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Critique de film
Le film

Le Vandale

(Come and Get It)

L'histoire

Wisconsin, 1884. Barney et Swan travaillent sur un chantier de bois. Barney s’éprend d’une jeune femme rencontrée dans un tripot, Lotta, et veut construire sa vie avec elle, mais son arrivisme le conduit à épouser la fille de son patron. Délaissée, Lotta se marie avec Swan. Vingt-trois ans plus tard, Barney est devenu un bourgeois, il dirige les usines de son beau-père. Il a deux enfants, une fille et un garçon. Un jour, il retrouve Swan dans la forêt et découvre que Lotta est morte, en laissant une fille dont Barney tombe amoureux. Il la comble de bienfaits et de présents. Cependant, son fils l’aime aussi et Barney veut s’opposer à lui...

Analyse et critique

Vers la fin de l'année 1935, Samuel Goldwyn contacte Howard Hawks et lui propose de réaliser Le Vandale (Come and Get It) d’après un roman à succès d’Edna Ferber, écrivaine américaine qui fut adaptée de multiples fois par l'industrie hollywoodienne : des classiques comme Cimarron, Show Boat ou Géant sont inspirés de son oeuvre. Avec les difficultés qu’il a connues sur le tournage de Barbary Coast, Hawks se méfie des méthodes dirigistes du producteur mais accepte tout de même la commande, par besoin d’argent, Goldwyn lui assurant un salaire hebdomadaire de 3 500 dollars. Le goût du producteur pour les grands noms et grandes œuvres de la littérature l’avait conduit à se renseigner sur le livre d'Edna Ferber, dont il acheta les droits en 1934 pour 40 000 dollars avant même sa publication. Situé au début du siècle dans le Wisconsin, région dont l’auteur est originaire, le roman a pour personnage central un magnat sans scrupules de l’industrie forestière qui n’épargne ni la terre ni les siens dans sa quête de fortune et de prestige social. Selon elle, la romancière voulait avant tout dénoncer « le viol de l’Amérique » à travers son message écologique passionné. Les scénaristes se succédèrent pour écrire l’adaptation : Edward Chodorov fut renvoyé à la suite des critiques de Ferber qui n’approuvait pas certains changements, notamment dans la caractérisation du personnage de Lotta. Goldwyn fit alors appel à Jane Murfin, qui remit fin 1935 une première version que Ferber estima excellente pour la première partie mais problématique pour la seconde. La distribution posa aussi de nombreuses difficultés, notamment pour le personnage central : dans le roman, Barney est un grand gaillard bagarreur, qui peut se mesurer à n’importe quel bûcheron de son équipe, et la structure de l’histoire le fait passer de la trentaine à la cinquantaine. Goldwyn supplia son rival Louis B. Mayer de lui prêter Spencer Tracy, mais Mayer, qui voulait faire de Tracy une grande vedette, refusa catégoriquement qu’il interprète un personnage aussi négatif. Ce fut finalement, presque par défaut, le grand spécialiste des rôles de magnats dans les années 30, Edward Arnold, qui obtint le rôle. Le choix d’une actrice pour tenir le rôle de Lotta (mère et fille) était également difficile. Lors du tournage de Ville sans loi, Goldwyn déclara que Myriam Hopkins jouerait le rôle de Lotta, mais Hawks finit par le persuader que ce n’était pas le choix idéal. Le producteur annonça alors Virginia Bruce pour le double rôle, à grand renfort de publicité. On parla également de John Payne, jeune débutant, pour le rôle du fils de Barney. Hawks, alors occupé par le tournage des Chemins de la gloire, envoie le fidèle Richard Rosson tourner des plans de la seconde équipe dans l’Idaho à la mi-mars : grands arbres qu’on abat, trains de flottage bloqués, énormes troncs glissant dans les racines, centaines d’arbres abattus dégagés de la neige et la glace par explosions et autres activités pour fournir un montage spectaculaire pour l’ouverture du film. Le tournage, qui prit quatre mois, fut fastidieux et posa de nombreux problèmes mais l’effort en valut la peine puisque ces plans sont considérés par la plupart des critiques comme la meilleure séquence du film.

