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Test dvd

Le Caporal épinglé

DVD - Région 2
Studio Canal
Parution : 10 / 2 / 2003

Image

Sortie début 2003 dans la collection Classique de StudioCanal, cette édition avait été à l'époque considérée comme d'une bonne facture, ce que le recul permet de confirmer, dans les limites bien entendu imposées par cette ancienneté : la copie est en effet plutôt propre et bien contrastée, mais c'est évidemment du côté de la définition que le spectateur le plus exigent pourra faire la fine bouche, les standards SD de 2003 ayant depuis quelque peu évolué. Le transfert tient malgré tout la route, et l'on peut d'ailleurs remarquer que la copie du film s'avère plus stable que les menus du DVD, qui "peignent" assez vilainement.

A noter l'utilisation régulière, dans le film, d'images d'archives de la guerre, beaucoup plus abîmées et moins bien définies que les images de Georges Leclerc, chef-opérateur de ce dernier long-métrage de Jean Renoir.

Son

Une seule piste est présente, la version française mono d'origine, plutôt convenable, même si - comme souvent avec les films de cette génération - la prise de son ou le mixage laissent parfois des dialogues à la limite de l'audible. On relèvera un peu de souffle en fond également.

Suppléments

Outre une bande-annonce et des filmographies (partielles) de Jean RenoirJean-Pierre Cassel, Claude Brasseur et Claude Rich, le supplément de choix est un module de 29 minutes, Autour du Caporal épinglé, dans lequel divers participants évoquent Renoir, rapportant des anecdotes de plateau (on y apprend par exemple que Jean Renoir, par solidarité avec ses comédiens, retirait son chapeau lors du tournage des scènes de fausse pluie) ou reliant le film à d'autres oeuvres de sa filmographie, notamment La Grande illusion.

Il faut noter la belle qualité des participants, Bertrand Tavernier nous régalant de son érudition ou Claude Rich de son élégante désinvolture, mais avouons avoir été assez émus - inhabituelle asynchronie du test oblige - d'y écouter l'historien-"saltimbanque" Roger Viry-Babel ou le remarquablement distingué Jean-Pierre Cassel, tous deux depuis disparus (le premier en 2006, le second en 2007)... La remarque est peut-être en partie hors-propos, et n'a évidemment rien à voir avec cette édition StudioCanal en elle-même, mais c'est finalement aussi le charme ou l'intérêt de ces suppléments, dont on repousse parfois la vision, que de nous donner un jour l'occasion, presque sans s'y attendre, de retrouver le temps d'une discussion informelle, "au naturel", une personnalité qui nous a autrefois accompagné et que l'on avait parfois un peu oubliée...

Par Antoine Royer - le 13 janvier 2014