
Réalisé
par Alfred Hitchcock
Avec Cary Grant, Ingrid Bergman, Claude
Rains, Louis Calhern, Leopoldine Konstantin, Reinhold Schünzel,
Alex Minotis
Scénario de Ben Hecht
Musique de Roy Webb
Photographie noir et blanc de Ted Tezlaff
Produit par Alfred Hitchcock pour RKO
Etats-Unis – 1946 - 104’ |

Criterion
/ Anchor Bay Entertainment
Zone 1
Format cinema : 1.33 :1
Format video : 4/3
Langues : Anglais mono
Sous-titres : Anglais pour malentendants
(édition Criterion)
Durée DVD : 102’ |


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Miami 1946. Par l’intermédiaire de l’agent
Devlin, le FBI entre en contact avec Alicia Huberman,
jeune femme à la vie dissolue dont le père vient
d’être condamné pour espionnage au profit
des nazis. Devlin vient à bout des réticences
d’Alicia en lui faisant écouter un enregistrement
où elle s’oppose avec mépris aux agissements
de son père. Elle sera utilisée comme agent
d’infiltration au Brésil, véritable nid
de guêpes pour nazis défaits. Le couple s’envole
pour Rio sans connaître la nature précise de
leur mission. Alicia, qui s’est éprise de son
agent de liaison, cesse de boire. Mais Devlin, bien que partageant
malgré lui des sentiments identiques, reste circonspect
quant à la sincérité des sentiments de
cette jeune femme et à la solidité de ses nouvelles
résolutions. Le capitaine Prescott dévoile enfin
les tenants de la mission confiée à Alicia :
elle doit renouer contact avec un vieil ami de son père,
Alex Sebastian, sympathisant notoire de la cause nazie amoureux
d’elle depuis des années, et user de son charme
auprès de lui pour infiltrer l’organisation.
Par fierté, ni Devlin ni Alicia ne s’opposent
à cet objectif... |
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Romance et
espionnage. En n’y regardant pas de plus
près on risque de ne voir dans ce Notorious
qu’un succédané hollywoodien des œuvres
anglaises qui établirent la réputation d’Hitchcock
dans les années trente et qui conduisirent Selznick
à l’attirer vers La Mecque du cinéma.
Pourtant, Les enchaînés n’est
pas un Correspondant 17 ou une Cinquième
colonne de plus dans la filmographie de celui qui reste
aux yeux du grand public comme le maître du suspense.
Truffaut le considérait tout simplement comme le
meilleur des films américains des années quarante
en noir et blanc, et si le maître avouait quant à
lui une tendresse particulière pour Shadow of
a doubt, il est clair qu’il s’agit d’un
titre moins représentatif dans sa filmographie. On
peut être en droit de penser que si Hitchcock négligeait
volontiers ce titre, c’est qu’il fut longtemps
porté par Selznick, avec tout ce que cela sous-tend
en termes de contraintes et de limites dans l’expression
d’un tempérament aussi créatif que le
sien.
Officiellement en effet, Les enchaînés
est une distribution RKO, et ce même si le carton
initial du générique précise qu’il
s’agit d’une release Selznick international.
Aujourd’hui le film constitue donc la première
production Alfred Hitchcock, mais Selznick consacra beaucoup
de temps et d’argent à la pré-production
et à la constitution du scénario de Notorious.
C’est Hitchcock qui en eut l’idée de
base à l’automne 1944 : bâtir une histoire
autour d’un abus de confiance. ‘Une femme vendue
à l’esclavage sexuel pour motifs politiques’
serait la victime de cet abus de confiance. Soucieux de
renforcer ses accords avec Hitchcock sur du long terme -
il échouera, les deux hommes ne collaboreront plus
que sur le titre suivant, le décevant Procès
Paradine - Selznick lui garantit un traitement royal
comme scénariste et réalisateur. Hitch est
payé à la semaine, comme le sera Ben Hecht,
à nouveau associé au projet après Spellbound.
On ne compte plus les différents états du
scénario qui seront élaborés en 1945
(Clifford Odets, non crédité, ayant aussi
apporté sa pierre à l’édifice),
ce qui est sûr c’est que ce long processus de
création grève lourdement les finances de
Selznick, par ailleurs engagé dans sa folie Duel
au soleil. Selznick, qui avait jusqu’alors supervisé
de très près les travaux doit se résoudre
à abandonner son bébé pour dégager
du cash : un deal est passé avec la RKO, qui rachète
le package pour 800 000 dollars et contre la garantie de
partager équitablement les éventuels bénéfices.
