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Hamburger Film Sandwich
(The Kentucky Fried Movie)
Un film KFM Films
Réalisé par John Landis
Avec : Marilyn Joi, Saul Kahan, David
Zucker, Jerry Zucker, Jim Abrahams, etc…
Ecrit par Jim Abrahams, Jerry Zucker
et David Zucker
Photographie : Robert E Collins, Stephen
M Katz
Montage : George Folsey Jr
1977 - 80 mn
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Zone 2
Format Vidéo : 1.85 16/9 compatible
4/3
Format Sonore : Anglais Mono, Français
Mono
Sous-titres : Français
Chapitrage
Menus animés et musicaux
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Chroniqués
par DvdClassik :
Pas d'autres films à ce jour
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Un pianiste de bar qui a menacé de
couper la gorge à un quidam avec une part de flan,
se voit propulsé méga star du jour au lendemain
après avoir remporté un concours de tartiflettes.
Boy George a produit le film tourné en 8 mm qui témoigne
de la véracité du record, film devenu introuvable
aujourd’hui. |
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"On
a pissé dans le pop corn que vous avez mangé.
Le film à 23 heures." Ainsi commence le
film Hamburger Film Sandwich (1977). A l’époque,
lors de sa sortie, on peut imaginer la stupéfaction
qui a dû frapper les spectateurs habitués aux
rires enregistrés des sitcoms télévisuels.
Il sera en effet ici question d’une avalanche de situations
irréalistes, jubilatoires et/ou absurdes qui peuvent
décontenancer de prime abord. Quel intérêt
? Jusqu’où aller ? Voilà des questions
que l’on peut se poser. Cependant pour l’auteur
de ces lignes, ce long-métrage est l’un des
deux ou trois maîtres-étalons de la comédie
des années 70, toutes nationalités confondues,
influençant une génération entière
de futurs comiques du petit comme du grand écran.
Dans sa version originale, Hamburger Film Sandwich
est plus connu sous le nom de The Kentucky Fried Movie.
Derrière ce titre d’exploitation se cache quatre
créateurs dont deux frères : Jim Abrahams,
David et Jerry Zucker, et enfin John Landis, réalisateur
de son état - dont l'affiche du premier film Schlock
(1971) trône dans un cinéma dans lequel se
rend un des personnages. Ecrivant pour Mad Magazine, les
frères Zucker fondent plus tard avec Jim Abrahams
une troupe appelée The Kentucky Fried Theater
Comedy faisant des représentations pendant quelques
années. Les trois comparses poussent plus loin leur
aventure commune en s’allouant les services de John
Landis qui est emballé par le scénario. Les
auteurs ne sont pas encore connus sous le nom de ZAZ, terme
générique pour désigner tous les films
écrits par la bande pendant les années 80
puis 90, avec en tête des titres comme Y’a
t-il un pilote dans l’Avion ? (1980 ) ou Top
Secret ! (1984) avec Val Kilmer, puis Hot Shots
( 1990) et Hot Shots 2 (1993) réalisés
par Jim Abrahams avec Charlie Sheen. On ne connaît
toujours pas les raisons qui ont poussé les distributeurs
français à choisir le titre Hamburger
Film Sandwich, même si après la vision
du film on peut se douter qu’en sus de faire appel
à l’image d’Epinal de l’hamburger
inscrite dans l‘imaginaire collectif, il
décrit plutôt bien ce mélange, ces couches
successives de garnitures rappelant la pluralité
du projet, à savoir plusieurs auteurs et un réalisateur
travaillant ensemble et le foisonnement intrinsèque
du comique de situation généré par
l’œuvre elle-même : un gigantesque festival
d’idées destiné au travail des zygomatiques.
Pour le rendre crédible, John Landis et sa bande
de potes ont choisi un format à priori difficile,
celui du long-métrage. Il faut préciser que
l’on est dans le genre du film à sketchs, genre
par définition inégal, et que le film n’est
pas à proprement parler "linéaire"
avec une histoire, des personnages et une fin classique.
