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Le
Mont Fuji et la lance ensanglantée : Le samouraï
Sakawa se rend à Edo accompagné de son serviteur Gonba et
de son lancier Gonpachi. Ils doivent tout deux, sur ordre la mère
de Messire Sakawa, le surveiller afin de l’empêcher de boire,
l’alcool lui faisant perdre la tête et transformant cet être
doux et attentif en bagarreur invétéré. En chemin,
ils rencontrent Jiro, un enfant orphelin, qui se lie d’amitié
avec Gonpachi. Par la suite d’autres personnes voient le fil de
leur vie se lier au périple de Sakawa et de ses deux serviteurs
: une musicienne errante et sa fille ; Tozaburo, un homme protégeant
un magot gagné selon lui dans les mines et qui est suivi par l’inspecteur
Denji qui pense avoir démasqué Rokuméon, un bandit
de grand chemin activement recherché ; Otané, une jeune
fille accompagnée de son père qui est amené à
la vendre pour payer des dettes…
Meurtre à Yoshiwara : Jirozaemon est le riche propriétaire d’un atelier de tissus. Proche de ses ouvrières, généreux avec ses sous-traitants, il est cependant profondément malheureux. En effet il est affligé d’un marque sur le visage qui a poussé ses parents à l’abandonner tout bébé et qui l’empêche maintenant de trouver une femme. Echigoya, un riche client et ami, essaie de lui trouver une compagne. Après avoir essuyé un nouveau refus, Jirozaemon est invité par Echigoya à se changer les idées dans le quartier de Yoshiwara entièrement voué au plaisir masculins. Mais dans la maison Hyogowa, aucune geisha ne veut s’occuper de lui. Seule Tsuru, une ancienne taularde, l’accepte. Jirozaemon est immédiatement soumis à cette femme qui n’a qu’un désir, gravir les échelons et devenir première courtisane. Il dépense sans compter pour garantir l’exclusivité de sa compagnie et payer son apprentissage en vue du concours de courtisane. Le Détroit de la faim : Septembre 1947, détroit
de Tsugaru entre Hokkaido et Honshu. Tandis qu’un typhon s’abat
sur la région et que le Ferry Sounmaru fait naufrage, Takichi
Inukai, un démobilisé, et deux évadés de
prisons profitent de la panique pour franchir le détroit d’Hakodaté.
Les deux fuyards viennent de tuer un usurier, Sasada et voler 800000
yens. Se faisant passer pour des secouristes, les trois comparses volent
une embarcation et bravent la tempête afin de franchir le détroit.
Alors que le décompte des noyés de la catastrophe montre
deux corps non identifiés supplémentaires, les inspecteurs
Tajima et Yamisaka, chargés de retrouver les malfrats, pensent
que Takichi s’est débarrassé de ses comparses et
fuit seul avec le magot vers Tokyo. |
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Tomu
Uchida fait partie du cercle très fermé des grands
maîtres japonais, au rang desquels on compte Kurosawa, Naruse, Mizoguchi,
ou encore Ozu, ces grands artisans comme les décrit Fabrice Arduini
dans les bonus. Cependant Uchida demeure en France un cinéaste
méconnu de la critique et du public et il faut attendre 1997 pour
qu’une rétrospective lui soit consacrée. Malgré
le succès rencontré par ce festival, Uchida reste peu montré
(rétrospective à la maison de la culture du Japon en 2002).
Wild Side, neuf ans après, arrive à la rescousse en nous
proposant trois films emblématiques de son œuvre et de son
style. Tomi Uchida (1898-1970) entre très tôt dans le monde
du cinéma. Il fait ses premières armes à la Taikatsu
comme acteur puis comme assistant sur différents postes techniques.
La Taikatsu est une petite société où se regroupent
des cinéastes qui veulent sortir le cinéma japonais de l’influence
du kabuki, s’affranchir de ce qui pour l’heure tient du théâtre
filmé pour entrer de plain pied dans le septième art, poursuivre
un mouvement initié au sein de la Nikkatsu et de la Tenkatsu. Elle
emploie des techniciens et des réalisateurs formés à
l’étranger, sensibles aux méthodes et théories
appliquées notamment à Hollywood. Uchida est particulièrement
marqué par sa rencontre avec Thomas Kurihara dont il devient l’assistant.
Kurihara est peut-être le premier réalisateur japonais à
utiliser pleinement un langage purement cinématographique. Uchida
a toujours été attiré par l’Occident et surtout
par la culture anglo-saxonne, et trouve dans les enseignements de Kurihara
matière à marier cette passion à son amour grandissant
pour le cinéma. Ce bouleversement du paysage cinématographique
japonais se poursuivra et s’accentuera avec la naissance de la Shochiku,
issue du rachat de la Taikatsu par une compagnie théâtrale
dirigée par Matsujiro Shirai et Takejiro Otani.
