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Test blu-ray

Coffret Satyajit Ray en 6 films

BLU-RAY - Région B
Carlotta Films
Parution : 1 / 3 / 2022

Image

Un grand bravo à Carlotta. Enfin (!) un éditeur qui propose en Blu-ray en France les six films de Satyajit Ray précédemment sortis dans les salles en 2014 (distribués par Les Acacias) puis en DVD en 2015 (via Les Films du Paradoxe). Un certain nombre de ces titres étaient depuis longtemps disponibles en Blu-ray à l'étranger : c'est donc un coffret, avouons-le, un peu inespéré que nous offre Carlotta aujourd'hui, non seulement parce que nous n'osions plus l'espérer, mais aussi parce que les conditions de visionnage restent relativement bonnes pour une cinématographie que l'on croyait incapable d'être restaurée à sa juste valeur. Il y a encore une dizaine d'années à peine, ces films n'étaient visibles en France que dans des conditions très précaires (cf. certains comparatifs très spectaculaires ci-dessous). Les revoir aujourd'hui dans cet écrin si soigné semble parfois relever du miracle. On espère maintenant que le coffret connaîtra un joli succès et poussera l'éditeur à poursuivre son exploration du cinéma de Satyajit Ray.

Les travaux de restauration ont été effectués en 2K en Inde pour RDB Entertainements, et présentent des qualités assez semblables. Carlotta semble reprendre les masters anglo-saxons en ayant toutefois appliqué un léger recadrage (zoom).

LA GRANDE VILLE

Sorti en 2012 chez Criterion (USA) et en 2014 chez Artificial Eye (UK), La Grande ville a été restauré à partir du négatif original complété par une copie 35mm et une copie safety conservées à l'Academy Film Archive, aux Etats-Unis. Le matériel est d'assez bonne qualité, on ne remarque que peu de tremblements ou d'ondulations de pellicule (comme pour tous les films du coffret, la stabilisation n'est pas numérique). A l'exception de quelques mises au point fragiles, la définition est palpable et de qualité, avec un bon niveau de détail et une présence discrète mais suffisante du grain argentique. Quelques plans brefs apparaissent lissés, conséquence inévitable du nettoyage numérique parfois très poussé qu'il a fallu appliquer pour ôter efficacement des points ou taches disgracieuses. Les parties non issues du négatif (pour une durée totale d'environ 35 minutes) sont d'une qualité un petit cran en deçà, avec une texture un peu plus douce, une gamme de gris moins variée et des blancs plus éclatants, comme "écrasés", sans nuances. Un défaut qui a visiblement pu être contourné ou corrigé sur le Blu-ray anglais, aux contrastes un peu mieux gérés. La copie française présente néanmoins un beau noir & blanc et un rendu global convaincant.

LA GRANDE VILLE
DVD Films sans Frontières (2009) vs. BR Carlotta (2022)1 2 3 4 5 6 7 8

DVD Les films du Paradoxe (2015) vs. Blu-ray Carlotta (2022)1 2 3 4 5

Blu-ray Artificial Eye (2014) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

CHARULATA

Charulata, édité chez Criterion en 2013, a été restauré à partir du négatif 35mm, complété par une copie safety conservée à l'Academy Film Archive. La définition est de très bonne tenue, avec un niveau de détail plus que palpable et une belle précision d'ensemble (on appréciera notamment la qualité des gros plans). Seuls quelques plans de la séquence du jardin semblent parfois un peu plus doux, à cause d'une faible profondeur de champ accentuée par des optiques spécifiques. La copie est très stable, à l'exception de quelques passages (à la 50e minute) où la pellicule a subi un rétrécissement, occasionnant un effet étrange où des plans fixes semblent "gondoler", défaut que l'on sait aujourd'hui corriger numériquement. Les images ont été totalement nettoyées et bénéficient d'une belle texture argentique, avec un grain fin qui a été bien conservé. Seul défaut de ce transfert : des noirs un peu insuffisants qui gâchent parfois la qualité des contrastes dans certaines scènes d'intérieur ou de pénombre. Criterion a tempéré le problème en réajustant parfois les contrastes, apportant une meilleure densité à la gamme de gris.