Hawks aborda ce film avec beaucoup d’appréhension, trouvant le scénario bancal et doutant de son potentiel commercial. Il aimait la première moitié, avec l'accent mis sur la vie des bûcherons, l'ambition de Barney et le grand amour qu'il rejette, mais il trouvait la seconde moitié assez disgracieuse. Cependant, Hawks est considéré par beaucoup comme le réalisateur idéal pour Le Vandale : l’histoire est peuplée de personnages vigoureux et pleins de vitalité et se déroule dans le Wisconsin, région à laquelle le cinéaste est particulièrement attaché puisque sa propre famille y a vécu. La romancière ignorait que le personnage principal de son livre s’inspirait en partie du grand-père du réalisateur ; en l’apprenant de sa bouche, elle lui donne carte blanche pour adapter l’histoire à sa guise. Hawks engage alors Jules Furthman pour écrire le scénario, un auteur au style cynique, irrévérencieux et subtilement insidieux qui avait permis à Victor Fleming et Josef Von Sternberg de réaliser quelques-uns de leurs chefs-d’œuvre. Les deux hommes s’étaient connus à l’époque où le cinéaste était à la Paramount, mais ils n’avaient jamais eu l’occasion de travailler ensemble. Pour transformer Lotta, sensible et timide dans le roman, en une « grande fille affriolante, pleine de culot », une chanteuse de cabaret sexy à la Dietrich, comme Hawks en avait l’intention, comment ne pas faire appel au scénariste de Morocco en personne ? Furthman était cependant extrêmement difficile à vivre, Hawks se vantant d’être le seul, avec Fleming et Sternberg à pouvoir supporter la personnalité mégalomane, écrasante, maniaque et méprisante de l’auteur. Durant leurs six collaborations, Hawks, c’est évident, exigea et obtint le meilleur de Furthman. Mais plus les années passent, plus les films s’accumulent et plus il devient évident que l’influence décisive de Furthman sur Hawks, à la fois dans les scénarios qu’il écrivit et, indirectement, par sa contribution au raffinement des méthodes et des intentions du cinéaste, ne saurait être surestimée.


Furthman, à sa demande, entreprit donc des changements considérables par rapport au roman. Tout le monde - sauf Ferber et Goldwyn qui avait un faible pour les "auteurs célèbres" - tombait d’accord sur le fait que l’histoire avait besoin d’être remaniée. De même qu’il avait pensé pouvoir échapper au contrôle de David O. Selznick sur Viva Villa ! parce qu’il serait en extérieurs au Mexique, Hawks crut pouvoir modifier Le Vandale en raison de l’absence prolongée de Goldwyn. En effet, le producteur devait se rendre en Europe au moment du début du tournage, mais des troubles gastro-intestinaux mirent un terme à son voyage et il dut être hospitalisé. C’est à cette époque que Hawks dut décider qui tiendrait le rôle de Lotta. Après dix ans dans la mise en scène, Hawks avait fait de Carole Lombard une star avec Train de luxe mais n’avait jamais vraiment découvert et lancé une actrice inconnue. Le Vandale lui donnait la possibilité de le faire, s’il trouvait quelqu’un capable de convaincre Goldwyn et de s’acquitter du double rôle et, en fait, de porter le film sur ses épaules. Hawks visionna une quantité de bouts d’essai, de films amateurs ou de longs métrages en post-production, et fut d’abord frappé par une jeune femme qui possédait le genre de fraîcheur et de crânerie qu’il aimait, sans pour autant être prête pour le double rôle. Goldwyn la rebaptisa Andrea Leeds et lui confia le rôle de la fille de Barney, Evie. Poursuivant ses recherches, Hawks vit les rushes d’une comédie musicale avec Bing Crosby en cours de tournage, Rhythm on the Range, avec une jeune actrice de 22 ans sous contrat à la Paramount : Frances Farmer. Avant cela, elle avait joué dans deux films mais il était clair que le studio n’avait pas encore trouvé comment l’utiliser, ne lui ayant offert aucun rôle le moins du monde exigeant ou intéressant. Après à peine un an à Hollywood, elle commençait déjà à s’impatienter. Son tempérament toujours tendu accentuait, selon Hawks, son extraordinaire beauté : « Elle était physiquement la chose la plus propre qu’on ait jamais vue. Elle donnait toujours l’impression de rayonner. »

