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Critique de film
Le film

Le Seigneur des anneaux

(The Lord of the Rings)

Partenariat

L'histoire

La Terre du Milieu, au Second Âge. Le maléfique seigneur Sauron forge l’Anneau Unique dans lequel il concentre tous ses pouvoirs, et qui lui permet de contrôler tous les autres anneaux magiques. Lors de la bataille qui oppose ses légions à la dernière alliance des hommes et des elfes, le roi Isildur sectionne la main de Sauron. Mais l’Anneau Unique n’est pas détruit et disparaît dans le lit d’une rivière après la disparition de son porteur. Commence alors le Troisième Âge. L’Anneau est retrouvé par une créature apparentée aux Hobbits, pacifique peuple paysan de petite taille, qui pour s’en emparer assassine son cousin. Mis au ban de sa communauté, Smeagol s’enfuit dans les montagnes où il dépérit, victime de l’influence de l’Anneau, jusqu’au jour où un Hobbit nommé Bilbo s’aventure dans les grottes et s’empare de l’Anneau. Bien des années plus tard, il quitte son village pour prendre sa retraite chez les Elfes. Non sans regret, il laisse derrière lui son précieux anneau au bon soin de son neveu Frodo, comme le lui a demandé le magicien Gandalf. Mais le mal se réveille au Mordor, et les anciens rois humains contrôlés par leurs anneaux et devenus spectres se mettent en route sur la Terre de Milieu en quête de l’Anneau Unique qui permettra à Sauron de retrouver son pouvoir. Comprenant qu’il s’agit de l’anneau de Bilbo, Gandalf incite Frodo à prendre la route avec trois compagnons vers Fondcombe, la cité elfe où l’Anneau sera à l’abri. Le Magicien les y rejoint après avoir découvert la trahison de son confrère Saroumane, lui-aussi décidé à s’emparer de l’objet magique. Les alliés finissent par se mettre d’accord : pour préserver la paix, l’Anneau Unique doit être détruit, et le seul moyen d’y parvenir est de le jeter là où il fut forgé, dans les flancs de la Montagne du Destin, en plein cœur du Mordor. Frodo accepte cette mission, et sera accompagné de ses amis hobbit Samwise, Merry et Pippin, de Gandalf, du ranger Aragorn, héritier de la couronne d’Isildur, de Boromir, fils du régent du Gondor, du nain Gimli et de l’elfe Legolas. Longue et difficile sera leur route.

Analyse et critique

Tout ou presque a déjà été écrit sur Le Seigneur des Anneaux, entre autres couronné ‘Livre du XXème Siècle’ par les lecteurs anglais. Roman de référence des littératures de l’imaginaire, livre-somme ayant donné naissance à tout un univers, il est l’objet d’un authentique culte qui ne se dément pas au fil des années. Le but de cette chronique n’est pas de traiter directement de l’œuvre de Tolkien, toutefois une remise en contexte n’est pas forcément inutile. Né en 1892 en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien. Elevé dans la foi catholique par sa mère, dont la conversion lui avait valu de subir la colère de sa famille baptiste ; les questions d’ordre religieux préoccuperont l’auteur toute sa vie durant, entraînant même une brouille avec son ami C.S. Lewis lorsque celui- ci optera pour l’anglicanisme. Très jeune, il se passionne pour les langues, et la découverte du gallois et du finnois est un choc. Il en vient logiquement à créer ses propres langues – les plus sophistiquées seront le quenya et le sindarin. Et bien évidemment s’ensuivit la tentation de faire vivre les peuples qui pourraient parler ces langues. Fasciné par les mythes – il vénérait par-dessus tout les mythologies nordiques, germaniques, chrétiennes, et les ouvrages fondateurs de la littérature anglo-saxonne tels que Beowulf -, il regrettait l’absence de véritable mythologie anglaise, le cycle arthurien étant essentiellement d’origine française. Ce manque est à l’origine du début de sa carrière d’écrivain, qu’il mènera toute sa vie durant en marge de ses activités de philologue. Ses premiers écrits, Le Livre des Contes Perdus, datent de sa convalescence après la Première Guerre Mondiale. Suivront des poèmes narratifs dont La Geste de Beren et Lùthien, texte issu d’une nouvelle mythologie qui deviendra le Silmarillion, l’ensemble des légendes auquel il travaillera toute sa vie, mais qui ne sera publié qu’après sa mort par son fils Christopher après un gros travail éditorial. Mais Tolkien n’oublie pas d’écrire pour les enfants, les siens en priorité – voir entre autres les très belles lettres que le Père Noël leur adresse chaque année, missives aujourd’hui réunies en volumes. Toutefois, publier ses écrits ne semble pas une priorité pour ce très respectable professeur.

