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Test blu-ray

Au service secret de sa Majesté

BLU-RAY - Région B
20th Century Fox
Parution : 26 / 9 / 2012

Image

N'ayons pas peur des mots : le Blu-ray d'Au service secret de Sa Majesté est l'un des plus beaux disques de la collection. Et quand on connait le degré de qualité atteint par l'ensemble de la dite collection, on peut s'attendre à un superbe choc frontal. Compression invisible, couleurs saturées juste ce qu'il faut... La charte qualitative habituelle. Mais les noirs sont si profonds et la gamme chromatique du film si impressionnante (sans parler des contrastes) que c'en est bluffant à plus d'un titre ! Quand on se rappelle d'où vient le film (avec sa première édition DVD franchement limite en 2001, avec son image parasitée aux tons impropres et qui ne comportait que la version française de surcroît), le Blu-ray rend ici une copie miraculeuse. On redécouvre ce 6ème opus avec émerveillement du début à la fin. George Lazenby peut être content, son film a décidément très fière allure. Un grand bravo à l'éditeur !

Son

Le son est logé à la même enseigne que celui des précédents films. C'en est terriblement monotone, mais diablement rassurant. La version originale est donc sacrément puissante, mais sans effets superficiels ajoutés. Du DTS-HD Master Audio 5.1 top niveau, en tout cas beaucoup plus que pour la version française. Cette dernière est agréable et se défend bien, mais reste largement surclassée... Préférez le fond sonore original, et la belle voix énergique de George Lazenby, à redécouvrir.

Suppléments

Commentaire MI6

Peter Hunt, le réalisateur d'Au service secret de Sa Majesté, interrogé par John Cork - membre de la Fondation Ian Flemming et maître d'œuvre des suppléments de la saga James Bond - qui assure les transitions tout en apportant lui-même des informations, sera le principal participant de ce commentaire, peut-être pas l'un des plus instructifs de la collection mais sûrement l'un des plus chaleureux et émouvants. Il est amusant de voir que Hunt a commencé par apparaître en cameo au moyen d'un reflet sur le plan rapproché de l'enseigne "Universal Exports" (le siège du MI6) qui ouvre ce nouveau film. Parmi les autres intervenants, on aura l'occasion d'écouter le cameraman Alec Mills, le chef opérateur Michael Reed, le chef décorateur Syd Cain, le compositeur John Barry, le décorateur de plateau Peter Lamont et plusieurs autres collaborateurs et techniciens qui ont œuvré sur ce film.

Les dessous du MI6

La distribution d'Au service secret de Sa Majesté (1 min 31 - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST)
Ce très court module sur le casting des deux acteurs principaux est commenté en voix par le producteur Michael G. Wilson qui parle de la nécessité de trouver un nouveau James Bond et de la difficulté de cette entreprise jusqu'au choix de George Lazenby. On voit subrepticement quelques image de l'acteur rencontrant la presse le 7 octobre 1968 à Londres puis celles de la présentation de Diana Rigg à la presse. Un supplément très anecdotique.

George Lazenby raconte George Lazenby (9 min 26 - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST)
Ce module présente quatre interviews du comédien australien réparties sur plus de trente ans. Le producteur Michael G. Wilson introduit en off celle que donne George Lazenby le 7 octobre 1968 au Dorchester Hotel de Londres, lors de sa présentation événementielle aux journalistes. Puis on voit quelques images du tournage du film et on assiste à l'entretien qu'il donne le 7 février 1969 ; Lazenby s'exprime sur ses débuts au cinéma et sur sa personnalité. L'interview la plus intéressante s'est déroulée le 4 février 1970 où l'on voit Lazenby, barbu et avec des cheveux longs, expliquer les difficultés qu'il a ressenties au cours du tournage, la pression du plateau et de l'équipe, les différends avec le réalisateur et ses regrets, ainsi que l'ombre de Sean Connery. Un très court extrait d'une interview datant du 11 novembre 2002 clôt la série, dans laquelle il exprime sa volonté initiale de devenir célèbre et son incapacité à l'époque de faire les bons choix pour sa carrière.

Conférence de presse au Portugal (1 min 30 - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST -1969)
Ann Bennett, directrice marketing d'Eon Productions commente en off quelques images censées correspondre au tournage de la scène du mariage (en fait, elle s'est déroulée ailleurs). En réalité, il s'agit bêtement d'images de promotion destinées à faire parler du film à venir. Ce module n'a aucun intérêt en lui-même et les images auraient certainement eu leur place dans un documentaire général sur la promotion.

