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Test blu-ray

Massacres dans le train fantôme

BLU-RAY - Région B
Elephant Films
Parution : 23 / 11 / 2016

Image

Elephant Films reprend ici le master Universal sorti en Blu-ray, d'abord en 2011 chez les anglais d'Arrow, puis en 2012 chez Shout Factory, aux Etats-Unis. Contrairement à de nombreuses restaurations perfectibles effectuées autour de ces années-là (les avancées techniques les rendent vite obsolètes), celle de Massacres dans le train fantôme s'avère relativement bonne et toujours très efficace. La copie est assez stable et a subi un nettoyage succint : c'est globalement propre mais on peut relever des points blancs et quelques rayures verticales plus ou moins discrètes. Rien à dire sur la colorimétrie, aux teintes bien saturées, un peu plus sur les contrastes, souvent corrects mais manquant parfois de régularité (noirs insuffisamment profonds). La définition est bonne et le niveau de détail correct, à défaut d'être plus précis. La faible profondeur de champ n'a cependant pas aidé l'opérateur : il nous faut signaler de très nombreux soucis de mise au point au moment du tournage. Les visages ne sont pas toujours très nets et les objectifs Panavision de l'époque produisent quelques aberrations optiques (des flous en bordure de cadre, essentiellement) qui pourront questionner certains spectateurs sur la qualité du piqué de l'image et du master. En l'état, le scan HD restitue fidèlement ces caractéristiques, et notamment un grain assez fin qui n'a pas été retouché. L'image possède ainsi une belle texture argentique, que ne trahit jamais l'encodage du disque - ce qu'on aurait pu craindre puisque les deux versions du film (montage original en VO et version courte en VF) sont encodées séparément, et non avec le système du seemless branching. Ce sont, en résumé, de très bonnes conditions pour (re)découvrir le film.

Dans les comparatifs ci-dessous vous pourrez constater que le BR Arrow (2011) présente une teinte légèrement plus verdâtre et que le disque Shout Factory, malgré un contraste un tout petit peu plus poussé, offre un grain plus lissé que sur le disque français.

Arrow (2011) vs. Elephant (2016) :       #1                  #2                 #3

Shout Factory (2012) vs. Elephant (2016) :       #1                  #2                 #3

Son

La version originale (uniquement pour la version uncut) et la version française (uniquement sur la version courte) sont assez équivalentes. Toutes deux en mono (contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette), elles sont extrêmement claires et propres, dénuées de souffle, sifflantes ou saturations. La musique est assez bien rendue, avec un spectre honnête.

Suppléments

Elephant propose Massacres dans le train fantôme dans une édition collector contenant le Blu-ray et le DVD du film. Pour la première fois, à l'image de l'éditeur anglais Arrow, il propose même une jaquette réversible qui reprend l'affiche française. Il est à noter que le DVD ne contient pas la version uncut, mais bien la version sortie dans les salles françaises à l’époque et plus courte de 2 minutes (93 min contre 95 min) et ce tant en VO que VF alors que de son côté, le Blu-ray ne propose la version courte qu’en français et la uncut en anglais.

Présentation du film par Stéphane Du Mesnildot (17 min 40) Un bon quart d’heure durant, le critique des Cahiers du Cinéma livre son interprétation du film tout en restituant ce dernier dans son contexte. Il parle ainsi des foires et des freak shows typiquement américains, évoquant notamment leur place dans le cinéma. Il analyse le rapport à l’enfance et à l’innocence et s’étend quelque peu sur le rapport à la famille dans le film et se livre à diverses interprétations concernant Amy et les personnages des films de Tobe Hooper en général. On peut questionner sur la pertinence de l’analyse et y adhérer ou non, mais cette présentation a le mérite de proposer des clés de lecture qui pourront intéresser certains.


En supplément, vous pourrez voir  6 scènes coupées prévues pour remplacer certaines scènes à caractère plus sexuel ou violent en vue de la diffusion télévisée. Présentées en format 4:3 avec une qualité d’image suboptimales, elles sont en version originale sous-titrée et d’un intérêt très inégal. La première (1 min 40) intervient lorsque Buzz vient chercher Amy. Dans cette scène, il rencontre les parents de cette dernière et l'on apprend de la radio que des meurtres eurent lieu l’année précédente. La seconde (30 s) voit Joey lire Hansel et Gretel des frères Grimm et se faire enguirlander par sa mère. La troisième (25 s) montre l’installation des trois jeunes dans la voiture de Buzz et leurs commentaires concernant cette dernière. Vient ensuite une scène montrant Richie et Liz acheter des tickets avant d’être rejoints par Buzz et Amy et de monter dans un manège. (50 s) La suivante, d’une durée de 60 s, allonge un peu le spectacle du magicien (William Finley). Enfin, la dernière d’une durée de 15 s voit Liz demander l’heure à Richie pendant la nuit dans le train fantôme.

Parmi les bandes-annonces incluses avec le film, dont celle de Massacres dans le train fantôme (1 min 40 - SD upscalé en 1080i), certains des titres seront disponibles en 2017 comme L'Esprit de Caïn (2 min 07 - SD upscalé en 1080i) et The Island of Lost Souls (1 min 39 - upscalé en 1080i).


On trouve également une galerie de photos présentant une quarantaine d’images (différents posters, des photos d’exploitation en couleur ou noir et blanc, quelques photos de tournage...)

Les disques sont accompagnés d'un livret de 23 pages, sous-titré Faux slasher, vrai film de monstre, écrit par Lionel Grenier, responsable d’un site sur Lucio Fulci, mais également en préparation d'un livre sur Tobe Hooper pour les Editions Rouge Profond. Grenier propose une biographie du réalisateur sur deux pages avant d’évoquer les conditions de production et de tournage, brassant divers thèmes au travers de petits chapitres concis mais toujours intéressants (casting, création du monstre ou de la fête foraine, musique...). La deuxième moitié du livre est occupée par une analyse pertinente du film et des thèmes qu’il brasse, ainsi que par une tentative d’explication du fait que le film ne peut être considéré comme un slasher pur. Les puristes pourront aussi relever une petite erreur (répétée dans l'entretien avec Stéphane du Mesnildot) qui méritait d'être précisée : ce n'est pas Boris Karloff qui apparaît brièvement sur une affiche de Frankenstein, mais l'acteur Glenn Strange.

En savoir plus

version longue (en VO)

Taille du Disque : 42 944 544 432 bytes
Taille du Film : 16 231 230 912 bytes
Durée : 1:35:02.279
Total Bitrate: 22,77 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 19,94 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 19943 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1562 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Subtitle: French / 13,813 kbps

version courte (en VF)

Taille du Disque : 42 944 544 432 bytes
Taille du Film : 16 007 128 512 bytes
Durée : 1:33:03.703
Total Bitrate: 22,93 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 19,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 19998 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1644 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)

Par Stéphane Beauchet (technique) et Christophe Buchet (bonus) - le 26 décembre 2016