On peut le voir en boucle ou par morceaux, sans que cela
ne lui ôte ses qualités propres. C’est
pour cette raison que les producteurs furent frileux et
qu’il s’agit d’un budget moyen (600000
dollars), lequel s’attaque de plus à un sujet
jusqu’alors peu parodié comme les médias.
On a parfois dit, que ce soit au niveau de la critique ou
des spectateurs qu’il était incongru de considérer
certaines comédies comme des chefs-d’œuvre,
genre parfois qualifié de mineur au profit d’autres
œuvres jugées plus "sérieuses"
ou à même de représenter le meilleur
de la cinématographie, ce qui n’est à
bien des égards pas toujours le cas. Les ZAZ parviennent
à sublimer cette affirmation durant chaque seconde
de leur film. Si on le prend au premier degré - mais
on peut tout aussi bien le prendre au trente sixième,
l’effet est le même ! - c’est un hommage
au cinéma fait par des gens de cinéma. Lorsque
l’on voit défiler les bandes-annonces qui présentent
les films à venir, cela ne fait plus aucun doute.
Les génériques des faux-films avec la mention
Samuel L Bronkowitz Presents et leur typographie
font partie d’un univers crée par des passionnés,
qui s’adresse à des passionnés mais
aussi aux néophytes qui vont découvrir un
nouvel univers et pourquoi pas l‘adorer.
En
se penchant du côté des films cités
on notera les allusions à Supervixens (1975)
de Russ Meyer avec la séquence de la douche du sketch
Catholic Highschool Girls in Trouble et son découpage
de l’écran en forme de X, avec un rôle
féminin interprété par Ushi Digard
- parfois orthographié Ursula Digard, femme nymphomane
du fermier dans l’opus "meyerien", voire
les classiques de Lasse Braün réalisés
entre 1972 et 1976 ; le clin d’œil du remake
de King Kong (1976) de John Guillemin avec l’apparition
de Rick Baker sous le costume du gorille et le caméo
simultané de John Landis dans celui du technicien
se battant contre lui, celles aux films catastrophes tels
que Tremblement de terre (1974) ou La Tour
Infernale (1974), la comédie américaine
burlesque des années 60 représentée
entre autres par Blake Edwards avec The Party (1968),
dont le rôle de Peter Sellers est ici repris par un
Donald Sutherland d’une grande maladresse, ou encore
le film de procès, tels que Le Verdict (1982)
et peut-être aussi 12 hommes en colère
(1957), avec Court room, sketch proche du grand
n’importe quoi tant sur le plan de l’écriture
que du jeu théâtralisé à outrance
- comme le sketch du cinéma en Touchoroma idée
géniale car jamais vu auparavant -, mais cela fait
en grande partie son charme fou. Impossible aussi de ne
pas mentionner le générique final du sketch
sur l’Oxyde de Zinc, ressemblant à s’y
méprendre à celui de Dallas, diffusé
à la télévision américaine puis
française. Beaucoup de modèles et d’influences
avérées qui tournent non pas à la citation
gratuite mais démontrent au contraire la capacité
de créer un univers propre tout en explorant avec
intelligence la culture populaire, ses icônes, ses
fantasmes et ses idées. Un grand tour de moulinette
qui place la barre très haut dans le domaine de l’absurde,
entériné par la présence d‘un
godemiché devant une cour de Justice ! Hilarant !
On peut tenter de faire un parallèle avec les comédies
de l’époque pour comprendre l’influence
majeure que génèrera le film mais aussi ses
modèles conscients ou inconscients. On se souvient
des interprétations de Pierre Richard dans les premières
comédies qu’il mit lui-même en scène,
dont Le Distrait (1970), avec ce rôle de
maladroit invétéré, duquel l’émotion
parvient aussi à jaillir derrière l’apparente
facilité des gags, lesquels répondent à
une mise en scène millimétrée. On pense
aussi à La Moutarde me monte au nez (1974)
de Zidi, et à la scène de la panthère
et du placard. On pourrait mettre ces films en parallèle
avec celui de Landis, dans le sens où dans les deux
cas, il y a cette idée de gags, de chutes qui répondent
à un cadrage très précis. On se rappelle
du génie comique de Charlie Chaplin, qui durant le
cinéma muet, inventa et multiplia les prises de risques
physiques pour nous faire rire aux éclats, et de
Buster Keaton, "l’homme qui ne souriait jamais",
qui se lançait derrière les locomotives et
les voitures en marche pour rattraper l’espace perdu.
