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Critique de film
Le film

24 heures de terreur

(A Day of Fury)

Partenariat

L'histoire

Un dimanche matin de la fin du XIXème siècle, alors que les fous de la gâchette disparaissent au profit d'un monde plus civilisé. Sur le point de se faire tirer dessus par le meurtrier qu'il poursuivait, le Marshall Burnett (Jock Mahoney) est sauvé in extremis par Jagade (Dale Robertson), un homme d’une habileté redoutable avec ses armes. Ce dernier avoue à l'homme de loi regretter son geste lorsqu'il apprend que celui-ci est sur le point de se marier le jour même avec son ex-maîtresse, Sharman Fulton (Mara Corday). Jagade laisse Burnett s'occuper de son cadavre et le devance en ville où son arrivée ne passe pas inaperçue. Un froid glacial s'abat sur les habitants ; la réputation de Jagade semble l'avoir précédé et certains paraissent déjà avoir eu à faire à lui. D’ailleurs, dès son arrivée, l'étranger se voit obligé de tuer un homme en état de légitime défense. Les notables, le comparant au diable, souhaitent le voir quitter la ville sans attendre, mais le shérif qui lui doit la vie ne fait rien dans ce sens. Se sentant alors les coudées franches, Jagade semble vouloir rapidement régenter la trop paisible "West End" ; il fait ré-ouvrir tous les commerces et envoie rechercher les prostituées afin de remettre de l'ambiance en ce dimanche trop paisible. Sharman vient le voir en cachette pour lui dire qu'elle accepte de revenir avec lui s'ils quittent ensemble la ville, pensant avant tout à la sécurité de la cité plutôt qu'à elle-même. En effet, autrefois fille de mauvaise vie, elle ne cesse intérieurement de bénir les habitants d'avoir accepté de lui donner une chance de retrouver sa dignité en l'accueillant parmi eux malgré le fait que son ancienne vie fut connue de tous. Mais Jagade paraît vouloir n'écouter personne et, dans une spirale provocatrice et suicidaire, va se mettre tout le monde à dos. Ressortiront néanmoins de cet "harcèlement" et de la peur qui en aura découlé la révélation des turpitudes, des égoïsmes et des violences enfouis chez chacun des citoyens, l'homme d'église (John Dehner) n'étant même pas épargné...

Analyse et critique

Dixième des quatorze films que réalisera Harmon Jones, A Day of Fury fait partie de ces quelques westerns mettant en scène un homme inquiétant qui arrive dans une petite ville sans histoires et qui, par la peur qu'il engendre, va être le révélateur des bassesses, hypocrisies et turpitudes cachées sous le vernis de respectabilité des habitants de la bourgade, et plus particulièrement chez les notables. Un postulat de départ qui accouche souvent de films captivants et extrêmement tendus, portant un regard souvent désabusé sur la nature humaine ; les plus connus étant, même si les intrigues divergent quand même beaucoup, Quatre étranges cavaliers (Silver Lode) d'Allan Dwan ou, bien plus tardifs, Une balle signée X (No Name on the Bullett) de Jack Arnold ou encore L'Homme des hautes plaines (High Plains Drifter) de Clint Eastwood. Le western tourné par Harmon Jones ne déroge pas à la règle, Dale Robertson trouvant un rôle à peu près similaire à ceux que tiennent Dan Duryea, Audie Murphy ou Clint Eastwood dans les trois films précités. Même si son scénario manque de rigueur dans sa dramaturgie et de nuances dans la description des personnages, même si la réalisation se révèle souvent assez quelconque, 24 heures de terreur mérite franchement de sortir de l'oubli dans lequel il est tombé. Rappelons brièvement la carrière du cinéaste qui lui non plus, sans que cela soit spécialement mérité, n'a laissé aucune trace dans les nombreuses anthologies ou histoires du cinéma. Avant de se lancer dans la réalisation en 1951, Jones fut un monteur plutôt bien coté qui a surtout travaillé pour des réalisateurs prestigieux tels Henry Hathaway (La Maison de la 42ème rue, 13 rue Madeleine), William Wellman (La Ville abandonnée), Joseph Mankiewicz (La Maison des étrangers) et surtout Elia Kazan (Boomerang, L'Héritage de la chair, Panique dans la rue). Sa filmographie comme réalisateur ne sera donc constituée que de 14 longs métrages dont le plus "connu" (pour cause de diffusion télévisée principalement) est peut-être La Princesse du Nil, une fantaisie orientale avec Debra Paget et Jeffrey Hunter.

