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Test blu-ray

Casino Royale

BLU-RAY - Région All
Sony Pictures
Parution : 26 / 9 / 2012

Image

Casino Royale ne décevra pas les admirateurs de James Bond concernant son Blu-ray, loin de là ! La copie est pour ainsi dire parfaite, sans la moindre tache, avec ses contrastes très exigeants et sa tenue d'ensemble éclatante. Il s'agit peut-être du plus beau report HD pour un James Bond avec Daniel Craig, Quantum of Solace ne bénéficiant pas une photographie aussi belle et Skyfall étant quelque peu décevant au niveau du mastering (mais nous verrons cela par la suite). Rien à redire, l'amateur pointilleux comme le novice en prendront plein les yeux. Au niveau qualitatif et confort visuel, il ne subsiste pas de différence entre le Blu-ray sorti en 2007 et l'édition appartenant au coffret du 50ème anniversaire sorti en 2012.

Son

Une VO en DTS-HD Master Audio 5.1, une VF en DTS 5.1 (alors que la deuxième édition du Blu-ray - Deluxe - proposait une VF en Dolby TrueHD 5.1). Excepté pour la amateurs de VF donc, cette édition ne décevra pas en termes sonores non plus. Les basses sont proprement ahurissantes, et le niveau de détails bluffant. Il suffit de peu pour que la TV commence à gêner les voisins, alors imaginez avec une bonne installation... Des effets 5.1 du tonnerre, des voix claires et très équilibrées formant un tout particulièrement convaincant avec les bruits d'ambiances. Le top niveau.

Suppléments

James Bond a un nouveau visage, les éditions vidéo (DVD et Blu-ray) de ses films s'adaptent ainsi une nouvelle fois et se standardisent d'une certaine manière. L'approche éditoriale identitaire et "familiale" de la saga qui courait de James Bond contre Dr. No à Permis de tuer n'est plus qu'un lointain souvenir. Les responsables des éditions des films avec Pierce Brosnan louvoyaient entre ratages et réussites dans la forme comme dans le fond. Dès Casino Royale, s'il n'y a vraiment plus de signature Bond évidente, on revient d'une certaine façon à une approche plus sereine et didactique. Les deux documentaires axés sur le tournage, réalisés et produits par Rob Done pour Special Treats Productions, proposent de nombreuses informations selon une formule parfaitement éprouvée (interviews, commentaires, extraits de films et nombreuses images de tournage) mais toujours agréable à suivre par le soin apporté à l'écriture et à la réalisation.

Naissance de James Bond (26 min 18 - 16/9 - DD mono 2.0 - VOST - 2006)
Ce premier documentaire a pour sujet principal la nouvelle incarnation du personnage et tout naturellement met en avant Daniel Craig. C'est donc à travers l'investissement du comédien dans ses nouveaux habits de l'agent 007 qu'est bâtie la narration, qui traite évidemment de la mise en chantier de la nouvelle production Eon. Le réalisateur est allé interviewé Daniel Craig (qui fait montre de beaucoup d'humour, ce qui peut surprendre quand on a en mémoire le visage très dur qu'il arbore le plus souvent dans le film), les producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, le réalisateur Martin Campbell, la directrice du casting Debbie McWilliams, les scénaristes Paul Haggis, Neal Purvis et Robert Wade, le Major Paul Kearney des Royal Marines, le coordinateur des cascades Gary Powell, la doublure Ben Cooke, les actrices Caterina Murino et Eva Green, les acteurs Mads Mikkelsen, Jeffrey Wright et Ade, l'athlète Sébastien Foucan et le superviseur des effets spéciaux Chris Corbould.



