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Test blu-ray

Ray Harryhausen - Le géant des effets spéciaux

BLU-RAY - Région B
Sidonis / Calysta
Parution : 15 / 10 / 2020

Image


le monstre vient de la mer

Les trois films présentés ici étaient déjà proposés dans le coffret The Wonderful Worlds of Ray Harryhausen, Volume One: 1955-1960, édité par les Anglais de Powerhouse Indicator en septembre 2017 à partir de masters restaurés. Trois ans plus tard, Sidonis/Calysta reprend donc ces restaurations pour le marché français. L’impression générale est déjà plutôt bonne pour ce premier film de 1955, qui affiche d’abord une belle propreté (à part quelques rares points blancs) et une stabilité sans faille. Il faut avoir à l’esprit qu’on a affaire à trois types d’images différents. Le Monstre vient de la mer utilise de nombreux stock-shots techniquement plus perfectibles (plus sales, plus granuleux, bien moins définis, avec des pulsations lumineuses). Ensuite et bien sûr, il contient aussi de nombreuses séquences d’effets spéciaux qui ont nécessité plusieurs expositions et recombinaisons de plans, qui font baisser la qualité du rendu en termes de précision, de luminosité et d’harmonie entre différents plans de l’image. Enfin, les scènes en tournage réel se montrent généralement séduisantes avec un bon piqué (le rendu des matières et des étoffes l’atteste) et une échelle de gris étendue. Les contrastes, dans ce cas, sont soutenus avec des noirs francs (à l’exception de quelques scènes). Néanmoins, la définition peut baisser de façon évidente dans les séquences en basse lumière, et l’on note du pompage sur les scènes d’extérieur en mer. On déplorera enfin tout de même un bruit vidéo trop accentué (même si la compression ne démérite pas dans l’ensemble). En résumé, malgré des problèmes inhérents aux conditions de tournage et à la nature des effets spéciaux, en dépit d’un scan 2K probablement ancien, le rendu HD est bien présent avec un respect du grain d’origine. Le comparatif ci-dessous montre le bond qualitatif entre le DVD anglais et ce Blu-ray :

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Conformément au souhait exprimé par Ray Harryhausen qui regrettait de ne pas avoir pu tourner en couleur, Le Monstre vient de la mer a bénéficié - si l’on peut dire - d’une colorisation récente (supervisée par le maître, satisfait par l’opération). Cette édition propose donc également la version colorisée. Le procédé peut faire illusion parfois, surtout lors des scènes en extérieur et pour celles dotées des effets spéciaux conçus par Harryhausen. Le choix des couleurs se révèle alors crédible. Mais il faut se faire à la carnation des comédiens qui semblent avoir passé trop de temps sous les UV, et à une Faith Domergue qui a l’air de s’être endormie sur son pot de fond de teint. La qualité de la colorisation baisse néanmoins dans les scènes sombres. Cela dit, ce traitement ne dénature pas vraiment les caractéristiques de l’image de base. Le spectateur a le choix, c’est le principal.


