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Affreux, sales et méchants
Réalisé par Ettore Scola
Avec Nino Manfredi, Ettore Garofalo,
Franco Merli, Linda Moretti, Francesco Anniballi, Maria Bosco, Giancarlo
Fanelli, Giselda Castrini, Alfredo d'Ippolito
Scénario et adaptation Ruggero
Maccari et Ettore Scola
Musique Armando Trovaioli
Directeur de la photographie Dario
di Palma
Montage Raimondo Crociani
Dialogues Sergio Citti
Produit par Carlo Ponti
Un film Compagnia cinematografica Champion
Italie - 111' - 1976
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Opening
Couleur / 111 mn
Zone 2
Format : 1, 85 – 16/9 compatible
4/3
Langues : français – Italien
Son : Mono d'origine
Sous-titres : français |


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Les très nombreux membres d'une famille originaire
des Pouilles vivent entassés dans la baraque d'un bidonville
de la périphérie de Rome. Maçon à
la retraite, alcoolique, obsédé et irascible,
devenu borgne après avoir reçu de la chaux vive
sur le visage, Giacinto Mazatella règne en maître
sur la maisonnée. Son unique préoccupation consiste
à mettre en sûreté ses indemnités,
un magot d'un million de lires que convoitent sans vergogne
sa femme, ses dix fils et sa belle-famille. Un beau jour,
Giacinto ramène sous son toit (et dans le lit conjugal)
une plantureuse prostituée, Sybelle. Ridiculisée,
bafouée, sa femme incite toute la famille à
se débarrasser du tyran.
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Ames
délicates, passez votre chemin !
Ce film, irritant comme du poil à gratter, est un
coup de poing à l'estomac, une brique envoyée
à la face du pouvoir en place, responsable des bidonvilles.
Derrière la "fable", derrière l'histoire
de cette famille qui se déchire, on reconnaît
la parabole. Et le message suivant, adressé à
la bourgeoisie : ils sont affreux, sales et méchants,
et c'est de votre faute.
Très controversé à sa sortie malgré
son Prix de la Mise en Scène reçu en 1976
à Cannes, Affreux, sales et méchants
fut un monumental bide commercial. Son titre même
avait beaucoup été reproché à
Scola. Accusé, à tort (il s'en explique dans
son interview en bonus), d'avoir fait un film contre les
pauvres, contre le prolétariat (on dirait aujourd'hui
"politiquement incorrect"), Scola fut fustigé
par les catholiques et par la démocratie chrétienne
alors au pouvoir (non seulement le bidonville domine la
basilique Saint Pierre de Rome mais on pense aussi à
la scène du baptême, où Giacinto, ouvertement
bigame, dit au prêtre "renoncer à
Satan qui est l'auteur du péché",
tandis que l'un de ses fils fracture en douce les caisses
de l'Eglise et qu'un gamin s'amuse à faire flotter
un bateau dans le bénitier). Il le fut aussi par
la gauche qui l'accusa de ne faire émerger à
aucun moment l'idée de rébellion ou la conscience
de classes.
C'était (et c'est toujours) un film dérangeant
parce que Scola n'avait tout bonnement pas cherché
à enjoliver la réalité. Contrairement
à la vision idéalisée du pauvre que
propose Vittorio de Sica dans Le Voleur de bicyclette
ou dans Miracle à Milan,
Scola, qui admire son aîné, préfère
décrire la réalité d'une société
à la fois victime et dépendante du système.
Faire un film réaliste, mais ni misérabiliste,
ni militant et sans slogans paternalistes.
"On croit qu'il est de mauvais goût de rire
de la misère, de la crasse, de la violence qu'engendre
cette plaie", pouvait-on lire dans le journal
L'Humanité en 1976. "Mais c'est un raisonnement
de ventre-plein à mauvaise conscience. Devant l'étalage
des bidonvilles, il y a une double attitude. L'une est charitable,
chrétienne : il faut avoir pitié et donner
aux pauvres gens. L'autre est quelque peu gauchiste, mais
pas forcément éloignée de la première
: il faut donner une conscience à ces victimes et
les pousser à la révolte. Il y a pourtant
une pensée intermédiaire et c'est celle qu'utilise
Scola : aussi triste que soit leur situation, aussi douloureuse
que puisse être leur angoisse, les ‘pauvres’
n'ont aucune raison de ne pas savoir rire, de ne pas être
roublards, méchants, sadiques, sans scrupules, exactement
comme le sont les riches !".