Des gags basés sur l’expression gestuelle,
et la facilité de se mouvoir dans un décor,
tout en imprimant un formidable charisme, inégalé
en ce qui concerne les deux maîtres sus-cités.
Les
acteurs de John Landis, quant à eux, tentent de faire
rire et réussissent à le faire sur des thèmes
très sérieux, sur des figures imposées
par la télévision, le cinéma et la
pub, trois des médias qui comptent parmi les plus
accessibles par toutes les couches de la société
et qui s’adressent donc à des gens de tranches
d’âges variées, chose d‘autant
plus flagrante que durant le 20ème siècle
la télévision est devenue de plus en plus
accessible dans les foyers. Les situations les plus drôles
ne sont pas les plus difficiles à réaliser.
Un homme qui tombe dans un trou creusé au milieu
d’un trottoir, un seau qui tombe sur la tête
d’un passant, ou un client au restaurant qui renverse
une carafe d’eau provoquant des conséquences
imprévues sont simples à mettre en boîte.
Le rire est en revanche plus dur à obtenir dans les
situations sérieuses, qui à priori, ne supportent
pas le second degré. C’est dans l’exemple
très précis du journal télévisé
que s’exerce ce talent de la mise en scène
et de l’écriture propre à Hamburger
Film Sandwich. Le rendez-vous populaire par excellence,
l’exercice de grand-messe est ici pris dans le sens
inverse de ce qu’il est censé représenter.
Les personnages prennent une grande liberté et abordent
les questions d’actualité avec le ton le plus
irrévérencieux - donc le plus drôle
car inimaginable dans la réalité - pour provoquer
un rire communicatif. Rire de l’astrologie ou des
nouvelles du monde revient ici au même et la flèche
plantée dans la présentatrice est le pied
de nez ultime à la morale.
Plus
tard, un sketch bref, annonçant une information surréaliste
revient à intervalle pour servir de transition entre
les saynètes. C’est à la fois brillant
et iconoclaste. Il faut se rappeler avec quelle virtuosité
les Monty Python pratiquaient ce genre d’humour avec
des films comme Sacré Graal (1975), ou à
la télévision avec le Flying Circus, dans
des sketchs comme Le Ministère des démarches
les plus stupides, dans lequel John Cleese s’évertue
à marcher de la façon la plus stupide possible
donc, entouré d’employés tout aussi
expansifs. Des films qui font penser que l’on peut
rire de tout : religion, sexe, politique, histoire, à
partir du moment où cela est fait avec brio ce qui
est également le cas ici. Dès lors pourquoi
ne pas se laisser entraîner dans une spirale de joutes
oratoires et un tour de force comique sans temps mort, malgré
la baisse de régime de certaines scènes comme
celle de la voiture un peu inégale, ou de la solution
contre la migraine. On est aussi gré de la mise en
scène de John Landis, discrète certes mais
qui sert à merveille le propos du scénario,
avec l’importance accordée au premier et au
second plan, dans quelques sketchs durant lesquels il se
passe toujours quelque chose : celui de l’Usine Argon,
ou encore celui de l’interview de Claude Lamont l’explorateur
à l’accent français très prononcé
avec ce micro hystérique se baladant dans le champ,
ou celui plus long qui parodie le film de kung fu, avec
la présence d‘un héros relevant à
la fois de la caricature de Bruce Lee et de la série
Z dont il anticipe les futures bandes vidéos de Ninja
Fury (1987), Ninja Terminator (1986) ou Ninja
commando (1988) tous des films de Godfrey Ho avec Richard
Harrison dont il emprunte tout : faux raccords, montage
à la serpe, ralentis inutiles, interprétation
et doublage délirants - le méchant chinois
doublé avec un accent de colonel nazi en VF- stock
shots d‘une jungle africaine au milieu d‘un
temple de karaté, etc... Le film part dans tous les
sens et ne répond à aucune cohérence
de par sa structure, les sketchs pouvant être vus
indifféremment de leur ordre et du chapitrage et
introduits la plupart du temps par une voix-off dantesque.