Sur la glace (9 min 20 - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST - 1969)
Il s'agit d'un documentaire d'époque, produit par le constructeur Ford (Ford Film Unit Production) au sujet de la scène de course poursuite de stock-car sur glace sur le site de Lauterbrunnen en Suisse, où un décor spécial a été construit de toutes pièces pour l'occasion. Les images du tournage sont nombreuses, montées à quelques extraits du film, montrant tout l'arsenal technique qu'il a fallu alors mobiliser pour filmer la scène selon les volontés du réalisateur. La séquence était tournée de nuit, durant plusieurs jours, dans un froid glacial. On observe la synergie entre les différentes équipes réunies. Un pilote autrichien, champion de course, explique la formation de conduite sur glace qu'il a dû donner à une Diana Rigg plutôt compétente. On voit et on entend également Peter Hunt expliquer ses directives précises aux pilotes. Un reportage a visée clairement promotionnelle mais néanmoins intéressant à suivre.

Le mouvement suisse (7 min 14 - 4/3 - DD mono 2.0 - 1969)
Produit par Danjaq Productions (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, n'est-ce pas ?), ce reportage d'époque présente succinctement le film et le nouveau James Bond incarné par George Lazenby. Le sujet de ce documentaire est la célèbre quiétude suisse momentanément perturbée par le tournage de cette superproduction ; ce sont donc principalement les scènes d'action alpines dans les montagnes suisses qui sont ici à l'honneur. Entrecoupées d'extraits d'Au service secret de Sa Majesté, de nombreuses images du tournage montre quelques décors. On aperçoit rapidement George Lazenby et Diana Rigg exprimer quelques idées sur leur rôle. On insiste également sur la composition internationale de toute l'équipe. Enfin, on voit un peu à l'œuvre le champion de ski Willy Bogner Jr. qui assure en skiant les prises de vue sur les pistes, le pilote autrichien Erich Glavitza qui supervise la course de stock-car et le chef cascadeur George Leech (qui précise que Lazenby effectue beaucoup de ses cascades).

Les missions 007

Ce qui se présente comme un guide interactif est en fait une sorte d'index compilant des extraits (en VO ou en VF, mais sans sous-titres) qui se veulent significatifs d'Au service secret de Sa Majesté. Comme d'habitude, on nous propose sept entrées :
- 007 : Le canon / Les génériques (celui du début, avec ou sans texte) / Espionnage pour espion célibataire (2 extraits : Mission à Berne, Les Anges de la mort).
- Les femmes : Tracy Divicenzo (7 extraits) / Les Anges de la mort (2 extraits) / Ruby Bartlett (2 extraits).
- Les alliés : M (5 extraits) / Miss Moneypenny (4 extraits) / Q (3 extraits) / Marc Ange Draco (4 extraits).
- Les méchants : Ernst Stavro Blofeld (6 extraits) / Irma Bunt (6 extraits).
- Le manuel de combat, 7 extraits : Bagarre sur la plage / Chambre 423 / Bagarre dans le couloir / Poursuite à ski / Course de stock-car / Attaque du Piz Gloria / Poursuite en bobsleigh.
- Le labo de Q, 3 extraits : Fibre radioactive / Perceur de coffre / Micro appareil photo.
- Des lieux de tournage exotiques (4 min) : l'actrice Maud Adams commente en voix off un montage d'extraits du film et présente les divers lieux du tournage (Angleterre, Portugal et évidemment Suisse, à Berne et dans ses stations enneigées).

Les dossiers

Les coulisses d'Au service secret de Sa Majesté (41 mn 41 - 4/3 - DD mono 2.0 - 2000)
La formule bien rôdée de ce making of signé comme toujours par John Cork fait intervenir cette fois-ci le réalisateur Peter Hunt, le directeur de la photographie Michael Reed, le superviseur des effets spéciaux John Stears, le décorateur Peter Lamont, George Lazenby, Diana Rigg (grâce à un trop court extrait d'une interview de plateau datant de 1969), le cameraman Alec Mills, le chef cascadeur George Leech, l'acteur George Baker, l'actrice Angela Scoular, les cascadeurs Vic Armstrong et Richard Graydon, Dana Broccoli, le coscénariste Simon Raven, le monteur et réalisateur de seconde équipe John Glen, le cameraman/skieur Willy Bogner ainsi que d'autres collaborateurs.