En 1953, Harmon Jones réalisa deux westerns avec Dale Robertson : The Silver Whip et City of Bad Men. Ce dernier, assez anodin au niveau de la mise en scène, était cependant loin d'être désagréable, grâce surtout à des situations originales et inédites : l'intrigue se déroulait alors qu'un match de boxe important allait avoir lieu, opposant James Corbett (le fameux Gentleman Jim interprété par Errol Flynn dans le chef-d’œuvre de Raoul Walsh) et Bob Fitzsimmons. Une proposition de départ déjà bien intrigante. Pour A Day of Fury, dont l'histoire est encore plus curieuse, Harmon Jones choisit pour la troisième fois Dale Robertson pour interpréter le personnage principal de l'un de ses films après que la Fox a bien voulu prêter son acteur à la Universal. Tant qu'à essayer de faire sortir le film de l'oubli, parlons également brièvement de ce comédien qui est également de nos jours tombé dans l'anonymat le plus complet, tout comme Jock Mahoney d'ailleurs qui aura lui aussi son tour de présentation. Sans vouloir en faire des acteurs de génie, tous les deux méritent plus de considération. Dale Robertson, à l’instar d’un John Payne, d’un Randolph Scott ou d’un Alan Ladd, est un acteur qui n’a quasiment jamais cherché à tirer la couverture à lui et dont beaucoup regretteront peut-être le manque de charisme. Pour ma part, appréciant la sobriété de jeu, il s’agit d’un comédien qui, sans jamais me surprendre comme les trois autres acteurs cités ci-dessus, recueille toute ma sympathie. Débutant sa carrière en 1948, il a tourné énormément de westerns et fut par exemple un personnage principal tout à fait convaincant dans Les Bannis de la Sierra (The Outcasts of Poker Flat) de Joseph M. Newman, Sitting Bull de Sidney Salkow ou City of Bad Men de Harmon Jones. Mais c’est surtout à la télévision que Robertson s’est fait connaître puisqu’il exerça ensuite son métier principalement pour la petite lucarne. Il fut le héros de séries qui n’ont pas toutes traversé l’Atlantique telles Le Cheval de Fer, J.J. Starbuck ou Tales of Wells Fargo. Nous avons pu le voir en revanche dans certains épisodes des plus célèbres soap operas des années 70/80, tels Dynastie et Dallas. Dans 24 heures de terreur, il ne se sort pas trop mal d’un rôle mystérieux et complexe, bien plus extraverti pour lui qu’à l’accoutumée, même s’il faut bien reconnaître que dans ce registre il n’arrive pas à la cheville d’un Dan Duryea par exemple.

