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Test blu-ray

Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

BLU-RAY - Région B
Gaumont
Parution : 26 / 2 / 2020

Image

Pour cette réédition en Blu-ray de Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, Gaumont a repris le dernier scan en date, possiblement effectué en 2005 (avec le logo d'époque façon Petit Prince à la marguerite), sur lequel a été effectué un complément de restauration (stabilisation, nettoyage,etc.) en 2019 par le laboratoire Eclair. On aurait pu craindre davantage de l'impressionnante ancienneté du scan, mais cela s'avère finalement bien relatif car, malgré le nombre des années, le résultat tient encore correctement la route. Certes, le piqué se révèle doux et le niveau de détail limité (avec plus de conviction sur les gros plans), mais la patine argentique bien conservée (un grain pas si épais que cela, et laissé en quantité suffisante) compense suffisamment ces défauts pour laisser une bonne impression générale. Les contrastes sont bien tenus et la colorimétrie paraît honnête (elle serait sans doute un tout petit peu différente avec une restauration actuelle) pour des conditions de visionnage tout à fait correctes, à défaut d'être exceptionnelles.

Son

Une bande son fidèle au mixage d'origine : une ouverture honnête mais détaillée (avec parfois un imperceptible bruits du moteur de caméra), des voix cristallines, des ambiances présentes. L'ensemble a été nettoyé et on ne relève pas de souffle disgracieux (un travail de restauration supplémentaire a pu être effectué, comme pour l'image).

Suppléments

Divines engeances et farouches palmipèdes (26 min - 1080p)
Didier Griselain, historien du cinéma français, revient sur ce premier film de Michel Audiard en tant que réalisateur, du casting envisagé (Philippe Noiret, Jacqueline Maillant) aux modifications apportées en cours de production (Marlène Jobert fut repérée dans Alexandre le bienheureux, François Rosay qui a ainsi redynamisé sa carrière), à une brève analyse du scénario qui recèle quelques trouvailles (faux micro-trottoir, parodie de Jacques Demy, effets de cartoons). Griselain fait un rapide portrait d'Audiard, sa passion pour la littérature et le vélo, son parcours de journaliste, comment il s'est immiscé dans le monde du cinéma, et pourquoi il tenait tant à passer à la mise en scène, acquérir la "liberté totale" sur un projet et faire son Help, à la manière de Richard Lester. On évoque également la sortie du film et la publicité inattendue faite par le Général De Gaulle. Un complément assez classique mais suffisamment fourni en informations de toutes sortes.

Opération Léontine (18 min - 1080p)
"Remix" 2019 d'un supplément de l'édition DVD parue en 2008, une belle rencontre avec le co-scénariste du film et futur cinéaste à succès Jean-Marie Poiré. Entre deux rigolades, il évoque le couple "absolument invraisemblable" qu'il formait avec Michel Audiard, et explique que l'auteur lui a sans doute donné sa chance pour insuffler de la jeunesse et du délire dans son univers, et peut-être aussi pour "faire chier" son père producteur. Car Michel Audiard désirait faire du cinéma "plus large, plus moderne, plus avant-gardiste", faire un film "branché" en rupture avec le classicisme de l'époque. Il parle d'un homme "extrêmement délicat" mais à la timidité "catastrophique" qui l'a sans doute desservi sur les tournages pour diriger ses comédiens. Il était en revanche un faux ignorant de la technique au cinéma, un vrai cinéphile qui savait pertinemment ce qu'il voulait. Il parle également du casting, Marlène Jobert imposée par Audiard à la Gaumont, ou Bernard Blier, qu'Audiard adorait, et qui était parmi les rares acteurs à savoir porter et rendre naturels ses dialogues parfois baroques.

Entretien avec Marlène Jobert (7 min - 1080p)
Autre supplément "remixé" de l'édition 2008, extrait d'un documentaire produit en 2002. L'actrice Marlène Jobert est interrogée sur Michel Audiard, quelqu'un dont elle admirait le travail et qui fût le premier à utiliser sa "nature un peu comique", ce qui lui a permis de se lâcher et d'oser faire davantage de choses à l'écran. Elle reste enthousiasmée de ces Canards sauvages, le genre de film burlesque et "fou" qui restait une démarche rare en France, mais avoue en même temps quelques "faiblesses de réalisation". Un contenu assez modeste, entrecoupé de très nombreux extraits.

Bande-annonce originale (3 min 47 s - SD)


En savoir plus

Taille du Disque : 38 353 082 854 bytes
Taille du Film : 25 203 652 608 bytes
Durée : 1:20:17.833
Total Bitrate: 41,85 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 38,95 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 38954 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 871 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 31,279 kbps
Subtitle: English / 27,245 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 31 mars 2020