Menu
Test dvd

Le Plein de super

DVD - Région 2
Pathé
Parution : 2 / 11 / 2011

Image

Le master proposé est d'une propreté irréprochable. Le transfert numérique est globalement à la hauteur : pas de soucis de compression à relever, une très bonne définition, des couleurs bien restituées. On peut regretter un léger manque de profondeur dans les noirs et une image un peu lissée, mais dans l'ensemble cette édition est pleinement satisfaisante.

Son

La bande sonore est également d'une grande propreté. Si les voix paraissent par moments un peu étouffées, c'est à mettre plus sur le compte des conditions techniques du tournage que du mixage effectué pour cette édition.

Suppléments

Depuis Le Plein de super, Alain Cavalier et la bande des quatre ne se sont pas quittés. Le réalisateur nous propose aujourd'hui en bonus de cette édition trois petites rencontres avec chacun de ses acteurs, Xavier Saint-Macary manquant malheureusement à l'appel.

Dans Ma femme vit dans la peur (4'20), on retrouve Etienne Chicot dans un bistrot qui parle de Lénine, de la vieillesse, de Xavier, du bâillement, des apnées du sommeil, des feux rouges et des risques d'endormissement qui le guettent au volant et qui inquiètent tant son épouse. Avec C'est plein (5'54), Cavalier filme les préparatifs de Bernard Crombey qui s'apprête à monter sur scène. Alors qu'il se rase longuement, il rigole de cette fossette qui lui donne tant de mal et qui avait été l'objet d'une séquence très sexuée du film que Cavalier regrette un peu aujourd'hui d'avoir coupée. Enfin, on retrouve Patrick Bouchitey dans Le Roi des biberons (8'12), dernier petit film qui tient son titre de la technique qu'a l'acteur pour nourrir ses quinze chatons. Trois petits films qui n'ont l'air de rien mais qui recoupent bien des images du cinéma d'Alain Cavalier : le sommeil (combien de scènes d'endormissement dans ses film), la vieillesse (la séquence assez poignante avec Patrick Bouchitey), les chats, l'attention portée aux corps et aux gestes (le rasage de Bernard Combrey), le souvenir des disparus...

Par Olivier Bitoun - le 2 novembre 2011