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Test dvd

Un nommé Cable Hogue

DVD - Région 1
Warner
Parution : 10 / 1 / 2006

Image

L’image proposée par ce DVD est plus qu’appréciable. On remarquera certes l’apparition régulière mais fugitive de quelques points blancs et noirs, mais la copie se distingue néanmoins par sa propreté. Les couleurs sont pimpantes et bien saturées (peut-être un peu trop pour ce qui concerne les rouges), et les contrastes parfaitement gérés (avec des noirs non bouchés). Si la définition se révèle excellente, on notera que la compression se fait par moments un peu voyante pour une édition Warner, mais la gêne est vraiment minime. Les quelques raccords lumière surprenants sont dus aux conditions de tournage. Si la restauration n’est pas aussi éclatante que celles de Coups de feu dans la Sierra et La Horde sauvage, le plaisir de se trouver en face d’un master rendant justice à l’œuvre de Peckinpah est une nouvelle fois au rendez-vous.

Son

Malgré des aigus parfois un peu trop appuyés, la piste mono anglaise reste plutôt agréable à l’écoute. Propre, claire, avec une bonne dynamique et bénéficiant d’un bon équilibre entre voix, ambiances et musique, elle se révèle à la hauteur de l’image. La version française mono porte, comme souvent, les voix en avant et accuse malheureusement un peu de souffle. Mais elle n’est pas déshonorante pour autant. Le doublage est correct (la richesse et l’intensité de l’interprétation de Jason Robards ne trouve cependant pas son équivalent dans notre langue, c’était attendu, mais la voix française est bien choisie) et les chansons sont également traduites, ce qui peut être considéré comme un bon point vu leur importance dans la narration du film.

Suppléments

iLe menu principal est fixe et musical. Le chapitrage, fixe et muet, est divisé en 29 segments répartis sur 5 pages.

Les suppléments ne comportent aucun sous-titres.

Commentaire audio du producteur/réalisateur Nick Redman et des auteurs Paul Seydor, Garner Simmons et David Weddle. Les joyeux partenaires habitués des nouvelles éditions DVD consacrées à Sam Peckinpah sont une nouvelle fois réunis pour une discussion autour de The Ballad of Cable Hogue. Il fallait s’y attendre, pour ce film atypique, nous avons droit à un commentaire un peu différent dans le ton. Il paraîtra moins fourni en analyses que les autres travaux, mais les quatre hommes compensent par une plus grande sensibilité et une belle émotion desquelles transparaissent l’amour véritable qu’ils portent à Peckinpah, l’homme et son œuvre. Ils se lâchent parfois et ne peuvent contenir leurs nombreux rires ni leurs sentiments les plus intimes (on décompte plusieurs blancs dans leurs échanges verbaux). Cependant la qualité de leur prestation n’en souffre pas réellement et l’on retrouve ce qui fait la richesse de leur apport à cette collection : analyse des thèmes du film (religiosité, rêve américain, hommage du cinéaste à ses anciens, repères biographiques, jeu avec les stéréotypes, etc.), analyse filmique (équilibre entre drame, poésie et comédie burlesque, attention particulière aux petits détails, références à John Ford, théâtralité de la mise en scène, la musique de Goldsmith et les chansons de Gillis, le sexe explicite, etc.) et anecdotes de tournage et de production. C’est un plaisir plusieurs fois renouvelé que d’écouter ces quatre exégètes discourir et échanger leurs ressenti sur de tels morceaux de cinéma.

The Ladiest Damn’d Lady (27’) : réalisé en 2005 par Nick Redman, ce sympathique documentaire est une interview de la comédienne Stella Stevens. Elle évoque sa carrière d’actrice et ses débuts à Hollywood avant d’en venir plus précisément à The Ballad of Cable Hogue : sa vision du personnage d’Hildy et du scénario (elle insiste sur l’histoire d’amour tragique), l’univers du film, ses anecdotes de tournage et sa relation avec le réalisateur. Elle ne mâche pas ses mots en abordant ses rapports conflictuels avec Peckinpah qu’elle juge sévèrement, bien qu’elle témoigne d’une vraie affection pour ce dernier. On pourra regretter la réalisation chichiteuse de cet entretien (décadrages inutiles, changements d’angles et variations de mise au point saugrenus, « flous artistiques », mouvements de caméra amateur, etc.). Cependant, la fraîcheur et la sensibilité de Stella Stevens offrent un parfum de nostalgie bienvenu dans un supplément qui reste, il faut l’avouer, plutôt anecdotique.

Sam Peckinpah Trailer Gallery : cinq bandes-annonces sont proposées. Coups de feu dans la Sierra (2’42’’), La Horde sauvage (2’52’’), Un nommé Cable Hogue (2’55’’), Guet-apens (4’12’’) et Pat Garret et Billy le Kid (3’16’’). Exception faite de la première, aucune de ces bandes-annonces n’est au bon format. Leur qualité technique va de correcte à médiocre et permettent indirectement d’apprécier la restauration des films.

James Dean Trailer (1’44) : il s’agit d’une bande promotionnelle constituée d’extraits de films de l’acteur mythique à l’occasion de la réédition des DVD en version collector.
Par Ronny Chester - le 27 février 2006