Mais si l’anonymat de Dale Robertson peut à la limite se comprendre, il n’en va pas de même pour Jock Mahoney qui, à chacune de ses apparitions à partir du milieu des années 1950, sans jamais en faire des tonnes (bien au contraire, en affichant une exemplaire sobriété, crève l’écran de par sa stature, son regard et sa démarche particulière ; et notamment dans toute une série de westerns formidables signés Richard Bartlett (nous y reviendrons plus tard avec grand enthousiasme tant ils détonnent au sein de la production courante). On vit d’abord son nom au générique de multiples films de séries B voire Z sous ces différentes appellations : Jock Mahoney, Jock O'Mahoney, Jack Mahoney et même Jacques O 'Mahoney. De parents français et irlandais, il est né en 1919 à Chicago. Dans sa jeunesse, il montre d’emblée de très grandes dispositions pour les sports de toute nature. Il participe à la Seconde Guerre mondiale en tant que pilote et instructeur de vol dans le corps des Marines. Après sa démobilisation, il s’installe à Los Angeles où, tout en faisant l’élevage de chevaux à défaut d’arriver à être acteur, il devient la doublure de très grandes stars de l’époque comme Errol Flynn, John Wayne, Randolph Scott ou Gregory Peck. C’est l'acteur Charles Starrett qui le premier voit en lui des talents de cascadeur et de comédien et qui lui offre quelques rôles dans la série des Durango Kid pour la Columbia. Sa première cascade d’importance eut lieu dans Les Aventures de Don Juan où il doublait Errol Flynn lors d’une séquence à haut risque. Après des dizaines de rôles de figuration durant le début des années 1950 (notamment dans les westerns Columbia avec Randolph Scott), il obtient le deuxième rôle d’importance aux côtés de Dale Robertson dans le film qui nous concerne ici, A Day of Fury. Hormis les westerns de Richard Bartlett, il trouvera encore d’autres occasions de faire montre de son talent comme par exemple dans Duel dans la Sierra (The Last of the Fast Guns) de George Sherman. En 1958, il entame une série télévisée qui sera celle qui le fera le plus connaître au public américain, Yancy Derringer, et il tournera encore deux agréables Tarzan à la suite de Gordon Scott, ce qui le "vengera" en quelque sorte d’avoir été préféré à Lex Barker pour succéder à Johnny Weismuller à la fin des années 1940. Sa prestation de shérif peu loquace et d’une noblesse à toute épreuve dans A Day of Fury mérite à elle seule que l’on jette un œil à ce curieux western superbement dialogué (cf. les multiples exemples tout au long des paragraphes suivants) et qui met en présence deux hommes aux comportements singuliers.

A ma gauche un Marshall intègre, "sans peur et sans reproches", qui ne porte que très rarement une arme et ne débite quasiment que des phrases ne dépassant guère cinq mots, plein de reconnaissance pour un trublion lui ayant sauvé la vie alors qu’il allait se faire tuer par un bandit, et de ce fait qui prend sa défense envers et contre tous, même lorsque son comportement devient dérangeant au risque de troubler la quiétude de sa ville. A ma droite son sauveur, bien plus volubile, l’un des derniers tireurs d’élite, qui ne trouve ainsi plus sa place dans cet Ouest civilisé devenu trop sage pour lui et qui, dans un élan suicidaire, va vouloir mettre une petite ville sens dessus dessous, sans jamais déroger aux lois, uniquement par sa force de caractère et en provoquant ses habitants (« That man is a creature of hell. If he stays here, he'll turn this town into a hell » dit de lui le pasteur). Au milieu d’eux se trouve une femme, ex-maîtresse de l’un et future épouse de l’autre, tiraillée entre son ancienne vie de courtisane et celle qui s’annonce, plus digne, de conjointe d’un homme de loi d’une noblesse à toute épreuve. « He spreads evil. He'll not only destroy us, he'll destroy the whole town » dira-t-elle à son tour de Jagade qu’elle a donc autrefois très bien connu. Reconnaissante envers les habitants qui lui ont redonné une chance de refaire sa vie, elle est prête à se sacrifier pour la tranquillité de leur ville en partant avec Jagade. Cependant ce dernier lui fait comprendre que dans n’importe quel endroit où ils se rendraient, ils ne se sentiraient pas à leur aise ni à leur place, les bonnes gens ne souhaitant tout simplement plus qu'ils subsistent (« There's no place for your kind. Civilization has come to the West. The good people ! They made all the rules. You either live by 'em or you're driven out. And what they can't do with the fear of God, they do with a hired gun. Only they call him a marshal ») A Day of Fury aborde en même temps, et ce dès le texte mis en exergue à la fin du générique, la thématique de la fin d’un monde, la fin du vieil Ouest où régnait la loi du plus fort et où la rigidité des bourgeois, leur "dictature" du bon goût et du "bien-penser" n’avaient pas encore percé. Car si Jagade n’est pas fréquentable, il démontrera à force de provocations que les "honnêtes citoyens" peuvent ne l’être guère plus, car non exempts d’idées rétrogrades, de pensées déplaisantes et de secrets inavouables. Avarice, lâcheté, violence démesurée, envies de meurtres : le portrait que nous brosse le très bon scénariste d'Universal Oscar Brodney de la civilisation en marche n’est guère reluisant, la respectabilité des notables bien-pensants étant battue en brèche lorsque l’on se rend compte par exemple qu’ils vont chercher à l’extérieur ce qu’ils interdisent dans leur propre ville (la luxure entre autres) !