Une séquence, très frappante parce qu'implacablement
réaliste, montre les "ragazzi" des baraques,
à plusieurs sur leurs scooters, s'entraînant
à arracher les sacs qu'ils vont voler dans la journée.
La caméra les suit, en contre-plongée et avec
force zooms, arrachant, qui un nourrisson des bras de sa
mère, qui un seau à un vieillard, le tout
dans les pétarades, les rires et la poussière
soulevée par leurs engins. C'est qu'à l'origine,
Scola souhaitait réaliser un documentaire sur les
bidonvilles et les "borgate" de Rome, dix ans
après Accattone de Pier Paolo Pasolini.
Ces borgate (des baraques insalubres construites sans permis,
faites de tôle et de cartons, sans eau ni électricité),
abritaient plus de 800 000 habitants et s'étendaient,
dans les années 60 et jusque dans les années
70, où elles furent finalement détruites,
sur plus de 13000 hectares. L'idée du documentaire
avait beaucoup plu à Pasolini, qui avait accepté
d'en tourner une sorte de préface. Assassiné
en novembre 1975, il ne put jamais la réaliser.
Scénariste de formation, Scola ne reste pas à
l'extérieur de ses personnages, comme il l'aurait
fait pour un documentaire, il s'engouffre au contraire dans
leur quotidien. Il s'investit. Il connaît ces gens
du Sud. Il en vient. Il a toujours été "attentif
à la réalité romaine et aux différents
composants de la vie romaine". Ancien journaliste
(il a notamment collaboré à des publications
humoristiques), il avait débuté en 1954 comme
co-scénariste de comédies légères
avant de rejoindre le réalisateur Antonio Pietrangeli
(de 1960 à 1965), tout en travaillant, pour Dino
Risi, au côté d'Age et Scarpelli (sur Il
Sorpasso et I Mostri). C'est un réalisateur
engagé (il fut ministre de la culture du gouvernement
fantôme constitué par le parti communiste italien)
qui sait associer spectacle et critique de la société
transalpine. Scola est de tous les combats.
La façon de tourner de Scola (beaucoup de suivis
des personnages, de nombreux zooms, comme s'il s'agissait
d'un reportage) est presque intrusive et on notera la présence,
comme un clin d'œil, de caméras de télévision
filmant la maison de Mazzatella pour un "reportage
sur les bidonvilles". Giacinto leur assène
alors un élégant "allez vous faire foutre".
Les fabuleux plans séquence d'ouverture et de clôture
du film illustrent à la perfection cette idée
de montrer la réalité sans fard. Un ronflement
cataclysmique, un robinet qui goutte et la caméra
qui flotte au-dessus des corps entassés dans une
même et unique pièce, exiguë et sale.
Des femmes et des hommes qui dorment ou qui parlent, un
couple qui s'aime, des enfants, des bébés,
un frère qui rase les jambes d'un autre frère
travesti, des individus qui se battent, un scooter qui démarre
au beau milieu de la pièce : c'est la réalité
des borgate que dévoile Scola.
L'histoire est simple, quasi-minimaliste et possède
presque la structure d'une tragédie antique.