Au
final, Hamburger Film Sandwich aborde des thèmes
aussi tabous que la mort ou la justice, rendant à
chaque fois hommage à un cinéma qui l’a
traversé, comme ce clin d’œil magistral
inclus dans la narration aux frères Marx avec le
personnage du sténotypiste du tribunal. John Landis
ne s’arrêtera pas en si bon chemin, il réalisera
plus tard les célèbres The Blues Brothers
(1980) et Le Loup-Garou de Londres (1981). Les
ZAZ ont bénéficié d’une liberté
de création et de ton qui reste tout à fait
exemplaire, leur permettant de s’autoriser tout, y
compris quand il vont parfois un peu loin, avec cette jubilation,
cette candeur, cette folie que seuls les génies comiques
savent utiliser à bon escient et sans limite - tagline
de l’affiche originale à l‘époque
: "This film is totally out of control !"
. Sans cynisme, sans aucune vulgarité, mais avec
un humour ravageur et une écriture exceptionnelle,
Hamburger Film Sandwich est une des plus grandes
comédies réalisées. Des auteurs comme
les Nuls sur Canal+, Mikael Kael dans CNN International
présenté par Jules-Edouard Moustic puis dans
Groland, le centre de visionnage de Edouard Baer
à la fin de l’émission NPA, sans oublier
les frères Wayans et leurs parodies Scary Movie
(2000 et 2002), les Robins des Bois, la série de
Charley Says en Angleterre et même Le message
à caractère informatif qui en fait n’est
ni plus ni moins qu’une parodie du sketch de Argon
; tous leurs doivent une fière chandelle. On ne saurait
aussi oublier les talentueux frères Farrelly qui
continuent dans la même veine avec des films comme
Dumb and Dumber (1993) ou Mary à tout
prix (1998), de même qu’un certain Jim
Carrey, ils sont tous de dignes héritiers d’un
cinéma qui ose tout sans tomber dans le racolage
ou la méchanceté gratuite. Des auteurs et
des comiques qui ont compté et continuent de le faire.
Un conseil avant de voir Hamburger Film Sandwich
: détendez-vous, installez-vous confortablement dans
votre canapé, mettez vous en mode second degré
et vous devriez passer un moment formidable en compagnie
des ZAZ.
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Image
: Une image qui en général accuse quelques
tâches et griffures mais rien de bien grave. L’aspect
granuleux de quelques séquences dont celle du journal
télévisé est en l’état
normal et rien d’inquiétant à voir une
définition et une compression aléatoires,
car cela est voulu, le réalisateur l’ayant
mis en scène les derniers jours de tournage. Au contraire
de cette image télévisuelle le segment Fistfull
of yen bénéficie d’un tout autre
traitement de faveur, si bien qu’on a parfois l’impression
de se retrouver devant un film ayant été tourné
hier : couleurs pimpantes, contrastes toniques et noirs
profonds finissent de rendre probant un travail de restauration
qu’on aurait tort de ne pas saluer.
Son : Un mono d’origine tout ce qu’il
y a de correct. La musique étant discrète
c’est surtout les dialogues qui sont mis en avant
et ils restent la plupart du temps très audibles.
La VF comme la VO se valent avec une légère
préférence pour cette dernière, un
peu plus dynamique. La question du doublage doit cependant
être abordée sans plus attendre. Et à
ce niveau là il existe des différences radicales,
qui ne dépendent pas uniquement de l’intonation
des voix mais de la traduction elle-même. Ainsi, on
sera surpris pour ne pas dire choqué par quelques
libertés artistiques entreprises selon toute vraisemblance
pendant le doublage en studio.
 Trois
exemples frappants : Quand un des prisonniers est sommé
de rejoindre Detroit, dans la VF cette ville est remplacée
par Étretat ( "Oh non pitié, pas Etretat!,
pas Étretat !", dit-il). Dans le sketch
Catholic Highschool girls in trouble, un des types
couche avec une femme mûre et s’aperçoit
de la supercherie . Elle dit à la caméra :
"A chaque fois on me confond avec ma fille".
