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Test dvd

Love Streams

DVD - Région 2
Cinémalta
Parution : 14 / 6 / 2004

Image

Il s’agit du master neuf, présenté lors de la ressortie en salles du film. La définition des scènes diurnes, comme des scènes nocturnes, est bonne. Certaines séquences conservent un très léger grain caractéristique de l’image "cassavetesienne". On échappe donc au syndrome de la copie trop lisse et aseptisée. Le film est présenté en format 1.66, son format d’origine.

Son

Le son a été spatialisé. Pas sûr que cela apporte quelque chose au film. Le côté brutal, chaotique qui ressort de l’écoute d’un film du cinéaste (le spectre sonore d’un film de Cassavetes est habituellement très étendu, de l’inaudible au cacophonique, en passant par le "volumineux") est sans doute un peu atténué. Difficile de se prononcer définitivement néanmoins, puisque Love Streams est tout de même le plus gros budget du cinéaste de Faces. Peut être que la pureté de l’ensemble est due au confort technique alloué au cinéaste par la Cannon (oui, oui, vous ne rêvez pas il s’agit bien la maison mère des films de Chuck Norris). Seule une version originale sous-titrée est disponible sur le DVD. Une VF d’époque existe pourtant. N’étant ni masochiste, ni fétichiste, son absence ne m’a pas gêné outre mesure.

Suppléments

Le programme s’ouvre sur un menu musical fixe. Sur la page de présentation, on constate des changements par rapport aux suppléments annoncés au dos de la jaquette. Je n’ai pas trouvé de galeries photos. Quant aux notules et biographies annoncées, il s’agit des textes de présentation figurant à l’intérieur de la jaquette dépliante. Non spécifié sur la jaquette, mais présent sur la page d’accueil du DVD : un Lien Internet consacré au film.

La Présentation du film par Agnès B (5 minutes 37) s’avère assez anecdotique. Surtout, il serait bon de la voir à posteriori, puisque cette amoureuse du cinéma (c’est écrit sur la jaquette), qui a beaucoup fait pour la réhabilitation de ce film dans l’hexagone, raconte quelques scènes en détails.

Passons sans plus tarder aux suppléments les plus intéressants : deux documentaires qui saisissent le cinéaste en plein tournage.

Extrait de I’m Almost Crazy (7 minutes 25) : les images d’archives d’un tournage cassavetesien sont suffisamment rares pour se plaindre. Tout juste pourra-t-on regretter que le documentaire n’ait pas été présenté dans son intégralité ou que les sous-titres orange soient assez laids. Le plus important réside dans le contenu de ce programme. On y découvre Cassavetes au travail, pendant le tournage de Love Streams, en train de réécrire une scène sur le plateau. Les images du plateau sont complétées par une interview ou le cinéaste insiste sur l’émulation qui préside au tournage de ses films.

Scène 143, prise 1, et 3 (10 minutes 43) : encore des images du tournage de Love Streams. Poignant (très beau moment que celui ou le cinéaste étreint sa femme à la fin d’une prise, pendant que les techniciens remballent le matériel pour le week-end) et instructif.


Achat hautement recommandable donc, compte tenu de la beauté de l’œuvre, des documents d’archives courts mais poignants. Merci Agnès B, ce n’était donc pas qu’une formule, vous aimez vraiment le cinéma.

Par Cosmo Vitelli - le 27 octobre 2004