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Test dvd

Sept Hommes à abattre

DVD - Région 1
Paramount
Parution : 20 / 12 / 2005

Image

Si la copie n’a pas été restaurée dans les grandes largeurs et si demeurent quelques scratchs, griffures et rayures ici ou là, nous nous trouvons néanmoins devant une image se situant bien au-dessus de la moyenne. Certes, pas mal de plans, surtout en début ou fin de bobines, ont subis les outrages du temps et paraissent cruellement flous ou abîmés, mais l’ensemble se révèle franchement très correct. Si les couleurs peuvent parfois sembler fades, c’est que le Warnercolor a toujours été moins pimpant que le célèbre Technicolor ; mais William Clothier aurait été, à n’en pas douter, ravi de la restitution de son travail sur ce DVD. La compression se fait parfois sentir dans les cieux granuleux mais tout ceci reste infime ; sinon elle est extrêmement bien gérée. De bons contrastes et une définition correcte finissent de nous convaincre que la qualité de l’image de ce DVD est au rendez-vous d’autant plus que le format 1.77 est respecté et que l’anamorphose est proposé pour les possesseurs de TV 16/9.

Son

Excellent ! Les bruits d’ambiance (pluie, vent, cliquetis d’éperons…) sont superbement rendus, les voix sont claires, la musique a tout le loisir de s’épanouir et nous n’avons aucun souffle à déplorer. Une belle réussite que ce mono. A noter que seule la version originale est proposée et que les sous-titres anglais sont jaunes mais discrets. Pour les non anglophiles, étant donné que Paramount n’a pas inclus de sous-titres français, sachez que les superbes dialogues de Burt Kennedy pourront peut-être sembler un peu ardus mais néanmoins compréhensibles dans l’ensemble.

Suppléments

Nous est proposé tout d’abord un commentaire audio non sous titré par James Kitses, historien du cinéma et auteur d’un ouvrage intitulé Directing the Western from John Ford to Clint Eastwood.

Tous les autres suppléments sont sous-titrés en anglais.

Nous commençons par un intéressant documentaire de 50 minutes, ‘Budd Boetticher : An American Original’. Réalisé sous la forme de plusieurs mini-chapitres, il nous parle des débuts de Boetticher au cinéma, de sa passion pour le Mexique et la tauromachie, de sa vie privé avec sa dernière épouse, mais aussi de Burt Kennedy scénariste et du film qui nous intéresse ainsi que de sa restauration. Y interviennent Budd Boetticher lui-même ainsi que des fans du bonhomme tels Clint Eastwood et Quentin Tarantino, tous deux interviewés ensemble, mais aussi Taylor Hackford, Peter Bogdanovich, le scénariste Robert Towne, le producteur Arnold Kunert, les écrivains Kevin Thomas et Blake Lucas et d’autres encore. Dommage que nous n’ayons pas d’extraits des six autres films du duo Scott-Boetticher et qu’ils soient à peine évoqués, mais cela s’explique par le fait que la plupart font partie du catalogue Columbia. Dommage aussi que ce documentaire s’attarde pendant un bon quart de sa durée sur la passion de Budd Boetticher pour la corrida, ce dont une bonne partie des cinéphiles se seraient peut-être passés au profit de l’analyse plus approfondie de sa carrière cinématographique. Mais dans l’ensemble, une belle mine d’anecdotes.

The John Wayne Stock Company : Gail Russell est une featurette de 13 minutes composée de superbes photos de l’actrice, la voix-off nous narrant sa carrière à l’aide d’un texte magnifique. Bel hommage à une délicate actrice trop peu connue qui connaitra une fin tragique, tuée par l’alcool à l’âge de 36 ans.

Lone Pine, une featurette promotionnelle de 7 minutes pour le lieu peut-être le plus utilisé par les cinéastes hollywoodiens, non seulement dans les westerns (beaucoup de ceux de Boetticher, Walsh…) mais pour les films d’aventures coloniaux tels Gunga Din ou Les Trois lanciers du Bengale et bien d’autres encore. Sympathique, informatif mais trop "pub touristique".

Un trailer des productions Batjac montrant de très courts extraits de films déjà sortie en DVD dans la belle collection de Paramount, Hondo, McLintock !, The High and the Mighty, Island in the Sky, et d’autres que l’on attend avec impatience comme Track of the Cat de William Wellman.

Pour compléter le tout, une bande-annonce originale de Seven Men From Now ainsi qu’une très belle galerie d’une quarantaine de photos noir et blanc d’exploitation et de tournage.

Au total, pour un prix dérisoire, une belle édition bien fournie et à la jaquette magnifique ; elle poursuit la meilleure collection née cette année en zone 1, celle des productions Batjac. Espérons seulement qu’elle puisse franchir un jour l’Atlantique pour atterrir en zone 2.

Par Erick Maurel - le 21 janvier 2006

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