Le Cinéma britannique

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Rick Blaine
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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Rick Blaine » 12 mai 19, 17:15

Crime à distance (Ken Hughes - 1974)
Nommé à des hautes fonctions officielles, Robert Elliott doit effacer les traces de son passé d'espion industriel, en éliminant les 4 membres de son réseau.
Un jeu de massacre absolument jouissif, qui bénéfice d'une écriture au cordeau et d'un montage remarquable qui créent un film formidablement ludique. Une belle atmosphère grise, typique du cinéma britannique de cette époque, est installé par le grand directeur photo Geoffrey Unsworth. James Coburn est excellent dans le rôle d'un homme de pouvoir machiavélique et l'ensemble du casting est excellemment dirigée par Hughes. Très belle surprise.

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Profondo Rosso
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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Profondo Rosso » 9 août 19, 02:10

I Was Monty's Double de John Guillermin (1958)

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1944. Les membres du MI5 mettent au point un stratagème pour faire croire aux Allemands qu’une partie des troupes du débarquement partira des côtes africaines. Pour cela ils engagent un ancien acteur britannique qui ressemble au général Montgomery comme deux gouttes d’eau. Le plan fonctionne si bien que les Allemands envoient des divisions en Afrique ainsi qu’un commando spécial chargé de kidnapper le général Montgomery.

I Was Monty's Double retrace un épisode aussi improbable que bien réel de la Deuxième Guerre Mondiale. M.E. Clifton James, soldat australien engagé dans l'armée britannique et comédien dans le civil, fut enrôlé pour servir de sosie au général Montgomery avec lequel il entretenait une grande ressemblance physique. Avec le Débarquement imminent en 1944, il s'agissait de détourner l'attention des allemands sur le réel lieu de la manœuvre en envoyant le faux Montgomery sur les côtes africaines afin qu'ils pensent que l'offensive serait menée via le sud de la France. Même si le lien n'a jamais pu officiellement être fait, il semble que le plan ait fonctionné au-delà des espérances puisque croyant effectivement que le Débarquement n'aurait plus lieu en Normandie, les allemands relâchèrent leur attention -Rommel en charge la défense des côtes de la Manche parti fêter l’anniversaire de sa femme à Berlin, l'état-major défendant la Normandie en permission à Rennes, et une division de tank fut détournée pour se rendre dans le Midi.

Le postulat est si surréaliste que le scénario de Bryan Forbes (adapté des mémoires de Clifton James en 1954) adopte un ton étonnamment badin pour traiter le sujet. John Mills incarne ainsi un agent du MI5 en charge de fournir un leurre aux allemands mais prenant la charge à la légère, et c'est en allant draguer une possible conquête au théâtre qu'il tombe sur Clifton James singeant Montgomery sur scène pour rire. L'idée folle est alors lancée en faisant d'abord miroiter à l'intéressé un rôle dans un film pour lequel il serait temporairement démobilisé. Là encore la réalité est plus folle puisque ce fut David Niven (alors colonel au service cinématographique des armées) qui approcha Clifton James. La grande idée est que c'est Clifton James lui-même qui reprend son rôle à l'écran et rejoue donc les situations vécues quelques années plus tôt. Cette approche légère fonctionne aussi dans les préparatifs avec le travail d'observation, de mimétisme et de diction de notre héros pour dupliquer son modèle, l'occasion de quelques moments cocasses où le seul nuage repose sur le trac et le narcissisme du comédien.

Une vraie tension parvient cependant à s'installer une fois l'opération lancée grâce à des éléments réels et d'autres enjolivés pour le film. Gibraltar véritable nid d'agents doubles instaure ainsi un vrai suspense de film d'espionnage paranoïaque où l'on compte autant sur la transmission de la fausse manœuvre que l'on craint les actions contre Montgomery /Clifton James. Guillermin équilibre habilement réel suspense (la confrontation avec Marius Goring évidemment en fourbe agent double) et observation tendre des difficultés de Clifton James à endosser la stature de son modèle (très belle scène de discours où il tâtonne avant de se mettre des officiers américains dans la poche). La gravité des enjeux s'accentue donc pour laisser disparaître cette veine amusée et le climax final se révèle diablement haletant même si le dernier rebondissement est inventé. Original, trépidant et captivant une belle réussite ! 4,5/6

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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Rick Blaine » 9 août 19, 08:29

Je confirme, chouette film ! :D

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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Jeremy Fox » 14 oct. 19, 06:57

Akenfield, film britannique de Peter Hall chroniqué par Justin Kwedi.

