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Test blu-ray

Dans la souricière

BLU-RAY - Région B
Rimini Editions
Parution : 20 / 1 / 2021

Image

Nouvelle rareté proposée au public français par Rimini avec cette petite série B piochée dans le catalogue Paramount, initialement sortie en Blu-ray chez les Américains d'Olive en 2012, et dans deux formats différents : le 1.33 carré "open matte" et son pendant panoramique, réduit ici au 1.78. Différents ratios qui étaient tous les deux en circulation à l'époque, quand les formats larges se développaient et que les salles n'étaient pas forcément toutes équipées. Rimini a choisi de conserver la version panoramique pour laquelle le film a été visiblement pensé, et propose le même master édité par les Américains.

Comme beaucoup de titres Paramount sortis chez Olive Films, la restauration apparaît très simple et perfectible, inégale mais d'une qualité cependant honnête. L'image est somme toute granuleuse, avec un piqué à peu près correct mais un niveau de détail limité. La palette de couleurs est réduite, tirant un peu vers le jaune, avec une saturation moyenne et des nuances peu affirmées. Les éléments photochimiques semblent parfois anciens et le master ressemble parfois à un vieux télécinéma analogique avec de légers halos autour des brillances, du bruit vidéo la plupart du temps discret (infimes lignes horizontales) mais plus voyant dans certains passages sombres (où se remarque un infime balayage vertical de gros échos horizontaux). Il semblerait surtout que le master soit un assemblage de plusieurs sources, dont on peut remarquer un brusque changement de texture à partir de 1h 07min (et pendant cinq minutes), où l'image devient moins précise. Pas une erreur de mise au point ni un défaut de matériel abîmé, mais une sorte de flou électronique, comme un début de rétrogradation en SD au moment de la fabrication du master. Et au contraire, un peu plus tard, et durant deux minutes (à partir de 1h 12min), le rendu s'affine soudainement avec un bond en définition, un trait plus précis, un grain plus fin et des tonalités moins jaunes. Curieux. Notez également que les plans truqués sont assez en retrait, plus épais et peu nettoyés.

Son

Pour la partie sonore, du moins en version originale, la qualité est indéniablement au rendez-vous. La piste anglaise semble avoir été reprise d'un élément source, ou en tout cas très proche du négatif : les voix sont d'une clarté assez incroyable, très détaillées et surtout avec une impression de proximité parfois déstabilisante (comme si la prise de son était récente). L'ensemble apparaît plutôt équilibré avec l'ambiance et la musique, et a été très bien nettoyé : il ne reste aucun craquement, à la rigueur quelques rares et infimes sifflantes. Rimini a fait l'effort de proposer une version française d'époque, d'une qualité relativement convenable malgré un rendu beaucoup moins nuancé. La musique en pâtit, moins précise, tandis que les voix restent heureusement claires. On notera un souffle beaucoup plus présent, voire parfois peu discret, et une légère différence de tonalité (plus aiguë sur la VF).

Suppléments

Présenté dans un élégant digipack 2 volets avec fourreau, le film est accompagné d'un unique (mais très bon) supplément :

Entretien avec Laurent Aknin (20 min - 1080i)
Historien du cinéma, maître de conférence et auteur de plusieurs ouvrages (notamment sur le péplum ou le cinéma bis), Laurent Aknin est un client parfait pour ce genre d'exercice. Très bon pédagogue et passionné par son sujet, il revient sur ce "faux western" mais vrai thriller, et explique pourquoi ce "film très curieux" illustre l'évolution de la production hollywoodienne de l'époque. Les genres se renouvellement, les codes changent, la violence commence à s'affirmer de nouveau (le code de censure s'éteint et Peckinpah arrive bientôt). Laurent Aknin présente brièvement Norman Panama, réalisateur de comédies à succès qui change de registre et privilégie ici la tension à "la cavalcade". Il revient sur le trio de tête du casting : Richard Widmark, ici coproducteur freelance, Lee J. Cobb, qui a "installé son personnage de dur grande gueule", et surtout la charmante (et "multi-talent") Tina Louise, que Laurent Aknin sent très corsetée par un Hollywood encore puritain, qui aurait pu en faire une vedette dix ans plus tôt, et qui passera à côté d'une plus grande carrière...

En savoir plus

Taille du Disque : 27 235 377 129 bytes
Taille du Film : 22 687 033 344 bytes
Durée : 1:23:53.528
Total Bitrate: 36,06 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,96 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29969 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1985 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2052 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 22,548 kbps
Subtitle: French / 0,186 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 3 février 2021