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Test dvd

6 Films de Luc Moullet

DVD - Région All
Blaq Out
Parution : 7 / 9 / 2006

Image et son

Anatomie d'un rapport
Une compression moyenne, avec du bruit numérique visible sur les fonds clairs (soit sur la quasi-intégralité de l'image) et des artefacts sensibles sur les mouvements. Le son est grésillant, un peu étouffé. Un souffle est présent sur l'intégralité de la bande-son, plus ou moins présent.

Genèse d’un repas
Une qualité assez irréprochable pour ce film. Les master est très propre, la définition impeccable et il n’y a pas de problèmes de compression à relever. La bande sonore est tout aussi satisfaisante, claire, sans souffle ou craquements.

Les Contrebandières
Une très belle copie, bien nettoyée et bénéficiant d’un transfert impeccable. La définition est tout à fait satisfaisante, et à part quelques très légers effets d’aliasing la compression est irréprochable. La bande-son est un peu étouffée, manquant de dynamique, mais sans défaut de souffle ou de craquements notables.

Une aventure de Billy Le Kid
Du bruit numérique est sensible sur l’ensemble du film. Des effets d’aliasing sont également visibles sur les mouvements de caméra. Les couleurs sont par contre très bien rendues et le master nettoyé de toutes ses impuretés. La bande-son est d’excellente qualité, très dynamique, bien mixée pour la version anglaise. La version française est par contre plus étouffée.

Brigitte et Brigitte
L'image est très belle, bien contrastée. Le master est impeccable. La définition est de bonne tenue. On note quelques très légers effets de compression sur les mouvements rapides.

Parpaillon
Un manque flagrant de définition et un fourmillement numérique omniprésent marquent le pas, comme pour Les Sièges de l'Alcazar, entre une source 35mm et une source vidéo. L'ensemble est tout à fait regardable, mais il ne faut pas vraiment attendre que la beauté des paysages marque notre rétine. La bande sonore est bonne mais sans relief ni dynamique.

Les Sièges de l'Alcazar
On trouve ce dernier film sur le DVD bonus en compagnie du documentaire L'Homme des roubines. La compression laisse à désirer, de nombreux fourmillements numériques sont visibles et les noirs sont trop profonds. De son côté, le son est très correct, clair et dynamique.

Suppléments

L'Homme des roubines. (réalisation : Gérard Courant - 54min - 2001)
« Moullet, c'est Courteline revu par Brecht ». Cette citation de Godard ouvre ce documentaire consacré au travail de Moullet. Luc Moullet est un descendant des immigrés arabes battus à la bataille de Poitiers et réfugiés dans le sud de la France. Sa grande taille, ses ongles carrés témoignent de ces origines kabyles. C'est ainsi que le cinéaste se présente, s'amusant à se mettre en scène comme il aime à le faire dans ses propres films. On le suit dans une visite guidée de ses Alpes du Sud. Il nous emmène dans les villages les plus reculés en en contant les histoires. Il revient sur les lieux du tournage de Brigitte et Brigitte, Billy Le Kid, Les Contrebandières, Terres noires... Un passage près du centre hospitalier de La Ragne (un asile qui ne dit pas son nom) anticipe même La Terre de la folie. Beaucoup de membres de la famille sont passés par là et Moullet parle de son angoisse de la folie, espérant à la fin de sa vie pouvoir être heureux « de ne pas avoir étranglé ma femme et violé ma fille... mais bon, je suis peut-être optimiste ! ».

Ce long entretien est entrecoupé d'extraits de ses films et par Jean Abeillé (l'homme qui habillait La Sept, fidèle de Mocky mais aussi de Moullet) qui décline les hauteurs de villages des Alpes du Sud. Complet et drôle, cet excellent documentaire offre quelques pistes pour entrer dans le cinéma singulier et à nul autre pareil de Luc Moullet. Et puis, la façon dont le cinéaste reste imperturbable en racontant ses histoires les plus saugrenues est toujours un bonheur !

Par Olivier Bitoun - le 9 janvier 2014

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