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Test blu-ray

Le Fils de Frankenstein

BLU-RAY - Région A, B, C
Elephant Films
Parution : 21 / 10 / 2015

Image

Il n'y a eu à ce jour aucune annonce de la part du studio Universal quant à la sortie d'un second coffret Universal Monsters après celui paru il y a trois ans. Les amateurs qui se sont rués dessus à l'époque apprécieront sans aucun doute l'initiative d'Elephant Films de proposer en Blu-ray pour certains titres, et pour la première fois au monde, d'autres classiques de l'horreur et notamment cette troisième apparition de la créature incarnée par Boris Karloff. Coup de chance, Universal avait visiblement commencé un travail de restauration approfondi : le film a été scanné en 2K (au minimum) et offre une image assez stable et très précise, avec un niveau de détail soutenu qui ne fléchit vraiment que pendant les courtes transitions ayant nécessité un trucage (fondus enchaînés ou au noir). Le grain fin n'a pas été estompé, l'image possède un cachet argentique relativement convaincant, jamais pris en défaut par un débit vidéo pourtant très moyen. Bien que la base de cette restauration soit très solide, il faut noter qu'elle n'est pas complète. Tout d'abord, l'image n'a pas été totalement nettoyée, il reste des traces d'usure (points blancs, taches, rayures verticales) plus ou moins discrètes, comme ce poil assez visible en bas de cadre autour de 1 h 16 min 47. Il persiste également une instabilité au niveau des contrastes : on relève une pulsation permanente du niveau de noir, heureusement peu dérangeante sur l'ensemble du film, mais sans doute plus accentuée (et agaçante) durant la première scène dans le salon du château à partir de 10 min 40. Mais ces deux bémols restent finalement bien mineurs face à la qualité indéniable du transfert : le film qui va sur ses 80 ans n'a jamais paru aussi bien portant.

Son

La qualité de la version originale est en phase avec l'image : parfaitement restaurée, sans impuretés ou saturations. On relèvera seulement un très léger souffle, presque inaudible, la seule trace du temps qui a passé. L'ensemble est de très bonne tenue et respecte le mixage d'origine, ses défauts et ses qualités. Techniquement, la version française est presque équivalente, moins couverte mais laissant transparaître un souffle légèrement plus présent. C'est un doublage assez récent où l'on pourra remarquer quelques changements de mixage inévitables, comme autour de 18 min (par exemple) où la musique disparaît pour laisser place à un bruit de feu de cheminée, lequel ressemblerait plutôt à celui d'un ruissellement (!) Le rendu des voix est logiquement anachronique, plus clair, plus propre, et plus tellement en phase avec l'ancienneté du film. C'est le prix à payer pour satisfaire les spectateurs allergiques à la VO...

Suppléments

Le film est proposé dans un combo comprenant, en plus du Blu-ray, le DVD du film au contenu strictement identique.

Partenaire au long cours d'Elephant Films, Jean-Pierre Dionnet répond une nouvelle fois présent dans cette nouvelle collection dédiée aux films d'horreur du cinéma classique. Il revient ici sur le personnage de Frankenstein (12 min - 1080i), dans quelles circonstances il a été créé, et surtout en quoi il est le développement logique du mythe des Titans et des imbrications historiques entre l'art et la science. Un supplément plus historique que cinématographique mais néanmoins toujours pertinent, avec le style qu'on lui connait (malgré quelques soucis à la prise de son...).


Un second module est plus spécifiquement consacré au Fils de Frankenstein (17 min - 1080i) et aux recettes de la saga, Dionnet s'amusant à faire la liste des récurrences scénaristiques - effectivement nombreuses - de film en film. C'est ensuite un passage en revue des carrières de Boris Karloff, "condamné à vie" aux films d'horreur depuis le succès phénoménal du premier Frankeinstein en 1931, Basil Rathbone ("au regard hypnotique et au visage racé") ou du réalisateur Rowland V. Lee et son fameux Zoo in Budapest. Un complément toujours intéressant, porté par un Jean-Pierre Dionnet passionné.

Cette édition propose également certaines bandes-annonces des premiers titres de la nouvelle collection Cinéma Monster Club : Le Spectre de Frankenstein (2 min 15 - SD), Frankenstein contre le loup-garou (2 min - SD), La Maison de Frankenstein (2 min - SD) et Deux nigauds contre Frankenstein (2 min - SD). Il manque malheureusement celle du Fils de Frankenstein qui nous concerne plus particulièrement ici.

On trouve enfin une galerie de photos (1 min 50 - HD)

Les disques sont accompagnés d'un livret de 12 pages, Les monstres ne meurent jamais, écrit par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma au magazine Transfuge. C'est un tour d'horizon très rapide de la franchise Frankenstein, porte-étendard d'un âge d'or de l'horreur au cinéma, avec au coeur du sujet un questionnement :  pourquoi le monstre nous marqua-t-il autant? Damien Aubel souffle plusieurs pistes, de notre fascination pour le Mal au magnétisme d'une créature "qui cristallise tous les désordres."  Intéressant mais bien trop court...

En savoir plus

Taille du Disque : 22 368 752 563 bytes
Taille du Film : 14 931 763 200 bytes
Durée : 1:39:11.278
Total Bitrate: 20,07 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 14,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 14980 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1818 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1846 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 27,654 kbps
Subtitle: French / 0,139 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 30 octobre 2015