Un jour, alors qu’il corrige des copies, il note dans une marge une simple phrase : ‘Dans un trou vivait un Hobbit’. Ceci devint l’introduction de Bilbo le Hobbit, ou la saga d’un petit personnage accompagnant une troupe de nains et un magicien à la recherche d’un trésor gardé par un dragon. A l’origine écrit à l’attention de ses enfants, ce roman fut proposé par Tolkien aux éditeurs Allen & Unwin sur les conseils insistants de C.S. Lewis. Le livre fut un succès, attirant également un public adulte, à tel point que l’éditeur lui réclama bientôt une suite. Il avait déjà d’autres textes à destination du jeune lectorat, comme Le Fermier Gilles de Ham ou Roverandom. Mais aucun de ces livres ne parlait de Hobbits. En 1937, il écrit le premier chapitre d’une nouvelle histoire mettant en scène le paisible peuple de la Comté, où Bilbo donne une réception pour annoncer son départ, car ayant dépensé tout l’or acquis dans le premier volume, il doit se mettre en quête d’un autre trésor. Il quitte ses invités après avoir mis au doigt l’anneau magique dont il s’était emparé plus tôt. Cette version de l’histoire n’ira guère plus loin, mais Tolkien avait là l’essentiel : ce mystérieux anneau était toujours là. Bientôt, il se mit à réfléchir sur ses origines. Le résultat de ses réflexions met presque vingt ans à être publié, en partie à cause du perfectionnisme de l’auteur, mais aussi de ses obligations de professeur et bien entendu de la guerre (1). Mais le résultat sera à la hauteur de l’attente. Sorte d’appendice au Silmarillion, Le Seigneur des Anneaux est un monument, à la fois roman d’aventure, épopée chrétienne et pierre angulaire d’une mythologie nouvelle. Un ouvrage exigeant, qui requiert de nombreux efforts de ses lecteurs, mais qui par la suite jamais ne les quittera. Effrayé par la taille de l’ouvrage, l’éditeur propose de le diviser en trois volumes – répétons-le, Le Seigneur des Anneaux n’est pas une trilogie mais un roman unique en six parties. Tolkien rechigne, mais finit par céder. La Communauté de l’Anneau et Les Deux Tours sortent en 1954, et Le Retour du Roi l’année suivante – Tolkien trouvera toujours ce dernier titre inapproprié, car trop révélateur d’une partie de la conclusion, et proposera La Guerre de l’Anneau, mais l’éditeur s’en tiendra à sa décision initiale. Le succès fut rapide, spécialement aux Etats-Unis, et jamais ne se démentira. Chaque génération le découvre à son tour.

