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Test dvd

Dracula's Daughter, Son of Dracula

DVD - Région 1
Universal Pictures Video
Parution : 24 / 7 / 2007

Image

Le film est présenté dans son format original 1 :33. Les menus sont en revanche au format 16/9 mise à part la bande-annonce du film, qui paraît abîmée en comparaison avec le film lui-même. La copie retenue est impeccable et la masterisation numérique excellente. On relève peu de défauts (un arrêt-image très bref d’une fraction de seconde lors de la lecture de la B.A. et… c’est tout !). Le noir et blanc travaillé de George Robinson, influencé par l’expressionnisme allemand, est bien restitué et on profite merveilleusement du marais pourrissant que ce soit pendant les scènes nocturnes ou de jour. Si tous les "double-bill" (double programme) édités par Universal sont de cette qualité, achetez-les les yeux fermés !

Son

La V.O. est remastérisée en Dolby Digital mono. La partition musicale mélancolique et angoissante de Hans J. Salter est bien restituée. L’ensemble est équilibré : les effets et les dialogues ne s’étouffent pas les uns les autres: ils se renforcent car Siodmak a soigné le mixage autant que les autres aspects techniques du film. À écouter et voir en V.O.S.T.F. car il n’y pas de V.F. offerte. On profite ainsi à plein de l’accent "Europe centrale" de J.E. Bloomberg, dont la voix cauteleuse est inquiétante et ironique à la fois. Déplorons cependant l’absence d’une V.F., toujours historiquement intéressante et parfois d’une beauté novatrice par rapport à l’original. Mais enfin l’essentiel est offert ici.

Suppléments

Le menu principal, affiché sur de belles photos de plateau du film, est divisé en 4 parties :

Scenes : le chapitrage divisé en 3x6 scènes fixes et titrées

Bonus Material : les suppléments qui se subdivisent eux-mêmes en :

Trailer : la B.A. du film (1’38) en 1.33 (4/3) et v.o. ou v.o.s.t.f. au choix, ce qui est très sympathique ;

Production notes : elles sont essentiellement faites de ragots amusants (s’ils sont vrais) et de détails concernant le tournage. On nous dit ici que Curt Siodmak, le scénariste du film, fut viré du tournage par son propre frère, après avoir commencé à l’écrire. Dennis Gifford précisait dans son Illustrated History of Horror Movies (éd. Hamlyn, London/New York/Toronto, revue et corrigée en 1984) que c’était Curt qui avait, grâce à ce scénario, obtenu pour son frère le poste de la mise en scène. Et Curt confirme effectivement cette version dans un entretien accordé à Stéphane Bourgoin, paru dans Polar N°14 (éd. Payot & Rivages, Paris 1995) en ajoutant qu’il avait intégralement rédigé le scénario lorsque Robert le remplaça par Taylor… belle fraternité ! On apprend aussi qu’on discute encore pour savoir si Chaney Jr interprétait le fils de Dracula ou Dracula lui-même dans les ‘chats’ internet américains. Le film est pourtant sans équivoque à ce sujet. Et enfin que Bela Lugosi escomptait le rôle et se plaignait encore des années plus tard auprès du réalisateur Reginald Le Borg qu’il lui ait échappé.

Cast and Filmakers : fiche technique et générique succinct offrant la filmographie des principaux acteurs (avec une photo de chacun d’eux) et de Robert Siodmak (sans photo).

DVD newsletter : recommande de s’affilier au club Universal en s’inscrivant sur leur site www.dvd.universalpictures.com afin de bénéficier des dernières informations sur leurs nouveautés.

Recommandations : mentionne sur un fond fixe les jaquettes des autres double-programmes (‘double-bill’) de réédition des classiques du cinéma fantastique distribués par la firme, outre celui-ci qui est présenté avec le beau Dracula’s Daughter [La fille de Dracula] (Lambert Hillyer, 1936), à savoir :

The Ghost of Frankenstein [Le spectre de Frankenstein] (Erle C. Kenton, 1942) + Son of Frankenstein [Le fils de Frankenstein] (Rowland V. Lee, 1939) que nous recommandons tous deux chaudement. Nous avons vu le second plusieurs fois et c’est un chef-d’œuvre reconnu. Le premier est invisible en France depuis longtemps mais réalisé par un des plus grands réalisateurs américains du genre : découvrez-le aussi sans hésitation.

The Mummy’s Ghost [Le fantôme de la momie] (Reginald Le Borg, 1944) + The Mummy’s Curse [La malédiction de la momie] (Leslie Goodwins, 1944) que nous recommandons en raison du film de Reginald Le Borg, metteur en scène intéressant ; nous n’avons jamais vu le second mais il est totalement oublié et passé sous silence par les spécialistes.

Werewolf of London [Le monstre de Londres] (Stuart Walker, 1935) + She-Wolf of London (Jean Yarbrough, 1946) Nous n’avons pas vu le premier, un classique très rare dont on parle peu ici ni le second qui n’a été distribué outre-atlantique en salles qu’en Angleterre mais qui fut diffusé fugitivement sur la chaîne câblée française Cinécinémaclassic.

The Mummy’s Hand [La main de la momie] (Christy Cabannes, 1940) + The Mummy’s Tomb [La tombe de la momie] (Harold Young, 1942) que nous déconseillons si le second film (il ne fut pas distribué en 1942 en France mais seulement en Belgique) est aussi mauvais que le premier, diffusé fugitivement sur la télévision câblée française CinécinémaClassic.

En conclusion, on est satisfait mais on regrette toujours de ne pas disposer d’un jeu de photos d’exploitation (de divers pays y compris du nôtre) et d’affiches (idem). Pour de tels classiques du cinéma fantastique, on aimerait avoir ce matériel publicitaire. Mais sans doute les livres de cinéma se vendraient-ils moins !
Par Francis Moury - le 18 octobre 2004

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