Dans la VF, cela donne : "A chaque fois on me confond
avec mon fils !". Cela n’a alors plus du
tout le même sens ! De même dans le journal
télévisé, l’astrologue à
la fin annonce : "Si vous êtes Gémeaux
comme moi attendez-vous à l’inattendu".
Or dans la VF, cela a été remplacé
par : "Si vous êtes Capricorne, attendez-vous
à l’inattendu". Plus surréaliste
encore, la fin de Courtroom qui se traduit en VO
par "Le commentateur fut emprisonné pour
une durée de 20 ans", alors qu’en
VF on parle de "Le commentateur fut condamné
à faire du vélo pendant vingt ans sans selle".
Bref, aberrations littérales, approximations de traduction
ou volonté d’adapter à sa sauce le matériel
d’origine ? Toujours est-il que le film en VF possède
un degré d’exagération dans le doublage
qui rend le film encore plus cabotin. On pense parfois au
panard qu’on du prendre les doubleurs pour certaines
séquences, et d’ailleurs cela se sent quand
on écoute le personnage de Loo dire "Monsieur
Peine-à-jouir" au lieu de monsieur Pennington.
La VO possède une plus grande logique de ton. Le
film est à voir dans les deux langues même
si on lui préférera la version originale.
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Bel
effort de design avec de plus des menus sonorisés
- même si la musique finit par taper sur les nerfs.
Avant de parler plus en profondeur des suppléments
de cette édition deux DVD, il faut parler de la
tonalité générale des menus et de
la façon dont ceux-ci sont présentés.
Il faut s’attendre à un humour potache, qui
peut ne pas plaire à tout le monde, même
si on suppute que les gens sont ouverts d’esprit
pour laisser passer quelques blagues qui hors contexte
seraient tout simplement débiles. Sur le premier
DVD on trouve le film et quelques petits suppléments,
dont :
Un apéritif, mise en bouche avant de démarrer.
Une petite introduction par John Landis
hilare et très souriant qui s’y reprend à
six ou sept reprises avant de présenter de façon
correcte le film. Jim Abrahams y va aussi de son petit
mot.
Le commentaire audio de John Landis,
Jim Abrahams, David et Jerry Zucker et Bob Wise. Malgré
la cacophonie de l’entreprise (tout le monde parle
en même temps !), le commentaire audio reste un
petit régal, puisque les intervenants montrent
un sens de l’humour et du second degré qui
sied à merveille à l’exercice. C’est
bien simple : les anecdotes pleuvent et il faut tendre
parfois l’oreille pour ne rien perdre tant cela
va vite. Entre les souvenirs des uns et des autres, les
petites blagues, les explications à propos de diverses
scènes, il n’y a pas de temps mort ou presque.
On apprend beaucoup de choses sur le tournage, il serait
donc fastidieux de rapporter par écrit ce qui est
commenté, tant il y aurait à dire, le commentaire
se révélant aussi riche que le film lui-même.
Quelques anecdotes à relever : David Letterman
était pressenti pour le rôle d’ouverture
(sketch Argon), mais il déclina l’offre.
C’est le directeur de casting du film qui joue le
rôle de Ron Butler. La plupart des acteurs qui jouent
étaient déjà des acteurs sur scène
avec le Kentucky Fried Theater. On apprend qu’une
bonne partie de la famille et des amis du réalisateur
et des scénaristes sont dans Hamburger Film
Sandwich. L’acteur qui joue Claude Lamont a
un petit rôle dans le Shining de Kubrick.
Autres anecdotes : les producteurs avaient peur que les
bougies ne tombent et foutent en l’air le décor
dans le sketch des deux amants après le dîner
aux chandelles. Le moindre centime devait être économisé
et lorsque l’acteur casse la moitié du décor,on
suppose que les producteurs devaient grincer d’autant
plus des dents. Le dinosaure est issu d’un stock
shot du film Le Monde Perdu de Irwin Allen. Plus tard
la scène du nunchaku a été censurée
en Angleterre, la représentation de cette arme
étant interdite. Un autre titre a été
envisagé, celui de Free Pop Corn. Il y
a encore bien d’autres informations que vous êtes
libres de découvrir par vous-mêmes. De très
loin, LE supplément de ce premier disque, voire
de l’édition tout court.
