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Test dvd

Who's That Knocking at My Door

DVD - Région 2
Warner
Parution : 17 / 11 / 2004

Image

Difficile de noter l’image d’un tel film, tant ses conditions de tournage ne nous permettent pas aujourd’hui de le juger à l’aune des standards du numérique. Tournées en 16 mm gonflé en 35, les séquences mettant en scène JR et The girl sont, ce n’est pas une surprise, granuleuses. Sans que pour autant cela ne gêne la vision ou la cohérence même du long métrage (les flash-back prennent même un aspect compassé d’autant plus intéressant). De même, si le master n’est pas exempt de poussières, voire même de deux ou trois déchirures sur quelques rares plans… est-ce vraiment gênant ? Il convient de remettre le film dans son contexte, œuvre d’étudiant tournée avec des bouts de ficelle - à laquelle ce dvd rend franchement justice, d’autant que les contrastes sont formidablement bien gérés (noirs profonds, blancs parfois un peu brûlés mais tout à fait dans l’esprit du film) et la compression se fait oublier à merveille. Dans le genre, on peut dire que ce dvd est une belle réussite !
Le film est en 1.85 :1 et 16/9 respecté.

Son

Mêmes remarques que plus haut. Rien à redire au regard de l’histoire du film et de son tournage. Un son mono clair et distinct, parfaitement nettoyé, avec une balance dialogues / musique idéale. Pour un tel film, c’est du tout bon… Sous titres français blancs et discrets.

Suppléments

Un design de menus dans le ton, très chouette. Sobre et efficace.

Commentaire audio de Martin Scorsese et Mardik Martin (assistant réal sur le film). Plus qu’une analyse du film, Scorsese multiplie les anecdotes sur son enfance, les années d’université, le tournage, les difficiles conditions de réalisation du film, les influences (sa découverte de Citizen Kane, Truffaut, Godard, Antonioni, Pasolini, Cassavetes…) le tout via quelques scènes de Who’s That Knocking… A l'inverse du film, les commentaires et le making-of ne sont pas sous-titrés, une mauvaise habitude chez Warner. Mais, peut-être prévenu par le service marketing, Scorsese semble avoir mis le frein sur son débit mitraillette et est étrangement assez compréhensible pour quiconque possède un niveau d’anglais correct. Du coup, c’est passionnant :-) Parfois relayé par Mardik Martin, un peu moins intéressant… et un peu moins compréhensible. A noter que les deux commentaires n’ont apparemment pas été enregistrés en même temps et s’interrompent parfois brutalement l’un l’autre.

From the Classroom to the Streets : The Making of Who’s That Knocking at my Door (12’)
Making of d’une douzaine de minutes, où l’on retrouve le Mardik Martin du commentaire audio évoqué ci-dessus, mais malheureusement pas Martin Scorsese. La frustration se fait donc sentir quand l’assistant réalisateur du film entame l’évocation de son adolescence. Toutefois, ses souvenirs de tournage, son hommage à Harvey Keitel et les détails relatifs à l’élaboration de ce film si particulier (tournage sur plusieurs années, en plusieurs formats et connu sous 4 titres différents) valent quand même le petit quart d’heure passé en sa compagnie.
Par Xavier Jamet - le 8 octobre 2004

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