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Profondo Rosso
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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Profondo Rosso » 18 oct. 19, 01:37

When the wind blows de Jimmy T. Murakami (1986)

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En Grande-Bretagne, au XXe siècle, un couple de personnes âgées se retrouve confronté à une guerre nucléaire et à ses suites.

En ce début des années 80, le regain de tension de la Guerre Froide ravive les angoisses d'un conflit nucléaire au sein de la population. En Angleterre, la bande dessinée When the wind blows capture par puissance et émotion ces inquiétudes lors de sa parution en 1982. L'ouvrage va susciter un vif débat public et connaître des adaptations sous forme de pièce de théâtre ou encore de fiction radiophonique. En cette même année 1982, Raymond Briggs va immensément gagner en popularité lorsque sa bande dessinée The Snowman va être adaptée en court-métrage d'animation par Dianne Jackson et diffusé à la télévision britannique. C'est un immense succès et désormais diffusé chaque noël en Angleterre et dont la chanson est apprise dans les cours préparatoire. Ce phénomène va donc ouvrir la voie pour transposer sous la même forme When the wind blows, œuvre plus difficile de Briggs.

A la mise en scène on retrouve Jimmy T. Murakami, certes coupable du nanar Les Mercenaires de l'espace (1980) mais surtout spécialiste de l'animation et qui fut notamment assistant réalisateur sur The Snowman. L'esthétique du film est particulièrement fidèle à Raymond Briggs avec ce trait rondouillard des personnages, ce croisement entre réalisme et dépouillement des environnements, l'usage de couleurs pastels. Nous plongeons ici dans un monde où cette guerre nucléaire est à la fois imminente dans le contexte, et si éloignée du quotidien du quotidien rural d'Hilda et Jim, couple de personnes âgées. On met en parallèle la menace qui se rapproche (insert d'actualité live, vision de préparatifs de lancer de missile, de sous-marin nucléaire l'affut) et de la réception toute naïve de l'information par le couple. Les évènements tragiques arrivent sporadiquement par la radio, Jim lit distraitement les instruction de survie en cas d'attaque dans un manuel acheté en passant à la librairie. On nous dresse ainsi un cadre bucolique où nos personnage badinent candidement de la situation tout en vacant à leurs tâches quotidiennes. On s'amuse des précautions maladroitement suivies par Jim pour protéger son foyer, sous les reproches d'Hilda dont la salle de séjour est mise sens dessus dessous - décrocher toute les portes pour façonner un abri de fortune à l'intérieur. Cela sert surtout à tisser l'amour tendre nourrit par les personnages au fil des années et dresser finalement un portrait de l'Angleterre d'avant face un conflit bien d'aujourd'hui. Les personnages souffrent ainsi de ne pas voir un leader charismatique à la Churchill ou Montgomery venir les haranguer et inciter à prendre courage. Ces figures se rattachent à la Deuxième Guerre Mondiale où sous les souffrances et privations du Blitz, la population était solidaire - sentiment qui passe dans les flashbacks du couple. Ici le minimalisme de l'environnement souligne la profonde solitude et isolement d'Hilda et Jim face à leurs dirigeants, leur pays, leur congénère. C'est pourtant la naïveté et la croyance d'antan qui dominent chez eux, convaincu d'abord qu'ils seront prévenus en cas de catastrophe puis quand celle-ci arrivera qu'ils seront secourus à coup sûr.

Visuellement Murakami mélange les techniques entre animation traditionnelle, stop-motion pour certains accessoires et éléments de décors, et parfois incrustation de nos personnages animés dans des cadres "en dur". Cela crée un effet troublant où la candeur "dessinée" des personnages se confronte de plus en plus à la crudité palpable des environnements qui gagnent en désolation. Les effets poétiques crayonnées dans une texture presque de fusain jouent autant sur la rêverie (Hildat soufflant sur un bourgeon qui enclenche un court moment musical) que le pur cauchemar avec la glaçante séquence d'attaque nucléaire. Dès lors le malaise s'installe progressivement, l'allant amusé des personnages s'estompant dans une faillite morale (l'extérieur apocalyptique vu de sa fenêtre) et physique avec les effets croissants des radiations. La gorge se serre peu à peu quand le délabrement des lieux se conjugue à celui physiologique (amaigrissement, perte de cheveux) du couple, qui ne pouvant plus croire en l'humain, en recours avec une touchante maladresse à Dieu au final, en vain - la prestation de John Mills et Peggy Ashcroft au doublage est exceptionnelle. Une œuvre poignante, nécessaire et intemporelle. 5/6

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Profondo Rosso
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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Profondo Rosso » 4 nov. 19, 00:52

Meurtre par décret de Bob Clark (1979)

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Sherlock Holmes et le docteur Watson sont sur la piste de Jack l'Éventreur. Leur enquête va les mener dans l'entourage de la famille royale, du gouvernement britannique et de la franc-maçonnerie.