Un lien internet, permettant d’accéder
au site de Wild Side Video entre autres.
L’autre partie des suppléments se trouve
sur le deuxième disque. On y trouve :
Autour du film - Plein Ecran - 0'30"
: Animation en 3D. Un morceau de poulet volant tourne
autour du DVD de Hamburger Film Sandwich.
Bande-annonce - Plein Ecran - VOSTF -
2'17" : Une BA à l’humour grinçant
qui montre un Samuel L Bronkowitz, producteur émérite
et d’un certain âge assis dans un fauteuil
présenter le film en le qualifiant "de
plus grand de tous les temps". Il le présente
en lisant un prompteur.
Club
Sandwich - Plein écran - 28’58 :
L’histoire du film en six chapitres. Rélisateur
et scénaristes du film reviennent d’abord
sur sa genèse. Il était question au départ
de troupe qui présentait un spectacle sur Pico
Boulevard en 1972 à Los Angeles. Il fut question
par la suite de l’adapter pour le cinéma.
David Zucker a invité John Landis et lui a demandé
de monter un film promotionnel qui a fait un fiasco. Pour
des problèmes de financements, c’est au final
vers un ami propriétaire du Nu Art Theater, qu’il
se tourne, Kim Jorgenson. Tourné en grande partie
à Pasadena, il n’a pu disposer que d’un
seul décor. Aucun des membres ne savait ce qu’était
un plateau, c’était une expérience
nouvelle. John Landis donne son appréciation du
film et avoue adorer le segment Fistfull of yen
en grande partie parce qu’il est lui-même
fan de kung fu et qu’il admire Bruce Lee. A cette
occasion il devient même émouvant quand il
aborde la question en disant qu’il reste à
ses yeux le meilleur. Jim Abrahams avoue ne pas aimer
le segment sur l’assassinat de John Kennedy, tandis
que son frère explique son "amour" pour
le sketch de l’oxyde de zinc. Dans les dernières
secondes, John Landis raconte une anecdote, en parlant
de Cleopatra Schwartz. L’actrice qui l’interprète
était avec son fiancé, et à un moment
il crût qu’il y allait avoir un film Cleopatra
Schwartz ce qui n’eut bien entendu pas lieu. Il
se lance même dans une blague très marrante
pour conclure son intervention.
Photos de tournage :
Sans doute la partie la plus à même de fournir
de belles infos mais aussi la plus frustrante par son
manque d’interactivité. Trois galeries proposées,
lesquelles affichent des photos pour la plupart en noir
et blanc malheureusement, les derniers clichés
étant en couleur. La galerie 1 reprend dans l’ordre
chronologique les premières photos de plateaux.
La Galerie 2 continue dans l’ordre chronologique
et est axée en priorité sur le segment Fistfull
of Yen. La Galerie 3 enfin concerne les dernières
séquences. A chaque fois une voix-off rejoue en
VF les scènes. Premier constat : il est impossible
de faire une pause, de passer d’une photo à
une autre comme bon nous semble. La lecture aléatoire
n’est donc pas possible. D’autant plus rageant
quand on voit que certains clichés sont très
réussis mais qu’on est obligé de tout
revoir pour les consulter. Second constat : les clichés
ne sont pas très originaux et il n’occupent
pas tout l’écran. Dommage.
En cliquant sur Toilette, on trouve un
court extrait qui est en fait un plan de Catholic
Highschool Girls in trouble. On peut aussi tomber
sur un extrait vidéo, qui est un sketch de 10 secondes.
En cliquant sur Casting, on tombe sur
une galerie de photos animées ‘coquines’
de poupées prenant aux pieds de la lettre les principes
du Kama-Sutra.