On peut reprocher beaucoup de choses au
producteur démiurge, et particulièrement sa
propension à vampiriser les auteurs qu’il finançait,
mais dans le cas d’Hitchcock, il lui aura sans doute
aussi apporté ce qui lui faisait défaut, à
savoir l’enrichissement psychologique de personnages
souvent réduits jusque là à de simples
marionnettes un peu schématiques. Ayant bénéficié
de l’instinct de son producteur au stade de la confection
du script, et dégagé de sa mainmise sur la
réalisation et le montage proprement dits, Hitchcock
livre alors une œuvre séminale et matricielle
pour la suite de sa filmographie, en quelques mots le film
de la maturité accomplie.
A partir des Enchaînés,
Hitchcock abandonne peu à peu le principe du fameux
Mc Guffin, ce ressort du mystère qui alimentait à
lui seul le suspense de l’œuvre. Qu’en
est-il du Mc Guffin dans le film qui nous intéresse
? Il réside dans l’utilisation d’uranium
dissimulé dans des bouteilles de bordeaux. Point
de spoiler ici. Le Mc Guffin en lui-même ne génère
pas le suspense, il n’a aucune importance propre,
et l’uranium aurait pu être remplacé
par n’importe quel autre argument. Tel quel, il aura
servi de teaser publicitaire, en permettant de présenter
Les enchaînés comme le premier film
basé sur la terreur naissante de la bombe atomique
: ne pas oublier que Maître Hitch est aussi un show
man d’exception. Les personnages ne sont pas directement
mis en danger au regard de ce nœud du mystère
proprement dit, mais plus par les ruses qu'ils doivent déployer
pour le mettre à jour : subtiliser les clés
qui constituent le sésame de l’accès
à la cave, justifier leur réunion au risque
de révéler leur vrai nature.
La tension qui alimente le récit
est déplacée ailleurs, peut-être moins
d’ailleurs dans la mise en perspective des dangers
encourus par l’agent d’infiltration Alicia Huberman
que dans la description de l’acrimonie des sentiments
réprouvés par chacun des deux principaux protagonistes.
Entendons-nous bien, la panoplie des effets de mise en scène
déployés par Hitchcock est tout simplement
extraordinaire d’ingéniosité et de virtuosité.
Qu’il s’agisse de ce mouvement à la grue
venant zoomer sur le trousseau de clés posé
sur une commode, enchaîné à un travelling
latéral de Rains venant saisir et baiser les deux
mains de Bergman refermées sur l’objet du délit,
ou des plans de tasses de café en amorce du cadre
signifiant par la litote l’empoisonnement progressif
de la belle Suédoise, on ne compte plus ces tours
de force témoignant d’un art de la suggestion
qui confine au génie visuel le plus pur. Simplement
ils ne sont que l’aboutissement des recherches stylistiques
élaborées par Hitchcock sur Soupçons
ou La maison du docteur Edwardes par exemple (le
verre de lait, le cadrage des mains de Gregory Peck refermées
sur un rasoir menaçant, etc.) et qui constituaient
déjà une marque de fabrique personnelle et
indélébile. Non, ce qui soutient véritablement
l’intérêt et le suspense inhérent
à l’intrigue, c’est bien la mise en valeur
de ce jeu de séduction et de persuasion cruel auquel
se livre le couple formé par Ingrid Bergman et Cary
Grant, qui comptent probablement parmi les personnages les
plus ostensiblement masochistes de la grande galerie des
névrosés en tous genres brossés par
Hitchcock : le Maxime de Winter de Rebecca, la
Lina de Suspicion, le couple Scottie/Madeleine
de Vertigo.
Schématiquement, Notorious
est orchestré en trois actes articulés autour
d’autant de morceaux de bravoure et qui tous renvoient
à la relation nouée entre Devlin et Alicia
: la longue introduction à l’intrigue criminelle
proprement dite, qui culmine lors du célèbre
plan séquence du baiser (en fait une longue succession
d’étreintes et d’effleurements sensuels
magnifiés en plans rapprochés par des mouvements
de caméra caressants et moelleux) qui tend à
célébrer l’attirance sensuelle qu’éprouvent
l’un pour l’autre les deux héros, pourtant
incapables, comme tous les personnages de mélodrame
dignes de ce nom, de croire – avant tout par manque
de confiance personnelle - en la sincérité
des sentiments de leur partenaire ; la mise à l’épreuve
de la résistance sentimentale de l’un et de
l’autre, caractérisée par une volonté
de mise en danger irraisonnée chez Alicia et par
une acceptance muette et pathétique des compromissions
de cœur auxquelles accepte de se livrer sa bien-aimée
de la part de Devlin, la situation trouvant son point d’exergue
dans la séquence de la réception faisant suite
au mariage ; arrivé à ce point de non-retour,
il faut bien que l’un des amants baisse pavillon et
fasse enfin taire sa fierté déplacée.
