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Test blu-ray

La Colline de l'adieu

BLU-RAY - Région B
BQHL Éditions
Parution : 27 / 2 / 2019

Image

BQHL poursuit son exploration des classiques américains avec une salve Henry King qui comprend La Colline de l'adieu, excellemment restauré pour la Fox. Il s'agit au moins d'une restauration 2K (mais probablement 4K) qui respecte le format Cinemascope 2.55 et offre une image de toute beauté, à la précision remarquable. Les cadres sont stables, les images entièrement nettoyées, les contrastes sont assez équilibrés et la colorimétrie est visiblement très fidèle aux caractéristiques de la pellicule, sans dérives magenta intempestives, et l'où on note une belle sensibilité aux teintes bleutées. Un léger grain fin texture l'ensemble pour un rendu très photochimique. Malgré l'utilisation du codec Mpeg2, largement dépassé depuis, on ne note aucun souci d'encodage, au pire quelques rares et infimes traces de banding (posterisation) pour certains fondus. Bref, il n'y a absolument rien à redire de ce Blu-ray et de ce magnifique transfert, proposé depuis 2013 aux Etats-Unis, chez Twilight Time, dont l'éditeur reprend d'ailleurs le visuel.

comparatif Blu-ray Twilight Time (2013) vs. Blu-ray BQHL (2019) :   1   2   3

Son

La version originale mono est de bonne facture, propre et claire, sans souffle, avec des dialogues cristallins et un rendu très équilibré. Malheureusement, BQHL n'a pas repris le remix 5.1 issu de la bande-son stéréo 4 pistes d'origine, présent sur le Blu-ray américain. Une absence bien décevante, tant la musique d'Alfred Newman aurait sûrement gagné en ampleur... Le disque propose néanmoins la version française d'époque, de qualité très honorable, nettoyée et dénuée de sifflantes, saturation ou bruit de fond.

Suppléments

L'unique supplément de cette édition est Jennifer Jones, l'indompatble captive, un livret de 28 pages signé Marc Toullec, rapide évocation du parcours de l'actrice de La Colline de l'adieu, "étoile mystérieuse""personnalité unique et anticonformiste", dont la carrière, malgré le talent, ne peut être dissociée de l'influence du producteur David O. Selznick, véritable Pygmalion qui fera décoller sa carrière dès leur première collaboration : une relation d'abord professionnelle puis plus intime, mélange de protection et de mainmise, pour le meilleur parfois, mais également pour des déceptions. Jennifer Jones aura eu une vie émaillée de drames, faite de "hauts stratosphériques et de spectaculaires dégringolades", dont on retiendra surtout une filmographie associée à de grands réalisateurs et quelques rôles marquants, personnages juvéniles ou caractères plus matures : son premier grand succès, Le Chant de Bernadette, où elle est "une débutante si intense, si charismatique", le "rôle épineux" et objet de désir de Duel au soleil, Le Portrait de Jennie où elle est "nimbée d'une aura magique", Madame Bovary, comme elle "quelqu'un de très romantique et plein de contradictions"...

En savoir plus

Taille du Disque : 24 657 411 400 bytes
Taille du Film : 24 236 967 936 bytes
Durée : 1:41:57.694
Total Bitrate: 31,69 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,91 Mbps
Video: MPEG-2 Video / 29815 kbps / 1080p / 23,976 fps
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps
Subtitle: French / 27,155 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 6 mai 2019

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