Un Making-of - Plein écran - VOSTF-
18'45" : Documentaire réalisé en 8mm
par David et Jerry Zucker. L’image est abîmée
et le son très moyen, mais on y voit les principaux
intéressés au quotidien sur le plateau.
Cela nous permet de voir John Landis au travail, dirigeant
ses comédiens tandis que Bob Weiss veille dans
son studio. Un document brut qui reste fascinant par sa
capacité à montrer l’envers du décor
(équipe technique, utilisation des décors,
répétitions, repérages des scènes).
Un des rares documents disponibles qui révèle
un grand intérêt pour quiconque s’intéresse
à la mise en scène. A noter à un
moment le décrochage de l’image qui donne
un cachet amateur au tout.
L’interactivité continue avec une option
Choisir la sauce qui ouvre la porte à
deux sections.
Section Ketchup :
Loin du film - Même principe que
autour du film. On reprend les images de la bande-annonce
présentées par Bronkowitz mais dans une
fenêtre minuscule.
Ultimate making-of - 4'30" : Plans
fixes sur la fabrication en usine des DVD du film. A la
fin, une phrase demande : "Vous n’avez rien
d’autre d’intéressant à faire
?"
Un petit bonus, frite : en cliquant on
regarde un rush de quelques secondes d’un sketch
Une scène coupée d’un
autre film : 0’22. Petit film tourné en vidéo
qui montre un poisson rouge broyé dans un mixeur.
Publicité : 0'30" -Pub détournée
dans laquelle on voit un hamburger dans le DVD du film
servir de conditionnement.
Parodies
: Trois parodies se voulant drôles donc essayant
de reprendre l’esprit des ZAZ et de Hamburger
Film Sandwich. Il est d’usage de souligner
qu’il n’y a rien de pire qu’un sketch
comique n’étant pas drôle. Exit donc
la spontanéité des sketchs des ZAZ, on se
retrouve devant de petits sketchs tourné en caméscope,
donc qui en soit ne sont pas désagréables,
mais qui vont d’un point A à un point B,
en d’autres mots très prévisibles
voire déjà-vu.
Le Biznessman : 0'40". Un biznessman
raconte sa vision du métier tout en se lavant les
cheveux dans la cuvette des toilettes grâce à
son Harbic Gel Douche.
J’ai peur crêpeur : 4'40".
Après un début intéressant, le sketch
est une énième parodie de l’univers
de M Night Shyamalan, orthographié ici M Night
Chien malade (sic), avec dans le rôle principal
une crêpe tueuse sur un visage qui transforme le
personnage en serial killer.
Fishing Nemo : 6' - Sketch sympathique
même si reprenant un univers déjà
crée de toutes pièces. On y voit le personnage
du poisson devenir l’ingrédient d’un
bien étrange hamburger.
Section mayonnaise
:
Gros plan sur le film : gros plan sur
le film donc.
Kad et Olivier - Plein écran -
13' : Les deux célèbres comiques français
qui officiaient un temps dans La Grosse émission
sur Comédie ! sont accompagnés du réalisateur
de Mais qui a tué Pamela Rose et parlent
du film dont on leur montre quelques scènes. Ils
évoquent l’influence qu‘il a eu, évoquent
leur façon d’aborder l’humour et les
limites qu’ils s’imposent eux-mêmes,
tout en révélant leur position sur la question
de la chute, bête noire de l’humoriste au
moment de l’écriture. Intéressant
bien que trop court.
Scène commentée : commentaire
audio de Steven, responsable des effets spéciaux,
qui s’exprime en allemand sur la scène d’infiltration
de Loo dans le segment parodiant le film de kung fu.
Une recette de l’hamburger, avec
des ingrédients quelque peu explosifs et une façon
plus conventionnelle de les préparer.
Enfin une section DVD rom qui propose
des affiches du film imprimables en haute définition.
Cette très belle édition collector d’un
film assez méconnu encore de nos jours d’un
des plus grand trio de l’histoire de la comédie
permet donc de découvrir et redécouvrir
à foison ce film à sketch aussi drôle
qu’original. Il reste cependant que malgré
les efforts de design et d’interactivité,
certains bonus auraient pu être encore étoffés
davantage et surtout plus intuitifs.
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