Il était évident qu’une telle œuvre attirerait bien vite les producteurs en quête d’un sujet. Après une longue discussion entre Tolkien et son éditeur Stanley Unwin, une position commune fut décidée : soit l’acquéreur des droits s’engageait à traiter convenablement le livre, soit il devrait s’acquitter de droits conséquents – Tolkien souhaitait qu’ils soient suffisant pour financer les études supérieures de ses petits-enfants. La première proposition vint de Forrest J. Ackerman, Morton Grady Zimmerman et Al Brodax qui, en 1957, projetaient une adaptation en dessin animé. En lisant le synopsis, Tolkien s’aperçut de nombreuses libertés prises avec le matériau d’origine – entre autres, Boromir devenait « Borimor », et la Communauté délaissait la marche à pieds et ne se déplaçait qu’à dos d’aigle. Les négociations s’arrêtèrent là (2). Quelques années plus tard, les Beatles, John Lennon en tête, s’intéressèrent à cet ouvrage qui fascinait la communauté hippie, au grand dam de Tolkien. Après avoir caressé l’espoir d’incarner Bilbo, Lennon se tourna finalement vers le rôle de Gollum, tandis que Paul McCartney devait incarner Frodo, Ringo Starr Samwise et George Harrison Gandalf. Les négociations n’aboutirent pas, et l’on peut facilement imaginer que Tolkien s’en réjouit, mais on peut aussi regretter un probable ovni cinématographique qui serait aujourd’hui un bel objet de curiosité. En 1970, John Boorman, après avoir achevé Leo the Last, propose à la United Artists un scénario basé sur l’histoire de Merlin l’Enchanteur, mais le studio le persuade de se consacrer à l’adaptation du Seigneur des Anneaux, dont ils possèdent désormais les droits. Grand amateur du livre, Boorman se laisse convaincre et travaille avec l’architecte Rospo Pallenberg ; il entretient même une correspondance avec Tolkien, toujours craintif de voir son œuvre illustré, qui lui aurait semble-t-il finalement donné son accord. Mais des changements ont lieu à la tête de la United Artists – entre autres, Dan Melnick est remercié -, le projet de Boorman est long et cher, et sera en fin de compte abandonné. De l’aveu même du cinéaste, des éléments rescapés de ce travail se retrouvent dans Zardoz et Excalibur (3) . L’œuvre fut néanmoins adaptée pour la radio à plusieurs reprises, la seule version dont subsistent des enregistrements est celle de 1981 produite par la BBC en 26 épisodes, avec un certain Ian Holm dans le rôle de Frodo – il incarnera plus tard Bilbo dans la version de Peter Jackson.

Disparu le 2 Décembre 1973, JRR Tolkien ne verra donc jamais son œuvre adaptée sur grand écran. On sait toutefois qu’il craignait par-dessus tout que l’on en fasse un dessin animé – il aurait été soulagé d’apprendre que Boorman envisageait un film en prises de vues réelles. C’est pourtant sous cette forme que pour la première fois elle prendra corps. Diplômé de la High School of Industrial Arts, Ralph Bakshi a commencé sa carrière dans l’animation en 1959 avec des titres tels que Super Souris, Heckle & Jeckle ou Deputy Dawg, et gravit tous les échelons : peintre des décors, encreur,… C’est à cette époque qu’il découvre Tolkien et tente pour la première fois de monter une adaptation, sans succès. Il passe ensuite à la Paramount, et à la fermeture du département animation en 1968, il crée le studio Ralph’s Spot et produit la version animée de Spider-man, ainsi que des parodies de super-héros. En 1970, il se tourne vers le grand écran : quoiqu’il a déjà sous le bras quelques scénarios de son cru, Bakshi opte pour Fritz the Cat, l’adaptation de la bande dessinée de Robert Crumb, qui ne se gênera pas pour clamer tout le mal qu’il pense du film. Les aventures du chat partouzeur furent un triomphe international - 90 millions de dollars de recettes mondiales -, et ce fut le premier dessin animé à être classé « X » aux Etats-Unis. Il consacre ensuite deux films à l’histoire sociale de son pays, Heavy Traffic et Coonskin, une parodie du courant blaxploitation qui vaut à son auteur d’être accusé de racisme par le Congress of Racial Equality. Tournant le dos à la polémique, Bakshi se consacre ensuite aux mondes de l’imaginaire, tout d’abord avec Les Sorciers de la Guerre, puis son vieux projet, Le Seigneur des Anneaux. C’est en travaillant sur Les Sorciers de la Guerre que Bakshi expérimenta pour la première fois la technique du rotoscope, qui consiste à dessiner par-dessus des images filmées : alors que la 20th Century Fox lui refusait la rallonge budgétaire nécessaire à la réalisation des scènes de bataille, il paya lui-même ces séquences rotoscopées basées sur des images d’archives de la Seconde Guerre Mondiale. Le rachat des droits de l’œuvre de Tolkien est une affaire bien complexe ; Bakshi finit par contacter Saul Zaentz afin qu’il ramène les droits de la United Artists vers la MGM - c’était avant l’épisode La Porte du Paradis. Mais Bakshi doit revoir son ambition à la baisse : alors qu’il avait prévu de consacrer un film à chacun des trois volumes, il doit à présent adapter le roman en seulement deux long-métrages – le projet Boorman devait concentrer le livre en un film unique. Rappelons que Peter Jackson se retrouvera plus tard face à un problème similaire : alors qu’il proposait un diptyque à Miramax, le studio des frères Weinstein n’accepta de produire qu’un seul film ; fort heureusement, la New Line accepta de s’engager dans la mise en chantier d’une trilogie.

