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Test dvd

Vivre pour survivre

DVD - Région 2
DVDY
Parution : 15 / 10 / 2003

Image

Image : Une édition qui rend à peu près justice au travail du grand Roger Fellous (que les ‘bunueliens’ connaissent bien). A peu près, car on peut regretter le côté ‘aseptisé’ de l’ensemble. On sait que Pallardy souhaitait donner à son film une patine particulière, proche de certains tableaux impressionnistes (les rares chanceux qui ont eu l’occasion de voir la copie projetée au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier - lors de la rétrospective ‘100 ans de cinéma turc’ - savent de quoi je parle) . Le DVD rend d’ailleurs bien cette approche picturale dans les scènes diurnes. Hélas le travail de Fellous sur le clair-obscur est gâché par une trop grande brillance du master. Le contour est tout de même bien défini et le format respecté. Un assez bel écrin pour ce bijou donc.
Son : Sublime ! Voix claires (capital quand on connaît l’importance des dialogues) et aucun souffle. L’un des grand mérites de Pallardy est d’avoir su appliquer les principes de Pierre Boulez sur le rendu musical du bruit. Chaque bruitage est une symphonie à tomber par terre, bien restituée par un mixage parfait. Comme me le faisait remarquer Carlotta Montay (toujours au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier), même Antonioni n’a pas atteint ce niveau d’excellence dans ses expériences bruitistes.
Impossible de passer sous silence l’extraordinaire partition composée par Jon Lord (ancien clavier de Deep Purple). Ses White Fire et autres All of My Life resteront longtemps gravés dans votre mémoire de cinéphile - Jean Costantin classe d’ailleurs White Fire juste devant le thème musical du Mépris et de Psychose, au panthéon des B.O. ! (Je serai plus modéré en les plaçant sur la même ligne). En tout cas l’excellente piste audio, mise au point par l’éditeur, vous permettra de vous faire une opinion claire.

A film exécrable, image exécrable. Luminosité perfectible, couleurs et contrastes fluctuants, définition calamiteuse, compression catastrophique… Au passage, on pourra faire remarquer au directeur de la photo que la peau noire ne s’éclaire pas de la même façon que la peau blanche (ceux qui auront réglé le niveau de lumière de leur diffuseur vidéo au maximum comprendront de quoi je parle). Le DVD est donc parfaitement fidèle au "travail" fourni par les responsables du visuel de White Fire. Justice est faite.

Son

Sublime ! Voix claires (capital quand on connaît l’importance des dialogues) et aucun souffle. L’un des grand mérites de Pallardy est d’avoir su appliquer les principes de Pierre Boulez sur le rendu musical du bruit. Chaque bruitage est une symphonie à tomber par terre, bien restituée par un mixage parfait. Comme me le faisait remarquer Carlotta Montay (toujours au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier), même Antonioni n’a pas atteint ce niveau d’excellence dans ses expériences bruitistes.
Impossible de passer sous silence l’extraordinaire partition composée par Jon Lord (ancien clavier de Deep Purple). Ses White Fire et autres All of My Life resteront longtemps gravés dans votre mémoire de cinéphile - Jean Costantin classe d’ailleurs White Fire juste devant le thème musical du Mépris et de Psychose, au panthéon des B.O. ! (Je serai plus modéré en les plaçant sur la même ligne). En tout cas l’excellente piste audio, mise au point par l’éditeur, vous permettra de vous faire une opinion claire.

Image : A film exécrable, image exécrable. Luminosité perfectible, couleurs et contrastes fluctuants, définition calamiteuse, compression catastrophique… Au passage, on pourra faire remarquer au directeur de la photo que la peau noire ne s’éclaire pas de la même façon que la peau blanche (ceux qui auront réglé le niveau de lumière de leur diffuseur vidéo au maximum comprendront de quoi je parle). Le DVD est donc parfaitement fidèle au "travail" fourni par les responsables du visuel de White Fire. Justice est faite.
Son : Ici, pas vraiment de problème. Oh bien sûr, la piste sonore "stéréo" est de piètre qualité (on rappellera juste aux producteurs que mixeur et mixage renvoient à deux concepts différents). Mais les dialogues sont parfaitement compréhensibles ; le spectateur pourra ainsi se rendre compte du niveau d’écriture des scénaristes et constater, s’il en a encore le courage...

Suppléments

Aucun supplément ! Edition minimale donc. Pourtant impossible d’en tenir rigueur à l’éditeur. Le film se suffit à lui-même. Il aurait sans doute phagocyté tout autre document.

Nous en aurons de toute manière le cœur net dans quelques mois, puisqu’il se murmure qu’une double édition Criterion de ce chef-d’œuvre se prépare activement (la rumeur se fait insistante sur la présence d’un commentaire audio de Pallardy et de Robert Guinty, et d’un documentaire de Laurent Bouzerau et David Perrault sur celui que les Américains nomment avec affection : JMP !). A suivre donc !

Interactivité : La vacuité du DVD rejoint celle du film. Cette édition ne contient donc aucun bonus. Il y aurait pourtant tant à dire. Par exemple, il existe un livre qui aurait pu inspirer l’éditeur et remettre les choses définitivement à leur place : Le Risotto ment, ou comment les Italiens ont évincé les Français de la production turque (Editions Claude Karamzin, 1993) par Vahzi Molhet et Ari Khalan. Dans cet ouvrage, on apprend que White Fire a sonné le glas de la coopération franco-turque après le tollé de la Commission de Bruxelles, et enfoncé encore plus notre cinéma national dans la médiocrité.

Par Cosmo Vitelli et Ronny Chester - le 18 mars 2004