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Tom Miller est un imprésario fini, obnubilé par les visions d’une célèbre chanteuse qui l’a abandonné, seule gloire à mettre au compte d’une carrière qui se termine le nez dans les bouteilles. Murdock, un malfrat sorti de prison, fait appel à lui pour qu’il fasse de sa protégée, la pulpeuse Jerri Jordan, la nouvelle star du Rock’n' Roll. Mais si le physique de miss Jordan peut faire exploser les charts, sa voix de crécelle est par contre un sérieux handicap… à moins que ce ne soit une bénédiction pour elle, qui rêve de devenir une mère au foyer modèle, et pour Miller qui s’en amourache... |
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Satire assez anodine, Rock’n' Roll de circonstance, le film
peine à véritablement trouver sa voie. Restent des
dialogues souvent brillants et des gags franchement réussis.
Tashlin fut gagman pour Hal Roach et Bob Hope, ce qui n’est
pas très glorieux il est vrai, et a surtout tourné
à six reprises avec Jerry Lewis (Artistes et modèles
en 1955, Jerry chez les cinoques en 1964). S’il
est difficile d’appréhender clairement l’apport
de chacun des deux artistes dans le tandem, on retrouve dans La
Blonde et moi une tendance à flirter avec le mauvais
goût et la transgression bien présents dans les œuvres
du duo. Par un humour un peu misogyne, un peu grivois, Tashlin s’amuse
avec la censure et fait tourner ses gags autour de l’anatomie
généreuse de Mansfield. Les bouteilles de lait très
évocatrices qui explosent au passage de Mansfield sont tout
de même bien osées pour l’époque ! L’intérêt
du film est bien cette volonté de plier le cinéma
des Majors à l’univers très sexuel des cartoons
et bien sûr à celui de Tex Avery. Si le réalisateur
annonce la couleur avec |
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Image : Carlotta n’a semble t-il pas eu d’autre choix que de proposer le film dans un master 4/3, en revanche au format d’origine respecté. Les possesseurs d’écrans 16/9 doivent donc se méfier de l’édition proposée. Le master est de qualité assez moyenne, présentant des rayures et autres défauts heureusement passagers. Le grain est très visible mais peu gênant. Les couleurs sont par contre éclatantes et la compression est très correcte. Son : Le film est proposé en mono d’origine. Si la bande-son ne présente pas de défauts d’origine majeurs, si les voix ressortent très bien, par contre les passages musicaux sont très fortement saturés, du moins sur l’équipement où a été testé le film. L’écoute en devient véritablement pénible et gâche complètement l’un des intérêts du film. |
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Tashlinesque
! (5 mn). Trop rapide biographie du réalisateur par Marc
Cerisuelo (maître de conférence à Paris VII), de ses
origines dans le cartoon à l’émoi qu’il provoque
chez les critiques français avec notamment Godard pour qui il est
la référence de la comédie américaine.La Blonde atomique (11mns) par Marc Cerisuelo. Le documentaire se consacre à la naissance de la seconde comédie américaine à travers les figures déjà présentes dans La Blonde et moi. Intéressant mais de nouveau Cerisuelo ne peut que survoler son sujet. La bande-annonce d’époque dans une copie très dégradée. |
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