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Test hd-dvd

Rio Bravo

HD-DVD - Région
Warner
Parution : 17 / 3 / 2008

Image

La Prisonnière du désert nous aurait-elle trop bien habitué ? Toujours est-il qu’on ressent une petite déception en découvrant ce Rio Bravo tant attendu. Pourtant, cette édition est de qualité : superbe copie, belle définition, remarquable restitution du Technicolor – un point sur lequel l’édition du Ford susnommée est largement enfoncée… seulement voilà, il est bien difficile à l’œil nu de dire qu’on est en présence de haute-définition. L’image est belle, très belle, même, mais n’est pas aussi détaillé qu’on aurait pu l’espérer, et la profondeur de champ est bien limitée. Un très beau DVD, une petite déception en HD. Dernier point : Warner persiste a ne plus commercialiser que le version mattée en 1.85 : 1, pourtant aux débuts du DVD ils proposaient encore le choix avec la version open matte – cf. la première édition d’Un après-midi de chien. C’est regrettable.

Son

Pas de remix en vue, et ce n’est pas plus mal, le mono présenté est solide, clair, intelligible, les basses sont plus que correctes, et aucune saturation n’a été notée, c’est donc une piste très satisfaisante. Ceux qui se dirigeront vers le doublage français d’époque doivent savoir que cette piste et moins riche, et que les dialogues en particulier ont un rendu artificiel.

Suppléments

- Commentaire audio : Richard Schickel et John Carpenter – dont le premier film professionnel, Assaut, est une relecture de Rio Bravo, qu’il monta lui-même sous le pseudonyme de… John T. Chance – conversent en revoyant ce film qu’ils connaissent par cœur. Le dialogue est détendu et riche en informations, en dépit de quelques temps morts.

- Commemoration : Howard Hawks’ Rio Bravo – 33 mn 21 : trois cinéastes, fans de Rio Bravo, Peter Bogdanovich, Walter Hill, et bien entendu John Carpenter, les historiens Jonathan Kuntz, Steven Mamber et James d’Arc, ainsi qu’Angie Dickinson, racontent le tournage du film, s’attardant sur la constitution du casting d’une œuvre marquant le retour de Howard Hawks derrière la caméra après quatre ans d’absence. Le cinéaste est d’ailleurs présent, à travers des enregistrements audio issus de la collection de Bogdanovich. Les anecdotes de tournage sont nombreuses, et l’on apprend entre autres que la censure tiquait devant la fin du film. Un documentaire concis et intéressant, dommage que les transitions basées sur des reconstitutions de photos en 3D soient peu réussies.

- Old Tucson : where the legends walked – 8 mn 33 : une courte visite des studios de Tucson, vestige de la conquête de l’Ouest et lieu de tournage d’innombrables westerns, un peu oubliée puis remise en selle par le tournage de Rio Bravo. C’est aujourd’hui une attraction touristique. Un supplément guère indispensable.

- The Men who made the movies : Howard Hawks – 54 mn 59 : Howard Hawks se rend en plein désert pour assister à une course de moto cross à laquelle participe son plus jeune fils. Il s’assoit sur une cantine, et se met à parler de ses films. L’essentiel de sa carrière est évoquée – on s’arrête curieusement à Rio Bravo – et Hawks a une anecdote pour chaque film. Ce documentaire TCM, narré par Sydney Pollack, est en général passionnant, mais trop court.



- Bandes-annonces de The Big Stampede, Haunted Gold, Somewhere in Sonora, The Man from Monterey et Rio Bravo.

Aucun de ces suppléments, encodés en 480p/i, n’est sous titré. Il existe également une version DVD SD de cette édition.

Par Franck Suzanne - le 23 mai 2007

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