Le duel entre le fin limier imaginé par Arthur Conan Doyle et le serial-killer insaisissable de White Chapel est un fantasme de fiction qui démarra à l'époque même des faits sordides et de la publication des aventures de Sherlock Holmes. Par la suite toute une littérature et des films obscurs allaient alimenter cela jusqu'à la production nantie et prestigieuse que constitue Meurtre par décret. Le film de Bob Clark puise son inspiration dans deux sources majeures parues peu avant sa sortie. Pour l'intrigue il s'agit d'une adaptation du roman The Ripper File de Elwyn Jones et John Lloyd qui suivait deux détectives (transformés en Holmes et Watson pour le film) lancé sur la piste de Jack l'Éventreur et où la contextualisation sociale et historique avait une importance fondamentale qu'on retrouve dans le film. L'autre ouvrage de base est Jack the Ripper : The Final Solution de Stephen Knight, livre-enquête qui suggérait un complot impliquant la famille royale et les francs-maçons dans les crimes Jack l'Éventreur. Si la crédibilité des thèses du livre a largement été désavouée depuis, elle va nourrir tout un imaginaire où puisent donc Meurtre par décret, plus tard la bd From Hell d'Alan Moore et bien évidemment l'adaptation qu'en feront les frères Hughes en 2002.

Hormis deux ou trois scènes chocs, Bob Clark pourtant venu du cinéma d'horreur (avec les deux réussites que sont Le Mort vivant (1974) et Black Christmas (1974)) est relativement sage sur ce point. Le premier crime cède à tous les clichés esthétiques associés au sujet avec les ruelles crasseuses de White Chapel plongées dans la brume nocturne (l'historien du crime Stéphane Bourgoin raconte d'ailleurs la nature fantasmée de cet élément, tous les crimes ayant eu lieu de jour au petit matin), avant un saisissant meurtre en caméra subjective où la première victime succombe férocement étranglée. Parmi les autres moments graphiques et glaçants, on aura aussi la visite d'un asile psychiatrique cauchemardesque et un dernier meurtre dont on devine tremblant la nature sanglante à travers la buée d'une vitre. Pour le reste, Bob Clark s'intéresse essentiellement à la facette sociale et complotiste de ses inspirations littéraire. Dès le début avec l'arrivée à l'opéra du Prince de Galles sifflé par les radicaux, cette tension sociale est palpable. L'esthétique du film y participe avec finalement un sens à cet usage de la brume qui dissimule les maux de la plèbe et illustre l'indifférence des nantis dont les beaux quartiers dans une même temporalité exposent leur élégance dans une pure clarté formelle.

L'enquête de Holmes et Watson nous fait donc remonter les arcanes du pouvoir et de la corruption ambiante, prêt à tout pour masquer la vérité. Bob Clark oscille entre les éléments sociologiques concrets de ce contexte (le sensationnalisme de la presse, le racisme faisant de l'étranger et plus précisément les juifs le suspect désigné) et le pur imaginaire (Donald Sutherland en médium halluciné) avec le fiacre funeste qui traverse les lieux du crime, la nature grotesque et dégénérée du coupable lorsqu'il sera démasqué. Le scénario mêle bien cette dimension de classe obsédant la société anglaise avec une forme de fanatisme qui conduira aux exactions de Jack l'Éventreur. Christopher Plummer incarne un Holmes bien plus vulnérable et sensible que dans les romans, bien secondé par un James Mason très attachant dans son constant temps de retard face à l'esprit en ébullition de son acolyte. Visuellement la reconstitution est élégante (superbes plans de maquettes et matte-painting dans les vues panoramiques de Londres) mais on regrettera que Clark se montre si mollasson dans les moments de suspense et d'action (qu'il sait pourtant remarquablement amener) où l'exécution quelconque (un enlèvement en plein jour, le duel final) fait un peu retomber la tension. Très intéressant donc même si sur le sujet on peut préférer le téléfilm des années 80 avec Michael Caine, ou le From Hell des frères Hughes à l'ambiance plus oppressante. 4/6

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Commissaire Juve
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Re: Le Cinéma britannique

Messagepar Commissaire Juve » 4 nov. 19, 04:34

Désolé du parasitage... Découvert en salle début juillet 79. Je n'ai jamais été client des films "sanglants", "saignants" (de slasher, appelez-ça comme vous voulez) -- et mes chaussettes ont littéralement dégringolé quand j'ai découvert "Alien" deux mois plus tard -- et Meurtre par décret a été mon tout premier film "violent" (on va dire ça).

