.
Elle fait rejaillir l'absurdité de notre monde, trouvant
un allié de taille en Taylor, cynique utopiste qui
a participé à la mission pour fuir la Terre.
La société simiesque est organisée
en castes où les orangs-outans représentent
le pouvoir politique et religieux, les gorilles les militaires,
les chimpanzés les scientifiques et les intellectuels.
Ce découpage renforce le trait mais permet aussi
de rendre le discours plus clair. Les malins chimpanzés
Zira et Cornelius sont des savants talentueux et novateurs,
et leurs théories dérangent les orangs-outans,
qui campent sur leurs préjugés, accrochés
qu'ils sont au texte fondateur de leur civilisation, sorte
de Constitution pour les singes, dont la rigidité
empêche toute évolution technologique ou sociale.
Ils devront se battre, avec l'aide de Taylor, pour que la
société des singes tente de réévaluer
la condition de l'homme, rappelant certaines situations
politiques à l'époque du film : ségrégation
raciale aux Etats-Unis, et en Afrique du Sud avec l'Apartheid.
Le simulacre de tribunal tenu par les orangs-outans rappelle
ainsi les condamnations expéditives de citoyens noirs
aux Etats-Unis, ainsi que les procès de l'Inquisition
ou la chasse aux sorcières.
La charge contre l'armement, et notamment le nucléaire,
est également assez violente, mais sans appuyer le
trait là non plus. La scène finale est toujours
un choc et enfonce le clou de belle manière. Même
si la découverte que fait Taylor n'est pas une surprise,
cette ultime révélation, qui n'est pas dans
le livre original (dont la fin est d'ailleurs tout aussi
troublante), possède une force, un lyrisme, qui en
font une très belle conclusion.
La version de 2001, due à Tim
Burton, ne possède pas la force militante de cet
opus, le héros n'étant pas aussi vindicatif
que Taylor. De plus, il n'exploite pas aussi efficacement
les décors et les paysages. Par contre, le rôle
des gorilles est renforcé, et la fin est plus fidèle
au livre. Mais le résultat est décevant, on
attendait de Tim Burton un côté plus subversif…
Dommage.
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Image : on ne peut que saluer le très
impressionnant travail effectué sur l’image.
Superbe définition, grand respect des couleurs
d’origine, on ne déplore plus que de très
rares défauts de pellicule, par ailleurs presque
invisibles. La compression est tout à fait satisfaisante,
et même les larges plans sur le ciel dans la première
partie sont assez stables. On notera juste des fourmillements
lors des plans incluant des mate paintings - le naufrage
du vaisseau, la fameuse dernière image... Globalement,
de l’excellent travail. Son
: le remix de la piste originale en Dolby Digital 5.1
est assez décevant. Centré sur les enceintes
avant, il manque quelque peu d’ampleur, on regrettera
dont l’absence de la piste d’origine. Les
mêmes reproches sont à adresser aux pistes
françaises, dont les dialogues sont de plus parfois
étouffés - la piste DTS apporte légèrement
plus de dynamique aux passages musicaux, mais rien de
flagrant.
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Disque
1 : Commentaire audio
de Jerry Goldsmith : le compositeur n’intervient
que ponctuellement, mais ses propos sont intéressants.
Il explique notamment les particularités de sa
superbe partition et de son enregistrement, et revient
en détails sur ses collaborations avec Franklin
J. Schaffner. De cette piste émane une certaine
nostalgie pour une forme de cinéma révolue.
Commentaire audio des acteurs Roddy McDowall,
Nathalie Trundy et Kim Hunter et du chef maquilleur John
Chambers : ce commentaire ressemble plutôt à
des bribes d’interviews, sans correspondance avec
les images montrées, en tout 25 mn de discussions
éparpillées sur toute la durée du
film. Etant donné que tous les propos des interviewés
se retrouvent dans les bonus du 2ème disque, on
peut aisément se passer de cette piste qui ne fait
qu’occuper de la place inutilement.
Commentaire écrit : dû à
la plume d’Eric Greene, auteur de l’ouvrage
La Planète des Singes comme Mythe Américain,
ce commentaire prend la forme de sous-titres apparaissant
ponctuellement tout au long du film. Si de nombreuses
informations sont également présentes dans
les suppléments du second disque, cette piste offre
néanmoins des précisions et des renseignements
tout a fait intéressants.
Le DVD s’ouvre sur les bandes-annonces
de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et
Phone Game, mais fort heureusement on peut accéder
directement au menu.
Disque 2
: L’interactivité est divisée en quatre
sections :
1. A la Découverte
de La Planète des Singes
Les Coulisses de La Planète des Singes - promo
: la bande-annonce non sous-titrée
du documentaire qui suit. D’un intérêt
très limité.