Le grand tremblement de terre qui ravage le pays en 1923 accélère l’ouverture du Japon à la culture occidentale. Jusqu’alors réticent aux influences étrangères, dominé par un modèle traditionnel qui perdure depuis le début du XVIIème siècle, le Japon entre dans l’ère Taisho, l’ère des grandes réformes. Ce cataclysme a également des retombées sur la carrière d’Uchida, qui décidément voit sa vie intrinsèquement liée à l’histoire de son pays. Le cinéaste voit son quotidien confortable réduit en cendres et devient clochard, errant dans un Tokyo dévasté, découvrant la terrible condition de ceux qui ont tout perdu et qui essaient de survivre. Une vision qui le hantera et qui trouvera nombre d’échos dans ses réalisations à venir. Uchida rejoint une troupe d’acteurs itinérants et bientôt reprend pied dans le monde du cinéma. En 1926 il suit son ami Kintaro Inoue en entrant à la Nikkatsu. Cette maison de production convient à Uchida, désireuse qu’elle est de mettre en chantier des œuvres réalistes et critiques, des œuvres proches du peuple. Comme la Shochiku (où se retrouvent Ozu, Naruse, Kinoshita…), la Nikkatsu entend révolutionner le cinéma japonais, mais s’en distingue par sa volonté d’appliquer cette transformation au jidai-geki (films en costume pour résumer), genre abandonné par la Shochiku.
Dès Le Mont Fuji et la lance ensanglantée, Uchida fait entendre une voix singulière dans le paysage du jidai-geki, donnant au genre une vision psychologique et un fort ancrage social. Ozu est conseiller sur le film et Le Mont Fuji fait parfois penser à l’œuvre du maître. Si Ozu filme au niveau du tatami, Uchida filme au niveau du peuple. Si le film joue pleinement le jeu du cadre historique imposé par le jidei-geika, Uchida ne s’éloigne jamais de la description de la vie du peuple, ne s’occupe pas du monde des samouraïs, des seigneurs, des grandes courtisanes. Cette volonté de prendre le peuple pour cadre unique de son récit, de coller à l’humain et non aux instituions, fait du Mont Fuji un film politique. De prime abord, le film pourrait prendre pour épicentre le samouraï Sakawa et son voyage pour Edo. Mais rapidement, Uchida s’intéresse à l’homme derrière la fonction. Ses problèmes d’alcoolisme sont l’écho d’un trouble plus général qui l’étouffe. Car Sakawa se sent bien plus proche de ses serviteurs que de ses pairs. Il est constamment soucieux de leur bien-être, les fait s’arrêter quand des ampoules tenaillent leurs pieds, leur propose du saké tout en s’en refusant (même si au final il ne peut résister). On sent que Sakawa désirerait abolir les frontières de classes, mais que ce système de caste est si profondément ancré, qu’il ne peut que le subir et en souffrir. Le drame vient également du fait que lorsqu’il compte sur son statut pour faire le bien, celui-ci s’en révèle incapable et un lourd sentiment d’impuissance l’étouffe. Il s’inquiète du devenir d’Otané qui va être vendue pour payer les dettes contractées par son père. Il décide de vendre sa lance, symbole de son clan, fierté de son nom, pour venir en aide à la jeune fille, mais l’arme se révèle être factice. L’envie de vendre cette arme symbolise le désir de quitter les rives du chambara pour glisser dans le monde d’Ozu, mais le fait que cette arme soit un faux, empêche ce glissement et condamne Sakawa à demeurer dans le monde des samouraïs, régit par des codes qu’il abhorre. Un univers mis à mal qui ne peut plus rien pour les simples gens, mené par une caste condamnée à vivre à l’écart du monde des hommes. C’est un pauvre hère, accablé par des drames intimes et ayant passé des années dans les mines pour trouver l’argent afin de racheter sa propre fille, qui va sauver le jeune demoiselle. Le samouraï ne peut plus rien, c’est la solidarité du peuple qui peut sauver les gens. « J’envie ces gens. J’aime leur simplicité. Ils ont l’esprit de fraternité », « Genta, tu n’es pas l’ombre de ton maître. Genta est Genta, Sawara est Sawara », « Genta, si tu es l’ombre de ton maître, je suis l’ombre du mien. Et mon suzerain, de qui est-il l’ombre ? ». Sawara s’enfonce dans l’alcool et vilipende cette société qu’il rejette.