CHARULATA
DVD Films sans Frontières (2005) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

Blu-ray Criterion (2013) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

LE LÂCHE

Proposé depuis 2012 en Blu-ray chez Criterion (et 2014 en Angleterre), Le Lâche bénéfice d'un rendu souvent proche des autres titres en noir & blanc du coffret mais souffre cependant d'une qualité plus irrégulière, avec des éléments photochimiques parfois suffisamment dégradés pour que la restauration montre ses limites. Outre d'infimes "gondolements" ponctuels (causés par le rétrécissement de photogrammes, trahissant une stabilisation non numérique), on peut parfois constater une légère instabilité du cadre, une forte chute du grain et du niveau de détail, des contrastes "vaporeux" et fluctuants (35e minute). Côté définition, c'est très correct, même si encore une fois très hétérogène sur la durée. Les images conservent une précision assez régulière, avec un niveau de détail et une granulation argentique qui seront souvent convaincants, notamment dans les plans rapprochés.

LE SAINT

Disponible depuis 2014 en Angleterre, Le Saint présente une image souvent très satisfaisante, assez précise et bien détaillée, à la patine photochimique palpable (léger grain fin respecté). On relève quelques irrégularités en qualité, le matériel de base parfois issu de sources multiples n'étant pas exempt de défauts : des textures parfois un peu différentes (le plan à la 55e minutes aux noirs très clairs, les mouvances de contraste croisées dans Le Lâche que l'on retrouve ici aussi, à la 39e minute), ou des plans légèrement instables. Les contrastes sont conformes aux rendus des autres films en noir & blanc, avec un petit réajustement (bienvenu) de luminosité en faveur de l'édition Carlotta par rapport au disque anglais...

LE SAINT
Blu-ray Artifical Eye (2014) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

Le héros

Le Héros, édité chez Artificial Eye en 2014 et Criterion en 2018, est proposé dans une très belle copie, peut-être un tout petit cran en dessous de celle de Charulata, et encore. C'est un transfert très solide effectué à partir du négatif, complété par une copie 35mm. On notera d'abord le soin apporté au nettoyage numérique et à la stabilisation des images, la copie étant immaculée et d'une grande stabilité, sans pulsations des contrastes. La définition est au rendez-vous, avec un trait précis et un bon niveau de détail qui restituent bien les textures. Attention, cependant, à certaines mises au point parfois très aléatoires... L'étalonnage paraît convaincant, la palette de gris est nuancée, les noirs sont restitués en fonction des niveaux de projection en salle, un peu laiteux peut-être mais encore détaillés. La patine argentique est palpable, avec un grain fin mais très léger, peut-être trop discret pour être honnête, le seul bémol de ce très bon transfert.

LE HEROS
Blu-ray Artifical Eye (2014) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

LE DIEU ELEPHANT

Inédit en Blu-ray en Europe et aux Etats-Unis, Le Dieu éléphant est présenté à partir d'une restauration plus récente que les autres et surtout différente de celle sortie sur le DVD français de 2015. Les travaux ont été menés pour le compte du Satyajit Ray Preservation Project de l'Academy Film Archive, et ont été effectués à partir du négatif original complété par une voire deux autres sources, de qualités assez proches. La copie est très stable, complètement nettoyée, et présente une belle définition, avec un niveau de détail convaincant seulement affaibli durant ces quelques passages utilisant des sources intermédiaires (où apparaissent de légers détourages bleus et rougeâtres). Le transfert bénéficie d'une patine argentique appuyée, avec un grain respecté et un étalonnage qui restitue au mieux, sans doute, les tonalités originelles de la pellicule utilisée au tournage. On remarquera une palette de couleurs un peu plus réduite qu'à l'habitude, la pellicule étant visiblement peu sensible aux bleus et aux jaunes, par exemple, et avec une colorimétrie peu saturée. Les visages apparaissent notamment un peu pastels ou terreux selon les ambiances, les noirs sont dénués de détails et légèrement colorés. Un rendu de couleurs pas toujours esthétique mais conforme aux intentions et aux techniques d'origine.

LE DIEU ELEPHANT
DVD Les Films du Paradoxe (2015) vs. Blu-ray Carlotta (2022) : 1 2 3 4 5 6 7

Son

Peu d'informations sont disponibles, nous avons pu trouver que des négatifs son ont été utilisés sur La Grande ville et Charulata, le son du Héros ayant été repris à partir de la piste optique d'une copie 35mm. La qualité des pistes est à peu près constante d'un film à l'autre, avec quelques défauts de-ci, de-là, mais pour des conditions d'écoute relativement bonnes vu les capacités techniques plutôt limitées du cinéma indien de l'époque, et les conditions de conservation parfois un peu aléatoires du matériel. On peut parfois entendre le moteur de la caméra, sentir quelques voix couvertes ou des ambiances peu amplifiées, des prises de son direct qui ne sont pas toujours homogènes avec des dialogues qui ont été post-synchronisés dans des conditions imparfaites (quelques réverbérations suspectes), ou regretter une prise de son limitée sur certains passages musicaux, rapidement saturés. Dans tous les cas, on sent que cela a été nettoyé des craquements intrusifs ou du souffle trop présent. Encore une fois, c'est miraculeux.