Au moyen d'extraits bien choisis d'Au service secret de Sa Majesté, des interviews, de photos d'archives et des nombreuses et passionnantes images de tournage sont traités les sujets suivants commentés par l'acteur Patrick MacNee (John Steed dans Chapeau melon et Bottes de cuir) : la mise en chantier du projet (maintes fois reculé), l'écriture du scénario (la collaboration entre Peter Hunt et Richard Maibaum), le retour au style de Terence Young, la recherche de réalisme et la volonté de Hunt d'être fidèle au roman original, les repérages (notamment en Suisse), la recherche compliquée d'un nouvel acteur pour interpréter James Bond, le choix de George Lazenby (qui s'est préparé pour le casting en étant habillé et coiffé comme Sean Connery), le manque total d'expérience de ce dernier et le besoin de convaincre l'équipe de production de ses capacités, la grande implication de Diana Rigg, le reste de la distribution, le tournage - avec ses conditions parfois difficiles - et ses nombreuses (et parfois amusantes) anecdotes, les risques encourus sur certaines scènes, le caractère quelquefois difficile et arrogant de Lazenby, le travail de la seconde équipe dirigée par John Glen, la performance exceptionnelle du cameraman/skieur Willy Bogner, les plans fabuleux obtenus par l'opérateur des prises de vue aériennes Johnny Jordan, le plateau de Pinewood, la piste dangereuse de bobsleigh, la course de stock-car, la scène de l'avalanche et ses effets optiques, l'évocation sensible de quelques séquences clés (la demande en mariage, le mariage au Portugal, la scène introductive de la plage, la séquence éprouvante de la mort de Tracy), les pressions d'une presse méfiante et vindicative envers Lazenby, la promotion de ce nouveau Bond sans Connery, le succès relativement décevant du film à court terme et le départ controversé de Lazenby, et enfin la réputation excellente du film sur le long terme. Tous les thèmes ne sont pas traités avec une précision équivalente mais l'ensemble se regarde, comme toujours, avec grand plaisir. Un gros bémol cependant, la bande originale du film n'est jamais évoquée alors que l'œuvre de John Barry est encore une fois magnifique, si ce n'est ici carrément inoubliable ; cet oubli est totalement incompréhensible.



Dans le labo de Q (10 min 25 - 4/3 - DD mono 2.0 - 2000)
Ce documentaire est consacré au légendaire Q et à son interprète emblématique, Desmond Llewelyn - disparu en 1999 et à qui il est dédié -, de Bons baisers de Russie au Monde ne suffit pas. Personnage basé sur le vrai major Geoffrey Boothroyd, expert en armes et grand amateur des aventures de James Bond, Q est l'un des personnages les plus populaires de l'univers bondien. Au moyen de très nombreux extraits des films de la saga, ce documentaire réalisé par John Cork évoque rapidement quelques célèbres gadgets et inventions comme la mallette multifonctions, l'Aston Martin DB 25 et les autres véhicules transformés, le pistolet gyrojet et les objets détournés de leur fonction naturelle à des fins létales. Desmond Llewelyn revient en interview sur son personnage et livre quelques anecdotes de son cru. Cork lui associe également des extraits d'interviews de réalisateurs et de collaborateurs qui tous complimentent son jeu et montrent leur affection pour lui. Roger Moore, de son côté, raconte les blagues récurrentes qu'il réservait à son collègue. Un supplément certes totalement gratuit mais émouvant, car mettant en valeur un comédien qui attirait naturellement la sympathie.

Au-dessus de tout (5 min 26 - 4/3 - DD mono 2.0 - 1969)
Toujours produit par Danjaq SA. à des fins promotionnelles, ce reportage d'époque intégralement constitué d'images de tournage évoque le travail de Johnny Jordan, l'audacieux spécialiste des prises de vues aériennes qui est responsable des superbes plans en hauteur des scènes de descente à ski. On entend Jordan expliquer brièvement la fabrication et l'utilisation de l'anneau construit en-dessous de l'hélicoptère et destiné à loger l'homme et sa caméra, un système qui permettait de filmer des plans inédits et exceptionnels. Un module court mais complémentaire du making of.

Le ministère de la propagande

Bande-annonce cinéma (2 min - 16/9 - DD mono 2.0)
Relativement en bon état, ce film-annonce est néanmoins assez granuleux, en manque de précision et comporte des différences d'étalonnage dans les couleurs.

Bond à la télé
Cette section comporte cinq bandes-annonces télés : Bond a une femme dans sa vie (57 s - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST), Bond sur une tonne de dynamite (1 min - 5/3 - DD mono 2.0 - VOST), Attention les frissons (19 s - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST), "Plus haut, plus loin, plus de tout" (20 s - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST) et La montagne s'écroule (19 s - 4/3 - DD mono 2.0 - VOST).

Bond à la radio
Cette section comportent sept spots radios de durée différente selon le cas, dont quatre sont des interviews de George Lazenby, Diana Rigg, Telly Savalas et Peter Hunt.

La banque d'images

Cette section comporte une galerie de photos divisée en 8 chapitres affichés sur deux pages : Présentation d'un nouveau 007 / Les réalisateurs / Portraits / Piz Gloria / Les doublures de 007 / Pinewood / Portugal / Autour du monde avec 007. Une nouveauté : chaque chapitre est introduit par un texte plus ou moins court (sous la première photo). En revanche, il est toujours désolant de constater que ces photographies ne sont pas présentées en plein écran pour permettre une consultation optimale.

Par Julien Léonard (technique) et Ronny Chester (bonus) - le 30 novembre 2012

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