Sa blondeur naturelle et ses yeux bleu clair faisaient immédiatement penser à Carole Lombard, et sa solide carrure serait un atout de plus pour les rôles d’une fille des grands bois du Wisconsin. Lors de leur première rencontre, le cinéaste fut si impressionné qu’il décida de lui confier le rôle principal. Elle accepta avec enthousiasme, et Hawks travailla intensément avec elle pour préparer un premier bout d’essai. Contre les conseils du réalisateur, elle choisit un maquillage excessif pour ce test mais s’aperçut immédiatement de son erreur lors de la projection du bout d’essai. Dès lors elle fut l’élève attentive du cinéaste, suivant tous ses conseils et lui faisant entièrement confiance. Ensemble, ils firent le tour des bas-fonds de Los Angeles pour observer prostituées et femmes de petite vertu et s’inspirer de leur attitude. Ils repérèrent une serveuse de bar qui avait exactement le type de l’emploi, et Hawks demanda à Farmer de venir l’observer chaque jour pendant dix jours. Laissée seule, la jeune actrice serait apparemment allée plus loin : « J’allais dans les quartiers réservés de Los Angeles, portant une perruque noire pour me déguiser, et j’appris leurs manières. Leur façon de parler du coin de la bouche, avec une cigarette. J’imitais leurs inflexions. J’observais leur façon de boire et de lever les hommes. Je reproduisis leur démarche, leur vulgarité. J’étais complètement plongée dans le rôle, l’étudiant sous tous les angles possibles. » Pour Hawks, Farmer était l’actrice idéale, une jeune femme pleine d’allant, rebelle par nature, douée d’un talent naturel, travailleuse et buvant toutes ses paroles. Jusqu’à la fin de sa vie, il chanta ses louanges, répétant que seules Carole Lombard et Rosalind Russell pouvaient être mises sur le même plan, et déclarant catégoriquement : « Je pense qu’elle avait plus de talent que n’importe quel interprète avec qui j’ai travaillé. » De son côté, Farmer assura qu’il s’agissait de la seule expérience professionnelle vraiment satisfaisante de sa courte carrière cinématographique : « Howard Hawks était l’un des réalisateurs les plus sensibles et les meilleurs. Il examinait chaque scène avec minutie, tant psychologiquement que visuellement ; sous sa direction, je me sentais en sûreté et pleine d’espoir. » Farmer, pour s’immerger complètement dans le rôle, portait ses lourds costumes chez elle. Sa voix était grave et sonore, comme Hawks les aimait, mais ils travaillèrent ensemble pour l’améliorer encore, et lui donner une hauteur différente pour chacun des deux personnages. Alors que Goldwyn se remettait de son opération, Hawks encourageait Furthman à réécrire le personnage de Lotta pour rendre justice à la remarquable actrice qu’il avait trouvée pour le rôle. Pour le reste de la distribution, le cinéaste n’eut aucun problème avec le choix de Joel McCrea, sous contrat avec Goldwyn, pour incarner le fils de Barney, le jeune premier romantique, mais étonna tout le monde en insistant sur le frêle Walter Brennan pour jouer le meilleur ami de Barney, Swan Bostrom, « l’homme le plus fort des forêts du nord » et celui qui finit par épouser Lotta. Le très séduisant champion de tennis Frank Shields faisait également partie de la distribution dans le rôle du jeune ouvrier que la fille de Barney veut épouser.


