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Test blu-ray

La Petite voleuse

BLU-RAY - Région B
TF1 Vidéo
Parution : 25 / 10 / 2015

Image

Comme pour le Blu-ray de L'Effrontée, TF1 vidéo a utilisé une restauration encore honnête mais datée, et donc techniquement perfectible sur certains points. Si la définition est correcte, le niveau de détail paraît un peu limité, ne pouvant masquer une certaine douceur générale de l'image. On note un léger grain, à la texture un peu épaisse, qui apparaît plus nettement dans les scènes d'intérieur ou de nuit. Les contrastes sont satisfaisants, sans plus. La colorimétrie est mesurée, sans éclat particulier, en cohérence avec la photographie du film. Précisons que les images d'archives qui ponctuent La Petite voleuse n'ont pas été restaurées, présentées avec des points blancs, des tremblements, des blancs brûlés... et un tout petit bug d'encodage discret (à la 27e seconde du film - dernière capture de notre galerie).

Son

La bande-son remplit son contrat, avec un rendu visiblement fidèle au mixage mono d'origine. Pas de souffle, une grande clarté des dialogues, des ambiances bien restituées : un minimum très convenable.

Suppléments


Sur les traces de François Truffaut (26 min - 1080i)
Olivier Curchod a réuni une partie de l'équipe du film. Ces interventions croisées racontent le projet, un "pendant féminin aux 400 coups" où plane l'esprit de François Truffaut (qui devait le réaliser). Le film restera finalement une oeuvre très personnelle, "comme si Truffaut avait écrit une histoire que Claude Miller se serait appropriée." On évoque ce qui a inspiré visuellement le film (les photos d'époque comme celles de Doisneau, l'enfance de sa femme, Annie Miller), le tournage serein et sa "tension chaleureuse" (un film "difficile à fabriquer mais pas difficile à vivre") ou Charlotte Gainsbourg et son jeu plus travaillé : la gamine avait grandi...

10 fois Charlotte (17 min - 1080i)
Olivier Curchod s'entretient avec Charlotte Gainsbourg sur La Petite voleuse, sa deuxième rencontre de cinéma et une conscience d'actrice alors un peu plus affirmée : elle se fait plaisir avant tout même s'il n'y a pas encore un vrai travail de sa part, pas encore de méthode. Elle apprend par l'expérience, se souvient notamment s'être "plongée dans le personnage", d'avoir été "très en adéquation avec le rôle", d'avoir été marquée "tellement profondément" par les costumes. La Petite voleuse, à cause du soin de la reconstitution est son "souvenir de cinéma le plus marquant" car tout est mis en scène. Elle évoque Claude Miller ("une intimité très évidente et facile"), un moment de sa vie particulier ("la magie des premières fois") et un tournage où elle se sentait chez elle (elle aura le trac plus tard, sur d'autres films). Un beau moment.

La petite voleuse, l'abandonnée (9 min - 1080i)
Le réalisateur Stéphane Brizé parle de Claude Miller et du film, remarque que l'abandon de cette jeune fille va conditionner tout ce qui lui arrivera par la suite. Il relève un point commun avec les héroïnes de Thérèse Desqueyroux ou de L'Effrontée, des "personnages qui ne supportent pas l'endroit où la vie les a posés", et imagine les sentiments de Claude Miller devant la fraîcheur et la justesse de Charlotte Gainsbourg, le bon exemple d'une interprétation qui emmène le texte à de "très hauts niveaux de sensibilité et d'universalité."

En savoir plus

Taille du Disque : 40 529 685 595 bytes
Taille du Film : 27 480 748 032 bytes
Durée : 1:48:39.125
Total Bitrate: 33,72 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,97 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29976 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2031 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: English / 30,938 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 8 novembre 2016