Suppléments

Chaque film est accompagné de plusieurs suppléments. Pour l'occasion, Carlotta s'est adjoint les services de deux spécialistes du réalisateur qui ont notamment participé à la Nuit Satyajit Ray sur France Culture, en mai 2021.

LA GRANDE VILLE

A propos de La Grande ville (8 min - HD)
L'éminent critique et historien du cinéma Charles Tesson a publié en 1992 un livre consacré au cinéaste (éd. Cahiers du Cinéma). Il présente chaque film du coffret et revient, ici, sur La Grande ville, "un des films majeurs" de Satyajit Ray qui filme une autre réalité sociale que la sienne, et notamment sa ville montrée à la fois de manière horizontale (l'ouverture au monde) et verticale (la hiérarchie sociale). C'est aussi la découverte de nouveaux acteurs, et en particulier Madhabi Mukherjee, interprète idéale d'un "personnage féminin moteur" et d'un sujet très fort par rapport aux mentalités conservatrices.

Bande-annonce 2014 (1 min 29 s - HD - VOSTF)

charulata

A propos de Charulata (8 min - HD)
Charles Tesson apporte quelques informations sur l'environnement politique et culturel qui entoure Charulata, notamment à propos de l'écrivain Rabindranath Tagore, adapté ici, qui faisait partie du cercle intime du cinéaste. Il évoque la mise en scène "époustouflante" des mouvements, entre classicisme et modernité, la première rencontre entre Soumitra Chatterjee et Madhabi Mukherjee, "une vraie magie", ou le besoin pour l'héroïne "d'extérioriser un désir concret" dans "une broderie entre la maison et le monde".

Charulata vu par Eva Markovits (9 min - HD)
Eva Markovits, programmatrice et membre du comité de rédaction des Cahiers du Cinéma, analyse des extraits du film en voix off, illustrant de visu les propos de Charles Tesson. La critique revient sur le film que Satyajit Ray considérait comme son "plus accompli", et analyse notamment la longue scène d'exposition muette qui montre "sa maîtrise", avec "sa caméra joueuse et complice", tout en inscrivant l'héroïne dans son "écrin étouffant" : l'"entre deux mondes" de l'intelligentsia bengali. Très intéressant.

L'invité de FR3 (20 min - SD upscalé en HD)
Une très belle archive, extraite d'une émission diffusée en 1981. Entouré du critique Michel Ciment et du réalisateur Claude Sautet, Satyajit Ray (prononcer "Raï") parle de l'écrivain Rabindranath Tagore, ami de son grand-père, Prix Nobel de littérature et auteur de Charulata, une de ses nouvelles qu'il "aime le plus", et revient sur des conditions de travail pas toujours simples en Inde, ne serait-ce que tourner dans la rue (il se souvient d'ailleurs avoir assisté au tournage du premier film d'Eric Rohmer dans les années 50, au milieu des passants). Le cinéaste indien explique les circonstances qui l'ont fait réaliser Le Monde d'Apu, sa volonté de faire du cinéma "différent" et "subtil" sans sacrifier aux goûts du public, parle un peu de sa méthode de travail, évoque l'importance du détail (même dans la lumière), des conseils prodigués par Jean Renoir, rencontré à l'époque du Fleuve. Claude Sautet parle de ses affinités avec les films urbains de Ray, la simplicité des anecdotes, le respect des personnages et des milieux décrits, le sens musical de son cinéma.