Il serait donc vain de jauger le film de Bakshi sous l’angle unique de l’adaptation : concentrer une bonne moitié du livre en a peine plus de deux heures relevait du défi impossible. On pourra néanmoins relever certains choix malheureux, et contester divers choix artistiques. Pourtant, l’ouverture est séduisante : la narration des origines de l’Anneau Unique contée en ombres chinoises derrière un rideau rouge renforce l’aspect de mythologie nordique, les images de ce lointain passé semblant se projeter sur les tentures ornant une tente viking. Le choix des décors est par ailleurs l’un des points forts de cette transposition : depuis les vues de la Comté évoquant parfois la peinture flamande jusqu’aux montagnes menant à la Moria, qui rappelleront sans doute des souvenirs aux lecteurs de la revue « Métal Hurlant », on ne peut que constater le très grand soin qui leur est apporté – les premiers plans sur le village hobbit font même songer aux futurs travaux d’Hayao Miyazaki. Ce qui n’est pas toujours le cas de l’animation ni du design des personnages. Certains d’entre eux posent en effet problème, on mentionnera entre autres un Aragorn au faciès néanderthalien, et surtout un Legolas très disneyen, plus proche de la biche effarouchée que du fier guerrier, si l’on ajoute que c’est Anthony Daniels – C3-PO dans la série Star Wars – qui lui prête sa voix, on comprendra qu’à côté, Orlando Bloom ressemble à John Wayne. Les elfes sont d’ailleurs assez maltraités, la palme revenant à une Galadriel évoquant par moments Amanda Lear. Plus grave, et étonnant, les créatures fantastiques ont presque toutes un aspect étriqué : par charité, on ne s’attardera pas sur un Sylvebarbe risible qui fort heureusement ne reste à l’écran qu’une trentaine de secondes ; mais on sera quand même surpris par la visualisation du Balrog. Certes, il vole, c’est une nouveauté, on se demande même pourquoi il ne s’en sert pas pour franchir le pont, mais qu’importe ; le problème est que même dans sa forme animée, ce Balrog ressemble à ce qu’il est : un figurant dans un costume de lion (4) ailé indigne d’un épisode de Spectreman, et non un démon surgi des entrailles de la Terre et dont le seul nom suffit à provoquer la terreur. Et l’on en arrive à ce qui reste sans doute le principal problème lié à l’animation : on peut ou non apprécier le rendu du rotoscope, estimer que le rendu est impressionnant de fluidité ou bien d’une esthétique totalement ringarde. Seulement, là où les seules limites existantes devraient être celles du talent et de l’imagination des animateurs, ceux-ci sont contraints d’être fidèles aux modèles humains, et c’est là que se situe le problème. Peu importe donc que les elfes dépassent en principe les humains d’une bonne tête ou que les nains ne mesurent que rarement plus d’1 m 40 : ici, seul le casque à cornes de Boromir vous permettra de le distinguer à coup sûr de Gimli. Bien plus grave, les animateurs étant donc limités par le nombre de figurants, ce sont donc environ quatre-vingt orcs qui se lancent à l’assaut de la forteresse du gouffre d’Elm, et je ne mentionnerai même pas le face à face de ces mêmes orcs et des cavaliers du Rohan. Le décalage est hélas terrible : là où l’animation devrait autoriser des visions dantesques, elle se contente de nous livrer des scènes ayant l’ampleur d’un téléfilm.

