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Test dvd

Coffret 3 DVD Lionel Rogosin

DVD - Région 2
Carlotta
Parution : 21 / 4 / 2010

Image

Les trois films ont été restaurés à partir des négatifs originaux (sauf Good Times, Wonderful Times qui l'a été à partir de négatifs détenus par la Cinémathèque de Londres) à l'initiative de la Cinémathèque de Bologne en 2006. On the Bowery est ainsi présenté dans une édition absolument splendide. Le master est impeccablement nettoyé et le travail d'encodage effectué par Carlotta est également en tous points remarquables : compression, définition, contrastes, tout est convoqué pour que l'on puisse se régaler du magnifique noir et blanc du film. On note simplement quelques passages aux contrastes moins prononcés, un peu grisâtres, mais dans l'ensemble cette édition est une parfaite réussite. Come Back, Africa est un peu en deçà de cette réussite avec de légers fourmillements numériques, quelques défauts de compression notables sur la fin (des pavés numériques) et des contrastes moins appuyés. Mais dans l'ensemble, le résultat est très satisfaisant et ces maigres défauts ne viennent absolument pas nuire au confort de vision. Quant à l'édition de Good Times, Wonderful Times, elle est du niveau de celle d'On the Bowery. A noter simplement que le principe du film fait que les scènes de la soirée londonienne sont dotées d'une image parfaite tandis que les images d'archives qui viennent la parasiter présentent de nombreux défauts, griffures, tâches et flous en tous genres.

Son

Les bandes sonores sont toutes très propres, sans souffle ni grésillements. Les ambiances dynamiques, les musiques et les voix, toujours très claires, sont parfaitement mixées.

Suppléments

Pourquoi Rogosin ? (5mn, français)
Gian Luca Farinelli, directeur de la Cinémathèque de Bologne, explique que la spécificité de son institut lui permet de restaurer des œuvres qui n'ont rien à voir avec le patrimoine cinématographique de Bologne, ni même d'Italie. C'est ainsi qu'ils ont pu jeter leur dévolu sur l'œuvre de Lionel Rogosin, et Farinelli explique en quelques minutes pourquoi ils se sont lancés dans ce projet.

La Parfaite équipe, un film de Michael Rogosin (2009, 47mn, VO stf).
Entre 1994 et 1999, Marina Goldovskya a réalisé une série d’entretiens avec Lionel Rogosin qui sont à la source de ce documentaire consacré aux débuts de Rogosin et plus particulièrement à On the Bowery. Des interventions de Lorenza Mazzetti (réalisatrice membre du Free Cinema), Anthony Deene et David Bordwell (professeurs de cinéma), David Rogosin (cousin du réalisateur), Robert Downey et Jonas Mekas (cinéastes), Rob Hollander et Gerda Lerner (historiens) et d’autres encore, viennent éclairer la technique Rogosin mais aussi le contexte du cinéma américain des années 60 et l’histoire du quartier du Bowery. Rogosin, quant à lui, décrit avec humour et émotion la préparation, le tournage du film et les différents membres de sa « parfaite équipe ». Un documentaire à la facture très classique mais indispensable pour comprendre qui était Rogosin et comment il travaillait.

Une Promenade dans le Bowery, un film de Michael Rogosin (2009, 11mn, VO stf).
Ce film nous emmène dans le Bowery d'aujourd'hui. On retrouve les historiens Rob Hollander et Peter von Bagh - déjà présents dans La Parfaite équipe - qui racontent l’histoire du quartier et sa transformation depuis le tournage d’On the Bowery. Le fils de Lionel Rogosin promène sa caméra dans les rues de Bowery, interviewant des habitants d’aujourd’hui, d’hier, et intercalant fort logiquement entre ses images des extraits du film de son père. Un petit reportage intéressant mais redondant avec l’autre bonus du DVD.

Un Américain à Sophiatown, un film de Lloyd Ross produit par Michael Rogosin (2007, 51 mn, VO stf). Ce film retrace l'histoire du tournage de Come Back, Africa selon le même principe et peu ou prou les mêmes intervenants que dans La Parfaite équipe. Ce making of démarre par une présentation du co-scénariste Lewis Nkosi lors de la première de la version restaurée du film. L’épouse de Lionel Rogosin raconte comment ils sont parvenus à travailler à Johannesburg à la barbe des autorités, tandis que des figures de l’activisme anti-Apartheid reviennent sur la situation du pays et sur leur participation au film de Rogosin. Tout comme La Parfaite équipe, Un Américain à Sophiatown est un complément indispensable au film.


L’Humanité en péril, un film de Lloyd Ross et Michael Rogosin (2008, 24 mn, VO stf).
Interviewé en 1998, Lionel Rogosin raconte comment, expliquant son projet de film à des producteurs, il passe pour un partisan de la cause communiste et un anti-Américain et comment il est contraint de se rendre en Angleterre pour tourner son film. Le monteur Brian Smedley-Aston raconte sa rencontre avec le réalisateur et comment, avec l’aide de Jimmy Vaughan, un escroc notoire, ils sont parvenus à accumuler des images d’archives inédites, comme par exemple des images du front de l’Est jusqu’ici cachées par les autorités Russes. L’artiste Molly Parkin raconte de son côté le choc que fut pour elle On the Bowery et comment elle en est venue à jouer dans le film de Rogosin, en servant de catalyseur lors du tournage des scènes du cocktail, la jeune femme détestant ce monde mais y appartenant et parlant son langage. Le documentaire s’intéresse également à la dimension politique de Good Times, Wonderful Times, replaçant le film dans un mouvement mondial anti-nucléaire dont l’une des figures de proue est Bertrand Russel (dont on peut voir des extraits de sa célèbre intervention « L’Humanité en péril »). Russel, qui possède de nombreux contacts et connexions, aide d’ailleurs beaucoup Rogosin dans sa recherche de documents d’archives. Un making of synthétique et passionnant.

La Liberté de filmer (voyage à travers le cinéma de Lionel Rogosin) : un portfolio de 36 pages.

Partie DVDROM
Chacun des films dispose d’une partie DVDROM proposant des PDF d’articles d'époque issus de journaux et de magazines français ou anglo-américains, ainsi que des documents de travail.

Par Olivier Bitoun - le 25 mars 2010

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