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Test dvd

Mean Streets

DVD - Région 1
Warner
Parution : 17 / 8 / 2004

Image

Edité par Warner, le DVD propose un nouveau master du film agrémenté de bonus (à la différence de l’ancienne édition). Les menus permettent d’accéder à un chapitrage découpé en 33 segments. Les menus sont fixes et non animés.
Pour ceux qui avait connu la précédente édition du DVD, force est de constater que le travail est de très grande qualité. Le master au format d’origine (1.85 :1, 16/9) a bénéficié d’un lifting complet, ne laissant apparaître ni taches ni griffures. La définition est correcte et respecte le grain d’origine du film. La compression ne génère aucun défaut particulier. Les contrastes sont solides et permettent une bonne lecture des scènes nocturnes. Bref, même si l’on n'atteint pas la qualité des derniers blockbusters édités (mais qui recherche cela ?), l’image de Mean Streets peut globalement être qualifiée d’excellente et de fidèle au travail d’origine de Martin Scorsese et de son équipe technique.

Son

La bande-son proposée est en mono ; elle est dynamique et parfaitement claire. Ni souffle, ni distorsion ne sont à signaler. Certains remarqueront que les dialogues sont plus étouffés lors de certaines séquences. Mais ce défaut a toujours été présent sur les copies de Mean Streets, nous pouvons donc l’imputer au travail original des techniciens (rappelons que le film a été tourné et monté dans un laps de temps très court). Les sous-titres français sont blancs et assez discrets. Le DVD propose également des sous-titres en anglais et en espagnol .

Suppléments

Commentaire audio de Martin Scorsese et de l’actrice Amy Robinson.
Les deux artistes, enregistrés séparément, ne s’expriment pas sur la totalité du film. Le DVD sélectionne automatiquement les scènes commentées. L’exercice nous apparaît du coup plus intéressant et ne tire pas en longueur. Bonne nouvelle pour les cinéphiles craignant le "débit mitraillette" de Martin Scorsese, ce dernier adopte un phrasé relativement lent. Il ne faut absolument pas s’attendre à un commentaire analytique plan par plan du film, la priorité est donnée aux témoignages personnels. Ce qui est raconté n’est quasiment jamais en phase avec ce que l’on voit à l’écran. Honneur au maître, Martin Scorsese a le plus grand temps de parole. Le cinéaste revient longuement sur son enfance et son adolescence dans le quartier de Little Italy, ses activités, ses centres d’intérêt, ses amis et sa famille. Chacune ou presque de ses nombreuses anecdotes est mise en relation avec Mean Streets, et l’on comprend à quel point ce film est fondamental. Comme il le dit lui-même, Mean Streets est un témoignage de ce qu’il fut et de ce qu’il vécut physiquement et intérieurement. Scorsese parle aussi de son début de carrière (on apprend par exemple que Francis Ford Coppola a aidé au financement du film) et de sa relation passionnelle au cinéma avec ses influences européennes et hollywoodiennes, souvent conflictuelles mais in fine constitutives de sa personnalité artistique. Le rôle important de la musique dans ses films et le travail avec les acteurs sont également traités. Amy Robinson se présente succinctement. Actrice devenue productrice, elle fut liée à Brian De Palma et vécut de près l’émergence de la nouvelle génération de cinéastes qui allait s’emparer du cinéma américain dans les années 1970. Robinson est familière des lieux décrits dans Mean Streets et ses anecdotes complètent idéalement celles de Scorsese. Son commentaire est plus directement attaché aux séquences du film. Elle parle de son personnage, de son travail avec les autres comédiens et de l’importance du film dans l’histoire du cinéma.Si l’amateur de l’œuvre de Martin Scorsese en sait déjà beaucoup sur la personnalité de l’artiste, il goûtera toutefois avec grand plaisir ce commentaire très instructif, d’autant que le cinéaste se livre avec un grand plaisir à cet exercice.

Back on the Block (6’55’) 4/3 et mono.
Il s’agit d’un court documentaire d’époque qui montre Martin Scorsese revenir sur les lieux de son enfance au moment de la sortie de Mean Streets. On le voit avec sa mère et surtout deux de ses amis, avec lesquels il se balade dans les rues de Little Italy. Ces séquences sont intelligemment montées en parallèle avec des extraits du film. La piste audio se compose d’un commentaire un peu trop didactique et de quelques courtes interviews de Scorsese et de ses proches. L’image est granuleuse avec quelques rayures et scories diverses.

Bande-annonce (3’38’’) 16/9 et mono
D'assez bonne qualité malgré quelques points blancs, elle s’achève par des citations enthousiastes de quelques critiques presse de l’époque.

Analyse des suppléments par Ronny Chester
Aucun bonus n’est sous-titré.

Par - le 22 avril 2011

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