les soucoupes volantes attaquent

Les remarques techniques faites pour Le Monstre de la mer restent plus ou moins valables pour ce deuxième film du coffret. Globalement, l’image des Soucoupes volantes attaquent, issue d’un master restauré 2K, est plutôt séduisante et digne d’une édition haute définition. Il est évident que jamais nous avions vu ce film dans de telles conditions (après les Britanniques, en 2017). Mais dans le détail, plusieurs éléments nous font tiquer. Le master a été très bien nettoyé, même si quelques rayures discrètes apparaissent de temps à autre, et la stabilité est de mise. L’image est généralement très lumineuse, mais ce critère varie selon les séquences. A vrai dire, c’est l’irrégularité du rendu dans tous les domaines qui pose question. On ne veut pas parler ici des différences de propreté, de granulation et de piqué entre les scènes originales et les différents stock-shots, logiquement plus abîmés et moins définis, cela est parfaitement normal. Il en va de même pour les plans composites avec incrustations où la définition globale baisse en qualité, normal aussi. C’est plutôt qu’on a parfois l’impression que le rendu varie au sein d’une même séquence tournée, comme si on avait affaire à plusieurs sources sans que l’on puisse évidemment le confirmer. Ceci est éloquent dans une des premières séquences, celle dans laquelle le couple roule en voiture : une fois qu’ils remontent dans leur auto après l’apparition de la soucoupe, l’image a changé, elle est devenue plus grossière (moins définie, plus granuleuse). Même chose pour les contrastes : parfois ils sont très bien gérés avec du relief et des noirs profonds, une échelle de gris étendue, parfois le gamma semble avoir été réglé pour remonter toutes les valeurs. Pour le piqué, nous pouvons avoir affaire à des plans rapprochés et des gros plans magnifiques de précision (comme le montre le rendu des matières) comme à des plans où il se met à chuter. Des remontées de grain numérique peuvent aussi se produire mais cela reste rare même si la compression n’est pas optimale. Enfin, malgré un peu de lissage, l’aspect argentique est globalement respecté. Bref, on ne désire pas ici donner l’impression d’être trop sévère en mettant le nez dans l’image ; sachez que ce film bénéficie globalement de caractéristiques techniques attrayantes, même s'il faut composer parfois avec des plans dégradés.

Les Soucoupes volantes attaquent a aussi profité des progrès techniques en la matière pour être colorisé, selon les souhaits initiaux de Ray Harryhausen. Même si le risque de sursaturation des couleurs est toujours présent, le résultat est plus encourageant que pour Le Monstre de la mer. Les puristes feront logiquement la moue et pourront crier au scandale, mais l’honnêteté nous amène à dire que les séquences à effets spéciaux gagnent souvent en réalisme et en spectaculaire. Cela reste une option intéressante.

à des millions de kilomètres de la Terre

Le test du film sera publié en même temps que l'analyse de celui-ci.

Son


le monstre vient de la mer

Ce Blu-ray propose deux bandes-son originales en mono et dans un remixage 5.1.  A vrai dire, les différences entre ces deux pistes sonores sont très minimes. Les voix des comédiens sont un peu plus détachées vers l’avant sur la scène frontale pour la piste multicanale, mais de façon artificielle, et l’on note une très légère aération mais absolument rien de frappant ne se ressent. Quant aux enceintes arrière, elles parviennent à rester on ne peut plus discrètes. On retiendra les bonnes caractéristiques de base de ces deux pistes : une clarté générale malgré quelques stridences et un bon équilibre entre les différentes sources. On privilégiera tout de même la bande-son mono d’origine, un peu plus naturelle dans son équilibre et ses effets.

les soucoupes volantes attaquent

Ce film est disponible en version française, ainsi ce sont trois pistes sonores qui nous sont proposées. Toutes les trois sont propres et parfaitement claires mais ne se valent pas. Bravo pour l’effort d’avoir inclus une VF mais celle-ci présente des caractéristiques habituelles : voix trop placées en avant avec un peu de réverbération, équilibre avec les ambiances (étouffées) moins naturel, sans oublier un doublage aux fraises sur un plan dramatique. Il faudra donc se tourner vers les pistes originales, de très bonne qualité (équilibrées, profondes, vivantes), en DTS-HD MA mono 2.0 ou 5.1. A vrai dire, la différence entre les deux bandes-son relève de l’infinitésimal à part peut-être pour la musique et quelques rares effets sonores.

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Le test du film sera publié en même temps que l'analyse de celui-ci.

