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Test blu-ray

A l'Ouest rien de nouveau

BLU-RAY - Région B
Elephant Films
Parution : 7 / 12 / 2021

Image

Edité en France en 2012 dans une édition digibook aujourd'hui devenue rare, A l'Ouest rien de nouveau se voit proposé dans un nouveau Blu-ray par Elephant Films. Le master utilisé est identique à celui édité par Universal, un master HD de qualité correcte tiré d'une restauration 2K. L'élément chimique est relativement propre avec quelques rayures encore présentes. L'image est correctement définie bien que les contours semblent quelque peu artificiels sur certains plans et qu'une volonté d'uniformiser le grain se fasse un peu trop sentir par moment. Cette édition propose un noir et blanc nuancé et agréable à regarder. En comparant avec l'édition Universal, on constate que la luminosité est légèrement plus élevée sur le Blu-ray Elephant, ce qui améliore sensiblement la visibilité des nombreuses scènes nocturnes. Nos comparatifs ci-dessous montrent également que l'encodage est aussi bon que celui proposé par Universal. En condition de visionnage sur grand écran, on ne constate pas d'artefact de compression grâce à un encodage AVC bien maîtrisé.

Blu-ray Elephant (2022) vs. Blu-ray Universal (2012): HD 1 HD 2 HD 3 HD 4 HD 5

Son

La version originale monophonique est d'une qualité remarquable pour un film tourné en 1930, les montées de souffle sont fréquentes mais la clarté des dialogues est constante. C'est lors des scènes de bataille que la bande sonore impressionne le plus, sifflement des balles et explosions sont d'un réalisme étonnant. Curieusement, la musique est très peu employée pour appuyer la dramaturgie, c'est probablement ce qui rend le film si moderne aujourd'hui. Une version française, probablement réalisée dans les années 80, est également proposée. Elle est terriblement anachronique et souvent ridicule (les scènes d'ivresse sont surjouées de manière absurde), les voix trop mattes ne sont absolument pas homogènes avec les ambiances d'époque lorsque celles-ci sont conservées.

Suppléments

Version muette (133 min - SD)
Qualitativement, cette version SD est très inférieure à la version parlante. Elle est intéressante car elle permet d'observer certaines différences de mise en scène et de montage bien que la durée du film soit identique. Ces scènes muettes sont jouées par les mêmes comédiens dans des axes caméra qui ne changent pas, seule la technique de jeu est modifiée quand cela est nécessaire. Cette version est sonorisée avec des bruits d'explosions lors des scènes de bataille, des intertitres remplacent les dialogues, et la partition musicale est très présente, beaucoup plus que sur la version parlante où il y a très peu de musique pour appuyer les effets dramatiques.


Le film par Frédéric Mercier (30 min - HD)
Le journaliste du magasine Transfuge évoque dans un premier temps la carrière de Lewis Milestone, cinéaste qui aborde régulièrement le thème de la guerre dans sa filmographie. Il décèle dans ce film, tourné à l'aube du cinéma parlant, une certaine habileté formelle, le cinéaste choisissant de composer le cadre comme un tableau, reprenant ainsi le caractère descriptif du champs de bataille déjà présent dans le roman original. Frédéric Mercier nous fait également remarquer que c'est dans l'utilisation du son et sa tessiture parfois très aiguë (on nous montre un extrait du film où des soldats sont terrifiés par le sifflement des obus)  que le film apporte une dimension supplémentaire au roman, générant un état d'inconfort pour le spectateur devant le spectacle de la guerre. Il insiste également sur le caractère innovant de la mise en scène, Lewis Milestone utilisant les effets de lumière des fusées éclairantes pour créer des ellipses temporelles dans son montage. Il évoque l'influence du cinéma expressionniste allemand, avec la présence dans l'équipe technique du chef opérateur Karl Freund. Une analyse en profondeur, très complète, ce qui est devenu assez fréquent dans les suppléments des éditions françaises.

Introduction de Robert Osborne (3 min - HD - VOSTF)
Cette courte présentation, reprise de l'édition Universal, s'attarde sur la carrière du comédien Lew Ayres, découvert par George Cukor alors responsable du casting d'A l'Ouest rien de nouveau. Après avoir joué dans Vacances, du même Cukor, Ayres fut objecteur de conscience pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est Olivia de Havilland qui sauva sa carrière après-guerre en l'imposant comme partenaire sur The Dark Mirror de Robert Siodmak.

Bande annonce originale du film (3 min - SD)

Dans la même collection
Quatre bandes-annonces de films proposées dans la même collection film de guerre : Pour qui sonne le glas, Les Cinq secrets du désert, Fear and Desire et Les Anges de l'enfer.


La jaquette est réversible avec l'affiche originale du film au dos de celle-ci.

En savoir plus

Disc Label: A_L_OUEST_RIEN_DE_NOUVEAU
Disc Size: 49,603,331,905 bytes
Size: 35,942,897,664 bytes
Length: 2:13:29.251
Total Bitrate: 35.90 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 30001 kbps / 1080p / 23.976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz /  1811 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz /  1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz /  2025 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz /  1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 23.931 kbps
Subtitle: French / 0.037 kbps

Par Jean-Marc Oudry - le 11 janvier 2022