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Test dvd

Tout ce que le ciel permet

DVD - Région 2
Carlotta
Parution : 7 / 11 / 2007

Image

S’il y a bien un type de photographie difficile à restituer en vidéo, c’est le Technicolor, et Carlotta s’en sort avec les honneurs, les couleurs sont flamboyantes, c’est un vrai régal. La définition est dans l’ensemble satisfaisante. Loin d’être lissée, l’image comporte du grain, parfois très présent. A l’arrivée, un beau résultat.

Son

Mono d’origine très correct et intelligible, comportant un léger souffle, mais qui n’est guère gênant. Le doublage français est plus étouffé et sonne souvent artificiel.

Suppléments

Disque 1 :

- Bande-annonce – 2 mn 30 : elle est présentée en très bon état.

Disque 2 :

- Eclats du mélodrame : filiations - 15 mn : Pierre Berthomieu interroge Jean-Louis Bourget, historien du cinéma et enseignant à Normale Sup, sur l’héritage de Douglas Sirk. Il disserte sur divers cinéastes s’étant inspirés parfois jusqu’au pastiche de son travail, de Rainer Werner Fassbinder à Todd Haynes, en passant par François Ozon et Catherine Breillat. Il s’interroge également sur le mélodrame en tant que genre populaire, qui semble avoir disparu avec Sirk pour se diluer dans la production, les rares cinéastes revendiquant encore le terme travaillant dans des niches auteuristes.

- La Tendresse selon Sirk – 15 mn 10 : Interrogé en 2005, Todd Haynes, réalisateur entre autres de Velvet Goldmine et Loin du Paradis – relecture de Tout ce que le ciel permet -, parle de ses modèles, mais s’attarde surtout sur Fassbinder, dont il détaille l’importance du travail pour le cinéma allemand – et mondial – dans les années 70. Un supplément intéressant mais peu centré sur Sirk.

- Les Films libèrent la tête – 10 mn : un comédien lit en voix off un texte de Rainer Werner Fassbinder en forme de déclaration d’amour au cinéma de Douglas Sirk, dont il relève la subtilité de la mise en scène et la subversion du faux happy ending.

- Quand la Peur dévore l’âme – 25 mn 11 : François Ozon nous propose un montage où des séquences ‘équivalentes’ – et parfois retouchées - de Tout ce que le ciel permet et Tous les autres s’appellent Ali s’enchaînent pour former une seule histoire. Tout en montrant les différences de progression narrative des deux films, Ozon s’amuse à effectuer des rapprochements, et les bandes sons et images se chevauchant font que le Sirk devient une réminiscence pour les personnages de Fassbinder, et parfois vice-versa, voir le plan où Ali se déshabillant est présenté comme une rêverie de Rock Hudson. Ça dépasse rarement l’exercice de style, mais le résultat est agréable.
Une fois le supplément terminé, le spectateur peut le revoir commenté par François Ozon.

- Contract Kid – 23 mn 03 : William Reynolds revient sur sa carrière, depuis l’époque où il était salarié par la Universal. Il nous parle entre autres de William Wyler et Douglas Sirk, qui semblaient le trouver idéal pour les rôles de fils, ainsi que de ses partenaires Jane Wyman et Rock Hudson. Une époque pour laquelle il semble éprouver beaucoup de nostalgie.

Cette édition est disponible à l'unité ou dans un coffret regroupant également Le Temps de vivre et le temps de mourir, Mirage de la vie et Le Secret Magnifique.

Par Franck Suzanne - le 27 octobre 2007