Suppléments


le monstre vient de la mer

Tim Burton face à Ray Harryhausen (27 min 10 - 1.85 - SD - 2007)
Il s’agit d’un entretien enregistré au domicile du vieux maître des effets spéciaux. Le cinéaste de Mars Attacks !, Edward aux mains d’argent et Ed Wood, biberonné aux films de monstres des fifties, visiblement ému et enthousiaste, prend un grand plaisir à bavarder avec Ray Harryhausen. En position à la fois de fan et d’expert, Tim Burton questionne ici l’un de ses mentors sur ses créations, la fabrication des soucoupes volantes, des divers monstres, la praticité des techniques utilisées. Ils parlent des budgets alloués pour ces films de série, évidemment très minces. Burton insiste sur la personnalité et l’aspect artistique et poétique des créations du maître. Harryhausen évoque sa complicité professionnelle avec Charles Schneer, son travail avec les scénaristes ; il était alors seul aux manettes des effets spéciaux à l’époque, un aspect artisanal révolu depuis. Les deux artistes abordent sa faculté d’apporter de l’émotion aux créatures fantastiques, l’influence de Willis O’Brien et King Kong, l’héritage des films fantastiques et de monstres des années 50 sur Burton, nostalgique de la technique de stop motion. Ils rigolent des légendes autour des extraterrestres, rappellent la peur de l’inconnu propre à ces années 50, la crainte du progrès scientifique (la radioactivité surtout), la paranoïa liée alors à au contexte géopolitique qui innervent les films. Ils insistent sur la magie liée aux manipulations des créatures, sur l’aspect organique de la fabrication, et enfin le rôle du son et de la musique. Ils concluent sur la colorisation des productions de Ray Harryhausen, qui correspond à un souhait ancien entravé par le manque d’argent. Celui-ci dessinait ses créatures en noir et blanc, influencé par Gustave Doré. Il a d’ailleurs supervisé le processus de colorisation et s’en montre plutôt satisfait. Harryhausen aime les monstres, ne considère pas ses œuvres comme des films d’horreur et apprécie la grande faculté de compréhension des enfants. Et nous-même de beaucoup apprécier cet entretien informel et chaleureux.


Matériel publicitaire d’origine (17 min 53 - 1.85 - SD - 2007)
Le producteur Arnold Kunert, connaisseur de l’œuvre de Ray Harryhausen et grand collectionneur d’articles, d’illustrations et de plaquettes publicitaires des années 50, nous fait une présentation sérieuse et savante de ce matériel publicitaire d’un autre âge mais qui revêt un caractère nostalgique fort. Il estime que Le Monstre vient de la mer a bénéficié du meilleur matériel publicitaire des trois films en noir et blanc produits par la Columbia. Kunert nous décrit en détail les caractéristiques, les tailles et l’usage promotionnel des affiches, des photos et des lobby cards selon les objectifs visés et le type de salles de cinéma. Il nous expose beaucoup de documents différents qui témoignent d’une toute autre époque où naïveté, créativité et logique commerciale pure faisaient bon ménage. Kunert aborde ensuite la conception des bandes-annonces, souvent particulièrement longues alors, et le rôle grandissant de la télévision qui obligeait à adapter leur durée. Il s’arrête sur la fameuse créature Ymir (20 Million Miles to Earth) qui eut un énorme succès auprès des fans et dont la publicité s’est emparée. Il insiste aussi sur l’aspect historique des plaquettes publicitaires qui « révèlent l’orientation de l’industrie dans les années 50 et 60. »  La présentation de l’intervenant n’évite pas le didactisme mais son témoignage reste très intéressant, rien que par la quantité d’archives illustrées qui nous sont présentées.


A propos du film - Ray Harryhausen se souvient du film (21 min 45 - 1.85 - SD - 2007)
Dans ce module, le maître, très disert, raconte les origines du projet, sa rencontre déterminante avec Charles H. Schneer, les conditions de travail avec Sam Katzman, producteur de ces premiers films à petit budget. Il souhaitait alors travailler seul dans son propre studio, en toute liberté et avec son propre équipement. 7-8 mois de montage furent nécessaires pour achever ses effets spéciaux dans sa « boutique » à Culver City. Harryhausen parle de ses recherches pour concevoir la pieuvre géante (il prit la liberté d’éliminer deux tentacules !), de la conception de ses story-boards, de l’approche documentaire assumée du scénario, de la gestion compliquée des mouvements de la créature (une glace déformante simulait l’eau, associée à des projections de scènes aquatiques), des multiples expositions de la pellicule pour la combinaison des divers plans truqués et live. Il aborde plus en détail la destruction des bâtiments par les tentacules et les techniques utilisées pour la séquence du pont de San Francisco (une miniature). On retient avant tout l’aspect pionnier de son artisanat, où il était question de tout défricher et de tout inventer. Un documentaire intéressant, illustré par des extraits du film en couleur, et auquel s’ajoutent deux interventions extérieures, pas vraiment utiles toutefois. Celle du superviseur des effets spéciaux John Bruno, qui relate sa découverte des effets spéciaux de Ray Harryhausen via Le Monstre vient de la mer et la destruction du Golden Gate Bridge ; et celle de John Canemaker, réalisateur, écrivain et historien du cinéma, qui aborde les défis que devait relever Harryhausen pour générer précisément des mouvements adéquats.