Le tournage, qui débuta le 20 juin 1936, se déroula dans une atmosphère de tension, de malveillance et d'indécision : Hawks doutait de pouvoir tirer du scénario un résultat à son goût et craignait le retour de Samuel Goldwyn, alors en convalescence après son opération. Les avis étaient partagés à propos de Farmer : Edward Arnold se rendit tout de suite compte de sa valeur, mais les autres la trouvaient froide et distante. Le malaise qui régnait sur le plateau était partiellement atténué par Walter Brennan, qui apportait toujours la bonne humeur, et par le chef opérateur Gregg Toland, collaborateur attentif et généreux envers tous les membres de l’équipe. Avec son plan de travail et son budget l’un et l’autre généreux (dans la tradition Goldwyn : 54 jours, 973 000 dollars), Hawks n’avait pas réellement pris de retard mais il consacrait un temps considérable à l’interprétation de Farmer et ajoutait de nombreux détails non prévus au scénario, dont une grande bagarre de saloon qui se termine de façon mémorable par les participants s’envoyant de larges plateaux de métal qui volent dans les airs comme des frisbees, une scène à laquelle le cinéaste se souvenait d'avoir assister dans un bar de San Francisco. Hawks connaissait suffisamment Goldwyn pour savoir qu’il serait furieux qu’on ait changé l’œuvre d’un grand auteur comme Edna Ferber, et il essaya de retarder le moment de lui montrer quoi que ce soit. Mais il ne pouvait le faire attendre éternellement : quand Goldwyn vit ce que Hawks avait tourné, il explosa, comme le cinéaste s’y attendait. Ce dernier garantit au producteur qu’il allait travailler avec le producteur associé Merritt Hulburd pour rapprocher l’histoire de ce que Goldwyn désirait. La confrontation finale survint lorsque Hawks présenta au producteur les scènes nouvellement écrites pour essayer de le satisfaire. Goldwyn les approuva et demanda qui était le scénariste. Hawks se désigna et Goldwyn bondit : « Les scénaristes doivent écrire, les metteurs en scène doivent mettre en scène ! » hurla t-il. Hawks déclara plus tard que, profondément insulté par la sottise et l’obstination de Goldwyn, il était parti. Quant à lui, Goldwyn assura qu’il l’avait renvoyé.

Ces événements se produisirent le 8 août, quarante-deuxième jour de tournage pour Hawks ; d’après le plan de travail, il ne restait que douze jours. La production fut interrompue pendant plus d’une semaine et des déclarations officielles annoncèrent une «  séparation amicale » entre les deux hommes. En vérité, Hawks, furieux, souhaitait ne plus jamais avoir affaire avec le producteur, tandis que Goldwyn faisait appel à Jane Murfin pour réécrire rapidement les scènes finales ; puis il eut la brillante idée de demander à William Wyler, qui terminait Dodsworth, de reprendre la réalisation du Vandale. Wyler accepta à contrecœur, obligé par son contrat avec le producteur et, irritable, commença à tourner le 19 août pour une durée de vingt-huit jours. Frances Farmer était encore plus mécontente de la situation. Légitimement, elle se sentait abandonnée, voir trahie, par le cinéaste qui était parti sans explication après avoir gagné son entière confiance. Une fois de plus, Hawks n’avait pensé qu’à lui. Farmer détesta le style de direction d’acteurs de Wyler, brusque, laconique, tyrannique, fondé sur des prises refaites à l’infini, à l’opposé du soutien calme et attentif apporté par Hawks. Cette hostilité était partagée, Wyler déclarant : « Ce que je peux dire de plus flatteur sur Frances Farmer c’est qu’elle est insupportable. » La contribution de Wyler représente à peine plus de dix minutes mais le ressentiment de Goldwyn était tel qu’il refusait de créditer Hawks. Cependant, Wyler ne voulait aucun crédit (il considérera toujours le film comme ne faisant pas partie de son œuvre) et insista pour que son collègue apparaisse au générique, allant jusqu'à tourner fidèlement plusieurs scènes écrites par Hawks. Même s’il minimisa systématiquement la contribution de Hawks dans des interviews accordées pour la sortie du film, Goldwyn finit par accepter de faire figurer les deux metteurs en scène dans le générique.