Ce sera Devlin, sorte de négatif du héros
de film noir, se défaisant de sa défiance
paroxystique à l’encontre de la gent féminine,
pour enfin porter secours à une Alicia dépourvue
de plus d’arguments dans la défense de la sincérité
de son amour et acceptant avec résignation son sort
funeste.
Cette œuvre d’une rare sensualité,
est aussi un manifeste du pouvoir de subjectivité
de la mise en scène et du montage hitchcockiens.
Ici, le choix des cadrages témoigne d’une véritable
grammaire cinématographique, propre à son
auteur mais néanmoins universelle en ce sens qu’immédiatement
appréhendée par le spectateur. Ainsi de l’usage
du très gros plan, réservé aux scènes
à deux les plus intimes, ces scènes d’abandon
sensuel entre les amants, les plans moyens renvoyant à
une fêlure, une distance introduite entre les deux
protagonistes, comme en atteste la composition des plans
choisis par le maître avant et après la prise
de connaissance de la mission d’Alicia par le couple.
Là, le déterminisme du montage recentre le
point de vue du spectateur sur celui d’Alicia, comprenant
interloquée qu’Alex et sa mère ont percé
à jour sa duplicité et qu’ils cherchent
à l’éliminer : usage d’inserts
en zoom sur Ingrid Bergman venant briser le rythme naturel
de plans d’ensemble des acteurs prenant le café
au salon, et tendant à l’isoler de ses partenaires
en renforçant son désarroi. Nous pourrions
multiplier les exemples à l’infini mais contentons-nous
de souligner le recours étrange à l’illustration
musicale. Le thème de Roy Webb est utilisé
avec une parcimonie extrême qui ajoute à la
singularité de l’œuvre. Ainsi, contrairement
aux conventions habituelles, Hitchcock refuse de recourir
à la musique pour souligner les premiers grands élans
romantiques du film, comme s’il souhaitait ainsi en
souligner le caractère fragile et éphémère.
Les murmures que se livrent à l’oreille le
couple enlacé sont bercés par les rumeurs
de la ville, obsédantes, étouffées
et lointaines et ce ne sera que lors du grand final que
l’amour du couple sera sublimé par les accords
échevelés d’un grand thème romantique.
Une preuve de plus que sous son apparence de facture classique,
ce mélodrame d’espionnage est bien l’une
des œuvres les plus originales et les plus novatrices
du maître du suspense, un véritable grand film
malade.
Est-il bien nécessaire de
vanter encore les mérites d’un casting proprement
miraculeux ? Dans l’un de ces rôles de femmes
frustrées et fragilisées par excès
de romantisme qui établirent son aura mythique, du
Gaslight de Cukor jusqu’à La peur
de Rossellini, Ingrid Bergman se révèle sans
surprise une fois de plus littéralement irremplaçable.
Il faut par contre saluer le courage et la remise en cause
de Cary Grant, très loin de la fantaisie naturelle
qu’il afficha le plus souvent, assumant superbement
un personnage longtemps effacé, entre perplexité
et rigorisme, et dont la côte de sympathie pâlirait
presque au regard des élans de naïveté
romantique affichés par le méchant de l’histoire,
l’incomparable Claude Rains dans un rôle synthétique
de toute sa carrière. Alex Sebastian, encombré
d’une mère possessive, préfigure bien
des héros hitchcockiens à venir, qu’ils
soient négatifs comme le Bruno Anthony de Strangers
on a train ou positifs et un peu lunaires comme le
George Kaplan de North by northwest, et Hitchcock
semble avoir projeté beaucoup de lui-même dans
ce personnage. Si en vertu du principe qu’un grand
thriller nécessite un méchant de haut vol,
il est clair qu’on tient avec Notorious un
très grand film.