Le lieu unique (le bidonville) ressemble à une scène
de théâtre. La référence à
Shakespeare est presque transparente. Scola le dit lui-même
: "Giacinto, sorte de Rroi Lear du coin",
nourrit une obsession quasi-shakespearienne [pour son trésor],
persuadé que ses enfants veulent le lui voler. Il
le change sans cesse de cachette, dort avec un fusil, prêt
à tirer sur quiconque". Et précisément,
dans Le Roi Lear de Shakespeare (qui raconte, rappelons-le,
l'histoire d'un roi trahi par ses propres enfants) les personnages
évoluent dans un univers sanglant, hystérique
et violent. Giacinto, tel ce roi solitaire, ne déclare-t-il
pas "personne ne m'aime, je suis seul comme un
chien" ? Impitoyable, même avec ses enfants
(pensant, à tort, avoir été volé,
il n'hésitera pas à tirer sur l'un de ses
fils), il répète inlassablement, à
l'adresse de sa famille, ce leitmotiv : "Voleurs,
crapules ! On touche pas à mon pognon ! L'œil
que la chaux vive a crevé était le mien et
l'argent de l'assurance aussi, il est à moi ! C'est
clair , Sinon je peux vous éclaircir les idées
à coups de fusil ! Salauds ! Enculés !".
Pour Giacinto, ses enfants habitent sa maison (qu'il a "construite
de [ses] mains, tôle après tôle"),
"comme à l'hôtel, mais gratuitement,
sans sortir un sou". Il fait sienne cette tirade
du Roi Lear : "Qu'il est plus aigu que
la dent d'un serpent d'avoir un enfant ingrat".
Et a d'ailleurs, pour résumer les relations conflictuelles
avec les siens, cette phrase, très efficace : "la
famille, c'est comme la merde, plus c'est proche, plus ça
pue".
Affreux, sales et méchants
reprend à son compte, en les rendant burlesques et
en les grossissant, des éléments dérivés
du néo-réalisme italien de l'après-guerre
(décors naturels, acteurs non-professionnels et esthétique
minimaliste sans aucune esbroufe technique). Giacinto, en
parfaite inadéquation avec la société,
sans véritable évolution psychologique au
cours du film ni prise de conscience, semble bien un héros
burlesque, à l'instar de Charlie Chaplin ou de Buster
Keaton par exemple. Les diverses empoignades (on retiendra
notamment celle, mémorable, de Giacinto et de son
épouse moustachue, lorsqu'il lui frappe la tête
contre la table de la cuisine parce qu'il la soupçonne
de fricoter avec le camelot et que le garçonnet,
tout en restant plongé dans ses devoirs, tend à
la mère un couteau de cuisine). Burlesque, certes,
mais un burlesque critique, ancré dans la réalité
et qui d'ailleurs confine au tragique.
Les pauvres n'ont rien à envier aux travers des riches.
En voyant Giacinto, on ne peut s'empêcher de penser
à Harpagon, L'Avare de Molière. Leurs
points communs sont nombreux : tous deux sont tyranniques
et avares, tous deux possèdent un trésor et
tous deux sont obsédés par la crainte d'être
volés. Harpagon, comme Giacinto, semble étranger
à tout amour paternel et se méfie de ses propres
enfants : "Cela est étrange, que mes propres
enfants me trahissent et deviennent mes ennemis !"
(I, 4). Molière s'était abondamment inspiré
de la commedia dell'arte ; notamment avec les fameux lazzi
(effets et jeux de scène verbaux, paraverbaux et
corporels comiques). Or, dans la plus pure tradition de
la commedia dell'arte, les personnages de Scola évoluent
dans un monde fait de violence et d'agitation. L'Avare
de Molière, comme le film de Scola, est une comédie
sombre et cruelle avec des personnage tout aussi laids et
méprisables.
C'est dans ce miroir à deux faces de la société
que se reflètent les personnages d'Affreux,
sales et méchants. Si Giacinto en est certainement
le plus caricatural, il n'en est pourtant pas le moins attachant.
Comme les riches, les pauvres tiennent banquet et s'empiffrent
de "maccheroni alla pugliese". Touché
par la grâce d'un enfant qui lit son poème,
Giacinto pleure. Il n'a pas encore perçu la trahison.
Dans un éclair de bonté et de générosité,
il est prêt à tout pardonner et tient à
se réconcilier avec tout le monde.
Contre toute attente, on se surprend à être
soulagé qu'il s'en sorte.