En réalité, il est assez aisé de déterminer où Hawks termine et où Wyler commence. Les scènes de ce dernier dominent la dernière demi-heure, et son style élégant, rigoureux et digne, indiqué également par le jeu expressionniste des acteurs, est apparent dans la séquence de la garden-party et les diverses déclarations d’amour qui forcent finalement Barney à reconnaître sa vieillesse et laisser son fils partir avec Lotta. Malgré le caractère assez impersonnel de l'ensemble, certains thèmes de l’auteur de Scarface émergent pourtant. Barney, en proie à une idée fixe et une volonté de pouvoir sans mesure, s'ennuie dans la conjugalité et se comporte comme une jeune gosse amoureux, car il voit la marque de son passé dans l’apparence de la fille de Swan. Par ailleurs, le fait de vieillir est considéré comme une infirmité, et l'inceste est légèrement suggéré (la fille de Swan est-elle la fille de Barney ?). De plus, la magnifique interprétation de Frances Farmer donne une force peu commune au personnage de la première Lotta et annonce d’une certaine manière les personnages campés par Lauren Bacall dans les deux films qu’elle tournera avec le cinéaste. Enfin, la dernière portion du film, extrêmement conventionnelle, contient pourtant un moment crucial qui annonce une célèbre scène hawksienne : quand Barney découvre son fils embrassant la femme qu’il adore, il le gifle, sur quoi Richard jette son père à terre d’un coup de poing. Lotta s’interpose entre les deux hommes, comme Joanne Dru entre John Wayne et Montgomery Clift dans La Rivière rouge. Malgré tout, si le film se suit sans ennui et même avec un certain plaisir dans sa première partie (le travail de Richard Rosson est superbe), il faiblit considérablement dans la seconde, adoptant un rythme bien trop lent et une intrigue prévisible.

Le Vandale fut un semi-échec commercial, ne rapportant qu’un peu moins de 900 000 dollars aux États-Unis et la moitié de cette somme à l’étranger, tout juste assez pour couvrir les frais. Les critiques furent, en revanche, assez élogieuses : elles citaient toujours le spectaculaire métrage tourné par Rosson dans les forêts, et remarquaient que le travail des deux réalisateurs s’harmonisaient sans heurts.  Edna Ferber se montra ambivalente, félicitant d’un côté le producteur pour son « courage, sa sagacité et son pouvoir de décision » mais refusant de participer à la publicité parce qu’elle estimait que le thème écologique qui avait motivé l’écriture du roman était complètement occulté par l’adaptation. Edward Curtiss (qui tourne son sixième et dernier film avec Hawks) fut nominé pour l’Oscar du meilleur montage et Walter Brennan remporta celui du meilleur acteur dans un second rôle - récompense nouvellement créée - justifiant le choix excentrique de Hawks pour le rôle de Swan. D’un point de vue purement historique, Le Vandale mérite d’être retenu comme le film qui révéla la personnalité attachante et le talent de Frances Farmer, une actrice qui aurait pu devenir une grande vedette. Malgré son impressionnante beauté, elle sera banale, parce qu’utilisée banalement, dans tous ses autres films. Ici, elle s’anime de manière fascinante pour devenir une véritable héroïne hawksienne : une personnalité féminine - la première Lotta - créée de toutes pièces par le cinéaste, cette réussite exigeant non seulement inspiration artistique et érotique de la part de l’actrice et sa totale collaboration mais aussi l’apport décisif du scénariste Jules Furthman. Malgré ses nombreux chefs-d’œuvre, Hawks dut attendre 1944 et sa rencontre avec Lauren Bacall pour réunir à nouveau tous ces éléments dans un même film.

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Par Geoffrey Carter - le 4 février 2015