Bande-annonce du cycle Satyajit Ray, le poète bengali (1 min 43 s - HD) sorti dans les salles en 2014.

le lâche

A propos du Lâche (8 min - HD)
Charles Tesson parle du Lâche, moyen-métrage "pensé en doublon" avec Le Saint mais montré et solo dans des festivals internationaux. Le Lâche est "très important dans son oeuvre", son film le plus profond et "le plus accompli" sur l'amour et le malentendu, qui réunit de nouveau le couple de Charulata dans une construction en triangle, cette fois liée au passé et orchestrée du point de vue masculin. Il évoque le sens "très fort" du cinéaste pour les accessoires, les objets qui dialoguent entre les personnes, son sens de la mélodie narrative, avec différents "accords de tons", et le jeu sur le temps et l'harmonie amoureuse.

le saint

A propos du Saint (8 min - HD)
Charles Tesson évoque ce film peu connu, sorte d'hommage aux écrits de son père, qui lui permet de garder un lien avec le public populaire bengali. Satyajit Ray adopte ici le ton d'une comédie satyrique (rare chez lui) en s'attaquant de nouveau à la religion et ses pouvoirs, dans "une sorte de remake" de La Déesse, tourné cinq ans plus tôt. Le film a enclenché une "troisième vitesse" dans son oeuvre, Ray adaptant des nouvelles, parfois écrites par lui-même.

le héros

A propos du Héros (10 min - HD)
Charles Tesson revient sur Le Héros, un film "tout à fait étonnant" et "assez singulier dans son oeuvre", qui exprime les réflexions de Satyajit Ray à ce moment de sa carrière. Il donne quelques pistes de lecture du Héros, peut-être "le film qui lui ressemble le plus", avec son deuxième scénario original "à la fois central et choral", subtil et complexe dans sa structure qui alterne récit au présent et retours en arrière. Il prend la défense du cinéma, peu considéré et méprisé par l'élite bourgeoise (en regard du théâtre), qu'il souhaite montrer comme "un élément d'art à part entière". Satyajit Ray dénonce aussi le modèle capitaliste qui instrumentalise et exploite.

Le Héros vu par Eva Markovits (9 min - HD)
Quelques extraits du film analysés en voix off, illustrant le "procédé de mise en abyme" utilisé par Satyajit Ray pour aborder le rapport à la création et à la notoriété, ou les intrigues secondaires qui évoquent l'apparence et le désir. Eva Markovits revient sur les séquences de rêve, rares chez le réalisateur, qui rappellent celles de Bergman ou Fellini, ou les rapports de force "très changeants" entre la journaliste et l'acteur, montrés en fonction de différents axes et valeurs de cadre.

le dieu éléphant

A propos du Dieu éléphant (8 min - HD)
Charles Tesson parle du Dieu éléphant, "film faussement léger" qui semble montrer un Satyajit Ray en train de se libérer, s'écouter davantage et moins se concentrer sur ce qu'on attend de lui. Satyajit Ray était un "artiste complet" qui voulait "être un pont" entre les cultures indiennes et occidentales, y compris populaires. Le Dieu éléphant est une "autobiographie imaginaire" qui tisse des liens étroits avec sa jeunesse et sa famille (l'image du grand-père qu'on retrouve ici), ses activités d'écriture autour d'histoires de détectives ou de nouvelles pour enfants (Tesson évoque l'une d'entre elles qu'il tenta d'adapter en vain à Hollywood et qui possède de nombreux points communs avec E.T.). C'est aussi le plaisir palpable à filmer Bénarès, la ville la plus sacrée de l'hindouisme.

En savoir plus

La grande ville

Taille du Disque : 37 852 073 276 bytes
Taille du Film : 35 407 728 192 bytes
Durée : 2:15:36.711
Total Bitrate: 34,81 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 32,01 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32017 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1074 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 30,520 kbps

Charulata

Taille du Disque : 40 491 779 461 bytes
Taille du Film : 31 028 641 536 bytes
Length: 1:59:00.258
Total Bitrate: 34,76 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 31,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 31998 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1052 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 19,984 kbps

Le lâche

Taille du Disque : 39 437 880 544 bytes
Taille du Film : 18 088 435 008 bytes
Durée : 1:09:16.902
Total Bitrate: 34,81 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 32,02 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32024 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1069 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 22,435 kbps

Le saint

Taille du Disque : 39 437 880 544 bytes
Taille du Film : 17 340 347 712 bytes
Durée : 1:06:23.521
Total Bitrate: 34,82 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 32,02 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32026 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1069 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 32,030 kbps

Le héros

Taille du Disque : 34 901 708 179 bytes
Taille du Film : 30 473 329 344 bytes
Durée : 1:56:41.744
Total Bitrate: 34,82 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 30,02 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32025 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1066 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 27,771 kbps

Le dieu éléphant

Taille du Disque : 33 725 801 883 bytes
Taille du Film : 31 653 602 880 bytes
Durée : 2:01:15.643
Total Bitrate: 34,81 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 32, 01 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32015 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Bengali / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1060 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 25,486 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 9 mai 2022