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Test blu-ray

Le Narcisse Noir

BLU-RAY - Région 2
Carlotta
Parution : 7 / 3 / 2012

Image

Pour cette édition, Carlotta a repris un master HD fourni par l’éditeur britannique ITV Granada, le test Blu-ray de l’édition anglaise est d’ailleurs disponible sur DVDclassik.

A ma connaissance, Black Narcissus n’a pas connu le même niveau de restauration que Les Chaussons rouges. Malgré tout, ce master propose une image solide en termes de définition et de colorimétrie. On notera juste un mauvais alignement des primaires du Technicolor Trichrome, ce qui explique le contour rougeâtre visible par instant autour des personnages, ainsi que des variations de teinte dans la balance des blancs. Comme pour l’édition britannique, le Blu-ray Carlotta propose l’image au format 1.37 (légèrement plus large que le DVD qui est 1.33) ; la différence entre les deux  éditions se situe plutôt du côté de l’encodage, Carlotta proposant le film sur un BD 50 encodé en AVC à un débit plus élevé que le BR ITV qui n’est qu’un BD 25 encodé en VC1 bas débit. Cela se traduit par un piqué supérieur et  une meilleure gestion du grain pour le disque Carlotta. Ce Blu-ray est donc un très bon moyen de redécouvrir les fabuleux matte paintings éclairés par Jack Cardiff ainsi que les décors d’Alfred Junge, dont les qualités sont telles qu’ils supportent grandement la haute définition, ce qui est loin d’être le cas de toutes les productions de cette époque. Indispensable.

Son

Carlotta nos présente la version originale et la version française en DTS HD Master Audio mono. La VO est légèrement saturée par instant, et certainement perfectible, mais elle ne pose aucuns soucis majeurs.


Suppléments

Il était une fois le Narcisse noir (24’)
Ce premier supplément était déjà présent dans l’édition Institut Lumière sous le titre A propos du Narcisse noir. A travers les témoignages de collaborateurs et proches des studios Archers (le directeur photo Jack Cardiff, l’assistante monteuse Noreen Ackland, l’actrice Kathleen Byron qui tenait le rôle de Sister Ruth, le chef opérateur Christopher Challis) ainsi que de l’historien Ian Christie, ce documentaire de 25 minutes revient d’abord sur la collaboration Powell / Pressburger  avant de se recentrer sur le film qui nous intéresse ici, le tout agrémenté d’extraits (sans la restauration, ce qui nous permet d’admirer le travail qui a été fait à ce niveau quant au nouveau master) et de photos de plateau. Intéressant même si un peu court.

Spectrum (32’)
Intéressant supplément, inédit celui-ci, montrant le très sympathique Darius Khondji, célèbre directeur de la photographie (La Cité des enfants perdus, Seven , Minuit à Paris…), qui nous livre non seulement ses sentiments à propos du film de Michael Powell et Emeric Pressburger, mais décrit également son approche personnelle de la lumière au cinéma avec maints exemples qui s’éloignent un peu du film qui nous concerne mais restant constamment passionnants. Bien monté, bien réalisé, d’autant plus vivant que l’on entend et que l'on entraperçoit l’intervieweuse, voici un bonus qui ne démérite pas des autres productions Allerton.

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Par Jean-Marc Oudry - le 12 mars 2012