les soucoupes volantes attaquent

Entretien avec Joan Taylor (17 min 30 - 16/9 - DD 2.0 - VOST - 2007 - SD)
Cette aimable femme de 78 ans (à l’époque de cette interview, elle nous a quittés depuis) commence par s’étonner de la postérité des deux films fantastiques qui lui ont apporté une certaine célébrité. L’actrice, qui petite rêvait d’être Shirley Temple, raconte son parcours. Dès sa jeunesse, elle regardait de nombreux films dans la salle de cinéma qui appartenait à son père. Après avoir étudié la musique et la danse, elle participe à des shows pour l’USO, l’organisme chargé de divertir les forces armées américaines, avant d’être acceptée en 1946 dans le fameux Pasadena Playhouse, le centre californien d’arts et de spectacle, où elle rencontre son mari scénariste. Remarquée par le comédien Victor Jory, elle est engagée pour jouer à ses côtés (et Randolph Scott) dans Fighting Man of the Plains ; c’est le début d’une carrière émaillée de nombreux westerns, un genre qu’elle affectionnait. Elle parle ensuite de son expérience dans le musical Rose Marie réalisé par Mervyn LeRoy et chorégraphié par Busby Berkeley. Lâchée par Paramount, elle fait la connaissance du producteur Charles Schneer pour Les Soucoupes volantes attaquent. Elle souligne sa bonne entente avec l’acteur Hugh Marlowe, syndicaliste motivé, et aborde le tournage du film à travers des lieux qui l’impressionnent encore aujourd’hui (les marches du Capitole, le Pentagone, Washington D.C., Zuma Beach à Malibu.) L’année suivante, elle enchaîne sur A des millions de km de la Terre avec comme partenaire William Hopper (fils de la célèbre et redoutable chroniqueuse Hedda Hopper). Actrice free-lance, elle a ensuite participé à nombre de séries télés. Elle évoque tendrement son mari Leonard Freeman, le créateur de la série Hawaï Police d’Etat. Enfin, elle profite de l’occasion pour remercier Ray Harryhausen, qu’elle n’a pas eu l’opportunité de rencontrer, toute fière d’avoir pu jouer dans ces films. Cet entretien joue surtout sur la fibre émotionnelle mais les anecdotes remémorées ici se révèlent peu intéressantes. Nous sommes en présence d’une grand-mère sympathique et attendrissante, mais force est de constater que l’on n’apprend pas grand-chose.


