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Test blu-ray

La Vengeance d'un acteur

BLU-RAY - Région B
Rimini Editions
Parution : 1 / 12 / 2020

Image

Restauré en 4K par la société japonaise Kadokawa, La Vengeance d’un acteur peut maintenant être (re)découvert dans des conditions exceptionnelles. L’Eastmancolor est magnifique, avec des couleurs qui retrouvent vivacité et contrastes tandis que les noirs sont bien denses et variés, profitant d’une belle profondeur. Quel plaisir également que ce piqué d’une propreté absolue et cet aspect organique intense ! La qualité de la restauration laisse alors apparaître encore plus les qualités de mise en scène du long-métrage, à la fois au niveau des décors (notamment lors des scènes de théâtre) et de l’utilisation experte du format Cinémascope par Kon Ichikiwa.

Son

Une seule piste audio est disponible, la piste originale japonaise. Restaurée elle aussi, elle propose des dialogues clairs et distincts. La partition musicale ainsi que les ambiances profitent également d’une belle dynamique et d’une finesse intéressante, notamment dans le rendu des instruments traditionnels et des scènes de combats.

Suppléments

Le film décrypté par Bastian Meiresonne (32 min - HD)
Critique de cinéma, programmateur de festivals et co-auteur notamment de l’ouvrage généraliste Le Cinéma japonais contemporain (Ecrans éditions, 2012), Bastian Meiresonne décrypte le film de Kon Ichikawa de manière assez linéaire en débutant par la genèse du projet, son écriture puis sa mise en scène, mais également la place de l’œuvre dans le cinéma d’Ichikawa et la propre place du réalisateur dans le cinéma japonais. D’une longueur permettant une analyse détaillée tout en distillant des anecdotes intéressantes (les différentes traductions françaises du titre original, le rapport des studios et de réalisateurs comme Ōshima à Ichikawa), on pourra regretter le côté un peu trop « scolaire » et récité de l’analyse qui pourra ennuyer certains.


Un siècle de cinéma japonais (1994 - 52 min - SD upscalé)
C’est la vraie surprise de cette édition ! Un siècle de cinéma japonais est l’un des nombreux documentaires réalisés par Nagisa Ôshima, une partie de son œuvre qui n’est d’ailleurs pas encore véritablement parvenue dans nos contrées. Exercice toujours intéressant lorsqu’il est réalisé par un cinéaste faisant lui-même partie de la cinématographie qu’il tente de mettre en images, le film fait partie d’une série d’œuvres commandée par le British Film Institute au milieu des années 1990 pour commémorer le centenaire du cinéma. Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville pour la France, George Miller pour l’Australie, Stephen Frears pour la Grande-Bretagne ou encore Martin Scorsese pour les États-Unis, ils étaient nombreux à participer à cet imposant projet ! Dans le cas d’Ōshima, il est particulièrement intéressant de constater que nous sommes dans une vision totalement subjective (et assumée) de l’histoire du cinéma japonais. Ôshima ne cherche pas à être exhaustif et ne se privera d’ailleurs pas de se consacrer lui-même quelques minutes au sein du documentaire. Le documentaire se clôturant sur les débuts en tant que réalisateur d’un certain Takeshi Kitano, Ōshima consacre finalement peu de temps à des réalisateurs particulièrement réputés en Occident tels que Mizoguchi, Ozu ou Kurosawa. C’est dans son évocation des premiers temps du cinéma japonais (Shōzō Makino, Sadao Yamanaka) et dans les basculements vers une complète indépendance de certains auteurs (Terayama, Masumura) qu’Un siècle de cinéma japonais se révèle une vraie source d’informations et une entrée passionnante dans une histoire moins balisée du cinéma de l’Archipel.

En savoir plus

Taille du Disque : 45,288,650,752 bytes
Taille du Film : 33,158,664,192 bytes
Durée : 1:53:17.040
Total Bitrate: 39.03 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 35,51 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 35510 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Japanese / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1560 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Subtitle: French / 24.825 kbps 

Par Damien Le Ny - le 24 mai 2021