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Les spécifications
du DVD Criterion
Zone 1
Format cinema : 1.33 :1
Format video : 4/3
Langues : Anglais mono
Sous-titres : Anglais pour
malentendant
Durée DVD : 102’
Edité il y a un an, ce DVD sera proposé
dans un coffret contenant The 39 steps (Les
39 marches, 1935), The lady Vanishes (Une
femme disparaît, 1938), Rebecca (Rebecca,
1940) et Spellbound (La maison du docteur
Edwardes, 1945) à partir du 2 mai. Avant de
vous jeter sur cet objet onéreux, voici quelques
informations techniques :
Image : Le transfert proposé ici
est fidèle au format d’origine (1.33). Il
a été restauré pour notre plus grand
plaisir et il faudrait se lancer dans une analyse image
par image pour y trouver la moindre tâche ou griffure.
Côté définition, cette édition
alterne le bon et le moyen. Si on la compare à
celle de Spellbound, on observe un grain plus
prononcé sur de nombreuses scènes. Mais
l’utilisation des transparences et l’état
de la pellicule d’origine (les meilleurs masters
ont été très abîmés)
expliquent ce phénomène. Evidemment on est
loin de la qualité d’un Sunset Boulevard,
mais pas d’affolement, ce DVD mérite des
louanges et seul les gourous de la technique se plaindront
de voir Notorious dans ces conditions ! Pour
le reste nous pouvons noter que la gestion des contrastes
est remarquable (les scènes sombres ont un superbe
rendu), tandis que la compression est très discrète
(aucun fourmillement ne vient parasiter la vision).
Son : Une bande son mono restaurée
est proposée sur ce disque. Aucune autre piste
ne vient l’agrémenter. Mais peu importe,
cette dernière est fidèle au travail d’origine.
Parfaitement nettoyée elle permet d’écouter
les dialogues avec clarté et d’apprécier
les effets sonores ainsi que la partition de Roy Webb.
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Les spécifications
du DVD Anchor Bay
Zone 1
Format cinema : 1.33 :1
Format video : 4/3
Langues : Anglais mono
Sous-titres : Aucun
Durée DVD : 102’
Ceux qui seraient réticents à
faire l’acquisition du coûteux disque Criterion
édité depuis l’an dernier, et qui n’exigent
pas d’un DVD qu’il leur offre moult suppléments
pourront se rabattre sans problème sur l’édition
dénuée de tout bonus proposée depuis
1999 par Anchor Bay. Fidèle à sa réputation,
l’éditeur a soigné son produit.
Image
: Certes l’image de Notorious n’atteint
pas le niveau d’excellence affiché sur d’autres
titres du catalogue Selznick, tel que Le portrait de
Jennie par exemple, mais elle ne souffre d’aucun
défaut majeur. La copie ayant servi au master digital
n’a pas été entièrement restaurée,
mais affiche une belle santé en dépit de son
grand âge et des inévitables défauts
de surface rencontrés ici et là : scratches,
griffures et poinçons de changement de bobines sont
présents mais discrets et fugaces. Ne livrant que
le film et rien que le film, l’éditeur a pu
soigner sa compression, presque indécelable. La définition
est excellente, et le travail sur les contrastes et les
dégradés de gris emporte tous les suffrages.
Son : Côté
son (un mono 2.0 des plus classiques), que demander de
plus qu’une absence de souffle qui aurait été
préjudiciable à la restitution des bruits
d’ambiance si savamment mis en valeur par Hitchcock
et ses techniciens ? Le DVD proposé s’acquitte
de cette tâche haut la main. Les dialogues sont
clairement reproduits, le score musical de Roy Webb ne
souffre d’aucune distorsion notable.
On déplorera l’absence de tout sous-titre,
comme toujours chez Anchor Bay, mais pour le reste et
compte tenu du prix modique auquel on peut trouver ce
joyau, il est difficile de faire la fine bouche.
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Les bonus sont ceux de l'édition Criterion, le
disque Anchor Bay en étant totalement dépourvu.
Mis à part les commentaires audio, l’ensemble
de ces suppléments est réparti dans une
section du DVD nommée "Dossier". Aucun
de ces bonus n’est sous-titré.
The song of the dragon
: cette section contient le texte de la nouvelle à
l’origine du script. Parue dans le Saturday evening
post elle ne comblera que les inconditionnels du film
…
Production correspondence : on trouve
ici quelques lettres échangées par les producteurs,
les comédiens et même Edgar Hoover. On apprend
ainsi combien Ingrid Bergman était attaché
à travailler avec Hitchcock sur ce projet mais
également que Hoover fit interdire de citer les
initiales FBI afin de ne pas donner une image négative
du bureau d’état !