Les Coulisses de La Planète des
Singes : un excellent documentaire de
126 minutes, déjà présent sur le
coffret réunissant les cinq films. Présenté
par Roddy McDowall, ce film est divisé en deux
parties. La première heure revient sur la genèse
du projet, son tournage et son accueil, quand à
la deuxième, elle est consacrée aux quatre
suites ainsi qu’aux dérivés comme
la série TV ou le dessin animé. Riche en
images de tournages - souvent issues des films de Roddy
McDowall -, sans langue de bois - la censure dont fut
victime La Conquête de la Planète des
Singes est ici clairement évoquée -
et émaillé de très nombreuses interviews
récentes de la plupart des participants, ce documentaire
est un modèle du genre que les amateurs du film
se doivent de visionner. Et il est toujours amusant d’entendre
Richard D. Zanuck expliquer que la fin du premier opus
n’est qu’un twist. Du coup, on comprend mieux
certains aspects du remake de Tim Burton…
Essais de Maquillage avec Edward G. Robinson
: datant de 1966, ce test a servi à vérifier
la vraisemblance des maquillages simiesques à l’écran.
D’une durée de 9 mn, il est basé sur
l’un des scripts écrits par Rod Serling.
Après un résumé en voix-off illustré
par des dessins de pré-production, on assiste à
un dialogue entre Heston et Robinson, ce dernier devant
à l’origine tenir le rôle du Dr Zaius.
Une curiosité donnant une idée de ce qu’aurait
pu être le film.
Films de Roddy McDowall : l’acteur
a réalisé plusieurs films amateurs durant
le tournage. Il filme tout d’abord sa transformation
en Cornelius sous les doigts de l’équipe
de maquillage - document tout à fait impressionnant.
Puis il nous montre les coulisses du tournage, illustrant
des propos tenus ailleurs : on y voit par exemple les
acteurs prendre leur repas face à un miroir afin
de ne pas endommager leur maquillage complexe. Des documents
bruts tout a fait intéressants.
Les Quotidiens et le Bêtisier
: 20 mn de prises alternatives brutes muettes d’un
intérêt relatif. On n’y trouve pas
de bêtisier, mais on apprend néanmoins que
les statues du Musée d’Histoire Naturelle
sont des figurants, et non des mannequins.
La Planète des Singes (présentation NATO,
1967) : une bande-annonce d’une
dizaine de minutes qui résume les deux premiers
tiers du film, avant de se conclure par une présentation
des acteurs par Charlton Heston.
Mini documentaire La Planète des
Singes (1968) : une featurette promotionnelle
centrée sur le travail des maquilleurs, illustrée
également par des dessins de pré production.
Regards sur La Planète des Singes
: cette featurette est pour ainsi dire
une reprise du bonus précédent, complété
par quelques images de tournage des suites et des interviews
de Don Taylor et Roddy McDowall.
Don Taylor dirige Les Evadés
de la Planète des Singes : environ huit minutes
sur le tournage du troisième épisode. Une
partie de ces images était déjà présentée
dans le bonus précédent.
J. Lee Thompson dirige La Conquête
de la Planète des Singes : où l’on
voit des figurants enfiler des masques, et le réalisateur
donner quelques indications, le tout durant 1 mn. On ne
peut pas dire que cela soit très passionnant.
2. Publicité
Bandes-annonces originales
: les bandes-annonces des cinq films, plus une pré
bande-annonce du premier. Elles sont dans l’ensemble
en bon état, présentées en 16/9 mais
sans aucun sous-titre.
Revues : deux critiques d’époque
sur le premier film, publiées par Hollywood Reporter
et Life, en anglais sans sous-titre.
Affiches cinéma : une demi-douzaine
d’affiches du premier opus de différents
pays.
3. Galeries
Dessins originaux du costumier Morton
Haack : une poignée de dessins préparatoires.
Galerie Photo : quelques photos de tournage
et dessins de pré-production.
Ces documents sont malheureusement montrés dans
des fenêtres un peu trop petites.
4. Le Phénomène
Planète des Singes
Merchandising : une galerie montrant
quelques poupées articulées inspirées
par les personnages du film.
Collections : quelques objets, masques
et costumes ayant servi lors du tournage.
Bonus caché : sur Menu Principal,
bouger le curseur sur la droite, une silhouette apparaît
en surbrillance. Appuyer sur OK : on peut alors visionner
un court remake du premier film, sans doute une publicité,
réalisé avec des figurines.
Sauf mention contraire, tous les bonus sont sous-titrés
en français.
Menu musical et animé.
Les DVD sont présentés dans un boîtier
amaray placé dans un fourreau. A noter qu’une
fois de plus l’illustration de la jaquette en dévoile
trop sur le film. Certes, La Planète des Singes
est un classique, il faut pourtant songer que tout le
monde ne l’a pas forcément déjà
vu.
Les possesseurs du coffret regroupant les cinq films hésiteront
sans doute à se procurer cette nouvelle édition,
tant les nouveaux bonus ne justifient pas forcément
un nouvel achat. Les autres pourront se laisser séduire
par ce DVD d’un bon niveau technique assorti de
son excellent documentaire rétrospectif.
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