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Test dvd

Phantom of the Paradise

DVD - Région All
Opening
Parution : 28 / 2 / 2006

Image

Il semble que le master utilisé soit le même que lors des éditions précédentes de la Fox. Toutefois, il a été nettoyé de quelques impuretés. Le résultat final est globalement satisfaisant : la définition est plus que correcte, et surtout la colorimétrie si difficile à restituer est ici parfaitement respectée - même les couloirs rouges du Paradise sont stables. Evidemment, l’abondance de pistes sonores a quelques conséquences sur la compression, et on pourra relever quelques fourmillements sur les blancs, mais rien de dramatique. On regrettera seulement que le cadrage ne respecte pas tout à fait celui vu en salles - il manque quelques millimètres en haut et en bas - même si le rendu final n’est aucunement choquant. Mais il faudrait repartir des éléments d’origine. En l’état, cette édition satisfera tous les amoureux du film.

Son

Fort heureusement, Opening ne nous prive pas de la bande stéréo d’origine ; claire, équilibrée, elle à privilégier. Du côté des remix également proposés : tous deux sont dynamiques, riches en basses, et surtout ne dénaturent pas le rendu d’origine à grands coups d’effets, la l’essentiel des informations provenant des enceintes avant. On notera une légère supériorité du DTS, plus détaillé, mais parfois imparfait. Ainsi, lors de la séquence du split-screen, les dialogues sont un peu noyés dans la musique, alors qu’ils sont parfaitement intelligibles sur la stéréo. Enfin, vous avez toujours la possibilité d’écouter le film en français en Dolby Digital ou en DTS, mais on se demande bien ce qui pourrait vous pousser à le faire.

Suppléments

Disque 1 :

- Présentation par Gerrit Graham - 47 s : l’interprète de Beef se fend d’une introduction entièrement en français au ton très pythonesque.

Disque 2 :

- Paradise Regained - 50 mn : Ils sont tous là, ou presque. Brian De Palma, Paul Williams, William Finley, Jessica Harper, Gerrit Graham, Paul Hirsch,… Et au contraire des documentaires de Laurent Bouzereau, le réalisateur ne monopolise pas la parole. Tous les intervenants nous racontent donc ce tournage haut en couleurs. Rempli d’anecdotes - il faut entendre Gerritt Graham, qui s’exprime partiellement en français, raconter comment les danseuses issues d’une université méthodiste étaient horrifiées par leurs costumes -, et d’information - Paul Williams confirme que la séquence des obsèques de Beef n’a jamais été tournée -, ce documentaire est un vrai régal pour tous les fans du film. De plus, il pose des questions essentielles : Kiss a-t-il copié les Undead, ou est-ce le contraire ? Le costume du Phantom et sa boîte vocale ont-il réellement inspiré celui de Darth Vader ? Indispensable.

- Carte Blanche à Rosanna Norton - 9 mn 36 : Filmée par un caméscope tremblant, la costumière se remémore son travail sur le film. Parmi d’autres souvenirs, elle nous explique que c’est Gerrit Graham en personne qui eut l’idée de la ceinture ornée de bois de cerf en contemplant la collection de son taxidermiste de mari. Un supplément sympathique, même s’il fait un peu mal aux yeux.

- Fausse Publicité par William Finley - 31 s : L’acteur a trente secondes pour nous vendre un modèle unique d’action figure du Phantom. Même si elle n’existe pas, JE LA VEUX !

- ‘I Feel for You’, Bob Sinclar - 3 mn 49 : On le savait déjà, le DJ/compositeur est resté bloqué sur les années 70, il remixe Cerrone, et on murmure que sa collection de magazines de charme d’époque serait impressionnante. Il réalise sans doute ici un vieux fantasme en se glissant dans la peau de Swan, même si on se demande un peu ce que ça vient faire sur ce disque. Anecdotique mais sympathique.

- Filmographie de Brian De Palma : Filmographie déroulante reprenant les long-métrages du cinéaste jusqu’au Dahlia Noir.

- Film Annonce - version longue - 2 mn 08 : assez belle bande-annonce, même si elle raconte à peu près l’intégralité du film, dans un état acceptable même si les couleurs ont tendance à virer dans les rouge.

- Film Annonce - version courte - 1 mn : cette bande-annonce plus ramassée se focalise sur les aspects les plus horrifiques du film en l’inscrivant dans la continuité des classiques du genre.

Pour conclure, en dépit d’un digipack au couleurs un peu trop fluorescentes, on peut dire qu’on a enfin entre les mains la première édition satisfaisante de Phantom of the Paradise, et à ce jour c’est une exclusivité française - voilà qui va faire des jaloux dans d'autres contrés ; signalons en passant que la présente édition est Zone 0. De quoi nous faire un peu oublier le mythique laserdisc Criterion annulé en son temps. Les amoureux du film peuvent se la procurer les yeux fermés, on ne devrait pas voir mieux avant l’arrivée du prochain support.

Par Franck Suzanne - le 16 février 2006

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