J'en garde très peu de souvenir : ambiance bleutée... un corps jeté d'un fiacre... Geneviève Bujold avec les yeux rougis (ou le nez)...

Profondo Rosso a écrit :...
Hormis deux ou trois scènes chocs, Bob Clark pourtant venu du cinéma d'horreur ... est relativement sage sur ce point.


Et je serais peut-être "surpris" si je le revoyais.
La vie de l'Homme oscille comme un pendule entre la douleur et l'ennui...

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Breakout - Peter Graham Scott (1959)

Messagepar kiemavel » 16 janv. 20, 19:33

Alors qu'il vient tout juste d'être condamné à 7 ans de prison pour escroquerie, lors d'un entretien avec sa femme juste avant d'être incarcéré, Arkwright parvient à communiquer à l'insu des gardiens et lui demander d'employer l'argent détourné afin de le faire libérer au plus vite. Rita Arkwright prend contact avec une organisation très professionnelle, spécialisée dans les évasions qui rappelle un expert en sommeil depuis 3 ans, lequel planifie minutieusement l'évasion …

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Un court film de Jailbreak, qui pourrait ressembler à 50 autres, s'il n'y avait ces délicieuses British Touch :

Cette association de malfaiteurs (Chandler, interprété par William Lucas et Farrow, par Terrence Alexander) au look d'assureurs, dont l'un a fait Oxford, à l'allure et au parler très distingués, qui reçoivent la clientèle dans un bureau en ville ayant pignon sur rue … mais d'où l'on peut commander l'évasion de son époux qui veut abréger son séjour à l'ombre. C'est Rita, la commanditaire. Elle est jouée par Hazel Court en mode « femme fatale » (malgré la promesse faite à son mari, elle succombe très vite au chaud lapin de l'organisation) et l'expert qui n'en a pas l'air, c'est le très flegmatique Munro (Lee Patterson)

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A tous les niveaux, les scénaristes ont réussi à concilier sérieux, réalisme et humour, y compris dans « l'accessoire « , c'est à dire ce qui ne concerne pas directement l'évasion (la vie de couple des Munro), une prouesse vu le métrage : 62 min. Par contre, le réalisme des détails ne veut pas dire que le film satisfera nos "amis les vraisemblants " !
Mais malgré la fantaisie, le film tient le coup en tant que "suspense" et sur le "factuel" : la préparation de l'évasion, qui implique des repérages, la mise hors service des livreurs d'une petite entreprise de transport qui ravitaille la prison (car c'est en se faisant employer lui même comme livreur que Munro compte honorer son contrat), les modifications faites sur la camionnette du livreur – pour commencer – mais y ajoute des touches d'humour :

Tout ce qui a trait à O'Quinn (Dermot Kelly), ce complice irlandais, solide buveur, qui accepte de se faire incarcérer pour un mois suite à une bagarre provoquée à dessein afin de communiquer directement avec le prisonnier.
Ou au patron de Munro - lequel est, entre deux contrats, dessinateur au sein d'un cabinet d'architecte urbaniste - qui du début à la fin (y compris dans la scène finale) est très amusant en caricature du chef pointilleux et exigent qui va seriner Munro sur la nécessité de « ne pas négliger les détails ». Et oui, et pas seulement en ce qui concerne la conception de l'évacuation des eaux usées de la ville…

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Et enfin, réalisme et humour aussi au sein du couple Munro (l'épouse est jouée par la toujours impeccable Billie Whitelaw). D'un coté, le réalisateur parvient à montrer la relation sensuelle entre les époux ; ajoute une touche de réalisme social car la jeune femme revient souvent - même si la manière est légère - sur leurs maigres revenus (l’opportunité d'acheter – ou non - une télévision revient notamment souvent dans leur conversation) et de l'humour car elle n'arrête pas de reprocher à son mari de manquer d'esprit d’initiative – surtout par rapport à un beauf invisible qui, lui, multiplie les petits boulots pour améliorer l'ordinaire - ce qui est assez ironique quand on sait ce que prépare Munro, en apparence il est vrai juste futile et enfantin avec ses maquettes de camionnette …
Une très bonne surprise réalisée par le peu prolifique Peter Graham Scott où l'on voit passer de nombreux seconds rôles bien connus du cinéma brit. vu ' à peu près ' en vost

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