Quant aux scènes d’action, elles déjouent également nos attentes. Une des intrigues parallèles nous montre un voleur se faire arrêter par Gonpachi qui revient avec la lance de son maître et menace sans le faire exprès le bandit. Le comique de cette arrestation se transforme en farce satirique alors que le mérite de cette (non) action est attribué à Sawara et non à Gonpachi et que le samouraï ne reçoit en récompense qu’un morceau de papier sans valeur alors qu’il escomptait de l’argent pouvant sauver Otané : « A fausse gloire, fausse récompense ». Tout n’est qu’apparat, jeu de dupe. Il faut attendre le final, où des samouraïs s’en prennent à Sawara qui a invité Gonba à sa table, pour que le film devienne dramatique. « Un serviteur à la table de son maître, c’est indigne d’un samouraï », une sentence qui met un point final au désir irrépressible de Sawara de passer outre les frontières sociales. Le final est un long combat dans lequel Gonpachi, pris de fureur, explose et combat les samouraïs, abolissant à son tour la barrière sociale jusqu’ici immuable. Geste furieux qui porte en germe la fin du modèle shogunal, la chute des murailles entre le peuple et les puissants. Geste qui fait rentrer le Japon dans l’ère moderne. Socialement passionnant, Le Mont Fuji brille également par une direction d’acteurs magnifique. Chaque personnage nous touche par un jeu sans emphase, rentré, peu démonstratif mais plein d’émotion. Chiezo Kataoka notamment, qui joue Gonpachi, maîtrise les trois styles de jeux que définit Kazunori Kishida dans l’un des bonus : la gestuelle, l’émotion et le naturel. Alors que le jidai-geki traditionnel fait appel à l’émotion et à la gestuelle, Uchida convoque le troisième style qui offre toute sa puissance d’évocation à ce film admirable qui touche directement au cœur.
Le deuxième film (chronologiquement) que nous propose Wild Side est une transposition d’une œuvre classique du théâtre kabuki adaptée assez librement par Yoda Yoshikata, collaborateur attitré de Kenji Mizoguchi (La Vie d'O'Haru, femme galante ; Miss Oyu ; Les Contes de la lune vague après la pluie ; Les Musiciens de Gion…23 films au total !). Le récit prend pour cadre le quartier de Yoshiwara conçu en 1617 comme le paradis des hommes. En effet les daimyo devaient se rendre à la capitale Edo de manière régulière, et ils étaient accompagnés de leurs samouraïs et de nombre de suivants qui se séparaient alors de leur famille. Le quartier des plaisirs de Yoshiwara était leur refuge. Le film étonne d’abord par le soin et la précision apportés à l’évocation du monde clôt de Yoshiwara. Une profusion de détails nous immerge dans ce quartier, nous en fait comprendre les enjeux sociaux, les drames cachés. Yoshiwara est un Japon miniature qui reproduit chez les prostituées les mêmes enjeux que ceux qui prévalent dans les hautes sphères. Tsuru, la prostituée qui accepte et utilise Jiro, est une okabasho-agari, soit le plus bas rang de cette caste. Ancienne taularde, elle est considérée comme une moins que rien. De frustrations en insultes, elle est envahie d’un désir de vengeance irrépressible. Cette vengeance ne peut s’accomplir qu’en prenant sa revanche sur les autres, en les surpassant, en devenant première courtisane. Elle a un but et compte le mener à bien. Ainsi Jiro ne représente pour elle ni un homme, ni un monstre, mais un simple moyen d’assouvir cette volonté. Uchida ne juge pas ce personnage mais amène au contraire le spectateur à comprendre les drames qui transforment une femme en prédatrice. Il décortique cet environnement aliénant qui transforme les corps en objets, un univers clos à l’image de ces lourdes portes qui ferment le quartier et que Tsuru essaie désespérément de franchir dans un dernier élan d’espoir.
Autour de ces personnages, Uchida brode un tissu de relations qui forment une toile d’araignée. Jiro et Tsuru se débattent pour s’en échapper, mais chacun de leur mouvement les enserre un peu plus. Tout autour, les prédateurs guettent. Le rôle des marchands, amis de Jiro, est ambivalent. D’un côté ils semblent amicaux en emmenant Jiro dans le quartier de Yoshiwara, désireux de lui trouver une compagne ou de lui faire oublier ses insuccès. Mais au fur et à mesure que Jiro gagne en notoriété dans le quartier, la jalousie les gagne. Peu à peu, eux qui l’ont jeté dans la toile de Yoshiwara, l’abandonnent, stigmatisent le comportement d’un homme qui dilapide son argent dans le quartier des plaisirs. Les patrons de Tsuru sont eux dès le début menés par des considérations purement pécuniaires, et leur volte face, lorsqu’il ne peut plus payer pour l’apprentissage de Tsuru, n’a rien de surprenant. Comme les autres protagonistes du quartier de Yoshiwara, ils se moquent de la générosité de Jiro qui devient un spectacle que chacun suit un rictus aux lèvres. Un spectacle qui trouvera son apothéose tragique dans un final annoncé dès le titre, Hyakunin Giri signifiant « Tuer 100 personnes ». Comme dans Le Mont Fuji, Chiezo Kataoka va voir toute cette rage contenue, exploser d’un coup.