Pendant le plan séquence d'ouverture, suivi de la
séquence montrant la jeune fille aux bottes jaunes
allant innocemment chercher de l'eau à la fontaine,
Scola semble surprendre les habitants des borgate dans leur
quotidien. Comme ceux qui les marginalisent, ils s'apprêtent
à partir "travailler" (même s'ils
vivent d'expédients tels que la prostitution ou les
rapines). Pour survivre mais aussi pour posséder.
Après tout, ne sont-ils pas le plus souvent propriétaires
de leurs baraques et du terrain sur lequel ils les ont édifiées
(on pense à la séquence où Giacinto
cède sa maison 800 000 lires à une famille
de paysans calabrais) ? "Les fils de riches se
font offrir une moto par leur père, mais eux doivent
la voler et donc la payer un prix plus élevé
: poursuite policière, arrestation, prison et parfois
la mort". En écho à cette plaidoirie
de Scola, répond ce dialogue d'Accattone
de Pasolini : Un ami voleur d'Accattone déclare :
"Nous les voleurs, on n'a qu'à allonger
la main et on attrape toujours" et Accattone lui répond
: "Oui, des années au bagne".
Les pauvres ont le droit d'accéder à la société
de consommation. La séquence onirique en illustre
parfaitement la critique. Mais là, pas de démesure
baroque ni de délire surréaliste à
la Fellini : sur une musique lénifiante de publicité
et sur fond noir, Giacinto rêve de sa famille et de
ses désirs consuméristes. Ainsi, il imagine
sa femme parée de tous les éléments
du confort moderne (un aspirateur dans une main, un sèche-cheveux
portatif sur la tête), la grand-mère assise
devant une télévision couleur, le fils travesti
paré de vêtements de luxe, etc. La voix off,
comme dans les publicités, psalmodie : "achètes,
dépenses et tu seras heureux".
A la corruption des adultes, répond en contrepoint
la pureté des enfants du bidonville. Protégés,
bien à l'abri, dans leur crèche à ciel
ouvert faite de vieux sommiers métalliques, ils sont
comme "des poussins dans un poulailler".
Insensibles à cette société qui, plus
tard, les broiera et pas encore contaminés par la
méchanceté des adultes qui les entourent.
Dans Accattone, déjà, un enfant qui jouait
par terre avec une bouteille s'entendait dire : "Amuse-toi,
quand tu seras grand tu crèveras de faim".
Scola filme avec tendresse leurs petits visages et leurs
jeux innocents, qui sont autant de bouffées d'air
pur dans celui, vicié, des borgates. Des séquences
parfaitement poétiques, qui contrastent avec les
scènes de violence quotidienne. "Laissez
tout espoir, vous qui entrez", profère
une prostituée dans Accattone. Une
phrase qui pourrait parfaitement s'appliquer au film de
Scola. A peine sortie de l'enfance qui la protège,
la gamine aux bottes jaunes du début n'échappera
pas à la saloperie ambiante. Comme en écho
à la scène d'ouverture, le film se referme
sur elle : elle va encore chercher de l'eau en sautillant
mais elle est enceinte.
Engagé, férocement drôle, parfois tendre
mais toujours impitoyable, Affreux, sales et méchants
est un de ces films impossibles à oublier et qui
se laissent voir et revoir, avec à chaque fois le
plaisir d'une nouvelle découverte, un détail
passé inaperçu lors d'un précédent
visionnage
Interprétation : On saluera avant
tout la performance de Nino Manfredi, lourdement grimé
en vieil homme, le visage ravagé par la chaux et
un œil fermé. Scola explique : "ce
‘masque’ l'a aidé à ne pas utiliser
ses techniques d'expressions, de gestuelles, de mimiques.
Il a dû chercher l'essence brute de son personnage."
Affreux, sale et méchant, il l'est sans doute plus
que les autres, ce Giacinto Mazzatella. Manfredi lui a apporté
une formidable épaisseur et une rage hors du commun.
A côté de l'acteur professionnel, de la star
qu'est Manfredi, des comédiens de théâtre,
mais aussi des acteurs non professionnels, eux-même
habitants des bidonvilles. Magnifiquement choisis, leurs
"trognes" plus vraies que nature crèvent
l'écran. "Quand j'expliquais leurs scènes
[à ces acteurs-là], raconte Scola, ils ne
se posaient pas de questions sur quelle méthode adopter
(…), ils étaient eux-même des personnages
qui jouaient des rôles à leur façon".