Visuellement, le travail d’adaptation est souvent décevant, qu’en est-il de la restitution du livre à l’écran ? On l’a dit, concentrer la moitié d’un roman aussi foisonnant en deux heures relevait de la gageure. Néanmoins, de nombreux parti-pris pourraient être discutés. A commencer par une volonté manifeste de simplification donnant parfois des résultats absurdes : ainsi, le magicien blanc ‘Sarumane’ est rebaptisé ‘Arumane’, semble-t-il pour éviter une confusion entre ‘Sauron’ et ‘Sarumane’ - précaution inutile, on voit mal un spectateur incapable de différencier deux personnages aussi différents suivre le reste de l’intrigue. Mais le plus grave étant que cette option ayant été abandonnée en cours de tournage, il change régulièrement de nom durant le film. Certains choix de mise en scène peuvent aussi prêter à discussion : ainsi, pour signifier que dix-sept années ont passé dans la Comté, était-il vraiment nécessaire de montrer un montage stroboscopique des différents cycles saisonniers ? Néanmoins, s’il sabre allégrement dans le corps du roman, Bakshi livre une adaptation à peu près cohérente de La Communauté de l’Anneau – certaines scènes sont d’ailleurs assez réussies -, il n’en va pas de même pour la suite, tant on a l’impression d’assister à une compilation des ‘meilleurs moments’ du livre, résumé sans cohérence : à quoi servent les Ents ? Qui peut comprendre ce qui se passe durant l’affrontement des Orcs et des Rohirrims ? La dernière partie du film devient un enchaînement de séquences sans liens entre elles, d’où tous les enjeux ont disparu ; si la voix off finale ne précisait pas que la bataille du gouffre d’Elm est une première victoire, on en viendrait presque à se demander si l’histoire n’est pas achevée. On ne saurait remettre en cause l’attachement de Bakshi pour le roman de Tolkien, en revanche il est permis d’émettre des doutes sur ses capacités à en retranscrire l’essence. Car l’univers de la Terre du Milieu ne prend jamais vie, toute magie en est absente, et ce ne sont pas les light shows déclenchés par Gandalf et Saroumane qui y changeront quoi que ce soit. Les personnages n’ont pas de chair, n’existent pas, et on cherchera en vain tout souffle épique.

Même si le film rapporta 30 millions de dollars - pour un budget de 8 millions -, le studio ne jugea pas opportun de mettre en chantier la seconde partie ; prévoyant, il avait refusé de le sortir sous le titre Le Seigneur des Anneaux – 1ère partie. Les amateurs resteront donc sur leur faim, et on me demande encore si j’ai une idée de la date de sortie de la suite. Néanmoins, le studio d’animation Rankin-Bass, déjà responsable d’une adaptation de Bilbo le Hobbit, réalisera en 1980 une version télé du Retour du Roi concluant plus ou moins l’histoire, avec notamment John Huston prêtant sa voix à Gandalf. Mais on n’oubliera pas que cette adaptation de Ralph Bakshi fut pour beaucoup de jeunes lecteurs, et parmi eux le tout jeune Peter Jackson, le premier pas vers la découverte de l’œuvre de Tolkien. Rien que pour cela, on lui sera reconnaissant d’exister.



(1) Basé en Afrique du Sud avec la Royal Air Force, Christopher Tolkien recevra néanmoins des chapitres sous forme de feuilleton.
(2) Humphrey Carpenter, JRR Tolkien, une Biographie (Christian Bourgois, 1980) p. 205
(3) Michel Ciment, John Boorman, un Visionnaire en Son Temps (Calmann-Lévy, 1985) p. 228
(4) Ou de sanglier, je ne suis pas certain.

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Par Franck Suzanne - le 27 mars 2006