Le Détroit de la faim Avant guerre, Uchida réalise de nombreux films sociaux portés par des convictions de gauche, des keiko eigas (ou films à thèse) influencés par le Marxisme. La Terre (Tsuchi, 1939), film qui raconte la vie d’un pauvre fermier opprimé par le capitalisme, reste son plus réputé (même s’il est réalisé après l’époque des keiko-eiga, et se rapproche plus d’un bungei-eiga, ou film littéraire). Uchida se bât contre les dirigeants de la Nikkatsu pour mener à bien ce projet qu’il conçoit comme un pamphlet politique, respectant la critique radicale de l’auteur du roman, Takashi Nagatsuka. Après la guerre, plus de six millions de rapatriés reviennent au Japon. Déjà atteint d’une famine endémique durant la guerre, le pays ne parvient pas à gérer, malgré l’aide américaine, ces nouveaux arrivants. La famine se poursuit durant plusieurs années et le marché noir, la pauvreté, vont régner durant une dizaine d’années. Uchida en revenant de son périple Mandchoue s’est illustré dans le jidai-geki. S’il continue par ce biais à réaliser des œuvres fortement politiques et sociales, il ne demeure pas moins profondément ancré en lui le désir de parler de cet après guerre qui a marqué le Japon. Il se réapproprie les écrits de Tsutomu Mizukami et réalise par le biais du film noir un chef d’œuvre à la portée tout autant humaine que sociale.
Le film s’ouvre sur une voix off documentaire, qui décrit
dans le détail le typhon qui s’abat sur la région,
et qui s’appuie sur des images d’archives. Uchida épouse
cette ouverture par un style documentaire, avec ses bougés de
caméra qui tentent de capter la panique qui s’empare de
la population. Mais rapidement le réalisateur, qui refuse de
réaliser un pur film social, parasite ce style réaliste
par des expérimentations formelles. Il joue sur le son, nappant
les silences de chœurs étranges et fantastiques. Il solarise
certaines séquences, représentation des pensées
de ses protagonistes (l’inspecteur qui imagine la manière
dont s’est passé le passage du détroit par les brigands,
puis qui modifie cette scène en fonction de ses découvertes.
Ou encore Takichi pris de peur et de remords, accablé par des
visions et des cauchemars…). Uchida joue d’une caméra
portée très mobile (le film est tourné en 16mm,
malgré le format scope) combinée à d’amples
mouvements de grue. La profondeur de champ est largement exploitée
et le réalisateur compose des plans très orchestrés
qui tranchent avec la matière brute du 16mm. Le film prend un tournant surprenant en quittant d’un coup le parcours de Takichi pour se centrer sur l’histoire de Sugito. De son arrivée à Tokyo à sa tentative avortée de sortir du cercle de la prostitution, le film quitte les sentiers de l’enquête policière pour décrire la survie d’une jeune fille dans un Japon qui se remet difficilement de ses plaies. Les gangs Yakuzas, le rationnement, les économies, l’argent durement gagné pour sa famille, l’impossibilité d’échapper à la prostitution… le film devient une chronique sociale, dure et âpre. C’est le moment où le il se fait le plus politique et creuse dans les fondements mêmes de la société japonaise. Mais toujours en filigrane, jamais brutalement exposé au premier plan. Ainsi il faut lire les pancartes, les slogans des manifestants pour saisir les bouleversements sociaux en jeux. De la même manière on comprend que la geisha Sugito Yae, à qui Takichi offre une partie de son butin, ne fait que reproduire un système archaïque en étant obligée de se prostituer pour payer les dettes de son père. Par ce simple destin, Uchida nous fait ressentir tout le poids des « traditions » sur la place de la femme dans la société japonaise
Uchida, avec cette longue fresque de trois heures (dont une vingtaine de minutes ont disparu), livre par sa seule mise en scène un discours social passionnant et signe d’un même mouvement des portraits magnifiques d’êtres prisonniers de leur actes et de leur passé. Glissant d’un genre à l’autre, Le Détroit de la faim est une œuvre magistrale souvent citée par les spécialistes japonais comme faisant partie des dix plus grands films tournés dans leur pays. |
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Son : - Le Mont
Fuji et la lance sanglante. La piste sonore est également
très propre, sans souffle ni parasite. Cependant elle manque
de dynamique, ne donnant jamais de relief aux voix ou la musique, qui
demeurent tout de même constamment claires. |
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Chaque film contient également : |
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