Rear Projection : ce document est très
intéressant puisqu’il explique comment les
transparences étaient utilisées par Hitchcock
en s’appuyant sur des photos de plateau et des extraits
du film. On réalise alors qu’elles furent
particulièrement nombreuses sur ce projet et que,
ni Hitchcock ni les comédiens n’ont mis les
pieds à Rio !
Production Stills : 38 photographies
d’Alfred Hitchcock et de ses comédiens composent
ce supplément. Il faut noter combien ces clichés
sont beaux alors que de nombreux DVD proposent des bonus
équivalent avec des photos de qualité médiocre.
Deleted Scenes script excerpts : à
la lecture du titre de ce bonus on aurait pu espérer
voir les fameuses scènes coupées du film.
Si j’en crois mes informations ces dernières
sont présentes sur le laser disc. Mais ici, il
ne s’agit que d’une description de ces scènes
et de photos prises pendant leur tournage. C’est
donc un bonus essentiel pour les admirateurs du film qui
resteront cependant sur leur fin …
Alternate endings script excerpts : ici un texte
décrit les différentes fins envisagées
pour Notorious. A leur lecture, nous ne pouvons qu’approuver
le choix d’Hitchcock !
Publicity Stills : ce n’est pas
moins de 72 diapositives qui alimentent cette section.
Ces magnifiques clichés d’Hitchcock au travail,
du couple Bergman/Grant sont agrémentés
de notes signées par la costumière. Celle-ci
explique les choix qui furent opérés par
Hitchcock pour habiller ces comédiens. Vous ne
serez pas surpris d’apprendre combien la symbolique
du noir ou du blanc était importante pour Sir Alfred.
Ce bonus se termine par des photographies des affiches
du film.
Trailers and Teasers : 4 bandes annonces
sont proposées ici. La première est de bonne
qualité mais a tendance à nous révéler
beaucoup de secrets du récit. Les trois autres
sont assez abîmées et offrent les mêmes
images dans des versions plus ou moins courtes. Rien de
bien original !
The fate of the unica key : ce diaporama
de 2 minutes 34 raconte une très belle anecdote
lié à la fameuse clé utilisée
dans le film. Afin de préserver toute surprise,
nous nous garderons de vous en révéler le
secret !
Lux radio theater adaptation : les heureux
possesseurs de l’édition de Spellbound
retrouveront ici ce bonus original. Il s’agit d’une
retransmission radio de Notorious. Entre 1934
et 1955 (date d’avènement de la TV), la radio
proposait des représentations de romans, films
et pièces à succès. Ici Ingrid Bergman
reprend son rôle tandis que Joseph Cotten endosse
le personnage de Devlin. Chapitré, ce supplément
sonore dure environ 55 minutes.
Extra : arrival at Heathrow : extrait
d’un document d’époque, cette video
montre Hitchcock et Bergman arriver à l’aéroport
de Londres. Sir Alfred pose deux questions à la
belle Suédoise qui lui répond avec humour.
Ce documentaire très court (44 secondes) nous laisse
un arrière goût de trop peu !
Audio commentary by Marian Keane : ce
commentaire est animé par une universitaire spécialiste
du cinéma d’Hitchcock. Peu bavarde elle se
concentre essentiellement sur une analyse de la symbolique
des images de Notorious. Ses remarques fascineront les
plus enclins à ce type d’analyse d’ordre
psychologique. Pour les autres, c’est l’ennui
assuré !
Audio commentary by Rudy Belhmer : ce
biographe de Selznick nous offre ici un commentaire plus
terre à terre. Il fait part d’anecdotes en
tout genre et rappelle la genèse du film. On peut
lui reprocher son débit de sénateur qui,
si l’on n’y est pas préparé,
peut facilement vous endormir …
Isolated music and effects track : trés
beau bonus qui permet de découvrir le film sans
dialogue. La partition de Roy Webb et le travail sur les
effets sonores sont ainsi mis en évidence pour
notre plus grand plaisir. Il est dommage que ce type de
bonus ne soit pas d’avantage présent sur
les éditions DVD. Rappelons tout de même
que Warner en propose un sur North by Northwest.
Conclusion : Critérion
offre encore une fois un superbe écrin à
Hitchcock. En l’absence de toute édition
zone 2, ce DVD s’impose comme une référence
pour tous les cinéphiles en quête de suppléments.
Test technique Criterion et Bonus : George
Kaplan
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