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Test blu-ray

La Lettre du Kremlin

BLU-RAY - Région B
Filmedia
Parution : 10 / 7 / 2013

Image

Filmedia a utilisé ici le master HD qui avait servi de base à l’édition dvd sortie en 2011. Si l’on n’évite pas certains défauts (le rendu n’est pas toujours uniforme avec, régulièrement, quelques plans épars moins bien contrastés et plus granuleux) l’ensemble est finalement d’assez bonne facture. La copie très propre, à la définition satisfaisante, offre de beaux gros plans et possède un grain cinéma bien présent.

Son

Les deux pistes audio sont proposées en DTS-HD Master Audio mono. Leur rendu est plutôt bon, simple mais efficace. Dans les deux cas le son est clair, limpide, et apporte suffisamment de subtilité aux ambiances et à la musique. La VF possède un souffle un tout petit peu plus prononcé, mais ce défaut mineur est largement compensé par le plaisir de retrouver le talent des doubleurs de l’époque.

Suppléments

Petite histoire du film d’espionnage (21 min)
On retrouve Christophe Champclaux, déjà croisé dans certains suppléments édités par Opening/Filmedia (notamment La piste des géants) qui, dans une présentation toujours un peu guindée, revient sur ce genre populaire. A travers des extraits de bandes-annonces glanées sur le net, Champclaux fait un survol (très) rapide des œuvres marquantes du genre, essentiellement dans le cinéma anglo-saxon, abordant les grands noms qui s’y sont intéressés (comme Alfred Hitchcock qui a beaucoup participé à sa popularisation) ou certaines de ses franchises célèbres (James Bond). Il n’oublie pas les vagues plus ou moins parodiques qui se multiplièrent dans les années 60 (via des succédanés transalpins visiblement très dispensables), ou ce que la télévision a pu produire pendant des décennies, jusqu’à très récemment (la série 24h chrono). Un module pas désagréable (par la variété des extraits) mais qui se contente d’aligner les images sans expliquer suffisamment le genre.

John Huston et l’enfer de l’espionnage (24 min – SD)
Interviewes croisées de Patrick Brion et des critiques Jean-Baptiste Thoret et Pierre Murat. Chacun se complète en abordant des points de vue différents, Murat s’intéressant davantage à la personnalité du réalisateur qui transparaît dans le scénario, quand Thoret revient plutôt sur la place du film dans son époque, et notamment son anachronisme par rapport au genre, à l’aune des années 70. Ces précieuses interventions éclairent le spectateur sur différentes pistes de lecture, comme l'univers du film rempli de double jeu ou la notion d’honneur perdu.

Bande-annonce (3 min – SD – 4/3) recadrée (en 1.33), non sous-titrée et non remasterisée.

Par Stéphane Beauchet - le 15 août 2013