Le documentaire aborde les sujets suivants : l'annonce en octobre 2005 à Londres par les producteurs du choix de nouveau visage de Bond, le besoin de recourir à un acteur plus jeune, la sélection très tôt envisagée de Daniel Craig, les réticences de l'acteur, les bouts d'essai effectués par Craig et quatre autres comédiens, la présentation à la presse mise en scène sur un navire de guerre où Craig arrive escorté par des Royal Marines ; l'acquisition définitive des droits du premier roman de James Bond Casino Royale (adapté en 1954 aux Etats-Unis sous la forme d'un téléfilm avec Barry Nelson), qui étaient détenus par les auteurs de la parodie de 1967, après un procès gagné en 1997 ; la volonté d'être le plus fidèle possible à l'ouvrage d'Ian Fleming avec un Bond dur et impitoyable ; le départ à Prague afin de répéter des cascades dans un gymnase ; le premier jour de tournage dans la capitale tchèque avec une séquence de combat en intérieur (pour une scène située en Afrique) ; la caractérisation du personnage de Vesper Lynd et la relation amoureuse qui s'établit avec Bond ; le retour (illogique) de Judi Dench dans la peau de M du fait de sa forte personnalité et de son empreinte sur la série ; le tournage aux Bahamas avec la fameuse sortie de la mer de Daniel Craig et la première scène d'action censée se dérouler à Madagascar ; la pression de la presse à scandale et ses critiques envers Craig ; le retour à Prague ; le tournage de scènes d'action avec de nombreux effets spéciaux mécaniques ; le tournage extrêmement compliqué de la partie de cartes, les parties de poker improvisées par l'équipe (Michael Wilson en est un grand amateur) ; l'âpreté des combats qui correspond à un choix dramatique.



James Bond de chair et de sang (23 min 35 - 16/9 - DD mono 2.0 - VOST - 2006)
Ce deuxième documentaire traite essentiellement des cascades et des scènes d'action de Casino Royale et surtout de la nouvelle approche frontale adoptée avec l'arrivée de Daniel Craig, qui se veut très réaliste et pourvoyeuse de sensations douloureuses. Quatre séquences sont analysées. La première concerne la scène tournée aux Bahamas dans un décor d'hôtel vide à l'abandon transformé en chantier de construction, dans lequel a lieu la poursuite d'homme à homme qui ouvre le film. L'investissement physique de Daniel Craig est particulièrement souligné. On y aborde bien sûr l'art du Parkour (ou Free Running) créé par Sébastien Foucan qui interprète Mollaka, le trafiquant poursuivi par Bond dans une course-poursuite haletante opposant la puissance à l'agilité. Les sauts impressionnants de grue à grue ont été répétés au studio de Pinewood plusieurs semaines auparavant. On apprend également que durant la nuit, une équipe travaille à la création des story-boards pour la scène d'action censée se produire à l'aéroport de Miami. La deuxième séquence est tournée en Angleterre, on y teste l'Aston Martin avant la cascade sur la route de nuit. On entrevoit sa préparation minutieuse visant à faire retourner la voiture pour qu'elle effectue plusieurs tonneaux (elle en fera finalement 7, battant ainsi un record du monde). La troisième séquence est la scène de l'aéroport qui a dû être tournée sur trois sites différents (Miami, Prague et Dunsfold) qui fait appel à beaucoup de pyrotechnie et à de nombreuses cascades de voitures. La quatrième et dernière séquence traitée est celle de la maison qui s'enfonce dans l'eau à Venise ; un énorme décor suspendu a été construit à dessein. Les très nombreuses images du tournage sont montées avec des interviews accordées par Daniel Craig, Eva Green, Martin Campbell, le superviseur des effets spéciaux Chris Corbould, le coordinateur des cascades Gary Powell, le directeur artistique Peter Francis, Michael G. Wilson, Sébastien Foucan, les doublures Marvin Campbell et Ben Cooke, le pilote Adam Kirley, le responsable des effets spéciaux Ian Lowe, l'assistant réalisateur de la seconde équipe Terry Madden et le directeur de seconde équipe Alex Witt. Ce documentaire, souvent spectaculaire, intéressera sans aucun doute toux ceux qui sont avides de découvrir l'impressionnante mise en place des cascades réelles qui font tout le sel de la saga James Bond.




Vidéo-clip de Chris Cornell (4 min 09 - 16/9 - DD mono 2.0 - 2006)
Comme d'autres avant lui dans un "Bond clip", Chris Cornell s'amuse à jouer les personnages mystérieux parcourant des décors tel un individu en filature mimant la gestuelle bondienne, l'ensemble étant bien entendu monté avec plusieurs extraits de Casino Royale. Ce petit film est amusant à suivre puisque la chanson titre se révèle finalement bien entraînante au fur et à mesure des écoutes, d'autant qu'elle correspond bien au nouvel angle adopté par la franchise.

Par Julien Léonard (technique) et Ronny Chester (bonus) - le 20 avril 2013