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Test blu-ray

L'Amant de cinq jours

BLU-RAY - Région B
TF1 Vidéo
Parution : 2 / 12 / 2015

Image

Philippe de Broca est particulièrement bien traité en HD, puisque pas moins d'une douzaine de ses films ont déjà eu les honneurs de Blu-ray de qualité. Disponible depuis quelques mois dans un coffret regroupant également Les Jeux de l'amour, Le Farceur et Un monsieur de compagnie, L'Amant de cinq jours est désormais sorti à l'unité. Ce Blu-ray ne déroge pas à la règle puisque TF1 Droits Audiovisuels a particulièrement bien soigné la restauration du film : c'est un scan 2K aux images stabilisées, à la définition solide et au très bon niveau de détail. On remarquera cependant de récurrentes faiblesses de misesau point, celle-ci ne suivant pas toujours (voire presque jamais) les déplacements des comédiens dans le cadre. Les contrastes sont bien équilibrés (la photographie présente une très belle gamme de gris et, ô miracle, avec des noirs profonds), au grain fin relativement bien retranscrit. Seuls les plans truqués (fondus enchaînés, fondus au noir) ont une qualité inférieure, avec un trait et un grain plus épais. Mais sur l'ensemble du film, on ne note aucune correction numérique abusive : l'image possède un aspect argentique indéniable, avec une compression sans faille soutenue par un débit vidéo très confortable. Si l'on doit trouver un défaut, il concernera éventuellement la propreté de la copie. Car si un nettoyage numérique a bien été effectué, il persiste encore quelques traces d'usure comme des points blancs, quelques rayures très discrètes, et deux ou trois poils en bord de cadre qui n'ont pas été effacés. Rien de sérieux vous l'aurez compris : le transfert est d'excellente qualité. 

Son

La bande-son a été restaurée et offre un rendu très convaincant. Les dialogues son clairs, l'ensemble est propre, sans souffle ou traces d'usure. Au pire notera-t-on quelques pointes de saturation, notamment pendant certains morceaux musicaux, et une différence de texture très ponctuelle lors des passages post-synchronisés.

Suppléments


Valet de pique et amant de coeur (20 min - 1080i)
Réalisé par un Pierre-Henri Gibert très inspiré, comme souvent, ce documentaire est une passionnante analyse du film et de son initiateur. Grâce aux interventions du confrère Dominique Maillet (habituellement réalisateur de suppléments mais ici auteur d'un livre sur de Broca), du monteur Henri Lanoê, des anciennes épouses du réalisateur ou d'un agrégé de philosophie, on en apprend énormément sur le parcours de Philippe de Broca, sa personnalité et "sa manière qu'il avait de ramener les films à ce qu'il était". Si l'on aborde évidemment la symbiose avec Jean-Pierre Cassel, on découvre la relation presque filiale entre le réalisateur et son producteur Alexandre Mnouchkine (qui "aimait le cinéma", "être là" sur les tournages), ou son rejet assez net qu'il entretenait pour ce film - les confidences d'Alexandra de Broca sont, à ce titre, assez troublantes et vraiment intéressantes. Un supplément de choix.


Jean-Pierre, mon père (21 min - 1080i)
Les occasions d'entendre Vincent Cassel parler de son père sont assez rares, il me semble - et c'est fort dommage puisqu'il en parle fort bien. Cet entretien mené par Bernard Payen et Pierre-Henri Gibert permet de mieux cerner la personne autant que le comédien, "quelqu'un de très élégant" dans tous les sens du terme, "plutôt pessimiste, pudique et renfermé", au contraire de l'image qu'il projetait sur l'écran. Il était "une version survitaminée et plus confiante en elle-même de Philippe de Broca", un réalisateur qui finira par porter son intérêt sur Jean-Paul Belmondo, un comédien qui "bougeait très bien, également". Très à l'aise, enthousiaste, jamais à court de réflexion (surtout sur sa personne), Vincent Cassel nous fait partager le regard d'un enfant sur son père, à l'intérêt logiquement très limité dans les premières années mais qui s'amplifiera avec la maturité : il a ainsi découvert ses films très tardivement, essentiellement après sa mort. C'est un beau moment qui met leurs deux parcours en parallèle, parfois ponctué de points communs et de déceptions (les relations avec un réalisateur, par exemple), et souvent marqués par les différences de générations.

On trouve enfin la bande-annonce originale (2 mn 42), non restaurée, en SD upscalé en 1080p.



 

En savoir plus

Taille du Disque : 32 938 716 864 bytes
Taille du Film : 21 498 703 872 bytes
Durée : 1:26:06.000
Total Bitrate: 33,29 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29994 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1578 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 36,566 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 30 novembre 2015