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Test dvd

Le Festin nu

DVD - Région 2
Opening
Parution : 26 / 10 / 2006

Image

La copie bénéficie du Festin nu d’une très bonne définition et de contrastes faisant honneur à la richesse de tons de la photographie de Peter Suschitzky. Il n'y a aucuns problèmes de netteté qui, vu les dominantes vertes, se remarqueraient immédiatement si l’image bavait, ni de profondeur (l’arrière-plan est souvent sollicité à l’image). De tous les Cronenberg pré-2000, celui-ci s’en tire probablement le mieux !

Son

Un bon mixage stéréo, quoique les voix soient parfois légèrement étouffées en version originale (il faut dire que Peter Weller marmonne). La version française, au-delà de la question technique, ne saurait rendre justice à la langue intraduisible de Burroughs et perd donc beaucoup de la drôlerie naturelle des dialogues. On voudrait aussi plus d’ampleur pour un soundtrack d’exception.

Suppléments

DVD 1

Commentaire audio de David Cronenberg (110 min)
Plaisir égalant celui de la vision simple que d’entendre la voix de Cronenberg se poser sur un film que sa relative nonchalance prête à l’exercice. Le cinéaste réfléchissant beaucoup sur son travail, son écoute est instructive et ne fait jamais office de remplissage... On regrettera même au contraire qu’il se taise sur le dernier quart d’heure du film et nous quitte sans les adieux habituels !

DVD 2

Les films de Cronenberg (50 min)
Ce documentaire (également disponible sur les éditions DVD et BR de Faux-semblants) retrace sur un ton hagiographique le parcours de Cronenberg de l’underground canadien à A History of Violence. Outre le commentaire du cinéaste sur la plupart de ses œuvres, plusieurs comédiens interviennent pour vanter les mérites de ce grand directeur d’acteurs : Holly Hunter, Michael Ironside, Peter Weller, Jennifer Jason Leigh. Au-delà de l’admiration revient souvent cette remarque qu’aucuns d’eux n’aimeraient vivre dans l’esprit de Cronenberg. On regrettera toutefois de ne pas entendre d’autres fidèles collaborateurs essentiels à la réussite de ses films : Howard Shore, Carol Spier, Denise Cronenberg, Peter Suschitzky, Ronald Sanders… Debbie Blondie Harry, pour qui le passage devant la caméra dans Videodrome ne fut pas aisé, dit voir en lui un authentique punk. C’est un peu la scandaleuse élégance du cinéaste : être à la fois punk et gentleman.

Interview de Serge Grünberg (15 min)
Le spécialiste français du cinéaste analyse de façon brève et pertinente la façon dont Naked Lunch traite de la création artistique et du pouvoir imaginatif, s’appuyant entre autres sur tous ces « moments-preuves » que William Lee n’a jamais quitté NYC. Pour une analyse plus fouillée (notamment sur le rapport à Orphée et à Vertigo), on peut renvoyer le lecteur au livre d’entretiens paru aux éditions des Cahiers du Cinéma que Serge Grünberg a mené avec David Cronenberg et où il aborde longuement ce film-ci.

Interview de Howard Shore (20 min)
Fin 2000, Howard Shore et David Cronenberg invités pour une Master Class par Virgin à l’occasion de la parution du livre d’entretien de Serge Grünberg sont interviewés par celui-ci. Ils reviennent sur leur collaboration de longue date, au moment où d’autres cinéastes aussi différents qu’Arnaud Desplechin et Peter Jackson font appel au talent de Shore. Il est peut-être moins aisé de parler métier pour un musicien que pour un metteur en scène, toujours est-il que cet échange ne constitue pas, loin s’en faut, une pièce maîtresse pour qui voudrait en savoir plus dans les détails sur son travail : tout est dit par Grünberg dans sa présentation avant ouverture de la discussion ! Les collaborateurs "techniques" de Cronenberg sont les grands perdants des suppléments à son sujet… quand ils ne sont pas occultés, c’est le manque relatif de pertinence des entretiens qui frappe.

Films-annonces
La merveilleuse bande-annonce de Naked Lunch, où William Burroughs commente la sortie du film, y côtoie celles de Dead Zone et de Chromosome 3 (moins marquantes et en VF pour la seconde).

Filmographie de David Cronenberg
Disponible sous la forme d’un générique défilant à l’écran.

Par Jean-Gavril Sluka - le 10 septembre 2012

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