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Test dvd

Vacances romaines

DVD - Région 2
Paramount
Parution : 14 / 10 / 2004

Image

Bien que nettoyée de ses plus encombrantes poussières (voir supplément ci-après), l’image n’est pas parfaite, et certains plans manquent de stabilité ou de contraste lors des scènes nocturnes. Notons toutefois, pour équilibrer, quelques plans serrés fixes et joliment éclairés par Frank Planer (20 000 lieues sous les mers, Lettre d’une inconnue…) et Henri Alekan (La Belle et la bête…), qui sont restitués dans toute leur beauté. En tout état de cause, ces défauts inhérents à l’ancienneté du film ne sont en rien rédhibitoires pour apprécier l’œuvre, et le comparatif offert dans les suppléments permet de mesurer la qualité du travail de restauration fourni.

Son

Passons sur les versions allemandes, espagnoles ou italiennes du film, ainsi que sur la version mono française, au doublage irrémédiablement daté. Quant à la version originale (en mono), malgré un léger souffle, elle s’avère plutôt satisfaisante, tant dans les scènes d’intérieur, assez claires, que lors de la visite de Rome, où les bruits de la rue se mêlent à l’action avec un relief tout à fait correct. A peine peut-on mentionner parmi les défauts une partition musicale qui oscille parfois légèrement. Par ailleurs, les plus audacieux auront le choix parmi 25 langues pour le sous-titrage, du turc à l’islandais et du finnois à l’hébreu…

Suppléments

Cette édition Paramount datant de 2003 est bien remplie, et si rien de véritablement révolutionnaire ne s’y révèle, chacun de ses suppléments présente ce qu’il faut d’intérêt pour combler les amateurs du film.

Le principal morceau de choix est un documentaire d’environ 26 min, Souvenirs de Vacances Romaines, offrant un résumé assez complet de la genèse du film, et qui évoque aussi bien le casting d’Audrey Hepburn que la cérémonie des Oscars la couronnant, le casting masculin du film (Gregory Peck, Eddie Albert…), ou le parallèle avec la véritable relation entre Margaret et Peter Townsend. Si la pertinence de certaines interventions superlatives reste à démontrer, le module offre quelques images d’archives intéressantes, dont un très bref extrait du fameux essai de la comédienne évoquant son enfance durant la guerre à Arnhem.


Un autre documentaire, d’environ 14 minutes, revient sur la carrière d’Edith Head, l’énigmatique styliste du film (dont le nom est écorché sur le menu…) au look si particulier. Un large éventail de son travail pour le grand écran apparaît dans un module par ailleurs un peu long. Pour spécialistes essentiellement…

Enfin, un module plus bref (7 minutes) revient sur le processus de restauration du film ; plus technique sans être incompréhensible, il insiste sur la minutie du travail effectué, offrant évidemment le comparatif obligé : « Avant / Après ». On y apprend également comment le nom de Dalton Trumbo fut réintégré au générique des décennies plus tard.

On trouve également sur ce DVD une copieuse galerie de photos, un teaser au ton emphatique sur Audrey Hepburn, qui reprend également des images de son fameux essai (on y voit la comédienne essayer différents costumes, se couper une mèche de cheveux…) et deux bandes-annonces cinéma assez abîmées (à noter que la deuxième, qui s’ouvre par des images de Diamants sur canapé, est donc bien postérieure à la sortie du film).

Par Antoine Royer - le 24 novembre 2008

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