En revanche, le héros positif de cette histoire est un personnage pour qui il ne doit guère être possible de ne pas éprouver de la sympathie, d’autant que c’est le seul homme que Jagade respecte par crainte de ne pouvoir le faire plier lui aussi (« Sans lui, la ville serait à mes genoux »). Vêtu de noir jusqu’aux gants, il est l’archétype du shérif imperturbable et qui ne s’en laisse pas conter. Et effectivement, il n’écoute pas ses concitoyens qui lui demandent instamment de se débarrasser de l’homme qui lui a sauvé la vie. Non seulement il pense à juste titre lui être redevable, mais il n’estime pas nécessaire d’entreprendre quoi que ce soit à son encontre vu qu’il n’a pas encore vraiment bafoué la loi et que seules les rumeurs le transforment en "bad guy". De plus, la zizanie que Jagade commence à semer en ville est quasiment faite en "collaboration" avec les commerçants qui ne crachent pas sur l’argent qui leur est distribué pour aller à l’encontre de leurs valeurs habituelles, comme le travail dominical. Le Marshall préfère donc juger sur les faits plutôt que sur les on-dit, et décide de protéger la "brebis galeuse" dans un premier temps malgré les grondements de la foule. Non seulement tolérant et patient, mais aussi tendre et compréhensible avec les femmes... sa femme. Aviez-vous déjà eu l'occasion de rencontrer auparavant dans un western un homme aussi confiant et amoureux de sa épouse au point de lui dire « I'm sure of you even if you're not sure of yourself », au point de ne rien lui reprocher quand il apprend qu’elle fut autrefois la maîtresse de Jagade et qu’elle vient de tenter de partir avec lui, même si c’était pour la "bonne cause" ? Le shérif la rassurera et lui dira simplement en substance que tout le monde est susceptible de commettre des erreurs, de prendre de mauvaises décisions, et que rien de ce qu'elle a pu faire n’est vraiment grave. Pas plus que "la traîtrise" que les habitants lui reprochent désormais, alors qu'ils lui tournent d’un seul coup le dos et souhaitent la bannir de leur cité. Voici un couple qui fait plaisir à voir d’autant que Mara Corday, à qui le réalisateur octroie un personnage bien plus riche que la plupart de ceux qu’elle avait incarnés auparavant (elle faisait office de potiche dans La Rivière sanglante de Nathan Juran ou Tornade sur la ville de Jack Arnold), montre enfin ses talents dramatiques en plus de son joli visage. Elle est rayonnante dans sa robe rouge de Saloon Gal dans la dernière partie du film ; et l’image finale qui la voit reformer un couple aimant avec son colossal mari est d’une grande douceur, tout comme celle voyant le shérif l'emmener à l’hôtel après qu’elle a été chassée par ses ex-protégés. Un couple d'époux amoureux convaincant et très touchant.

