Menu
Test blu-ray

Tout feu tout flamme

BLU-RAY - Région B
Mk2 - TF1 vidéo
Parution : 3 / 2 / 2016

Image

Le film de Jean-Paul Rappeneau a bénéficié d'une restauration récente en 2K, sans doute élaborée à partir du négatif original ou d'une copie de première génération, tant la définition se montre précise, avec un excellent niveau de détail et un grain fin à la présence discrète mais visible. Les images ont été très bien nettoyées et possèdent une belle stabilité. Si la différence est heureusement légère, subtile, parfois difficilement perceptible, certains pourront sentir un changement de qualité pendant deux portions d'une vingtaine de minutes chacune (à partir de 19 min 17 et 59 min 56, environ). L'image possède alors une texture un peu différente, légèrement moins détaillée, avec un trait moins précis et un grain plus épais et beaucoup plus affirmé. Ces éléments ne peuvent provenir que d'une seconde source, de génération ultérieure (et donc de moindre qualité), qui a été utilisée ici pour compenser les faiblesses d'un matériau de référence sans doute trop dégradé. La colorimétrie reste assez uniforme sur l'ensemble du film et permet de maintenir une certaine cohérence entre les deux sources. La palette de couleurs apparaît, d'ailleurs, assez conforme à ce que l'on retrouve sur les restaurations récentes des films français des années 70 et 80, entre des ambiances un peu froides et des teintes chair tirant parfois légèrement sur le jaune, sans jamais que cela choque pendant le visionnage. Enfin, et une fois de plus, il nous faut malheureusement pointer du doigt une gestion des contrastes pour le moins limitée. Parce que le laboratoire a choisi de rester fidèle aux caractéristiques d'origine, on s'est encore refusé à corriger des défauts d'étalonnage qui auraient permis de mieux uniformiser la densité des noirs sur l'ensemble du film. Ceux-ci se montrent en effet peu homogènes : si certaines scènes ont plus de chance (comme à partir de 1 h 22 min 08, par exemple), d'autres passages bénéficient de noirs beaucoup trop clairs et parfois dotés d'une dominante de couleur (bleue ou jaunâtre, par exemple).

Son

Tout feu tout flamme est à la fois disponible en stéréo et dans un mixage 5.1. Mais, précisons-le d'emblée, seule la musique de Michel Berger profite (très légèrement) des effets de la spatialisation, l'ensemble restant essentiellement frontal : le son mono d'origine est ainsi respecté. Les bandes-son s'avèrent très propres, sans impuretés ou dégradations, avec des voix extrêmement claires et des ambiances subtiles. Le film est également présenté avec une piste en Audiovision, pour les malvoyants.

Suppléments

Quand Jean-Paul Rappeneau rencontre Isabelle (36 min - 1080i)
Mené par Jérôme Wybon, cet entretien avec le réalisateur, entrecoupé par des interventions du chef opérateur Pierre Lhomme et de l'assistant-réalisateur Thierry Chabert, résume en une grosse demi-heure l'aventure du projet Tout feu tout flamme. Rappeneau, loin d'être avare en anecdotes, raconte notamment la détermination farouche d'Isabelle Adjani pour tourner avec lui, dévoile certaines de ses inspirations (Le Roi Lear de Shakespeare), se souvient de ses rapports avec l'actrice Lauren Hutton qui fit grève à sa façon, ou des concessions qu'il fallut accepter d'un Yves Montand au naturel cabotin, qu'il fut très difficile de canaliser. Le documentaire revient d'ailleurs souvent sur la personnalité haute en couleurs de cet acteur très perfectionniste. Les différents témoignages permettent de dresser un portrait en filigrane du réalisateur et de sa méthode de travail, de l'écriture aux plateaux. Comme à son habitude, Jérôme Wybon a su dénicher quelques archives rares, des photos et des scènes de tournage captées pour la télévision.

Le cinéma exquis, délicieux et divin de Jean-Paul Rappeneau (30 min - 1080i)
Jérôme Wybon a également eu le privilège de s'entretenir avec Isabelle Adjani qui se livre ici, un peu comme dans l'un des suppléments du Blu-ray de La Gifle, à une sorte de commentaire audio sur des images du film. Avec tendresse et malice, l'actrice se souvient entre autres de ses rapports avec Jean-Paul Rappeneau ("il parle comme ses personnages"), Yves Montand (tourner avec lui fut "une apothéose" pour ses parents !) ou Alain Souchon ("un naturel inimitable"). Elle apparaît ici très détendue, sympathique et fort agréable, sensible aux souvenirs, évoquant avec une certaine nostalgie l'émulation créatrice de l'équipe après les projections des rushes, "un truc qui manque aujourd'hui".

En savoir plus

Taille du Disque : 48 306 704 648 bytes
Taille du Film : 31 209 093 120 bytes
Durée : 1:47:11.541
Total Bitrate: 38,82 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29980 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2356 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2028 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2065 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 0,785 kbps
Subtitle: French / 29,508 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 8 février 2016