Une façon de travailler à l'opposé
de celle des acteurs professionnels : "avec des
acteurs professionnels, je vois ce qu'ils ont déjà
fait, ce qu'ils pourraient faire d'autre et je leur parle
du personnage en essayant de le représenter au mieux.
Avec eux, non. Ils n'avaient pas l'habitude de réciter
un texte."
Les dialogues font mouche à tous les coups. On pense
à la phrase de Giacinto, qui vient d'incendier sa
baraque : "Vous vouliez ma maison, prenez-là,
maintenant elle a même le chauffage !"
Les décors sont magnifiques. "Je voulais
que mon bidonville soit porteur de sens", explique
Scola, qui a longtemps cherché des baraques qui conviendraient
au tournage mais qui étaient soit trop petites, soit
trop grandes. C'est finalement son décorateur Ricceri
qui se chargera de construire le bidonville sur une colline
avec vue sur la coupole du Vatican ("comme un chapeau
sur cette terrible réalité"). Un
clin d'œil terriblement provocateur, puisque le dôme
symbolise "l'aval donné par l'Eglise à
cette urbanisation des immigrés". Le foisonnement
de détails réalistes (le point d'eau, le désordre
des baraques, le camion de Cesaretto, le marchand ambulant,
avec ses seaux en plastique et ses balais-brosse, le fauteuil
roulant de la grand-mère fait d'un vieux siège
de voiture et de roues de vélo, etc.) est presque
écrasant.
La musique, hypnotique et quasi tribale, est signée
Armando Trovaioli, compositeur depuis toujours fidèle
à Scola (dernièrement pour Gente di
Roma) et qui a notamment collaboré avec
Dino Risi (Parfum de femme,
La Chambre de l'Evêque)
ou encore De Sica (Mariage à
l'italienne). Entre western et musique
des Andes. Des moments de grâce lorsque la flûte
égrène ses notes aigrelettes et nostalgiques.
A noter, pour l'anecdote, que la "nonna" (la grand-mère)
en fauteuil roulant est jouée par un homme (Giovanni
Rovini).
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Image
:Quel plaisir de revoir le film avec ses couleurs criardes
d'origine ! Le format respecté permet aux nombreux
arrière-plans ainsi qu'aux fameux plans séquences
du début et de fin de prendre toute leur pleine mesure.
Son : Une piste mono d'origine d'assez
bonne qualité. Voix et ambiance bien rendues, mais
la saturation guette lors des dialogues. La piste française
est également tout à fait honorable. Le doublage
est bon, même s'il convient de préférer
la VO, puisque Giacinto et sa femme sont sensés parler
un dialecte particulier des Pouilles.
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Entretien
avec Ettore Scola (24'11'') : Passionnant. Interrogé
par Jean Gili, Ettore Scola revient sur la genèse
du film, souligne l'importance du décor et de l'interprétation,
décrypte certaines scènes porteuses de sens
et met en perspective l'exploitation et la marginalisation
de ces habitants des bidonvilles, induites par la société
de consommation. L'entrevue est illustrée de scènes
tirées du film. On déplorera la traduction,
parfois incomplète et truffée de fautes d'orthographe.
Présentation du film par Jean Gili (14'26'')
: Jean Gili, critique cinéma et spécialiste
du cinéma italien, évoque avec un plaisir
évident le contexte social et politique du film et
s'attache à la performance d'acteur de Nino Manfredi.
Bandes annonces : Deux bandes-annonces
coups de poing. Avec le fameux générique style
graffiti sur fond rouge sang, elles illustrent les trois
adjectifs du titre (gros plans sur les visages lors du banquet
de baptême, Giacinto se mouchant dans sa casquette
puis la remettant sur sa tête, le père et le
fils s'étripant sur fond de coupole du Vatican)
Filmographies d'Ettore Scola et de Nino
Manfredi
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