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Test dvd

Vivre dans la peur

DVD - Région All
Parution : - / - / -

Image

La copie est médiocre : rayures, « brûlures de cigarettes », nombreuses poussières blanches. On relève un léger drop vidéo vers le dernier tiers du film, ce qui peut indiquer que c’est un master vidéo magnétique et non pas une copie positive ou un négatif (cela, on s’en doutait un peu) qui a été la source du transfert numérique. Cependant, la luminosité (séquence d’ouverture : le carrefour urbain vu en plongé d’une fenêtre), la définition (le moindre détail des photos ou des documents observés par les personnages est parfaitement reproduit) et les contrastes (les intérieurs soirs d’appartement, par exemple, sont travaillés avec soin) de l’image en noir et blanc sont honorablement rendus. Les sous-titrages anglais sont parfaitement lisibles. Le directeur de la photographie Asakasu Nakai se plie aux exigences du style néo-réaliste voulu par Kurosawa mais réussit à la perfection les quelques plans stylisés réclamés par le scénario : le soleil vu derrière les barreaux qui fait penser au héros que le monde est en train de brûler est terriblement « objectif » et inquiétant. La lumière (fantasmée) qui se produit lorsqu’un avion à réaction passe au-dessus de la ville et qui le terrifie brièvement est de même très bien réalisée.

Son

Il n’y a pas grand chose à attendre dans ce domaine. Le son mono d’origine est restitué en Dolby digital mais la bande-son de l’original est évidemment en-deça des normes actuelles. L’équilibrage des différentes pistes a parfois souffert de l’usure du temps. Médiocre mais aucun défaut qui rendent l’audition franchement gênante.

Suppléments

Le menu principal (aussi muet que les sous-menus) est écrit en chinois et en anglais. Il est illustré par l’affiche du DVD et divisé en 6 parties

Chapters : le film est divisé en 9 chapitres illustrés d’une photo mais sans titre

Data Bank :
1) synopsis : on y cite la même déclaration de Kurosawa que sur la jaquette arrière du DVD elle aussi bilingue, à propos de son œuvre : « Je n’ai pas eu l’intention de provoquer la peur ; j’ai simplement tenté de faire entendre la voix d’un cœur humain compatissant » et on nous dit que ce fut son film le plus controversé au Japon
2) petite fiche technique et casting succinct du film

Best Buy : propose les jaquettes de 20 titres de Kurosawa distribués par la même société, avec en regard une note résumant le scénario et parfois un commentaire historico-critique. Nous les avons classés dans l’ordre chronologique (avec le numéro de catalogue attribué par le distributeur chinois Mei Ha entre parenthèses) :
Sugata Sanshiro [La Légende du grand Judo] 1943 (n°6) ; Ichiban Utsukushiku [The Most Beautiful/Le plus doux] 1944 (n°9) ; Zoku Sugata Sanshiro [La Nouvelle légende du grand judo] 1945 (n°7) ; Tora no o wo Fumu Otokotachi [Les Hommes qui marchent sur la queue du tigre] 1945 (n°19) ; Waga Seishun Ni Kuinashi [Je ne regrette pas ma jeunesse] 1946 (n°2) ; Subarashiki Nichiyobi [Un merveilleux dimanche] 1947 (n°8) ; Yoidore Tenshi [L’Ange ivre] 1948 (n°5) ; Norainu [Chien enragé] 1949 (n°4) ; Ikiru (Vivre) 1952 (n°3) ; Shichinin no Samurai [Les Sept samouraïs] 1954 (n°1) ; Ikimono no Kiroku [Je vis dans la peur/Si les oiseaux savaient] 1955 (n°14) ; Donzoko [Les Bas-fonds] 1957 (n°16) ; Kumonosu-Jô [Le château de l’Araignée] 1957 (n°18) ; Kakushi Toride no San Akunin [La Forteresse cachée] 1958 (n°12) ; Waruiyatsu hodoyoku nemuru [Les Salauds dorment en paix] 1960 (n°17) ; Yojimbo [Le Garde du corps] 1961 (n°11) ; Tsubaki Sanjuro [Sanjuro] 1962 (n°10) ; Tengoku to Jigoku [Entre le ciel et l’enfer] 1963 (n°15) ; Akahige [Barberousse] 1965 (n°20) ; Dodesukaden [Dodescaden] 1970 (n°13)

The Greatest Director of Japan Akira Kurosawa : bio-filmographie sur 4 ou 5 écrans-texte illustrés de photo du maître à différentes époques de sa vie : utile et bien faite.

NB. : remerciement à Mlle Tomoko Kanazawa qui a vérifié l’orthographe des titres originaux japonais.

Par Francis Moury - le 8 octobre 2006