Bernard Gordon sur la liste noire (29 min 28 - 16/9 - DD 2.0 - VOST - 2007 - SD)
Produit également par Rosas Productions, voilà un document bien plus captivant. Del Reisman, membre éminent de la Writer’s Guild of America, est convié pour nous parler des ravages du maccarthysme au sein de Hollywood et du travail de reconnaissance pour les victimes entrepris bien des années plus tard. Il démarre par un rappel historique de la situation dès la fin des années 1940 : le Comité des activités anti-américaines, le contexte géopolitique de la guerre froide, la suspicion généralisée, les accusations infondées, le déni de démocratie, les conséquences sur le travail des artistes blacklistés, la peur qui s’emparait du tout-Hollywood. Les auteurs pouvaient travailler sous une fausse identité. Reisman cite donc Bernard Gordon, le scénariste des Soucoupes volantes attaquent,  blacklisté durant 15 ans, qui dut vivre et travailler en Europe. Son nom a dû être changé sur une dizaine de films qu’il a scénarisés. L’exemple de Hellcats of the Navy est cocasse puisqu’il s’agit du film où Ronald Reagan, anticommuniste forcené et futur président, et sa future femme Nancy se sont connus. Il a des mots gentils pour Bernard Gordon et rappelle la critique de Leonard Maltin sur l’intelligence des dialogues des Soucoupes volantes attaquent. Gordon était content d’avoir pu contribuer à la réussite du projet de Ray Harryhausen. Au début des années 90, la Guilde des scénaristes travaille donc en petit comité pour rendre justice aux auteurs blacklistés et remettre leur vrai nom au générique des films. Et ce, malgré les réticences, la mauvaise conscience et les malheurs des familles touchées par cette discrimination. Après un long travail de recherches, le comité a pu faire modifier le générique de 94 films. Reisman évoque les cas emblématiques des scénaristes Dalton Trumbo, Carl Foreman et Michael Wilson, ainsi que leur reconnaissance tardive Reisman cite l’exemple du Pont de la Rivière Kwai avec la mention « écrit par Pierre Boulle » en lieu et place des noms de Foreman et Wilson. Autre exemple convoqué : Lawrence d’Arabie pour lequel David Lean est allé chercher Robert Bolt pour réécrire le script de Michael Wilson, qu’il appréciait mais jugeait trop politique. La Writer’s Guild of America honora aussi Kirk Douglas comme producteur de Spartacus pour avoir placé dès l’origine le nom de Trumbo à l’écran, une histoire déjà bien fameuse. Le travail engagé et méticuleux pour l’honneur et la vérité, voilà ce qui ressort de cet entretien finalement assez instructif.


Souvenirs du film - Ray Harryhausen se souvient (21 min 26 - 16/9 - DD 2.0 - VOST - 2007 - SD)
Au tour du maître de livrer ses souvenirs à propos des Soucoupes volantes attaquent dans ce documentaire illustré par de nombreux extraits du film (dans sa version colorisée). Harryhausen dévoile un peu l’historique du projet initié par Charles Schneer. Le magicien des effets spéciaux a effectué beaucoup de recherches sur les ovnis, a consulté de nombreux livres et s’est même rendu chez l’ufologue George Adamski, qui prétendait avoir communiqué avec des extraterrestres ! Plusieurs réunions avec Schneer et Curt Siodmak ont servi à dégager une intrigue de base en vue de la rédaction du script, ce qui renseigne à nouveau sur le rôle créatif de Harryhausen dans l’élaboration de l’histoire. Les Soucoupes volantes attaquent a constitué « un défi pour l’animation » selon lui, qui nous  fournit quelques éclaircissements sur la conception des soucoupes, comme l’ajout d’éléments de rotation pour le « concept d’anti-gravité ». Le réalisateur et historien du cinéma John Canemaker intervient brièvement pour parler du réalisme des soucoupes volantes, impressionné par le travail de Harryhausen. Ce dernier explique ensuite l’effet spécial des rotations, photographiées image par image, le fonctionnement du piédestal amovible, la création des costumes des aliens avec la volonté de les rendre « semi-humains ». Autre « grand défi » : la destruction d'immeubles et de monuments. Il s’attarde aussi sur la fabrication des plans composés, propre à son processus de Dynamation, et sur l’usage nécessaire des stock-shots pour les scènes de foule ou tirés d’autres films. Ray Harryhausen se montre ravi de l’influence qu’il a eue sur Tim Burton et Mars Attacks ! C’est l’occasion de terminer son intervention sur son héritage, la postérité de ses œuvres et leur influence sur ses admirateurs devenus artistes (notamment Steven Spielberg, George Lucas ou Tim Burton). A ce sujet, viennent s’exprimer le concepteur d’effets spéciaux Stan Winston, le scénariste-réalisateur Frank Darabont et le cinéaste Terry Gilliam qui rendent tous hommage au maître. La transmission est un concept qui importe énormément à Ray Harryhausen, dont les yeux pétillants rappellent toute la magie de l’enfance et sa soif d’imaginaire.

à des millions de kilomètres de la Terre

Le test du film sera publié en même temps que l'analyse de celui-ci.

Par Ronny Chester - le 2 décembre 2020