Dommage alors que l’écriture de la plupart des autres personnages ne soit pas plus fouillée, manquant singulièrement d’épaisseur et de nuances au profit de l’efficacité, et que les auteurs aient également laissé trop de zones d’ombre non résolues. Ajoutez à cela un certain manque de rigueur dans l’avancée de la dramaturgie et nous avons parfois du mal à saisir les motivations des uns et des autres - à commencer par celles de Jagade - qui semblent dans l’ensemble non seulement obscures mais peu cohérentes. La complexité des comportements et des réactions peut se révéler intrigante à condition que cela soit fait exprès et non (comme il m’a semblé être le cas) par oubli de boucler certains arcs dramatiques ; ce qui fait que 24 heures de terreur n’arrive jamais vraiment à se hisser au-dessus de la très bonne série B (ce qui est déjà très bien ceci dit). On trouve aussi à deux ou trois reprises un discours moral et religieux un peu insistant et poussif. En revanche, le personnage du pasteur interprété par un excellent John Dehner, s'avère très intéressant. C’est le premier à pousser ses concitoyens à la méfiance et même très vite à la violence, les stimulant par ses discours fanatiques enflammés à organiser un lynchage. Il se rendra ensuite compte grâce au Marshall qu’il est allé à l’encontre de sa vocation (« If you don't respect the cloth you're wearing, I won't either. You're inciting a lynch mob and I've got to stop you » lui dit l’homme de loi), en sera effrayé et tentera durant le reste du film de s’amender afin que ses concitoyens ne cèdent pas aux mêmes démons que lui. Au sein de cette peu glorieuse galerie de personnages qui l'entoure, on trouve aussi une institutrice "coincée" aux pulsions inavouables qui la conduiront à sa perte (la superbe séquence en jeux d’ombres qui la découvre morte est d’une rare puissance), ainsi qu’un jeune loup fasciné par le "bad guy" et qui s’accroche à ses basques malgré les brimades reçues, s’auto-promouvant aussitôt son garde du corps.

Un casting bien choisi, une idée de départ passionnante, une intrigue bien menée et des dialogues souvent de premier ordre ; c'est à certains moment un véritable feu d'artifice de punchlines et notamment les réponses lapidaires que fait Jock Mahoney à son entourage qui s’avèrent très souvent jubilatoires, tout comme la confrontation Mahoney/Robertson. Le fait que le Marshall soit mis en prison à la mi-film (pour avoir voulu empêcher un lynchage !?), et donc dans l'incapacité d'intervenir, vient augmenter la tension dramatique tout en se révélant dommageable, vu que le superbe comédien n’apparaît plus beaucoup à l’écran durant une bonne vingtaine de minutes. Si les réalisations précédentes de Harmon Jones m’avaient laissé indifférent, la précision des cadrages, du positionnement des comédiens à l’intérieur des plans, quelques trouvailles visuelles et sonores ainsi que la rigueur du découpage font que stylistiquement, sans génie cependant, A Day of Fury est une belle réussite également au niveau formel. On peut d’ailleurs s’en rendre compte très vite avec les premières images du cavalier avançant au milieu d’un splendide paysage automnal, la seule séquence qui se déroule d’ailleurs à l’extérieur de la ville, 24 heures de terreur étant un western urbain. Le cinéaste a tourné son film dans une ville aux décors simples et sobres, dont il arrive assez bien à faire un personnage à part entière tellement on a très vite l’impression d’en connaitre tous les recoins. Peu d’action et d’extérieurs, beaucoup de dialogues pour un western pas entièrement abouti mais néanmoins plein de suspense et de tension ; en tout cas constamment captivant. Il aura eu de plus le mérite de soulever d’intéressants questionnements sur la fin de l'Ouest sauvage, l'avancée de la civilisation ou encore la peur de l'étranger et la violence qui peut en découler. Une passionnante découverte et somme toute une belle réussite ! Gageons que les multiples révisions le feront encore monter dans mon estime.

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Par Erick Maurel - le 27 mai 2013