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Test dvd

Coffret Destination Mars

DVD - Région 2
Artus
Parution : 27 / 9 / 2011

Image et son

Voici un coffret thématiquement très cohérent, proposant quatre des premiers films de ce que l’on a appelé "le nouvel âge d’or de la SF américaine" située dans les années 50. Il n’en va malheureusement pas de même au niveau de la qualité des copies présentées. L’éditeur s’excuse néanmoins d’emblée, en affirmant proposer le meilleur matériel possible, celui-ci étant néanmoins très loin d’être ne serait-ce que satisfaisant. Au niveau sonore, les versions originales sous-titrés qui sont proposées, sans être miraculeuses, s’avèrent en revanche très correctes. A signaler la présence d’une version française uniquement sur Invaders from Mars.

La plus belle réussite concerne paradoxalement le film le plus ancien, soit Rocketship X-M. A l’exception de lignes verticales présentes très discrètement sur des séquences entières et de quelques poinçons et brûlures, il s'agit d'une copie parfaitement propre et surtout magnifiquement définie et contrastée. Seul un long panoramique horizontal lors de l’arrivée sur Mars nous dévoile une compression moyennement bien gérée. Mais sur l’ensemble, c’est plus que correct. Il en va de même concernant la piste sonore de très bonne qualité.

Cela se gâte franchement lorsqu’on en arrive à Flight to Mars. Et ce n’est pas l’état de la copie (déjà déplorable) qui s’avère le plus pénalisant pour le confort de visionnage : durant une demi-heure heure, les images sont saccadées et il faut bien avouer que c’est assez insupportable à regarder. Autrement, le transfert est loin d’être de première fraîcheur. Si la compression est correcte, le master est un déluge ininterrompu de scratchs divers et variés (brûlures, taches, lignes, rayures et autres défauts de pellicule), les couleurs ont passé (même s’il s’agit d’une pellicule Cinecolor), les contrastes sont faibles et la définition vire souvent au flou. La bande-son s’avère correcte mais attention, messieurs les sous-titreurs, aux grosses fautes d’orthographe et de grammaire. Bref, voilà une copie assez déplorable.

Concernant Red Planet Mars, le problème de saccade n’existe plus mais a fait place à un effet d’escalier sur les contours des personnages à chaque fois que ceux-ci se déplacent. Le film étant assez statique, l’ensemble reste regardable à condition d’aimer le gris en lieu et place du noir et blanc et de supporter les images mal définies. Cela étant dit, pour les moins pointilleux, l'ensemble se laisse regarder, contrairement à Flight to Mars, d’autant que le master est plutôt propre cette fois. Sur le plan sonore, il n'y a pas grand-chose à déplorer ; cela reste dans une honnête moyenne, assez clair et sans souffle intempestif.

Si la copie de Invaders from Mars est presque aussi abîmée que celle de Flight to Mars - sans les énormes brûlures de ce dernier - elle a aussi l’avantage de ne pas être aussi saccadée. Le rendu est néanmoins très loin d’être fluide. De plus, les couleurs sont dans un sale état et des lignes verticales viennent continuellement strier le devant de l’écran. Bref, il vaut mieux être prévenu : si ça peut se laisser regarder, ça fait quand même sacrément mal aux yeux ! Sur le plan niveau sonore, le film s’avère en revanche correct.

Suppléments

Dans la liste des suppléments, on trouve des diaporamas d’affiches et de photos pour chaque production, les bandes-annonces de tous les films contenus dans les différents coffrets prestiges de l’éditeur Artus (celui-ci, mais également celui consacré à Bela Lugosi et un dernier comprenant des films avec des dinosaures).

Deux courts métrages récents sont inclus : La Révélation de Vincent Diderot, amusante et intéressante mise en abime, puis Beyond Lifedome de Viktor Alexis, joli essai en noir et blanc; plastiquement superbe, mais dont on se demande ce qu’il vient faire ici puisque n’ayant pas vraiment de rapport avec la thématique du coffret.

Ajoutez à cela quatre lobbycards ainsi qu’un livret de 12 pages très bien fait sur l’histoire de la vague de SF qui a sévi sur les USA durant les années 50 et vous connaîtrez tout le contenu de ce coffret qui, malgré la faible qualité de ses copies, devrait pouvoir passionner les amateurs de science-fiction. Il s’agit en tout cas d’un joli digipack que l’on doit ranger dans un sur-étui lui aussi cartonné.

Par Erick Maurel - le 22 décembre 2011

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